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Violences sexuelles du Hamas: « le silence de l’ONU a été vécu comme une trahison »

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« Le silence a nourri une campagne de déni dans le monde, des campagnes de haine, d’antisémitisme. Le silence a permis de répandre des mensonges », regrette Cochav Elkayam-Lévy, spécialiste israélienne du droit international et du féminisme

Dr. Cochav Elkayam-Levy parlant, à CNN, le 17 novembre 2023. (Crédit : Capture d’écran ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Le « trop long silence » de l’ONU sur les viols et violences sexuelles lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre en Israël a eu « des effets dévastateurs » et a été vécu comme « une trahison », selon une spécialiste israélienne du droit international et du féminisme.

« Il leur a fallu des semaines pour réagir. Et ces semaines ont eu des effets dévastateurs », regrette Cochav Elkayam-Lévy, présidente de la Commission civile sur les crimes du Hamas contre les femmes et les enfants, une organisation indépendante créée dans le sillage de l’attaque sanglante du 7 octobre.

« La justice commence avec la reconnaissance des crimes » insiste avec émotion la juriste israélienne dans un entretien à l’AFP au siège du CRIF (conseil représentatif des institutions juives de France) à Paris.

Les récits de témoins de viols, violences sexuelles, mutilations génitales, se sont multipliés depuis l’attaque du 7 octobre, accusations niées par le groupe terroriste islamiste palestinien, mais qui font d’ores et déjà l’objet d’enquêtes difficiles et complexes en Israël.

L’ONU et ses agences ont été vivement critiqués dans le pays, qui les accuse d’avoir réagi tardivement. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’était exprimé sur le sujet fin novembre, réclamant des enquêtes.

« Le trop long silence de l’ONU sur ces crimes a été vécu comme une trahison par les Israéliens, mais aussi comme une trahison de l’humanité », raconte Mme Elkayam-Lévy, « immensément choquée » par ce qu’elle qualifie de « déni infligé à toute une collectivité par les agences même qui sont censées faire respecter le droit international ».

« Le silence a nourri une campagne de déni dans le monde, des campagnes de haine, d’antisémitisme. Le silence a permis de répandre des mensonges », poursuit Mme Elkayam-Lévy.

Elle se trouve à Paris au moment où la représentante spéciale de l’Onu en charge des violences sexuelles en période de conflit, Pramila Patten, est en visite en Israël pour rencontrer victimes, témoins et professionnels.

Lundi soir, Mme Patten a exhorté les victimes des crimes sexuels présumés du Hamas à « briser le silence » et raconter ce qu’elles ont subi.

« Il y a des signes encourageants, l’Onu désormais mentionne ces crimes. Mais l’échec est profond, il faut de profonds changements dans le système », estime Mme Elkayam-Lévy.

« Mission historique »

Le 7 octobre, la professeure de droit israélienne est au diapason de tout un pays, sidérée, dépassée par l’ampleur de l’événement. « C’est comme si les portes de l’enfer s’étaient ouvertes devant nous. Quelque chose d’inimaginable s’est produit. Quand j’ai compris que nous faisions face à un déni, j’ai dit à mes collègues: nous avons une mission historique, il faut documenter ce qui est arrivé à ces femmes et ces enfants, créer des archives », raconte-t-elle.

Des Israéliens enlevés et emmenés à Gaza par des terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023, comme le montrent les vidéos floutées des réseaux sociaux diffusées par la télévision israélienne. (Crédit : Capture d’écran de la Douzième chaîne)

A partir d’un groupe WhatsApp d’une dizaine de ses collègues juristes et autres experts, elle crée la Commission civile pour documenter « dans le respect strict des normes internationales » les tueries, tortures et violences sexuelles attribuées au Hamas.

La Commission doit publier prochainement un premier rapport préliminaire, mais Mme Elkayam-Lévy se refuse à donner des estimations sur l’ampleur de ces crimes. « Nous ne saurons jamais le nombre de victimes exact d’abus sexuels, nous ne saurons pas ce qui est arrivé aux femmes qui ont été tuées, ce qu’elles ont subi », déclare-t-elle.

Le peu de récits de survivants et l’absence d’expertise médico-légale compliquent l’évaluation de l’ampleur de ces crimes sexuels.

Mais, selon Mme Elkayam-Lévy, la parole commence à se libérer en Israël, notamment depuis la libération de premiers otages lors d’une trêve fin novembre.

« Ce sujet est de plus en plus discuté et porté à l’attention du public en Israël », affirme-t-elle.

Des manifestantes se sont rassemblées devant le siège de l’ONU à New York, le 4 décembre 2023, pour protester contre le silence de la communauté internationale à propos des violences sexuelles commises par les terroristes du Hamas contre des femmes israéliennes lors du massacre du 7 octobre. (Crédit : Carli Fogel)

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Washington rejette les propos de Lula comparant l’offensive israélienne contre le Hamas à la Shoah

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Les déclarations du président brésilien ont provoqué une crise diplomatique, Lula étant désormais « persona non grata » en Israël

L’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula Da Silva au 12e Congrès du Syndicat des travailleurs brésiliens (CUT) à Belo Horizonte, au Brésil, le 28 août 2015. (Crédit : AFP/Douglas Magno)

Les Etats-Unis ont désapprouvé mardi les déclarations du président brésilien Lula comparant la guerre israélienne à Gaza à la Shoah, alors que le secrétaire d’Etat Antony Blinken se rend au Brésil dans le cadre d’une tournée sud-américaine.

« Bien sûr nous ne sommes pas d’accord avec ces déclarations. Nous avons été très clairs sur le fait que nous ne pensons pas qu’un génocide soit commis à Gaza », a déclaré à la presse le porte-parole du département d’Etat, Matthew Miller.

Les déclarations du président brésilien ont provoqué une crise diplomatique, Lula étant désormais « persona non grata » en Israël, dont l’ambassadeur a été convoqué par le gouvernement de Brasilia.

« Ce qui se passe dans la bande de Gaza n’est pas une guerre, c’est un génocide », avait déclaré Lula à la presse depuis Addis Abeba, en Ethiopie, où il assistait à un sommet de l’Union africaine.

Ces déclarations sont les plus virulentes jamais formulées sur le conflit en cours entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien Hamas par Lula, éminente voix du Sud dont le pays assure actuellement la présidence tournante du G20.

Le Hamas a salué dans les propos de Lula « une description exacte de ce que (son) peuple subit » à Gaza, qui révèle « l’énormité du crime » commis par Israël.

Le président brésilien de gauche, âgé de 78 ans, avait condamné l’attaque du 7 octobre du Hamas en la qualifiant d’acte « terroriste ». Mais il s’est depuis lors montré très critique à l’égard de la campagne militaire de représailles d’Israël.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza. Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Plus de 29 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 12 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

(source: fr.timesofisrael.com)

BREAKING: King Abdullah II of Jordan: « We Cannot Afford An Israeli Attack on Rafah »

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President Biden and King Abdullah II of Jordan delivered remarks on Monday about the war between Israel and Hamas.

Trois pays mettent en garde Israël

sraël persiste dans son projet d’offensive à grande échelle à Rafah, où se terrent plus d’un million de Palestiniens, malgré des mises en garde internationales encore redoublées jeudi et des tractations en arrière-plan pour une trêve à Gaza avec le Hamas. Trois pays du Commonwealth ont mis en garde l’État hébreu contre une opération «catastrophique» à Rafah. Le gouvernement israélien, lui, a autorisé Starlink sur son territoire.

Après les États-Unis, principal allié d’Israël, qui disent s’opposer à une offensive sur Rafah sans «garanties» pour la sécurité des civils, l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande ont mis en garde jeudi le gouvernement Nétanyahou en garde contre une opération «catastrophique» à Rafah.

(source: lefigaro.fr)

 

Hillary Clinton : Netanyahu n’est pas digne de confiance, et doit partir

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L’ex-secrétaire d’État critique le dirigeant israélien pour sa gestion de la guerre, estime qu’il devrait être destitué s’il entrave la planification de l’après-guerre à Gaza

L’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton s’adresse à MSNBC, le 7 février 2024 (Crédit : Capture d’écran/\vidéo ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

L’ancienne Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a critiqué mercredi la gestion par le Premier ministre Benjamin Netanyahu de la guerre entre Israël et les terroristes du Hamas et a appelé à son éviction.

« Netanyahu devrait partir. Ce n’est pas un dirigeant digne de confiance. C’est sous son autorité que l’attaque [du 7 octobre] a eu lieu. Il doit partir, et si en plus il est un obstacle à un cessez-le-feu, s’il est un obstacle à la planification de l’après-guerre, il doit absolument partir », a affirmé Clinton lors d’un entretien avec Alex Wagner Tonight sur MSNBC.

Dans le même temps, la position actuelle de Clinton, qui a exprimé son soutien à l’effort de guerre dans le passé, sur la question de savoir si Israël devait ou non mettre fin à sa campagne militaire, n’était pas claire.

« Nous aimerions qu’il y ait un cessez-le-feu. Si le Hamas acceptait un cessez-le-feu, il y aurait un cessez-le-feu », a-t-elle déclaré.

Le Hamas a appelé à un cessez-le-feu, mais a posé des conditions draconiennes, notamment une cessation des hostilités, en échange de la libération des otages qu’il détient encore, conditions qu’Israël a déclaré ne pas pouvoir accepter. Israël a déclaré qu’il poursuivrait la guerre jusqu’à ce que le régime du Hamas soit renversé et que tous les otages soient libérés.

Interrogée sur la relation entre le Président américain Joe Biden et Netanyahu, l’ancienne candidate démocrate à la présidence et Première dame a répondu : « Je pense que Joe Biden a fait tout ce qu’il pouvait faire pour (…) répondre aux préoccupations légitimes du peuple israélien après le 7 octobre, pour soutenir Israël face à une attaque terroriste perpétrée par une organisation terroriste ».

« Mais je pense qu’il est également clair que Biden fait tout ce qu’il peut pour influencer Netanyahu ».

La guerre a éclaté suite à l’attaque meurtrière lancée par le Hamas le 7 octobre contre Israël, qui a fait 1 200 morts, pour la plupart des civils. 3 000 terroristes ont envahi le sud d’Israël en traversant la frontière avec la bande de Gaza, massacrant tous ceux qui se trouvaient sur leur passage et kidnappant 253 personnes de tous âges, qui ont été emmenées comme otages à Gaza. Plus de la moitié d’entre elles sont toujours captives.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tient une conférence de presse à Jérusalem, le 7 février 2023. (Capture d’écran)

Clinton a défendu la conduite d’Israël, notant que le Hamas a commencé la guerre et qu’Israël avait le droit de se défendre dans le cadre des lois de la guerre.

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L’UNRWA en question

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UNRWA, l’acronyme de l’infamie ? Un rapport qu’Israël a transmis à son allié américain ainsi qu’à la direction de l’UNRWA le ferait penser. Des extraits en furent publiés le dimanche 28 janvier par le New York Times. Le rapport israélien dénonce la participation de douze fonctionnaires (dont neuf enseignants et un travailleur social) de l’UNRWA aux attaques terroristes du 7 octobre 2023. Dix d’entre eux feraient partie du Hamas, un autre affilié au jihad islamique. L’un d’eux aurait directement participé au massacre de 97 personnes dans le kibboutz Be’eri.

UNRWA, «United Nations Relief and Works Agency», Agence de secours et de travaux des Nations unies (dédiés aux réfugiés palestiniens dans le Proche-Orient), agence d’aide humanitaire, créée en 1949. Elle subvient aux besoins de 5,9 millions de réfugiés (à Gaza, en Cisjordanie, au Liban, en Jordanie, en Syrie), descendants des 700.000 Palestiniens déplacés à la suite de la création de l’État d’Israël en mai 1948 et de la guerre israélo-arabe qui s’ensuivit.

Après les révélations de ce 26 janvier 2024, le jour même de l’ordonnance de la CIJ (Cour internationale de Justice) condamnant Israël pour génocide sur la base, entre autres, de rapports de l’UNRWA, dix-sept pays suspendent leur financement à l’Agence.

Le communiqué du 26 janvier 2024, de Philippe Lazzarini, Commissaire Général de l’Agence, est explicite : «The Israeli authorities have provided UNRWA with information about the alleged involvment of several UNRWA employees in the horrific attacks ont Israel on 7 october. (…) «acts of terror» (…) «UNRWA reiterates its condemnation in the strongest possible terms of the abhorrent attacks on 7 october and calls for the immediate and unconditionnal release of all Israeli hostages and their safe return to their families». Mais, tous les employés de l’UNRWA partagent-ils les sentiments exprimés par les mots de leur Commissaire Général ?

États-Unis, Canada, Australie, Japon, Italie, Royaume-Uni, Finlande, Allemagne, Pays-Bas, France, Suisse, Autriche, Suède, Nouvelle-Zélande, Islande, Roumanie, Estonie, Union européenne, ont suspendu leur financement. Ce qui n’est pas sans conséquences quand on consulte le le Top 10 des États donateurs de l’UNRWA pour 2022 : États-Unis (344 millions USD), Allemagne (202 millions USD), Union européenne (114 millions USD), Suède (61 millions USD), Norvège (34 millions USD), Japon (30 millions USD), France (29 millions USD), Arabie saoudite (27 millions USD), Suisse (25,5 millions USD), Turquie (25 millions USD).

Cette crise à l’UNRWA m’aura permis d’apprendre que les principaux donateurs de l’Agence (États-Unis en tête) sont finalement ceux que les rues arabes (et palestiniennes) aiment insulter en brûlant spectaculairement, par exemple, la bannière étoilée. Aujourd’hui, ils découvrent que sans les 30% de la participation américaine au milliard de dollars du budget, c’est la survie d’un million de Palestiniens qui serait en péril.

Autre enseignement, dans le Top 20 de l’aide aux Palestiniens via l’UNRWA, ne figure que quatre pays musulmans : Arabie saoudite, Turquie, Koweit, Qatar.

Suite aux accusations d’Israël, le Canada (23,7 millions USD à l’UNRWA en 2022) a décidé de confier son aide d’urgence de 30 millions de dollars à d’autres organismes comme l’UNICEF ou la Croix-Rouge. Parce que, dans la bande de Gaza, outre l’UNRWA, travaille par exemple également l’OCHOA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, Bureau de coordination des aides humanitaires). La suspension des financements inquièterait donc davantage les pays arabes riverains qui accueillent une importante communauté palestinienne (240.000 au Liban, 2.000.000 en Jordanie…).

Neuf des employés incriminés ont été aussitôt licenciés. Les autorités onusiennes s’engagent à faire mener des investigations internes. La formule est-elle crédible ? C’est bien la raison de la proposition alternative de la Commission européenne d’un audit extérieur par des experts indépendants.

Nasolo-Valiavo Andriamihaja  – lexpress.mg

Cour Internationale de Justice – Gaza : la CIJ ordonne à Israël de « prévenir et punir » l’incitation au « génocide »

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Israël doit prendre « toutes les mesures en son pouvoir pour prévenir et punir l’incitation directe et publique à commettre le génocide », a déclaré la Cour internationale de justice (CIJ) ce vendredi 26 janvier. La plus haute juridiction de l’ONU a donné une décision historique dans le litige opposant l’Afrique du Sud à Israël sur la situation à Gaza. Une affaire qui a attiré l’attention du monde entier. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le Hamas palestinien ont réagi.


Dans sa guerre contre le Hamas, Israël dit avoir achevé la première phase de son offensive militaire

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L’armée israélienne affirme avoir « démantelé la structure militaire du Hamas dans le nord de la bande de Gaza »

AFP Après avoir démantelé le Hamas dans le nord de la bande de Gaza, Tsahal va se concentrer sur les camps de réfugiés du Sud, comme ici à Khan Yunes.

PROCHE-ORIENT – La phase 1 de la riposte est terminée. Alors qu’Israël va commémorer dimanche 7 janvier le quatrième mois de l’attaque terroriste menée sur son sol par le Hamas et alors que le risque d’embrasement à la frontière avec le Liban est maximal, l’armée israélienne a annoncé avoir « achevé le démantèlement de la structure militaire du Hamas dans le nord de la bande de Gaza ».

En conférence de presse samedi soir, le général Daniel Hagari a expliqué que Tsahal va désormais se concentrer désormais sur le démantèlement du mouvement islamiste palestinien « dans le centre et le sud de ce territoire ». « Nous allons faire ça autrement […] cela prend du temps, il n’y a pas de raccourcis dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré le porte-parole de l’armée israélienne.

« On ne doit pas mettre un terme à la guerre avant que nous n’ayons atteint ces objectifs », a affirmé Benjamin Netanyahou dans un communiqué. Le Premier Ministre en cite trois : « éliminer le Hamas, ramener nos otages et faire en sorte que Gaza ne soit plus jamais une menace pour Israël ». Un porte-parole du ministère de la Défense estime que 163 Israéliens sont encore détenus par l’organisation terroriste. Parmi eux, trois Français sont toujours otages.

Dans le centre et le sud de la bande de Gaza « nous allons faire ça autrement » que dans le Nord, a déclaré le général Hagari sans s’étendre sur la méthode. Depuis le lancement de l’offensive, Israël a pilonné sans relâche le petit territoire enclavé. Un nouveau bilan donné par le Hamas fait état de 22 700 victimes, essentiellement des femmes et des enfants. Ces actions sont dénoncées par une partie de la communauté internationale, l’ONU appelant en vain à ce que l’aide humanitaire puisse venir en aide aux civils.

« Les camps de réfugiés du centre de la bande de Gaza sont bondés et pleins de terroristes », a-t-il affirmé en faisant référence à ceux de Nusseirat, Al-Bureij, Al-Maghazi, et Deir el-Balah. Dans le Sud, la grande agglomération de « Khan Younès a une ville souterraine de tunnels aux ramifications multiples. Cela prend du temps, il n’y a pas de raccourcis dans la lutte contre le terrorisme », a développé le militaire. Les autorités israéliennes ont en effet prévenu depuis quelques semaines que la guerre allait s’étendre encore de longs mois.

(source: huffingtonpost.fr)


Israel must have full control over Gaza-Egypt border – Netanyahu

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The prime minister says “demilitarization” of the Palestinian enclave must be ensured

Humanitarian aid trucks from the UN and Red Crescent pass through the Rafah Border Crossing on the Egyptian border in Rafah, Gaza, December 18, 2023. © Abed Rahim Khatib / Anadolu / Getty Images

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu aims to take full control of the Gaza-Egypt border zone, arguing that this is the only way to achieve the “demilitarization” of the Palestinian enclave and prevent cross-border attacks.

Speaking at a press conference in Tel Aviv on Saturday as Israel enters the 13th week of the war with Hamas, Netanyahu predicted that “the war will continue for many more months,” despite international pressure to end the hostilities.

He reiterated the plans to fully eliminate Hamas and achieve the release of all Israeli hostages, promising to ensure that Gaza no longer poses a threat to Israel and that there will be “no element in it that finances terrorism, educates its children for terrorism and pays the families of terrorists.”

Netanyahu added that there are “additional important missions” aimed at restoring security in the Israeli cities and settlements that fell victim to the devastating Hamas attack on October 7 and facilitating a safe return for residents.

“The Philadelphi Corridor – or to put it more correctly, the southern stoppage point [of Gaza] – must be in our hands. It must be shut. It is clear that any other arrangement would not ensure the demilitarization that we seek,” the prime minister said.

“As prime minister, I have rejected the international pressure aimed at stopping the war before we achieve these goals,” Netanyahu added. He also praised the US for approving the “supply of additional war materiel” to the Israel Defense Forces (IDF). Lire la suite »

Mer rouge : la France poussée à la guerre ?

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La frégate multimissions «Languedoc», intégrée à un groupe aéronaval américain, a abattu deux drones samedi soir. Quelques heures avant, les rebelles houthis avaient menacé d’attaquer tout navire se dirigeant vers Israël.

Conflit Hamas-Israël: Joe Biden fixe un cap pour l’après-guerre

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Pour la première fois Joe Biden a publiquement menacé de sanctions les colons juifs qui s’attaquent aux Palestiniens en Cisjordanie. . KENT NISHIMURA/Getty Images via AFP

Le président américain a présenté sa vision du futur entre le Hamas et Israël dans une longue tribune dans le Washington Post.

Joe Biden a répété son soutien à l’État hébreu tout en dénonçant la violence des colons israéliens et a appelé à réunifier la bande de Gaza et la Cisjordanie sous une «Autorité palestinienne revitalisée».

Pour la première fois publiquement, il a menacé de sanctions les colons juifs qui s’attaquent aux Palestiniens en Cisjordanie. «La violence extrémiste doit cesser et ceux qui commettent ces actes doivent rendre des comptes», écrit-il. «Les États-Unis sont prêts à prendre leurs propres mesures, notamment en privant de visas les extrémistes qui s’en prennent aux civils en Cisjordanie», ajoute-t-il. Depuis l’attaque du 7 octobre du Hamas, qui a tué quelque 1200 Israéliens, les incidents se sont multipliés dans ce territoire occupé. Plus de 200 Palestiniens ont été tués par les colons et les forces armées israéliennes, selon les Nations unies.

Joe Biden, dans son texte, évite de critiquer Israël et son offensive militaire à Gaza qui a fait plus de 12.000 morts, dont 5000 enfants, d’après le ministère de la Santé du Hamas. Il continue à défendre catégoriquement de droit de l’État hébreu à se défendre et a répété son opposition à tout cessez-le-feu. «Tant que le Hamas s’accroche à son idéologie de destruction, un cessez-le-feu ne sera pas la paix», déclare-t-il. Un arrêt des combats lui permettrait de «reconstituer ses stocks de roquettes, de repositionner ses combattants et de recommencer le massacre en attaquant à nouveau des innocents, continue-t-il. Notre but ne devrait pas seulement être de stopper la guerre aujourd’hui mais de la stopper pour toujours.»

Faire pression sur le Congrès

Il s’est dit en même temps «dévasté» par les milliers de victimes civiles palestiniennes. «La solution de deux États est le seul moyen de garantir la sécurité à long terme des peuples israélien et palestinien. Même si aujourd’hui cette perspective n’a jamais semblé aussi lointaine, cette crise la rend plus nécessaire que jamais.» Dans sa tribune, il a énuméré «les principes de base» qui conduisent «au chemin de la paix». «Gaza ne doit plus être utilisé comme une base pour le terrorisme. Il ne doit pas y avoir de déplacement forcé des Palestiniens de Gaza, pas de réoccupation, pas de siège ni de blocus, et pas de réduction du territoire», écrit-il. «Gaza et la Cisjordanie devraient être réunifiées sous une même structure de gouvernance, à terme sous une Autorité palestinienne revitalisée». Lire la suite »