Politique
Afrique du Sud : Mgr Desmond Tutu, icône de la lutte contre l’apartheid, est mort
L’archevêque anglican sud-africain Desmond Tutu, icône de la lutte contre l’apartheid, est décédé dimanche à l’âge de 90 ans. Surnommé The Arch, il avait reçu le prix Nobel de la paix en 1984 pour sa contribution à apporter une solution et mettre fin au régime ségrégationniste en place en Afrique du Sud durant quatre décennies.
Urbi et Orbi: demander à l’Enfant Jésus la force de «s’ouvrir au dialogue»
Apparu dans le monde «comme un chuchotement», «comme le murmure d’une brise légère», le Verbe de Dieu fait chair dans le sein de la Vierge Marie est venu «pour dialoguer avec nous», et ce faisant, pour nous montrer «la voie de la rencontre et du dialogue». Ce chemin est plus que jamais nécessaire en ces temps de pandémie, où «la tendance se renforce à se replier sur soi»; même au niveau international, note le Saint-Père, l’on semble privilégier le choix «des raccourcis» plutôt que celui du dialogue, alors qu’il conduit «réellement à la résolution des conflits et à des bénéfices partagés et durables».
Syrie, Irak, Yémen, Terre Sainte
«Alors que l’annonce de la naissance du Sauveur résonne autour de nous et dans le monde entier, nous voyons encore beaucoup de conflits, de crises et de contradictions (…) Et nous ne les remarquons presque plus. Nous nous y sommes tellement habitués que d’immenses tragédies passent désormais sous silence», déplore François, qui a ensuite énuméré plusieurs situations emblématiques, au premier rang desquelles la Syrie, en guerre depuis une décennie et l’Irak «qui peine toujours à se relever après un long conflit». «Nous entendons le cri des enfants s’élever du Yémen où une terrible tragédie, oubliée de toute le monde, se déroule en silence depuis des années, faisant des morts chaque jour», poursuit-il.
Le Pape évoque aussi «les tensions permanentes entre Israéliens et Palestiniens», qui s’éternisent avec des «conséquences sociales et politiques toujours plus importantes».
Russie, Chine, USA : le choc des empires
Invités: – Pierre HASKI – Chroniqueur international à France Inter et L’Obs – Nicole BACHARAN – Politologue et spécialiste des États-Unis – Clémentine FAUCONNIER – Politologue et spécialiste de la Russie – Alain WANG – Sinologue-enseignant à l’école CentraleSupélec (ECP)
Jusqu’où ira Vladimir Poutine en Ukraine ? Accusé de préparer l’invasion de cette ex-république soviétique désormais pro-occidentale, le chef du Kremlin souffle le chaud et le froid sur ses intentions. Tout en refusant d’exclure formellement une invasion, le président russe juge « positive » la perspective des négociations avec les États-Unis en janvier prochain.
Après des mois de tensions croissantes entre Moscou, l’Otan et l’Occident, l’invasion de l’Ukraine par les russes semble en effet imminente. Les images de chars alignés et les milliers de soldats russes dans dans la zone laissent en effet peu de doutes. Mais Moscou nie toute intention belliqueuse et affirme que certains soldats sont rentrés.
Pendant ce temps-là, en Chine, le parti communiste a fait adopté un texte dithyrambique sur ses cent ans d’existence, présentées comme « l’épopée la plus magnifique de l’histoire de la nation chinoise sur des millénaires ». Le président Xi Jinping a profité de cette résolution pour se présenter en héritier incontestable du régime, avec le renforcement à vie de son pouvoir.
L’armée chinoise effectue en tout cas des « patrouilles de préparation au combat » autour de Taiwan. Et l’île revendiquée par Pékin pourrait vite devenir une véritable poudrière, malgré les mises en garde américaine. La Lituanie, elle, fait déjà face à des tensions diplomatiques avec la Chine. En cause : la décision de Vilnius d’autoriser l’ouverture d’une ambassade taïwanaise de facto sur son territoire.
Enfin, l’Afghanistan, souvent appelé « cimetière des Empires » depuis que les américains, comme les russes et les britanniques avant eux ont échoués. Et la situation dans ce pays est plus que dramatique depuis le départ des troupes US en août dernier. La crise alimentaire que traverse actuellement le pays est décrite comme l’une des pires au monde. Plus de la moitié de la population y est confrontée à la faim, soit plus de 22 millions de personnes. Pour tenter d’échapper à la misère, certains n’hésitent pas à tout vendre, y compris… leurs enfants.
Alors, quel est le véritable projet de Poutine en Ukraine ? Peut-on éviter que la situation à Taiwan explose ? L’Afghanistan peut-elle encore se relever ?
La France ouvre ses archives judiciaires et policières d’Algérie
La décision avait été annoncée il y a une dizaine de jours. Sans cela, les premiers documents n’auraient été consultables qu’en 2029.

La France a ouvert jeudi 23 décembre ses archives relatives aux affaires judiciaires et aux enquêtes de police dans l’Algérie en guerre contre la colonisation, en vertu d’un texte publié au Journal officiel. L’arrêté du ministère de la Culture rend consultables toutes «les archives publiques produites dans le cadre d’affaires relatives à des faits commis en relation avec la guerre d’Algérie entre le 1er novembre 1954 et le 31 décembre 1966».
Le corps sans vie du colonel Olivier Andrianambinina retrouvé
Mauvaise nouvelle. Les secouristes ont retrouvé ce mercredi après-midi aux environs de 17 heures 30 le corps sans vie du colonel Olivier Andrianambinina, directeur de la sécurité de la Primature. Il fait partie des passagers de l’hélicoptère qui s’est écrasé en pleine mer le lundi soir à 17 heures au large de Mahambo. Son corps a été repêché par la deuxième brigade légère d’intervention à 18 km du point de chute, soit à 8 km de Fénérive Est, indique le ministère de la Défense nationale.
Cet officier supérieur de la gendarmerie est issu de la 21ème promotion de l’Académie militaire d’Antsirabe. Il avait déjà occupé plusieurs fonctions au sein de la gendarmerie dont le poste de commandant de groupement de Bongolava. Il a été récemment à son poste de directeur de sécurité du bureau du Premier ministre en juillet 2021.
A cette heure, le colonel Hery Rakotomiliarison, pilote de l’hélicoptère, est le dernier des passagers de l’aéronef à être encore porté disparu. Les secouristes avaient retrouvé son sac à dos contenant des documents et quelques affaires personnelles. Les deux autres passagers de l’hélicoptère, le général Serge Gellé et l’adjudant-chef Jimmy Laitsara Andrianarison ont été retrouvés en vie mardi.
Lova Rafidiarisoa – moov.mg
Mitantara ny SEG Jeneraly Serge Gellé avy teo.
Mansour Abbas: Israël restera un État juif, mais quel statut pour le citoyen arabe ?
« La question n’est pas de savoir quelle est l’identité de l’État – il est né comme ça et il restera comme ça. La question est de savoir quel est le statut du citoyen arabe »

Le chef du premier grand parti arabe à entrer dans une coalition gouvernementale a déclaré mardi que le statut d’Israël en tant qu’État juif ne pouvait pas être changé, conseillant à la communauté arabe de suivre son approche pragmatique plutôt que d’essayer de remettre en cause l’identité du pays.
Les commentaires de Mansour Abbas, au cours d’une conférence organisée par le magazine Globes à Tel Aviv, s’inscrivent dans le droit fil de ses tentatives, pour améliorer l’image de sa communauté en travaillant au sein du gouvernement, – une stratégie que certains autres politiciens arabes ont critiquée en la qualifiant de vente de la cause nationale palestinienne.
« Israël est né en tant qu’État juif. Et c’était la décision du peuple juif, d’établir un État juif. La question n’est pas de savoir quelle est l’identité de l’État. C’est ainsi que l’État est né, et c’est ainsi qu’il restera », a déclaré Abbas, le chef du parti islamiste Raam.
Les Arabes israéliens se débattent depuis des décennies avec leur identité en tant que minorité nationale au sein de l’État ouvertement juif. Certains s’identifient comme Palestiniens, d’autres comme Arabes israéliens, et d’autres encore simplement comme Arabes ou Bédouins.

Abbas a déclaré à l’auditoire qu’il avait protesté contre la loi de 2017 sur l’État-nation, qui a inscrit l’identité juive de l’État dans la législation. Mais il leur a également dit « de ne pas se donner d’illusions ».
« C’est la réalité. La question n’est pas de savoir quelle sera l’identité de l’État, mais quel sera le statut des citoyens arabes dans cet État », a déclaré M. Abbas.
Le parti Raam, d’Abbas, est le premier parti arabe israélien à rejoindre une coalition gouvernementale israélienne depuis des décennies. Depuis qu’il a rejoint la coalition en juin, Raam a cherché à promouvoir, des politiques qui bénéficient aux Arabes israéliens, tout en maintenant la cohésion du fragile gouvernement.
Le Chili choisit la gauche pour lutter contre les inégalités
L’élection à la présidence chilienne de Gabriel Boric (36 ans), au terme d’un scrutin marqué par une forte participation à l’aune du pays, est avant tout la répudiation d’un modèle économique néolibéral décomplexé.

Editorial. Le Chili a tourné une page de son histoire le 19 décembre. En portant Gabriel Boric à sa présidence, à une large majorité qu’un premier tour serré remporté par le candidat d’extrême droite José Antonio Kast ne laissait pas deviner, les Chiliens ont choisi de tourner le dos à une politique jugée responsable de profondes inégalités, épousée avec seulement quelques nuances par les majorités de droite comme de gauche qui se sont succédé au pouvoir depuis la fin de la dictature d’Augusto Pinochet.
L’élection de l’ancien dirigeant étudiant venu de l’extrême gauche, qui sera à 36 ans, en mars, le plus jeune président de l’histoire du pays, ne marque donc pas seulement un saut de génération. Sa victoire alimente en Amérique du Sud, à gauche, l’espoir d’un regain qui dépasserait en 2022 les frontières du Chili. Des élections cruciales sont prévues en mai en Colombie et plus tard au Brésil. Elles pourraient entraîner le reflux de la droite dure incarnée par Ivan Duque comme celle encore plus extrême de Jair Bolsonaro, quelles que soient les contorsions politiques de ce dernier.
Les élections législatives partielles en Argentine, en novembre, ont cependant mis en évidence les difficultés du président péroniste de centre gauche Alberto Fernandez, dont le parti a été devancé par l’opposition de centre droit. L’Amérique latine compte aussi des bastions d’une autre gauche, autoritaire, dictatoriale, au Nicaragua, à Cuba et au Venezuela, qui reste assez peu compatible avec la première.
War is over in Ethiopia
Tigray Rebels Retreat back to Tigray.
Tigrayan forces fighting the central government have withdrawn from neighbouring regions in Ethiopia’s north, a Tigrayan spokesman said on Monday, a step towards a possible ceasefire after major territorial gains by the Ethiopian military.
The 13-month-old war in Africa’s second-most-populous nation has destabilised an already fragile region, sent 60,000 refugees into Sudan, pulled Ethiopian soldiers away from war-ravaged Somalia and drawn in armed forces from neighbouring Eritrea.
« We have just completed the withdrawal of our forces from both Amhara and Afar regions, » said Getachew Reda, a spokesman for the Tigray People’s Liberation Front (TPLF), the political party controlling most of the northerly region of Tigray.
Writing on Twitter, Getachew added that the TPLF hoped the pullout would induce the international community to put pressure on the governments of Ethiopia and neighbouring Eritrea, allies in the conflict, to cease military operations in Tigray.
TPLF head Debretsion Gebremichael called for a no-fly zone for hostile aircraft over Tigray, arms embargoes on Ethiopia and Eritrea, and a U.N. mechanism to verify that external armed forces have left Tigray – all requests that the Ethiopian government is likely to oppose.
« We trust that our bold act of withdrawal will be a decisive opening for peace, » Debretsion wrote in a letter to the United Nations outlining the TPLF’s demands.
Ethiopian government spokesperson Legesse Tulu and the prime minister’s spokesperson, Billene Seyoum, did not immediately respond to requests for comment.
(source: African INsider)
Un nouvel observateur permanent du Saint-Siège nommé à l’ONU de Genève
Le Pape François a nommé, vendredi 17 décembre, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU de Genève, Mgr Fortunatus Nwachukwu, archevêque titulaire d’Acquaviva, jusqu’à présent nonce apostolique dans les Caraïbes.

Mgr Fortunatus Nwachukwu, archevêque titulaire d’Acquaviva, jusqu’à présent nonce apostolique à Trinité-et-Tobago, Jamaïque, Grenade, Suriname et délégué apostolique aux Antilles, entre autres, devient donc observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies de Genève. Il est également nommé représentant du Saint-Siège à l’OMC (l’Organisation mondiale du commerce) et à l’OIM (l’Organisation internationale pour les migrations). Il remplace à cette fonction, Mgr Ivan Jurkovic, précédemment nommé nonce au Canada.
Né en 1960 au Nigeria, Mgr Fortunatus Nwachukwu est ordonné prêtre en 1984. Il termine ses études à Rome en 1986, où il est élève de l’Institut biblique pontifical. En Allemagne, il rejoint ensuite une faculté de théologie et philosophie à Francfort.
Nonce au Nicaragua et aux Antilles
Il apprend l’hébreu moderne à l’université hébraïque de Jérusalem. Ses études universitaires sont couronnées d’un double doctorat, en théologie dogmatique auprès de l’Université pontificale urbanienne, et en droit canonique auprès de l’Angelicum.
Ancien élève (promotion 1992) de l’Académie pontificale ecclésiastique, il entre au service diplomatique du Saint-Siège le 1er juillet 1994. Il est affecté aux représentations diplomatiques du Saint-Siège au Ghana, au Paraguay, en Algérie, puis, à la mission auprès des Nations Unies à Genève.
Le 12 novembre 2012, il est nommé nonce apostolique au Nicaragua avec le titre d’archevêque titulaire d’Acquaviva, et enfin transféré vers les Antilles en 2017.
(source: vaticannews.fr)
Parti Matsilo : Jean Théodore Ranjivason n’est plus

Originaire de la région Alaotra Mangoro, Jean Théodore Ranjivason est une figure de la scène politique malgache. Il est connu pour avoir été parmi les cadres du Mpitolona ho an’ny Fampandrosoana an’i Madagasikara (MFM), un parti de tous les mouvements de grève dans le pays. Ranjivason a participé activement au mouvement de grève en 2002 pour renverser Didier Ratsiraka. Puis, une fois au pouvoir, Marc Ravalomanana a confié à Jean Théodore Ranjivason le ministère des Sports, puis de la Fonction Publique ainsi que le portefeuille de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Il a déjà été membre du parti Tiako i Madagasikara auquel il a, par la suite, tourné le dos.
En 2009, il figurait dans la liste de politiciens qui ont rejoint à la première heure Andry Rajoelina. Puis au lendemain de la chute de Marc Ravalomanana, Jean Théodore Ranjivason occupait le poste de Conseiller supérieur de la Transition jusqu’en 2013, durant lequel il a participé à la formation du parti Matsilo. Depuis, il a pris sa retraite en politique et le parti a également disparu du radar médiatique. Ranjivason n’est pas non plus un inconnu dans le monde du sport et pratique depuis des années l’aïkido.