FFKM
Odon Arsène Razanakolona : Reconnaissance unanime des chefs religieux du FFKM

Il a eu une carrière très riche au sein de l’église catholique romaine avec ses 48 ans de vie religieuse. Mais l’ancien archevêque d’Antananarivo, Odon Marie Razanakolona compte également 17 années au service de l’œcuménisme malgache. Ce qui lui a valu la reconnaissance de ses pairs.
Le départ à la retraite d’Odon Marie Arsène Razanakolona a marqué la fin d’une ère au sein du conseil œcuménique des églises chrétiennes. L’ancien archevêque d’Antananarivo a siégé depuis janvier 2006 au sommet de cette influente organisation interreligieuse. Il compte à cet effet 17 ans de service à la tête du conseil qu’il doit alors quitter depuis trois jours. Sa retraite définitive est actée depuis lundi dernier et son départ au niveau du FFKM est aussi consommé. Il doit céder sa place au nouvel archevêque d’Antananarivo, Jean De Dieu Raoelison, qui représentera dorénavant l’église catholique romaine au sein du FFKM.
Coopération fraternelle
Au-delà des formalités de passation de flambeau qui devront avoir lieu après l’installation officielle du nouvel archevêque d’Antananarivo, le retrait d’Odon Marie Razanakolona du milieu décisionnel de l’œcuménisme malgache n’a pas laissé insensible ses anciens collègues du FFKM. « Nous n’oublierons pas le temps que nous avons servi ensemble comme héritage du Christ » a réagi Denis Rakotozafy, président de l’église luthérienne malgache, après l’officialisation de la retraite d’Odon Razanakolona. Ce pasteur luthérien témoigne une « coopération fraternelle » qu’il a vécue avec l’ancien homme fort de l’archidiocèse d’Antananarivo. Selon une source concordante, Irako Ammi Andriamahazosoa et Samoela Jaona Ranarivelo, respectivement les dirigeants des églises FJKM et anglicane, n’ont pas tardé à appeler directement l’ancien archevêque d’Antananarivo pour lui présenter les « remerciements » pour les années que ces religieux ont passé ensemble à la direction du FFKM.
2009
Le nom d’Odon Marie Arsène Razanakolona a marqué une époque au sein du FFKM. Notamment sur la vie politique de cette organisation à laquelle son nom est resté attaché, et ce, au moindre projecteur braqué vers le conseil œcuménique. Durant les moments forts de la crise politique de 2009, la médiation a retenu son nom lors des pourparlers au Le Hintsy Ambohimanambola. Il a également été sur le devant de la scène lors du cafouillage des protagonistes avec une branche de l’armée à l’épiscopat à Antanimena. Les chancelleries se précipitèrent pour le voir à son bureau à Andohalo pour aborder le sujet de la résolution de la crise politique qui minait déjà le pays à cette époque. Un nouveau régime est installé dans le pays mais la crise est loin d’être résolue, la tension politique est toujours palpable. Le FFKM est de nouveau sollicité et initie une démarche de réconciliation nationale depuis 2012 avec l’ancien archevêque d’Antananarivo qui est toujours à la manœuvre. On lui reconnaît ses « expériences dans la connaissance de la vie nationale » a déclaré Denis Rakotozafy.
Soutien personnel
L’échec des premières tentatives ne décourage pas le conseil œcuménique des églises chrétiennes qui a cru qu’une « vraie réconciliation devrait fournir une base solide à une démarche de développement équitable et durable ». En 2014, le FFKM a pu encore apaiser la situation politique postélectorale après avoir organisé le sommet des anciens présidents. Le concours d’Odon Arsène Razanakolona aux côtés de ses collègues du FFKM a été décisif dans cette initiative. Actuellement, le conseil est de nouveau revenu dans les sérails politiques avec les nouvelles consultations régionales qui sont lancées. Encore une fois, l’ancien homme fort de l’archidiocèse d’Antananarivo a beaucoup investi au point d’en avoir fait une affaire personnelle. En somme, selon Denis Rakotozafy, Odon Marie Arsène Razanakolona a « soutenu personnellement le FFKM ». Selon le président de l’église luthérienne, l’ancien archevêque d’Antananarivo a contribué au « maintien de la Sainte Communion (Koinonia) au niveau du milieu œcuménique à Madagascar durant la longue période pendant laquelle il a dirigé l’Archidiocèse d’Antananarivo ».
(source: Midi M/kara)
Le rôle essentiel joué par le FFKM
C’est un véritable sacerdoce que le FFKM accomplit. Il entend mener jusqu’au bout la mission qu’il s’est assignée, à savoir , amener tous les acteurs de la politique à s’asseoir autour d’une table. La tâche n’est pas aisée, mais elle se doit de l’accomplir pour le bien du pays. Son autorité morale lui permet d’amener le pouvoir et l’opposition à dialoguer et à essayer ensemble de mettre fin aux blocages de la vie politique malgache.
Le rôle essentiel joué par le FFKM
Les appels du FFKM à l’établissement d’un véritable dialogue entre les forces politiques du pays n’ont jamais cessé. Mais ils n’ont, jusqu’à un passé récent, été ignorés par une partie de cette classe politique alors que l’opinion y était favorable. La Fédération des églises a donc décidé de prendre ses responsabilités et elle a organisé la rencontre du « Le Hintsy » où elle a convié toutes les forces vives de la Nation. L’opposition y était présente, le pouvoir n’avait pas répondu à l’appel. Cependant, lors de la réunion qui s’est tenue au Novotel à l’initiative du CENI, toutes les entités politiques sont venues. L’Etat, cette fois-ci, n’avait pas fait faux bond. Pour tous les observateurs, il s’agissait d’une véritable avancée. Le FFKM a parfaitement senti qu’il fallait continuer ses efforts pour convaincre toutes les parties à aplanir leurs divergences pour trouver des solutions aux difficultés du pays. Le FFKM se présente comme un « ray aman-dreny » que l’on ne peut pas soupçonner d’esprit partisan, mais soucieux du bien commun. Les points de blocage sont nombreux. Le rôle de la CENI ou la défiance provoquée par la HCC en font partie. Pour le moment, c’est le code électoral et la révision des listes électorales qui préoccupent la majeure partie de la classe politique, mais pour donner une véritable impulsion à ces dossiers, il faut qu’un dialogue franc et sans concession soit entamé. Le pouvoir qui a le pouvoir de décision ne doit pas faire preuve de rigidité mais doit par contre accepter d’écouter ses interlocuteurs.

ÉLECTIONS – Le FFKM sera sur tous les fronts
Pour des élections justes et transparentes. C’est le vœu exprimé hier par les responsables du FFKM qui ont poursuivi leur grande concertation concernant le processus électoral.
Processus électoral, la Communauté internationale encourage la poursuite du dialogue
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De même que la présence à cette rencontre des anciens Chefs d’Etat de la République de Madagascar, des Chefs d’Institution, des membres du Gouvernement , des membres du corps diplomatique, des leaders de partis politique , des chefs religieux , des représentants des organisations de la société civile et des médias.
Dans un communiqué, la communauté internationale indique avoir noté la volonté des différents acteurs de s’impliquer dans un processus électoral fiable, juste, transparent et apaisé, et le souhait de toutes les parties prenantes de poursuivre les échanges dans le respect de la liberté d’expression, des droits humains, la participation politique ainsi que des Lois nationales, la Déclaration universelle des droits de l’homme, la charte africaine sur la démocratie et les élections, et des conventions internationales pertinentes auxquelles Madagascar est partie.
“La poursuite du dialogue est importante et contribuera sans nul doute à établir un climat de confiance garant de la paix et de la cohésion sociale”, soutient la communauté internationale à Madagascar.
Les représentants de la communauté internationale à Madagascar réitèrent leur attachement aux valeurs démocratiques et encouragent la démarche inclusive propice à l’organisation d’élections apaisées dans le pays, indiquent ils dans leur communiqué.
Le dialogue inclusif organisé par la CENI le 24 mars dernier a bénéficié de l’appui des Nations unies à travers le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
(source: actu.orange.mg)
Concertation électorale – La CENI réunit tout le gotha politique

La classe politique, toutes tendances confondues, les institutions, le corps diplomatique et la société civile ont été représentés au Novotel Ivandry. Sur le plan de la représentativité, la CENI a réussi son pari quant à la concertation multi-acteurs sur les élections.
Un tour de force. Dans la conjoncture actuelle, la performance mérite d’être soulignée. La Commission électorale nationale indépendante (CENI), est parvenue à réunir au même endroit dans une ambiance relativement apaisée l’ensemble des tendances politiques, hier. Ceci dans le cadre de la concertation multi-acteurs sur les processus électoraux, surtout la présidentielle, au Novotel, Ivadry. L’événement a été retransmis en direct sur la télévision publique TVM, jusqu’à 17 heures. Cette affluence n’était pas gagnée d’avance après que des entités d’opposition aient claqué la porte de la réunion technique sur l’audit de la liste électorale, lundi. Les chefs des institutions parlementaires, et Florent Rakotoarisoa, président de la Haute cour constitutionnelle (HCC), étaient de la partie. La présidence de la République était également représentée.
Le gouvernement qui a dépêché trois ministres, dont ses deux porte-paroles, à savoir Pierre Holder Ramaholimasy, ministre de l’Aménagement du territoire, et Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture, avec Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Éducation nationale. L’opposition a aussi eu une forte représentation, avec Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina, anciens présidents de la République, en figure de proue. Dans la catégorie des anciens Chefs d’État, Norbert Lala Ratsirahonana a été présent à Ivandry ainsi que des probables aspirants à la présidentielle que sont les Hajo Andrianainarivelo, Siteny Randrianasoloniaiko, August Paraina, ou encore Roland Ratsiraka. Même le parti “Mpitolona ho an’ny fandrosoan’i Madagasikara” (MFM), qui a crié à tout vent qu’ils boycotteront l’événement étaient bel et bien présents.
Tribune
Comme le reconnaît Olivier Rakotovazaha, leader du MFM, l’appel à tous les acteurs électoraux d’y prendre part, lancé par le Conseil œcuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), leur a mis un coup de pression. Un coup de pouce bénéfique pour la CENI. Ce qui explique pourquoi son président a remis en main propre l’invitation au FFKM. Les quatre chefs des églises au sein du FFKM ont tous répondu présents, justement. Tout comme les dignitaires d’autres confessions et des autorités traditionnelles. La grande messe des acteurs électoraux hier a permis de voir des scènes rares. Comme la discussion entre les deux anciens alliés que sont Marc Ravalomanana et Jean André Soja, dit Kaleta, conseiller spécial du président de la République actuel aux affaires politiques, sous les regards de la ministre Sahondrarimalala. Le rendez-vous s’est déroulé de 10 heures à 19 heures. “La réussite du processus électoral dans un climat d’apaisement dépend de tous”, déclare Andrianarisedo Retaf Arsène Dama, président de la CENI. Il se réjouit que les parties prenantes aient répondu massivement à l’invitation de la Commission électorale et met l’accent sur l’attachement “aux valeurs du dialogue”. Souligné dès l’entame, le cadre de concertation n’a pas débouché sur une résolution.
L’événement a surtout donné une tribune à tous ceux qui avaient des choses à dire au sujet des préparatifs électoraux. Pour la CENI, il s’agissait de démontrer sa bonne foi et sa volonté d’organiser des élections crédibles, transparentes et inclusives. Pareil pour la HCC. Le gouvernement a assuré haut et fort que la course à la magistrature suprême se tiendra cette année. A l’issue du discours d’ouverture par le président de la CENI, c’est le pasteur Ammi Irako Andriamahazosoa, président du FFKM, qui a ouvert la valse des prises de parole.
Nanotrona ny fihaonana nantsoin’ny CENI ny ankamaroan’ireo Raiamandreny eto amin’ny Firenena
“(…) Ça m’étonnerait si, nous Malgaches, ne parvenons pas à trouver une solution à nos problèmes dans un esprit de vérité. Puisque seule la vérité nous permettra de sauver notre nation”, soutient-il. Une brève allocution sous le sceau de l’apaisement. Ce qui a probablement inhibé les ardeurs de certains. Aussi, les anciens présidents Ravalomanana et Rajaonarimampianina ont eux aussi tenu des discours d’apaisement. “Je suis content puisque c’est le moment que nous attendions tous. J’espère qu’il nous mènera vers des élections acceptées de tous. (…) On m’a demandé tout à l’heure si j’avais confiance en la CENI. Oui je lui fais confiance”, déclare entre-autres le résident de Faravohitra. Il a toutefois dénoncé les “entraves et interdictions des meetings politiques”. Celui de Tsimbazaza lui aussi appelle à l’apaisement et “au respect de la Constitution”.
Par ailleurs, Hery Rajaonarimampianina demande à tous de “taire les egos au profit de l’intérêt supérieur de la nation”. Des mots pour introduire la déclaration qui allait venir, visiblement. Si les chefs ont retenu leurs coups, leurs lieutenants ont été cash. Les représentants d’une nouvelle entité se présentant comme le Groupe des cinq (G5), dont fait partie les partis des deux anciens Chefs d’État ont lu une déclaration affirmant le rejet de la CENI sous sa forme actuelle et soutenant que “la seule solution est la concertation nationale”.
(source: lexpress.mg)
FFKM: hirotsaka hanara-maso ny fizotra sy ny voka-pifidianana eto Madagasikara
Mitrotro am-bavaka mandrakariva ny Firenena sy miahy ireo « Ondriny » ireo Filoham-piangonana, araka ny fanambarana nataony mandritra ny fotoam-pivavahana sy famindram-pahefana teo anatrehan’ny Mpitondra Fanjakana tao amin’ny Fiangonana Anglikana tao Andohalo.
Election présidentielle : Le « Andrimaso FFKM » en perspective

Le Conseil œcuménique des églises chrétiennes va avoir l’œil dans la prochaine élection présidentielle. Hier, le pasteur Irako Ammi Andriamahazosoa, président national de l’église FJKM, qui prend les rênes de cette influente organisation, l’a annoncé à l’église anglicane d’Ambohimamory, à l’occasion de la passation de flambeau entre lui et le président sortant Samoela Jaona Ranarivelo. En 2001, le FFKM a déjà mis en place un « andrimaso » qui a suivi les opérations électorales. Le dispositif a permis au conseil d’avoir son mot à dire sur les tendances des résultats du scrutin. Selon une source au courant du dossier, un remake du même scénario serait en perspective au niveau des dirigeants actuels du FFKM. La même mouture que celle qui a été déployée par le Conseil œcuménique des églises chrétiennes lors des élections présidentielles de 2001 serait alors en passe de voir le jour dans les prochains mois. L’organe sera également doté, toujours selon notre source, d’un effectif qui pourrait atteindre les districts avec une compétence qui n’a aussi rien à envier aux professionnels de la commission électorale. Le FFKM pourrait alors se doter d’une force de frappe non négligeable durant cette année électorale si son projet est mis en place.
Difficultés
Ammi Irako Andriamahazosoa est le nouveau président du FFKM avec un mandat qui tombe à pic dans une année très politique avec l’élection présidentielle qui se profile à l’horizon. Hier, ce président de l’église FJKM qui n’a pas échappé à la vague de polémique qui a frappé son comité central après le culte de la semaine dernière à Antsonjombe, réitère que « les dirigeants actuels devraient faire mieux pour améliorer les conditions de vie de la population ». Les religieux insistent sur ce sujet car « les ménages sont en réelle difficulté », soutient le pasteur Ammi Andriamahazosoa. Il appelle également les dirigeants à « faire preuve de discernement et avoir une oreille attentive ». Dimanche dernier, le vice-président du FJKM s’est attiré les foudres des partisans du président de la République après avoir décortiqué une partie du programme du gouvernement lors d’un culte qui a été suivi par des millions de fidèles FJKM.
Affaires politiques – Le FFKM veut ratisser large

Les chefs des églises et le bureau central du FFKM se sont réunis, mardi, au sujet de «la reconstruction nationale». Une initiative dans laquelle le Conseil oecuménique compte impliquer toutes ses ouailles, à commencer par ses démembrements régionaux.
Reconstruction nationale. Le terme a été acté durant une réunion entre les membres du bureau central et les quatre chefs des églises au sein du Conseil oecuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), mardi, en milieu d’après-midi. Ce terme de «reconstruction nationale», selon les explications, est à la fois l’intitulé, mais est également l’objectif de la démarche engagée par le FFKM. Une initiative lancée officiellement lors d’un culte à la paroisse catholique Saint Michel, à Amparibe, le 17 septembre. «Le but est de parvenir à la construction d’une vraie nation malgache, qui oeuvrera de concert pour le bien-être commun et celui de chaque habitant, ainsi que le développement national», explique le pasteur Hery Rabarimanana, membre du bureau central du FFKM.
Dans cette optique, le Conseil oecuménique compte ratisser large, confirme le pasteur Rabarimanana. Le FFKM passera concrètement à l’action lors de la réunion annuelle de son Comité central qui se tiendra à Ambatondrazaka, du 22 au 25 novembre. «Ce sont les représentants des trente-cinq régions du FFKM qui vont déterminer, lors de cette réunion, la voie à suivre», ajoute le membre du bureau central du Conseil oecuménique. «En somme, ce que nous allons faire, c’est que l’Église va réunir ses enfants», indique le pasteur Rabarimanana.
Comment et quand le Conseil oecuménique compte-t-il réunir ses ouailles et quelles seront les questions auxquelles les participants au rendez-vous d’Ambatondrazaka devront répondre. Ils auront, également, à répondre à la question, comment parvenir à la reconstruction nationale. Un point sur lequel le Conseil oecuménique compte s’appliquer à hermétiser son initiative contre les visées politiques. Le pasteur Rabarimanana a mis les choses au clair d’entrée lors du culte du 17 septembre.
FFKM: Hiantso ny zanany rehetra ny Fiangonana hanao Fikaonandoha nasionaly any Ambatondrazaka ny volana Novambra 2022.
Nouvelle tentative
«Si vous attendez autre chose, si vous êtes ici pour d’autres raisons, vous faites fausse route», a-t-il lancé dans son homélie. Des mots prononcés face à un parterre de politiciens, essentiellement d’opposition, venus en nombre à Amparibe. Une ligne qu’il a réaffirmée durant un entretien par téléphone, hier.
«Il n’y aura pas de partage de gâteau. Le FFKM n’a pas de siège à distribuer (…)», souligne-t-il, en ajoutant, «cela ne signifie pas que nous allons écarter les politiciens du processus. C’est juste qu’ils n’auront pas l’apanage des débats». Le pasteur Rabarimanana note qu’outre les politiciens, le FFKM «a des fils et des filles qui ont des compétences dans différents domaines et qui occupent de hautes responsabilités dans différents secteurs».
Reconstruction nationale – L’État rejette la démarche du FFKM

Par la voie de la porte-parole du gouvernement, l’État botte en touche l’intention du FFKM d’engager un processus de reconstruction nationale. Une initiative que l’Église compte démarrer par un culte, ce jour.
Une fin de non-recevoir. Avec courtoisie, mais directe, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture, et porte-parole du gouvernement, pose un véto étatique à l’intention du Conseil oecuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM). Une initiative qui vise «la reconstruction nationale».
Comme chaque vendredi, sauf quelques exceptions, la porte-parole du gouvernement était sur le plateau de la radio Madagasikara (RNM), hier. Un des sujets abordés concerne la décision du FFKM de monter au créneau pour initier un processus pour définir «de façon concertée», des solutions aux maux qui rongent la nation. «Avec tout le respect que je dois au FFKM, notamment, aux chefs d’églises, j’estime qu’il n’appartient pas à l’Église de jouer un rôle purement politique», déclare la ministre de la Communication et de la culture.
Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo ajoute, «le FFKM devrait s’en tenir à son statut et son rôle de balise morale». À entendre la membre du gouvernement, les tenants du pouvoir lisent dans l’initiative du Conseil oecuménique une façon déguisée pour mettre en œuvre la concertation nationale voulue par l’opposition. Dans l’émission «Tsy ho tompontrano mihono», sur la RNM, hier, c’est sans équivoque que la ministre de la Communication et de la culture y fait référence.
«Ce n’est pas une concertation nationale qui n’a pour objectif qu’une redistribution des sièges au sein du pouvoir qui apportera une solution au problème économique mondial qui impacte Madagascar», avance la porte-parole du gouvernement. Sur sa lancée, elle soutient que «certes, il y a une crise économique à Madagascar, comme dans tous les autres pays du monde. Mais il n’y a pas de crise politique qui justifierait une recomposition des institutions sans passer par les élections».
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FFKM : Un culte œcuménique pour le salut et la refondation du pays

Devant le contexte particulier que le pays traverse ces derniers temps et à l’approche des prochaines échéances électorales, les initiatives ne manquent pas afin d’assurer un climat politique serein. Hier, c’est au tour du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) de faire savoir ses souhaits d’organiser un culte œcuménique pour le salut et la refondation.
Concrétisation
Le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) compte passer à l’action après des mois d’observation et de passivité malgré des invitations venues de divers horizons afin qu’il intervienne pour mettre le pays sur les bons rails. Ainsi, un culte œcuménique sera organisé ce samedi à la chapelle de Saint Michel Amparibe. Selon l’annonce officielle, il s’agira d’un « moment de prière réunissant tous les départements et démembrements du Conseil afin de mettre entre les mains du Seigneur les efforts et les travaux qui vont être menés prochainement ». « Au-delà de ce premier objectif, il s’agit également de la première étape d’une longue action que le conseil compte entreprendre afin de trouver des solutions aux différentes difficultés que le pays traversent mais surtout de réaliser la refondation du pays », a-t-on communiqué.
Sans annoncer explicitement « les mots qui divisent » les acteurs politiques au lieu de les réunir, le FFKM envisage d’organiser sa propre « concertation », « forum » ou encore « assise » nationale bien que rien n’ait été officiellement décidé à ce jour. Selon le pasteur Henri Rabarimanana, membre du bureau central du FFKM, différentes thématiques concernant des sujets politiques, économiques, sociaux ou encore concernant la conjoncture qui prévaut dans le pays avec l’insécurité galopante et la multiplication des actes de vindictes populaires de ces derniers mois seront probablement au menu lors de cet événement. Il s’agit, à en croire les explications, d’un remake de ce que le FFKM a réalisé en 1992 pour débloquer la situation.
Couleur politique
En dehors du FFKM, les différentes obédiences qui le composent semblent avoir différents langages. Si les anglicans et les luthériens semblent très discrets et restent un peu à l’écart de la mêlée politique, les catholiques et les FJKM ne manquent pas d’afficher leurs réactions par rapport au contexte que le pays traverse. Dernièrement, le pasteur Irako Andriamahazosoa a fait écho avec ses déclarations par rapport aux relations entre l’Église et la politique. Il a en effet indiqué qu’il ne faut pas associer l’Église aux couleurs politiques. Tandis que la couleur des kits octroyés par le couple présidentiel aux jeunes pèlerins catholiques du dernier JMJ était devenue une source de polémique sur la toile. Les évêques étaient même appelés à collaborer avec l’Etat à en croire les paroles de monseigneur Marie-Fabien Raharilamboniaina durant la messe de clôture de la dernière édition des JMJ. « Nous, les évêques, étions appelés par le pape François à travailler de concert avec l’État, dans l’indépendance, la maturité et la vérité », a-t-il prêché. Si le FFKM veut réunir toutes les forces vives de la nation et faire de l’œcuménisme politique, il faut qu’il arrive à dépasser les différents discours qui se trouvent en son sein, réclament les observateurs politiques.
Violences et dérapages – Le FFKM lance un rappel à l’ordre général
Fanambaran’ny FFKM: miantso Fihaonan’ny Mpitondra sy ireo Hery velona rehetra.
Les réactions s’enchaînent suite au drame d’Ikongo. S’exprimant sur le sujet, hier, le FFKM en appelle à la responsabilité de tous pour cesser les actes de violence, respecter la vie et faire régner la sécurité.
Une responsabilité partagée. Voilà, en substance, le message du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), dans une déclaration publiée hier. Une responsabilité partagée entre tous les acteurs de la société dans le relent de violence délétère. Une responsabilité partagée par tous, pour y mettre un terme.
Près de deux mois après sa dernière déclaration, la conjoncture impose au FFKM de donner à nouveau de la voix, visiblement. L’acte, signé par son président, monseigneur Samoela Jaona, sonne comme un rappel à l’ordre général face à la situation sécuritaire. L’Église en appelle ainsi à une prise de conscience générale afin de mettre un terme à la violence, pour rétablir la paix sociale et la sécurité, et rétablir le respect de la vie. Un appel lancé aux responsables à tous les niveaux, mais aussi aux citoyens, en somme, à tous les acteurs de la société.
Le texte publié hie r rappelle des faits violents comme la multiplication des rapts d’enfants albinos, l’incendie meurtrier de villageois dans le district d’Ankazobe. De prime abord, le déclencheur de la déclaration faite par le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar est la tragédie d’Ikongo. Un événement meurtrier, résultant d’une tentative de vindicte populaire.
Dans la matinée de lundi, une foule réclamant «la tête» de quatre présumés ravisseurs d’un enfant albinos, après avoir tué sa mère, s’est ruée vers la caserne de la gendarmerie d’Ikongo, selon les autorités.
Rétablir la confiance Lire la suite »
Fanambaran’ny FFKM: « Aoka ny rariny hikoriana … »
Notanterahina teny amin’ny fiangonana anglikanina Ambohimanoro, ny alahady 24 janoary 2021 ny fotoam-pivavahana iraisam-pinoana ao anatin’ny Herinandro fiaraha-mivavaka ho an’ny Firaisan’ny Kristianina manerana ny tany sy eto Madagasikara (18-25 janoary). Nisy ny fanambarana navoakan’ny filoham-piangonana efatra.
Fanambarana
“Aoka ny rariny hikoriana toy ny rano ary ny fahamarinana ho tahaka ny renirano tsy mety ritra” (Hamosa 5, 24 DIEM)

Ry Vahoaka Malagasy mpiray tanindrazana,
Ny Filoham-piangonana miombona ato anatin’ny FFKM, ny Fiombonan’ny Fiangonana Kristiana eto Madagasikara (FFKM) dia faly miarahaba ny isan-tokantrano sy ny tsirairay avy, velon’aina nahatratra izao taona vaovao 2021 izao. Taom-pisedrana tamin’ny lafiny maro iny taona 2020 nivalona iny koa maneho ny fiombonana alahelo amin’ireo izay nidonam-pahoriana. Singanina amin’izany ny Fiangonana Loterana Malagasy izay namoy ny filohany, Pasteur Docteur Rakotonirina David, nodimandry ny 11 jolay 2020 lasa teo. Nisedra aty sarotra isika noho ny fiatrehana ny valanaretina covid-19. Voasoratra amin’ny tantara fa nisy fotoana izay tsy maintsy nanakatonana ny fiangonana ka naha-sahiran-tsaina ny kristianina maro. Isaorana anefa IZY TOMPO fa tsapa Ilay tanany mahery nitazona sy nitantana ny Fiangonany.
Mampahery anareo vahoaka Malagasy maro an’isa izay misedra fahasahiranana amin’ny endriny samihafa. Andriamanitra Ray sy Zanaka ary Fanahy Masina no fanantenantsika. Aoka hivavaka sy hifampivavaka isika rehetra fa ny fiankinana amin’Andriamanitra irery ihany no vahaolana hamonjena ny firenena.
Miarahaba ny mpitondra fanjakana sy mitrotro anareo am-bavaka eo am-panatontosana ny andraikitrareo. Eo tokoa ireo ezaka ataonareo hampandrosoana ity firenena malagasy ity. Betsaka koa anefa ny asa miandry. Mbola misaina ao anaty tahotra sy fahasahiranana ny maro an’isa koa manao izao antso izao izahay :
. Momba ny kere
Manamafy ny fanentanana ny mpiray tanindrazana ny FFKM hitsinjo manokana ireo iraitampo amintsika iharan’ny kere. Entanina ny fiangonana, ny fikambanana mpanao soa hifanome tanana amin’ny fanamaivanana ny fahoriana mianjady amin’izy ireo. Miantso ny mpitondra fanjakana hanohy ny ezaka efa atao mahakasika ny kere ka hitady vahaolana maharitra izay hitondra fanantenana ho an’ny vahoaka. Toa hamarinin’ny Soratra Masina ny zava-misy hoe : “ny vahiny eo aminareo no hisandratra ambony dia ambony noho ianareo fa ianareo kosa ho ambany dia ambany. Ireo no hampisambo-bola anareo fa tsy ianareo intsony no hampisambotra azy… ho mpanompon’ny fahavalo alefan’ny Tompo hamely anareo ianareo, ka hianjadian’ny hanoanana sy hetaheta ary hihafy amin’ny fitafiana sy ny zavatra isan-karazany” (Deo 28, 43-48). Koa manainga anareo hiasa amin’ny fahatahorana an’Andriamanitra mba hitondra fandrosoana marina sy famonjena ho an’ny vahoaka.
Momba ny fandriampahalemana
Manantitra hatrany ny FFKM ny amin’ny hampitsaharana ny karazana herisetra manitsakitsaka ny hasin’ny aina, noho ny fitadiavan-karena na noho ny filana adala fotsiny izao. Mitaona ny manampahefana sy ny vahoaka samy hiezaka hampanjaka ny fandriampahalemana ary SAMY HANAJA NY AINA.
Momba ny fahasalamana
Mikasika ny fitantanana ny valanaretina covid-19: ankoatry ny fiatrehana teknika ny aretina dia tsy ampy ny tatitra avy amin’ny goverinemanta mahakasika ny fitantanana ny fanampiana.
Miteraka alahelo, fifandrafiana, teo amin’ny vahoaka izay efa sahirana izany. Fanirianay, noho izany, ny hisian’ny tatitra mazava avy amin’ny mpitondra mba hanala ny ahiahy rehetra.
Manentana ny FFKM ny hanaovana fandalinana vaovao momba ny fitantanana ny fahasalamana mba hisitraka fitsaboana feno fahamarinana sy azon’ny rehetra ianteherana ny marary ary ho takatry ny filan’ny vahoaka Malagasy ny saram-pitsaboana sy ny fanafodiny.
Momba ny fanabeazana
Mahatsapa izahay FFKM fa sahiran-tsaina ny ray aman-dreny sy mpianatra manoloana ny tranga misy eo amin’ny lafiny fanabeazana iainana ankehitriny. Mivavaka ho anareo izahay ary mandinika koa izay lalana hanatsarana ny fanabeazana mba hanomana ny taranaka ho olom-pirenena vanona.
Momba ny tontolo iainana sy seha-pihariana samihafa
Andraikitry ny fanjakana ny fampisitrahana ny vahoaka ny haren’ny taniny. Re anefa fa misy manondrana mivoaka ny Nosy ny harem-pirenena toy ny volamena, andramena, sokatra…
Manao antso avo ny FFKM hanavaozana ny politikam-panjakana amin’ireo sehatra ireo mba hisitraka ny hakanton’ny haren’ny taniny ny Malagasy ka hampisy fivoarana ho azo tsapain-tanana amin’ny fiainany.
Momba ny fampihavanam-pirenena
Mamerina hatrany FFKM fa ny fitondra fahombiazana ho an’ny firenena satria izany no mampihavana ko any olona samy olona ary ny olona syn y zava-bohary. Manainga ny manampahefana rehetra isan’ambaratonga, noho izany, mba hiverina amin’ny fahatahorana sy fanajana an’Andriamanitra Ray sy Zanaka ary Fanahy Masina satria ny “fanajana ny Tompo no loharanom-pahendrena” (Ohabolana 9, 10a). Manainga ny vahoaka Malagasy, manainga ny vahoaka kristianina rehetra amin’ny maha-fiangonana azy mba hijoro ao “andry sy fiorenan’ny fahamarinana” (I Tim 3,15) azy amin’ny alalan’ny fibebahana syn y fijoroana ho vavolombelon’i Jesoa Kristy.
Ry kristianina malala, ry vahoaka Malagasy havaozy amin’izao taom-baovao izao indray ny fanekenao ny fitondran’Andriamanitra ny fiainanao “satria raha misaraka amiko ianareo, hoy Jesoa, dia tsy afa-manao na inona na inona” (Joany 15, 5b)
“Mitsangana, mamirapiratra, satria tonga ny famirapiratanao : ny voninahitry ny Tompo no manazava anao toy ny masoandro miposaka” (Isaia 60, 1)
Antananarivo 24, janoary 2021
Pastora Dr Rakotozafy Denis, Filohan’ny FLM
SE Mgr Razanakolona Odon Marie Arsène, filohan’ny EKAR
SE Mgr Ranarivelo Samoela Jaona, Filohan’ny EEM
Dr Irako Andriamahazosoa Ammi, mpitandrina Filohan’ny FJKM
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