Pour la première fois Joe Biden a publiquement menacé de sanctions les colons juifs qui s’attaquent aux Palestiniens en Cisjordanie. . KENT NISHIMURA/Getty Images via AFP
Le président américain a présenté sa vision du futur entre le Hamas et Israël dans une longue tribune dans le Washington Post.
Joe Biden a répété son soutien à l’État hébreu tout en dénonçant la violence des colons israéliens et a appelé à réunifier la bande de Gaza et la Cisjordanie sous une «Autorité palestinienne revitalisée».
Pour la première fois publiquement, il a menacé de sanctions les colons juifs qui s’attaquent aux Palestiniens en Cisjordanie. «La violence extrémiste doit cesser et ceux qui commettent ces actes doivent rendre des comptes», écrit-il. «Les États-Unis sont prêts à prendre leurs propres mesures, notamment en privant de visas les extrémistes qui s’en prennent aux civils en Cisjordanie», ajoute-t-il. Depuis l’attaque du 7 octobre du Hamas, qui a tué quelque 1200 Israéliens, les incidents se sont multipliés dans ce territoire occupé. Plus de 200 Palestiniens ont été tués par les colons et les forces armées israéliennes, selon les Nations unies.
Joe Biden, dans son texte, évite de critiquer Israël et son offensive militaire à Gaza qui a fait plus de 12.000 morts, dont 5000 enfants, d’après le ministère de la Santé du Hamas. Il continue à défendre catégoriquement de droit de l’État hébreu à se défendre et a répété son opposition à tout cessez-le-feu. «Tant que le Hamas s’accroche à son idéologie de destruction, un cessez-le-feu ne sera pas la paix», déclare-t-il. Un arrêt des combats lui permettrait de «reconstituer ses stocks de roquettes, de repositionner ses combattants et de recommencer le massacre en attaquant à nouveau des innocents, continue-t-il. Notre but ne devrait pas seulement être de stopper la guerre aujourd’hui mais de la stopper pour toujours.»
Faire pression sur le Congrès
Il s’est dit en même temps «dévasté» par les milliers de victimes civiles palestiniennes. «La solution de deux États est le seul moyen de garantir la sécurité à long terme des peuples israélien et palestinien. Même si aujourd’hui cette perspective n’a jamais semblé aussi lointaine, cette crise la rend plus nécessaire que jamais.» Dans sa tribune, il a énuméré «les principes de base» qui conduisent «au chemin de la paix». «Gaza ne doit plus être utilisé comme une base pour le terrorisme. Il ne doit pas y avoir de déplacement forcé des Palestiniens de Gaza, pas de réoccupation, pas de siège ni de blocus, et pas de réduction du territoire», écrit-il. «Gaza et la Cisjordanie devraient être réunifiées sous une même structure de gouvernance, à terme sous une Autorité palestinienne revitalisée». Lire la suite »
CNN goes into Gaza on an embed with the Israeli army. Nic Robertson describes the destruction he witnessed, as well as the basement of a children’s hospital. Israel says Hamas uses hospitals as a base, something Gaza doctors say is not true.
Le positionnement adopté par le chef de l’Etat sur la guerre entre Israël et le Hamas, parfois sans concertation avec le Quai d’Orsay, suscite un malaise dans les rangs du ministère, alors que doit s’ouvrir, jeudi, une conférence humanitaire sur Gaza, à l’Elysée.
Emmanuel Macron et le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à Jérusalem, le 24 octobre 2023. CHRISTOPHE ENA / AP
Les crispations sont discrètes, jamais exprimées ouvertement, mais bien réelles. Le positionnement d’Emmanuel Macron dans la guerre entre Israël et le Hamas suscite de l’agacement, voire de vives réserves, au sein de l’appareil diplomatique français. Alors que doit se tenir, jeudi 9 novembre, à l’Elysée, une « conférence humanitaire sur Gaza », lors de laquelle le chef de l’Etat entend afficher une forme d’équilibre entre les belligérants, sa gestion du conflit depuis les attaques du Hamas, le 7 octobre, suscite un vrai malaise parmi une partie des diplomates, sous pression depuis une semaine pour organiser l’événement.
Parmi les plus critiques figurent les personnels de la direction de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (ANMO), la plus en contact avec les pays de la région, et souvent surnommée la « rue arabe » au sein du Quai d’Orsay. Leur frustration est d’autant plus vive que le conflit alimente en interne le clivage traditionnel avec les tenants d’une ligne très atlantiste, et pro-israélienne. Mais la fronde va au-delà. Plusieurs dizaines de diplomates s’inquiètent du soutien sans nuance à Israël. Ils redoutent un impact profond sur l’image et la sécurité de la France dans les années à venir, et appellent à un cessez-le-feu immédiat. Certains auraient même imaginé de rédiger une note collective à leur ministre, Catherine Colonna. Depuis le 7 octobre, cette dernière a été dépêchée à deux reprises dans la région, puis au siège des Nations unies, à New York, mais reste quasi inaudible.
Une « option » à considérer. Le ministre de l’Héritage israélien a affirmé ce dimanche dans une interview à une radio qu’il n’était pas entièrement satisfait de l’ampleur des représailles israéliennes dans la guerre contre le Hamas. Il a ensuite évoqué un possible recours à la bombe nucléaire contre la bande de Gaza. L’ultranationaliste Amichay Eliyahu a immédiatement été sanctionné par le chef du gouvernement, Benyamin Netanyahou, qui a suspendu sa participation aux réunions du gouvernement « jusqu’à nouvel ordre »
According to The Wall Street Journal Publication this week, Map: Tunnels Under Gaza Made by Hamas, Identified by Israel.
As part of its campaign to eradicate Hamas from Gaza, Israel has targeted strikes against a network of tunnels underneath the enclave that are used by the militant group to transport weapons and people without detection by Israeli air surveillance. The map above shows tunnels as they have been identified by the Israel Defence Forces running underneath Gaza City and other locations in the Palestinian enclave.
Plusieurs associations étudiantes de la prestigieuse université américaine ont dénonce la responsabilité du « régime israélien » dans la guerre qui l’oppose au Hamas, provoquant la réaction de donateurs ulcérés.
Lors d’une manifestation pro-Palestine sur le campus de l’université de Harvard, à Cambridge (Massachusetts), le 14 octobre 2023. JOSEPH PREZIOSO / AFP
Rongeaient-ils leur frein depuis des mois contre ces étudiants gauchistes adeptes du wokisme et de la cancel culture ? Toujours est-il que les milliardaires américains sont sortis de leurs gonds lorsque certaines associations étudiantes de Harvard ont fait porter sur l’Etat d’Israël la responsabilité des attaques terroristes du Hamas.
« Nous, les organisations étudiantes soussignées, tenons le régime israélien entièrement responsable de toute la violence qui se déroule », ont écrit, le 10 octobre, trente-quatre associations étudiantes du campus, essentiellement des groupes de minorités musulmanes qui, sans un mot pour les victimes israéliennes, ni les femmes ni les enfants assassinés, ajoutaient : « Les jours à venir nécessiteront une prise de position ferme contre les représailles coloniales. Nous appelons la communauté de Harvard à prendre des mesures pour mettre fin à l’anéantissement en cours des Palestiniens. »
Kenneth Griffin, le milliardaire fondateur du hedge fund Citadel a décroché son téléphone pour exiger que la direction de la célèbre université du Massachusetts monte au créneau pour défendre l’Etat hébreu. Cet homme, qui a donné 500 millions de dollars (468 millions d’euros) à Harvard, ne décolérait pas, notamment dans un entretien au New York Times, y qualifiant d’« impardonnable » la lettre des associations étudiantes. Et il n’est pas le seul. Non juifs – comme M. Griffin qui est presbytérien — ou juifs, les anciens élèves de l’université sont partis à l’assaut.
A Harvard, étudiants et professeurs se déchirent au sujet de l’attaque du Hamas en Israël . (..Lire la suite)
En visite éclair en Israël, Joe Biden est venu afficher son soutien aux israéliens tout en faisant de l’urgence humanitaire une priorité. Objectif atteint puisque le président américain a obtenu de laisser entrer l’aide humanitaire dans la bande de Gaza. En France, ont eu lieu les obsèques du professeur de français assassiné à Arras. Un drame qui relance le débat sur les expulsions des étrangers fichés S.
After Hamas launched its terror attacks on Israel, Hezbollah too opened fire on Israel in the North. Because of this, Israel has beefed up its security presence on the Northern border with Lebanon.
What is the Hezbollah group and how are they different from Hamas. On what aspects are the two groups alike and how do world powers see them. Hezbollah has outrightly shown support for Hamas’ terror attacks on Israel, the question is whether Hezbollah join forces with Hamas or not?
Les Israéliens ayant fait leur service militaire, soit une grande partie de la population adulte juive, sont obligatoirement réservistes jusqu’à l’âge de 40 ans
Des réservistes de l’infanterie israélienne lors d’un entraînement aux armes légères dans le nord du plateau du Golan avant de se diriger vers la bande de Gaza, le 8 octobre 2023. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
« C’est surréaliste d’être là », explique un réserviste israélien, les tours de Gaza dans le viseur de son fusil, camouflé dans une position à 1,5 km du territoire palestinien. Cela fait 10 ans que ce graphiste de 30 ans n’avait pas approché la guerre.
Boucle d’oreille qui dépasse du casque recouvert de la toque de camouflage emblématique de l’uniforme israélien, Amir – qui ne donne pas son nom de famille, selon une consigne de l’armée – a fini son service militaire en 2014, juste après Tsouk Eitan, la dernière opération terrestre dans Gaza.
Il dit pudiquement en garder « des deuils, des traumatismes ».
« Etude, voyage, fête, amour, séparation, crises, premier boulot », énumère-t-il, toute une vie s’est écoulée depuis neuf ans. Malgré les exercices annuels de préparation auxquels il était convoqué, Amir dit ne pas avoir « réalisé » qu’il était de retour dans la guerre.
« Personne ne devrait se retrouver dans cette situation », dit l’ancien sniper, qui se considère comme plutôt de gauche et pacifiste.
« Je sais encore m’en servir mais j’espère ne pas avoir à le faire », souffle le soldat en montrant presque gêné son fusil Tavor.
Son peloton, une dizaine d’appelés qui ne se connaissent pas, revoient plus loin les bases du déplacement tactique camouflé au sol, notamment les communications silencieuses avec les doigts.
Des réservistes de Tsahal aident à garder un kibboutz près de la frontière syrienne dans le nord du plateau du Golan, le 8 octobre 2023. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
Du jour au lendemain dans la guerre
Les Israéliens ayant fait leur service militaire, soit une grande partie de la population adulte juive, sont obligatoirement réservistes jusqu’à l’âge de 40 ans. Dans l’unité d’Amir, comme dans de nombreuses unités, des volontaires plus âgés ont décidé de reprendre du service dès le début de la guerre, déclenchée le 7 octobre suite aux massacres sans précédent perpétrés par le groupe terroriste palestinien du Hamas contre des milliers d’Israéliens.