Cet envoi de matériel intervient en pleine réorganisation du dispositif russe en Afrique. Depuis la chute de Bachar Al-Assad, le 8 décembre 2024, la Russie est en position précaire en Syrie, pays qui lui servait de hub logistique pour projeter ses moyens sur le continent, et est contrainte de trouver des solutions de remplacement, notamment en Libye.
Science / Technologie
Médecine – Le Dr Jean Rubis Andriantsoa n’est plus

Départ d’un grand médecin. Le Dr Jean Rubis Andriantsoa, figure emblématique de la médecine, s’est éteint, à l’âge de 80 ans. Ses pairs ont annoncé, hier soir, son décès, survenu à la Polyclinique d’Ilafy, dans l’après-midi du 26 janvier. La veille, il a reçu le titre de Docteur Honoris causa de l’université de Fianarantsoa. Des représentants de cette université et des membres de l’Académie nationale de médecine de Madagascar lui ont remis ce titre dans sa chambre d’hôpital. Ceci marque la reconnaissance de ses longues et riches contributions dans le domaine de la médecine. « Il est, essentiellement, reconnu pour son respect de l’éthique », notent ses collègues.
Médecin diplômé de la faculté de Médecine et de Pharmacie de Marseille, il a assuré des enseignements aux facultés de Médecine d’Antananarivo, Fianarantsoa, Toamasina et Toliara. Biophysicien, il a dirigé pendant 14 ans, de 1992 à 2006, le Laboratoire des Radio-isotopes de l’université d’Antananarivo, un centre de recherche et d’application des techniques nucléaires en médecine, biologie et agronomie. Il est membre fondateur, titulaire et secrétaire perpétuel de l’ANMM et membre titulaire de l’Académie nationale des Lettres et des Sciences de Madagascar. Il a été ancien « Madagascar INIS Liaison Officer » nommé par l’Agence internationale de l’Énergie atomique de Vienne, de 1991 à 2006. Il a participé à plusieurs colloques internationaux sur le développement. Dernièrement, il a assuré l’accompagnement éthique de la recherche en général et de la recherche biomédicale, en particulier, notamment sur les maladies endémiques.
Il a déjà reçu la Grande Médaille de l’Académie des sciences de Paris – Institut de France en novembre 1996 et la Dignité de Grand-Croix de deuxième classe de l’Ordre National de Madagascar en juin 2017.
(source: Miangaly Ralitera – lexpress.mg)
Chef Lalaina Ravelomanana – «Déçu mais satisfait du travail»

Malgré la déception d’avoir manqué le podium, Chef Lalaina Ravelomanana et son équipe se réjouissent de leur performance à la Coupe du Monde des Traiteurs.
Malgré ma déception, je tiens à souligner à quel point je suis satisfait de notre travail. Je suis très fier des filles et je suis content qu’elles aient retrouvé le sourire, même si c’est dur à avaler. Nous allons changer d’air et profiter du reste du séjour », avoue Chef Lalaina Ravelomanana après la grande finale de la Coupe du Monde des Traiteurs, jeudi soir à Lyon.
L’équipe malgache, composée de Fenosoa Rahajamalala, Bodo Rakotovao, leur coach Chef Lalaina, et Chef Rocco Andriamiarisatrana, membre du jury représentant Madagascar pour cette édition, rentrera à Madagascar le 1er février. La Grande île s’est hissé à la 4e place mondiale dans le top 5, devançant de grands pays comme les États-Unis et bien d’autres.
« C’est magnifique. Je reconnais que nous sommes la fierté de tous les Malgaches! Nous restons persuadés que nous avions le niveau pour être sur le podium. Que de chemin énorme parcouru par notre équipe, qui n’a pas la longue tradition culinaire millénaire de la France, ou de l’Italie, qui a beaucoup appris à la France dans le passé, et du Japon », ajoute le coach.
Reconnaissance
Cependant, l’équipe a tout de même remporté le prix de la meilleure dégustation dessert. Leur cake au chocolat, agrémenté de fruits secs et confits, accompagné d’une gelée aux agrumes, ainsi qu’une crêpe, a ébloui le jury.
« Nous avons réalisé un cake à base de chocolat avec un insert crémeux au chocolat et aux fruits secs, servi avec une gelée aux agrumes. Pour la pièce entière, nous avons orné notre cake avec l’allée de baobabs en chocolat et incrusté dedans la lumière pour reproduire l’effet du coucher de soleil de Morondava, à Madagascar. Pour la crêpe, nous avons utilisé un appareil à soufflé qui tient très bien et imprimé des tuiles pour une touche d’élégance. Quant à notre entremets, nous avons créé une base d’ascquoise croustillante aux noix, une mousse chocolat et vanille, avec un insert crémeux vanille-chocolat, et un glaçage aux graines de vanille. Le tout décoré par des trompe-l’œil représentant des gousses de vanille et des fleurs de vanille», termine-t-il.
(source: Nicole Rafalimananjara – lexpress.mg)
La Russie livre des dizaines de chars et de blindés au Mali et réorganise son dispositif militaire en Afrique
Une centaine de véhicules sont arrivés le 17 janvier depuis la Guinée, au moment où le ministère russe de la défense veut accélérer le remplacement du groupe Wagner par Africa Corps dans le pays. « Le Monde » a remonté la trace de ce convoi.

La colonne s’étire à perte de vue. Des dizaines de camions transportant des chars légers, des blindés ou encore des ambulances militaires défilent sur la vidéo d’une trentaine de minutes, tournée à Sébénikoro, dans les faubourgs sud-ouest de Bamako, le 17 janvier. « Ça va jusqu’à la Guinée ! », dont la frontière se situe à une centaine de kilomètres, s’enthousiasme même l’homme qui parle sur la vidéo, Boubou Mabel Diawara, un influenceur malien bien connu pour son soutien à la junte dirigée par le général Assimi Goïta.
S’il ne remonte pas réellement jusqu’à la frontière, ce convoi de matériel russe livré au Mali est inédit par son importance. Jamais, depuis que les militaires putschistes au pouvoir à Bamako se sont liés à Moscou, en 2021, une telle livraison de véhicules n’avait été effectuée. Des hélicoptères Mil de combat et de transport de troupe, ainsi que des avions de chasse Soukhoï ou L-39, avaient déjà été livrés aux autorités maliennes début 2023, mais pas autant de véhicules militaires.
Energie Fonds DECIM : éléctrification prévue pour près de 2 millions de personnes

Le Fonds Decim ou Digital and Energy Connectivity for Inclusion in Madagascar a été lancé officiellement hier au Café de la Gare à Soarano.
L’objectif du Fonds Decim est de donner accès à l’électricité à près de 2 285 000 personnes grâce à 457 000 nouvelles connexions et l’octroi de 452 0000 connexions grâce à des solutions solaires hors réseau tels que des systèmes solaires individuels ou lanternes. C’est un projet du gouvernement financé par le Banque mondiale contribuant à l’accroissement de l’accès à des infrastructures énergétiques et numériques fiables et abordables, en mettant l’accent sur l’inclusion des communautés mal desservies.
Ce projet consiste à élargir l’accès aux énergies renouvelables et aux services numériques à Madagascar. Il tient compte de l’hybridation des centrales de production d’électricité de la Jirama dans des zones isolées, le développement des mini-réseaux avec l’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader), le développement du marché de kits solaires ou encore le déploiement d’infrastructures numériques en milieu rural.
Doté d’un capital initial de 97 millions de dollars, le fonds Decim soutiendra le secteur privé dans la mise en oeuvre de projets via plusieurs instruments financiers. La banque BRED Madagasikara Banque Populaire est le partenaire bancaire de cette opération, elle mettra une ligne de crédit à disposition dex opérateurs du secteur privé.
(source: madagascar-tribune.com)
L’incroyable fiasco de l’outil « Gérer mes biens immobiliers », qui a coûté 1,3 milliard d’euros à Bercy
L’outil de l’administration fiscale a connu un démarrage chaotique. Les erreurs ont été si massives que l’Etat a dû consentir des dégrèvements représentant 34 % du produit des taxes, selon la Cour des comptes.

La forteresse Bercy a longtemps été réputée pour le sérieux de ses travaux, réalisés par la crème des hauts fonctionnaires. Deux lézardes en abîment désormais la façade. La première est évidemment l’impressionnant dérapage du déficit public en 2023 et, surtout, en 2024, avec un écart de 50 milliards d’euros entre les prévisions et la réalité. Du jamais-vu, hors période de crise.
Et voici qu’une seconde fissure met à mal l’image du ministère de l’économie : le ratage incroyable de « Gérer mes biens immobiliers », un outil lancé en 2021 par l’administration fiscale. Un fiasco disséqué par la Cour des comptes dans un rapport sévère rendu public jeudi 23 janvier. La mise en route « chaotique » de ce service a entraîné de « très lourdes conséquences financières pour l’Etat », cingle la Cour.
Tout démarre pourtant sous les meilleurs auspices. Avec Gérer mes biens immobiliers, l’administration fiscale entend moderniser la déclaration des biens par les propriétaires. Le nouveau service, entièrement en ligne, doit permettre aux contribuables de déclarer facilement l’identité des occupants ainsi que les loyers pour leurs biens loués, et d’avoir accès en temps réel aux informations dont dispose l’administration. La direction générale des finances publiques (DGFiP), de son côté, pense ainsi obtenir des données fiables et actualisées, afin notamment d’envoyer des avis corrects pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et celle sur les logements vacants.
Pilotage « peu efficace »
Idéal sur le papier ; beaucoup moins en pratique. « L’élaboration de l’outil n’a pas respecté les bonnes pratiques de gestion attendues », euphémise la Cour des comptes. Les trois chantiers informatiques nécessaires sont menés séparément, avec un pilotage « peu efficace » en raison d’un « portage politique limité ». La DGFiP ne transmet pas les informations nécessaires à la direction interministérielle du numérique, dont les alertes ne sont pas prises en compte assez vite. L’affaire prend du retard. L’application est lancée sans être au point, et Bercy doit appeler en urgence des prestataires à la rescousse. Bilan : le projet, censé coûter 13 millions d’euros, voit sa facture grimper à plus de 56 millions d’euros, selon la Cour.
Maintien de la paix : Kiev veut 200.000 européens
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy, qui souhaite rencontrer Donald Trum , a déclaré qu’un contingent d’au moins 200.000 soldats de la paix européens serait nécessaire dans le cadre de tout accord visant à mettre fin à la guerre avec la Russie .
Les bonnes pratiques de l’IA entre les murs de l’État de la Cité du Vatican
Le Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican a édicté jeudi 16 janvier des lignes guides de bon usage de l’intelligence artificielle en son sein. L’État de la Cité du Vatican n’a pas encore pris de lois ni de règlements pour l’application de ces principes, rédigés selon «le respect de la dignité humaine», «de la sécurité», «de la transparence» et «de l’éthique», mais ceux-ci sont présentés comme «une aide à la prise de décisions humaines», et non «un substitut».

Delphine Allaire – Cité du Vatican
Principe organisateur de la pensée sociale de l’Église en matière politique ou économique, le bien commun en devient l’orientation naturelle de toute recherche, développement ou application de l’intelligence artificielle (IA), défi majeur de ce premier quart de XXIe siècle, et au-delà. Appliqué au vaste et complexe champ de l’IA, le bien commun se voit en la matière alimenté par l’éthique et la transparence, comportant la protection de la dignité humaine, mais aussi l’adoption de systèmes facilement accessibles et contrôlables par les utilisateurs, donc transparents. Une commission sur l’intelligence artificielle composée de cinq membres et nommée par le président du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican est, à ce titre, prévue.
Pour affronter ces défis, le document émis par l’entité administrative du Vatican insiste en premier lieu sur la dimension anthropocentrique et la fiabilité, dans l’usage de cet outil technologique. «L’intelligence artificielle ne peut en aucun cas remplacer l’homme et doit respecter son autonomie. En effet, elle doit être au service de la personne et non la dominer, de sorte que les décisions ultimes reviennent toujours à l’homme», est-il inscrit dans les Lignes guides.
Éviter toute utilisation abusive des données
La sécurité et la protection des données constituent un aspect très important. Ces lignes diretrices soulignent la nécessité d’assurer la sécurité et la confidentialité des données, en particulier biométriques. L’État de la Cité du Vatican pointe aussi la nécessité de la non-discrimination et de la durabilité économique et environnementale, «investissement nécessaire pour adopter des technologies intelligentes, qui puissent avoir des effets positifs à long terme».
En ce qui concerne la compatibilité avec la mission de l’Église et du Gouvernorat, l’utilisation de l’Intelligence artificielle ne doit pas nuire à la mission pastorale du Pape, compromettre l’Église et ne pas entrer en conflit avec les activités institutionnelles du Gouvernorat. Le Vatican rappelle là son contexte particulier, comprenant des exigences morales et éthiques spécifiques.
Coopération – La Team Europe consacre un milliard d’euros

La Team Europe, qui rassemble des acteurs comme l’Allemagne, la France et l’Union européenne, a mobilisé près d’un milliard d’euros pour accompagner les projets de développement du pays.
Lundi, à Tuléar, les ambassadeurs d’Allemagne, de France et de l’Union européenne ont lancé la Stratégie conjointe européenne. Cette feuille de route guidera la coopération entre Madagascar et l’Europe jusqu’en 2027. En mutualisant leurs ressources et expertises, les partenaires espèrent maximiser l’efficacité et l’impact de leurs interventions.
L’un des axes principaux de cette stratégie est l’investissement dans la jeunesse malgache. Les projets visent à améliorer l’éducation, la formation et l’accès aux soins, tout en intégrant les jeunes à la vie citoyenne et démocratique pour façonner l’avenir du pays.
Le Pacte vert, deuxième pilier de la stratégie, se concentre sur les défis environnementaux. Il met l’accent sur la gestion durable des ressources naturelles et des écosystèmes, tout en favorisant des pratiques agricoles et forestières respectueuses du climat.
Près de 80 % des Malgaches n’ont pas accès à l’électricité. La Team Europe finance des projets comme Angovo, axés sur les énergies renouvelables. À Mangily, un projet d’électrification rurale connectera plusieurs villages isolés, tout en encourageant l’entrepreneuriat local et le développement économique.
Résultats sur le terrain
Les actions déjà entreprises témoignent de l’impact de cette stratégie. Par exemple, un prêt de 35 millions d’euros et un don de 30 millions d’euros ont été alloués en 2020 pour améliorer l’approvisionnement en eau potable à travers le projet Jirama Water III. En 2021, l’Union européenne a financé à hauteur de 495 000 euros un programme de renforcement des capacités dans la filière canne à sucre, touchant plusieurs régions du pays.
En 2023, l’Europe et la France, via l’AFD, ont lancé deux projets structurants : 33,2 millions d’euros pour étendre l’accès à une électricité fiable et durable en zone rurale, et 40 millions d’euros pour améliorer les revenus des producteurs tout en préservant les écosystèmes forestiers de la région Anosy. L’Union européenne demeure optimiste, comme l’a précisé l’ambassadeur de l’Union européenne auprès de la République de Madagascar et de l’Union des Comores, Roland Kobia, lors du CEO Summit en décembre au Novotel d’Alarobia : « En tant qu’Union européenne, nous sommes là pour soutenir le climat des affaires à Madagascar. Nous poursuivons des projets d’envergure, tels que Volobe, le central électronique, les infrastructures routières et les projets liés à l’eau, afin d’améliorer l’attractivité du pays ».
( source: Irina Tsimijaly – lexpress.mg)
Elon Musk, le président bis
Depuis la campagne présidentielle, il est devenu incontournable, inséparable de Donald Trump au point que certains le surnomment « Président Musk ». Alors qu’il s’apprête à diriger un « département pour l’efficacité économique », comment le patron de X, Tesla et Space X a-t-il réussi à se rendre indispensable auprès du nouveau Président des Etats-Unis qui semble lui pardonner toutes ses outrances? Quelles sont ses réelles ambitions ? Une enquête de Yves Couant, Elodie Noiret, Sandra Boulanger et Bertrand Séguier.
Lutte contre les Trafics – Engagement personnel du Président – Des primes de plus de 488 millions d’ariary pour huit douaniers

L’État veut en finir avec les trafics de ressources naturelles et minières qui passent par l’aéroport d’Ivato. Dans cet objectif, le président de la République s’engage au front. En plus de la corruption, les interventionnistes sont aussi mis à l’index.
Un numéro de téléphone spécial. Selon ses dires, Andry Rajoelina, président de la République, mettra ce numéro à la disposition des douaniers préposés à l’aéroport international d’Ivato. Une ligne téléphonique sur laquelle ils pourront joindre directement le chef de l’État, ou lui laisser un message. Une ligne directe pour dénoncer toute tentative d’intervention dans les procédures de contrôle et de répression.
Sur initiative directe du locataire d’Iavoloha, et selon ses explications de vive voix hier à l’aéroport d’Ivato, ce numéro de téléphone spécial servira «à dénoncer toute intervention ou pression de la part de vos supérieurs ou autres pour vous empêcher de fouiller un bagage, pour vous empêcher de faire votre travail. J’enverrai immédiatement des responsables de l’ANAF [Agence nationale anti-fraudes] ou du BIANCO [Bureau indépendant anti-corruption]».
L’initiative dont il a fait part hier est vraisemblablement une manière d’affirmer son engagement personnel dans l’amélioration des services, mais aussi dans la lutte contre les trafics des ressources naturelles, dont plusieurs passent par l’aéroport d’Ivato. Sa visite sur place hier est la deuxième en moins d’un an. Comme il l’a rappelé lui-même, en juillet, il y a fait une descente suite aux nombreuses doléances et dénonciations d’abus et de corruption de la part des voyageurs.
Les douaniers ont été parmi les plus critiques et pointés du doigt dans ces dénonciations d’abus et de corruption. «J’ai donné des consignes strictes pour une amélioration de la situation», a rappelé le chef de l’État, en martelant que l’aéroport international d’Ivato est la vitrine du pays. Qu’en tant que tel, c’est à l’aéroport que les étrangers qui viennent à Madagascar, et même les nationaux qui rentrent au pays, se font une première impression de la Grande Île.
En matière de gouvernance, l’État veut vraisemblablement faire de l’aéroport d’Ivato une vitrine de probité et de transparence. Il veut aussi verrouiller les brèches dans lesquelles s’engouffrent les réseaux de trafiquants de ressources naturelles et minières.
Une faille
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