Chine
Soeurs de l’ombre
Ce film veut réparer cette injustice en levant le voile sur la portée et la valeur de l’oeuvre missionnaire de ces femmes dans le tumulte de l’Histoire.
Le 19ème et 20ème siècle résonne pour la Chine comme une période de guerres, de catastrophes naturelles, de famines et de maladies des plus meurtrières. Pourtant, les missionnaires chrétiens la parcourent déjà depuis longtemps apportant le message plein d’espérance de l’Evangile.
Si les jésuites, à l’instar du père Matteo Ricci, se sont adressés d’abord aux hautes sphères de l’esprit chinois en privilégiant le dialogue avec les Mandarins, les congrégations féminines ont été exclusivement à la rencontre du petit peuple au nom de la charité. Ces ordres religieux féminins, présents dans l’Empire du Milieu, ont ainsi apporté une aide très concrète aux malades, aux pauvres, aux enfants abandonnés, et aux réfugiés souvent au péril de leur vie.
Chevilles ouvrières agissant en humanistes inconditionnelles, aussi discrètes que courageuses, ces « soeurs de l’ombre » ont su apporter un témoignage profondément évangélique. Aujourd’hui encore, leur histoire est très peu, voir totalement inconnue du grand public.
Ce film veut réparer cette injustice en levant le voile sur la portée et la valeur de l’oeuvre missionnaire de ces femmes dans le tumulte de l’Histoire.
SOEURS DE L’OMBRE – UNE PRODUCTION SAISON CINQ 2021 – Réalisée par Sébastien Cassen
Les Etats africains sous pression de la Chine à l’ONU
Pékin exerce une emprise croissante sur les capitales africaines afin de les forcer à s’aligner sur ses intérêts diplomatiques.
Quand il est revenu de Sierra Leone à la fin du printemps, l’ambassadeur à l’ONU Alie Kabba avait changé. Lui, le charismatique homme politique aux ambitions présidentielles, ministre des affaires étrangères en 2018 avant de représenter son pays aux Nations unies un an plus tard, est abattu.
Coordinateur du « Comité des dix » (C10) – un groupe de dix pays africains censés défendre la position de l’Union africaine (UA) sur une éventuelle réforme du Conseil de sécurité –, Alie Kabba était bien plus affable quelques semaines plus tôt. Il demandait alors aux Etats membres de l’aider à convaincre les membres permanents du Conseil réticents à une réforme. La Chine et la Russie sont en effet ouvertement opposées à tout changement, qu’il s’agisse d’ajouter de nouveaux membres permanents ou de modifier le droit de veto.
Mais dans la dernière ligne droite de cette discussion, annuelle depuis 2008, l’ambassadeur de la Sierra Leone s’était éteint et ne mettait plus en avant que des positions africaines datées. « Tout le monde a compris qu’il avait subi des pressions de sa capitale, sur ordre de Pékin », lâche un diplomate européen. Cette bataille autour de la réforme du Conseil de sécurité, qui s’est terminée en juin sur un statu quo et une reconduction pour 2022, est le dernier épisode où se cristallisent les relations Chine-Afrique à l’ONU.
Chine : « Il n’est pas sain que la production mondiale de panneaux solaires ne dépende à ce point d’un seul pays »
Alors que des preuves de travail forcé dans les usines de Xinjiang qui servent à la fabrication des panneaux solaires ont été fournies, le juriste Pierre-Yves Le Borgn’ s’étonne, dans une tribune au « Monde », de l’absence de réaction des pays occidentaux ainsi que des entreprises présentes dans l’industrie solaire.
Depuis des mois, la situation des minorités musulmanes et en particulier des Ouïghours dans la province du Xinjiang, au nord-ouest de la Chine, inquiète les défenseurs des droits de l’homme. De nombreuses preuves de répression et de violations des droits ont été rapportées par les organisations non gouvernementales et les organismes spécialisés des Nations unies.
Selon le comité pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations unies, au moins 1 million de personnes auraient été placées en détention, torturées et exposées à l’endoctrinement et à l’assimilation forcée. Parmi les violations des droits de l’homme dénoncées figure aussi le travail forcé. Cette situation est une tragédie pour les femmes et hommes concernés. Elle est également un scandale et une honte.
Il n’est plus temps de fermer les yeux lorsque, comme c’est le cas, l’innommable se produit. C’est le devoir de la communauté internationale, de la conscience citoyenne mondiale, de celles et ceux qui ont à cœur la cause des droits et de la dignité de la personne humaine. Mais c’est aussi celui du monde économique et des affaires. Business as usual n’est plus une option.
70 % de la production photovoltaïque mondiale
Il est impossible en effet d’ignorer ce qui se passe au Xinjiang et de continuer d’importer des marchandises issues du travail forcé de femmes et hommes que le régime communiste chinois a décidé d’asservir. Le monde économique ne peut rester à côté de ce débat qui le concerne aussi. Il a un devoir d’action, en excluant toutes les productions en provenance du Xinjiang des chaînes de fabrication.
Cela concerne en particulier l’industrie solaire. La Chine, c’est aujourd’hui 70 % de la production photovoltaïque mondiale. Le silicium polycristallin et les terres rares, nécessaires pour la fabrication des panneaux solaires, proviennent en grande partie du Xinjiang. Le Xinjiang, à lui seul, représente près de 50 % de la production mondiale de silicium polycristallin.
Or, des preuves de travail forcé dans les usines de silicium polycristallin ont été apportées. A l’heure où la responsabilité sociale et environnementale des entreprises s’impose enfin comme condition d’une croissance juste et durable, pareille situation est intolérable.
Le « G7 » approuve une initiative pour aider les pays à faibles revenus
La nouvelle initiative des sept pays les plus riches cherche à concurrencer l’initiative massive de la Chine « la Ceinture et la Route ».
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La Maison-Blanche a annoncé ce samedi que le Groupe des Sept avait approuvé une nouvelle initiative mondiale visant à aider les pays à faibles revenus dans la construction des infrastructures de haute qualité, dans le but de rivaliser avec l’initiative massive de la Chine « La Ceinture et la Route ».
Un communiqué publié par la Maison-Blanche a fait savoir que « Le président Joe Biden a rencontré les dirigeants du G7 pour discuter de la concurrence stratégique avec la Chine, et s’engager à prendre des mesures concrètes pour aider à répondre aux besoins massifs en infrastructures dans les pays à faible et moyen revenus ».
La déclaration a révélé que les dirigeants du groupe « ont convenu de lancer l’initiative « Reconstruire le monde en mieux », un partenariat pour construire des infrastructures de haut niveau, dirigé par les principaux pays, pour aider à répondre à plus de 40 000 milliards de dollars de besoins en infrastructures dans les pays en voie de développement « .
« Grâce à cette nouvelle initiative, le Groupe des Sept et d’autres partenaires, partageant les mêmes idées, se coordonneront pour financer des capitaux du secteur privé à investir dans le climat, la santé, la sécurité sanitaire, la technologie numérique et l’équité, avec le soutien des institutions de financement du développement », a-t-il ajouté.
La Chine, la Russie et la mystérieuse « OCS »
Née en 1996 pour régler les questions frontalières entre la Chine et l’ex-URSS, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) est une structure intergouvernementale de sécurité et de coopération économique regroupant Moscou, Pékin, la plupart des pays centrasiatiques (Tadjikistan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Kazakhstan) et, depuis 2017, l’Inde et le Pakistan.
Alors que les ambitions chinoises se font plus pressantes en son sein, faut-il y voir l’émergence d’un autre modèle de relations internationales, par opposition à l’ordre du monde conçu par les Occidentaux après la Seconde Guerre mondiale?
La Chine, la Russie et la mystérieuse « OCS », une émission du Dessous des cartes.
Le patron de l’OMS accuse la Chine et veut une enquête sur l’hypothèse d’une fuite du virus d’un laboratoire
Les experts qui ont enquêté en février dernier avaient pourtant estimé que l’hypothèse d’une fuite d’un laboratoire était la moins probable.

ORIGINES – Le patron de l’OMS a réclamé ce mardi 30 mars une nouvelle enquête sur l’hypothèse d’une fuite du virus d’un laboratoire en Chine pour expliquer l’origine de la pandémie de Covid-19.
Les experts missionnés du 14 janvier au 9 février en Chine, où sont apparus les premiers cas de la maladie en décembre 2019, avaient pourtant estimé que l’hypothèse d’une fuite d’un laboratoire était la moins probable.
Mais “cela demande d’enquêter plus avant, probablement avec de nouvelles missions avec des experts spécialisés que je suis prêt à déployer”, a assuré le patron de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors du briefing aux pays membres de l’Organisation mondiale de la Santé sur le rapport.
Il a également souligné que les experts internationaux “avaient fait part de leur difficultés à accéder aux données brutes” pendant leur séjour en Chine. Une rare critique publique de la façon dont Pékin a géré cette enquête conjointe.
Transmission du virus par un animal intermédiaire
Selon les éléments du rapport dont l’AFP a obtenu copie lundi, ses auteurs jugent la transmission du virus à l’être humain par un animal intermédiaire “probable à très probable”, tandis que l’hypothèse d’un incident de laboratoire est au contraire qualifiée d’“extrêmement improbable”.
L’étude privilégie la théorie généralement admise de la transmission naturelle du virus d’un animal réservoir (probablement la chauve-souris) à l’humain, par l’intermédiaire d’un autre animal non encore identifié.
Parmi les suspects figurent le chat domestique, le lapin ou le vison, ou encore le pangolin ou le blaireau-furet.
La transmission directe du virus via l’animal réservoir est toutefois jugée “possible à probable” par les experts. Ils n’écartent par ailleurs pas l’hypothèse d’une transmission par de la viande surgelée – piste privilégiée par Pékin -, jugeant ce scénario “possible”.
Le rapport recommande de poursuivre des études sur la base de ces trois hypothèses, mais balaie en revanche la possibilité d’une transmission à l’humain lors d’un accident de laboratoire.
L’hypothèse d’une fuite d’un laboratoire a été défendue avec force par l’administration américaine sous la présidence de Donald Trump. La Chine a toujours nié farouchement cette possibilité.
Traité international sur les pandémies
Tedros Adhanom Ghebreyesus et le président du Conseil européen Charles Michel doivent également présenter mardi un projet de “traité international sur les pandémies” visant à mieux affronter les inévitables crises sanitaires à venir.
La «rupture» des relations diplomatiques avec la Russie par l’UE pousse Moscou vers Pékin, constate Lavrov
La Russie se rapproche de plus en plus de la Chine sur fond des détériorations des relations diplomatiques avec Bruxelles à sa propre initiative, a indiqué Sergueï Lavrov. Moscou et Pékin ont fustigé l’inadmissibilité des sanctions unilatérales introduites par les États-Unis et l’UE contre eux.
«Je souligne de nouveau que nous n’avons pas de relations avec l’UE en tant qu’organisation. Tout le système de relations est détruit par des décisions unilatérales de Bruxelles», a-t-il ajouté.
La Russie reste ouverte au dialogue
Cependant, Moscou serait prêt à rétablir des relations sur une base d’égalité et de recherche d’équilibre des intérêts «si ou quand l’UE trouve approprié d’éliminer cette anomalie dans ses contacts avec la Russie», a poursuivi M.Lavrov.
(source: fr.sputniknews.com)
Relations Chine-Europe: le point de non retour ?
Avis de tempête sur les relations entre Pékin et l’Union Européenne… Coup sur coup les ambassadeurs chinois en France, en Belgique, en Allemagne et au Danemark se sont vus convoquer pour répondre de sanctions.
De son côté, la Chine a sanctionné 10 personnalités européennes dont l’eurodéputé français Raphael Glucksman, tous coupables aux yeux des autorités chinoises d’être un peu trop sensibles au sort des Ouïghours. Une situation qui a justement incité l’Union Européenne cette semaine à sanctionner quatre dirigeants passés ou actuels du Xinjiang.
Londres sanctionne la «barbarie» de Pékin contre les Ouïgours
Boris Johnson a décidé mardi d’interdire les biens fabriqués dans les camps par la minorité musulmane de Chine.

À la différence d’autres dirigeants européens, Boris Johnson n’a pas peur de fâcher Pékin. Dénonçant la répression chinoise envers les Ouïgours, Londres a dévoilé mardi des mesures visant à interdire les biens liés au travail forcé de cette minorité musulmane du Xinjiang, dans le grand nord-ouest chinois.
En faisant cette annonce, le chef de la diplomatie britannique n’a pas mâché ses mots. C’est une « barbarie que l’on espérait reléguée dans le passé qui est pratiquée aujourd’hui », a déclaré Dominic Raab devant les députés, évoquant « la détention arbitraire, la rééducation politique, le travail forcé, la torture et la stérilisation forcée » des Ouïgours. Le tout pratiqué « à une échelle industrielle ». Face à ces « violations inacceptables des droits humains », le Royaume-Uni avait le « devoir moral » de réagir, a poursuivi le ministre.
Un «appel à agir» de 300 ONG
De nombreux experts internationaux estiment qu’au moins un million de Ouïgours sont détenus dans des camps d’internement et de rééducation politique. Pékin nie et rétorque qu’il s’agit de centres de formation professionnelle destinés à éloigner les habitants de la région de la tentation de l’islamisme, du séparatisme et du terrorisme. Dominic Raab a appelé la Chine à autoriser une enquête indépendante.
Les mesures adoptées par Londres visent à interdire les importations et exportations liées au travail forcé des Ouïgours.
Parolin: l’accord avec la Chine a été recherché par tous les Papes récents
Vatican News
L’accord provisoire que le Saint-Siège a signé avec la République populaire de Chine et qui concerne la nomination des évêques, «est seulement un point de départ», qui a donné quelques résultats: pour que «le dialogue porte des fruits plus consistants, il faut le poursuivre», a déclaré le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège dans son discours d’ouverture à la conférence organisée à Milan par le Centre missionnaire PIME sur «Une autre Chine. Temps de crise, temps de changement».
Le congrès célèbre les 150 ans de présence des missionnaires de l’Institut pontifical pour les Missions Étrangères en Chine. À cette occasion, le cardinal Parolin a ainsi rappelé ce que le cardinal Giovanni Battista Re avait déjà écrit, à savoir que Benoît XVI avait approuvé le projet d’accord sur la nomination des évêques qui ne fut finalement signé plusieurs années après sa renonciation.
La tentative de Pie XII
L’intervention du cardinal s’est déployée à travers l’histoire, en commençant par la présence inoubliable du jésuite Matteo Ricci en Chine à la fin du XVIe siècle, puis en rappelant l’arrivée des missionnaires de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères il y a un siècle et demi dans le Henan. Le cardinal Parolin a ensuite cité les tentatives de dialogue qui ont eu lieu après le début de la République populaire de Chine avec la montée au pouvoir de Mao. «Le 17 janvier 1951, les autorités ont invité quelques évêques et prêtres catholiques à une réunion à laquelle ont également participé le premier ministre et le ministre des affaires étrangères, Zhou Enlai. Il a assuré que les catholiques pouvaient continuer à suivre l’autorité religieuse du Saint-Père, mais qu’ils devaient s’assurer de la pleine loyauté patriotique envers leur pays», a déclaré le Secrétaire d’État.
