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L’héritage de Ben-Yehuda, pionnier de la langue hébraïque, se perpétue à Jérusalem

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Tant de sites historiques qui retracent la vie d’Eliezer Ben-Yehuda et de sa famille, qui ont travaillé dur pour donner à l’État juif naissant une langue qui lui soit propre.

Photo moderne de l’appartement situé dans la Vieille Ville au-dessus du marché du coton qu’occupaient Eliezer et Dvora Ben-Yehuda. (Crédit : Shmuel Bar-Am) Photo moderne de l’appartement situé dans la Vieille Ville au-dessus du marché du coton qu’occupaient Eliezer et Dvora Ben-Yehuda. (Crédit : Shmuel Bar-Am)

Un jour, à la fin du XIXe siècle, une femme en plein travail pousse la porte de la maison d’Eliezer Ben-Yehuda, à Jérusalem. Allongée dans la cour en face de sa maison, elle crie à chaque nouvelle contraction : « Gevald ! » (une expression yiddish signifiant l’angoisse). Ce n’est qu’après un certain temps que Ben-Yehuda passa la tête par la fenêtre. « Toi ! », cria-t-il. « Crie en hébreu ! »

C’est l’une de ces anecdotes que l’on entend si souvent et dans tant de variantes que l’on finit par y croire. Nous l’avons entendue lors d’une conférence dans la Vieille Ville dans le cadre d’un programme culturel d’été à la Nouvelle Porte. La conférence était donnée par l’arrière-petit-fils de Ben Yehuda, le maître conteur, écrivain, chef cuisinier, et journaliste, Gil Hovav.

Que cette anecdote soit vraie ou non – et elle ne l’est probablement pas – elle en dit long sur Ben-Yehuda, un fanatique qui a consacré son cœur, son âme et son esprit à faire revivre l’hébreu pour en faire une langue vivante qui remplacerait le yiddish parlé par les Juifs de l’époque. Rien n’a fait dévier Ben-Yehuda de sa voie, ni quelques nuits en prison, ni même le sioniste visionnaire Theodor Herzl, qui dénigra l’idée de faire de l’hébreu une langue nationale moderne.

Un jour, à la fin du XIXe siècle, une femme en plein travail pousse la porte de la maison d’Eliezer Ben-Yehuda, à Jérusalem. Allongée dans la cour en face de sa maison, elle crie à chaque nouvelle contraction : « Gevald ! » (une expression yiddish signifiant l’angoisse). Ce n’est qu’après un certain temps que Ben-Yehuda passa la tête par la fenêtre. « Toi ! », cria-t-il. « Crie en hébreu ! »

C’est l’une de ces anecdotes que l’on entend si souvent et dans tant de variantes que l’on finit par y croire. Nous l’avons entendue lors d’une conférence dans la Vieille Ville dans le cadre d’un programme culturel d’été à la Nouvelle Porte. La conférence était donnée par l’arrière-petit-fils de Ben Yehuda, le maître conteur, écrivain, chef cuisinier, et journaliste, Gil Hovav.

Que cette anecdote soit vraie ou non – et elle ne l’est probablement pas – elle en dit long sur Ben-Yehuda, un fanatique qui a consacré son cœur, son âme et son esprit à faire revivre l’hébreu pour en faire une langue vivante qui remplacerait le yiddish parlé par les Juifs de l’époque. Rien n’a fait dévier Ben-Yehuda de sa voie, ni quelques nuits en prison, ni même le sioniste visionnaire Theodor Herzl, qui dénigra l’idée de faire de l’hébreu une langue nationale moderne.

Ben-Yehuda est né Eliezer Yitzhak Perlman en 1858 en Lituanie. Dans ses jeunes années, il a étudié la Torah et ses commentaires, mais à l’adolescence, il s’est familiarisé avec la grammaire hébraïque et les livres profanes. Vers la fin de ses études secondaires, suivies dans une école juive, il a commencé à réaliser la nécessité d’une patrie juive, et lors de ses études à Paris, il a été fortement infecté par le virus sioniste surtout avec l’Affaire Dreyfus. Il devient alors un militant sioniste et en 1879, il change son nom en Eliezer Ben-Yehuda.

C’est ainsi qu’en 1881, empli de ferveur sioniste, il décide que le moment est venu de s’installer en terre d’Israël. Avant de quitter Paris, on lui propose un poste d’assistant rédacteur pour le journal en hébreu Havatzelet, basé à Jérusalem. Bien que le salaire proposé soit maigre, Ben-Yehuda accepte le poste après que le rédacteur en chef du journal, Israel Dov Frumkin, promit de lui fournir un hébergement pour lui et sa fiancée Dvora – ce qui fut le cas : une chambre dans la maison de Frumkin, pour laquelle ils payèrent une redevance.

Quelques semaines plus tard, ils emménagent dans un modeste appartement au deuxième étage, au-dessus du bruyant marché du coton de la Vieille Ville. Malheureusement, il n’y avait pas d’escalier, et chaque fois qu’ils voulaient entrer ou sortir de leur petit logement, le couple devait utiliser une échelle.

Leur premier enfant est né en 1882, le jour de la fête juive de Tu BeAv. À la grande joie de Ben-Yehuda, qui soutenait fermement l’idée d’implantations agricoles juives en terre d’Israël, la naissance a eu lieu le jour même de la fondation de Rishon Lezion, première moshav (implantation agricole) en terre d’Israël. Dans l’une de ses publications, Ben-Yehuda a écrit sur ce jour glorieux où « nous avons conquis à la fois la terre et la langue ».

Dès le premier jour, Ben-Yehuda et sa femme n’ont parlé qu’en hébreu à leur bébé, le père déclarant que son fils « parlerait hébreu ou ne parlerait pas du tout ». L’enfant, un garçon nommé Ben-Zion Ben-Yehuda, fut le premier enfant de l’Israël pré-étatique dont les premiers mots furent prononcés en hébreu. Certains de ces mots ne se trouvaient pas dans la Torah, et Ben-Yehuda a dû les inventer – tels que les mots vélo, confiture ou encore crème glacée.

Ben-Zion était un garçon solitaire, car il n’était pas autorisé à se mélanger avec ses congénères ne parlant pas l’hébreu. La nourrice, qui aidait sa mère, a dû être renvoyée, car elle était incapable de converser en hébreu. Ben-Zion changera plus tard son nom en Itamar Ben-Avi et rejoindra son père – au caractère bien trempé – en tant que journaliste et éditeur des publications Ben-Yehuda.

Site de l’ancienne presse du journal Havatzelet, aujourd’hui. (Crédit : Shmuel Bar-Am)

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Israël et le Jihad islamique poursuivent leur affrontement à Gaza

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AMIR COHEN / REUTERS Les combats entre Israël et le Jihad islamique se poursuivaient ce samedi matin dans la bande de Gaza.

Plus d’une vintaine de personnes ont été tuées dans des échanges de tirs. Un regain de tension inédit depuis un an.

PROCHE-ORIENT – Le Jihad islamique palestinien dans la bande de Gaza et Israël poursuivent, ce samedi 6 août, leurs échanges de tirs commencés la veille dans ce qui représente la pire flambée de violence entre les deux ennemis depuis une année.

En début de journée, tandis que les alertes aux roquettes continuaient de retentir dans des localités israéliennes adjacentes au territoire palestinien sous blocus, les journalistes de l’AFP ont pu constater que la ville de Gaza sous le feu depuis vendredi était comme paralysée ; les rues sont désertées et les magasins fermés dans cette enclave sous blocus de 2,3 millions d’habitants minée par la pauvreté et le chômage.

Vingt-quatre personnes dont six enfants sont mortes dans la bande de Gaza depuis le début de la flambée de violences entre Israël et le groupe Jihad islamique, a annoncé samedi le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne. Le ministère a affirmé que ces victimes avaient été tuées dans des frappes israéliennes depuis vendredi.

Les autorités israéliennes contredisent ce bilan et assurent que plusieurs enfants palestiniens ont été tués samedi soir à Jabalia (nord) par un tir de roquette raté du Jihad islamique vers Israël, et non par l’armée. « Les forces de sécurité israéliennes n’ont pas frappé Jabalia ces dernières heures », a indiqué le bureau du Premier ministre israélien Yaïr Lapid dans un communiqué.

Une vingtaine d’arrestations en Cisjordanie

La branche armée du Jihad islamique, les brigades Al-Qods, avait affirmé vendredi après une salve de plus de 100 roquettes vers le sol israélien qu’il ne s’agissait que d’une « première réponse » à l’assassinat d’un de ses chefs dans une frappe israélienne. Dans la nuit, les forces israéliennes ont également arrêté en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967 par l’État hébreu, 19 membres du Jihad islamique, organisation islamiste considérée comme terroriste par Israël, les États-Unis et l’Union européenne. Lire la suite »

Sans le nommer, Lapid a voulu désigner Netanyahu comme ennemi national d’Israël

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Dans son premier discours, le Premier ministre de transition a fustigé l’extrémisme qui « s’écoule comme le ferait la lave » de la sphère politique jusque dans les rues du pays.

Le Premier ministre Yair Lapid donne une première allocution télévisée à la nation, le 2 juillet 2022. (Crédit : Capture d’écran de la Douzième chaine)

Yair Lapid n’est plus idéologiquement lié aux contraintes doctrinales imposées par une coalition de huit partis très diversifiés et disparates. Ce partenariat s’est écroulé, la Knesset a été dissoute jeudi et des élections sont prévues en date du 1er novembre.

Et pourtant, dans son tout premier discours à la nation en tant que Premier ministre par intérim, Lapid a a fait, samedi soir, une allocution que peu de membres de son alliance extraordinaire de factions de droite, du centre et de gauche ont pu trouver problématique. Et c’était bien là son objectif.

Dans ce qui a été la toute première salve de sa campagne de quatre mois au cours de laquelle il compte bien persuader les Israéliens de l’élire au poste hérité de Naftali Bennett, Lapid s’est présenté comme le Premier ministre d’un Israël aux objectifs et aux valeurs partagées, d’un Israël plus fort, plus sûr et plus heureux, avec un pays en mesure de prendre en charge ses querelles internes de manière saine – d’un Israël dont les citoyens sont finalement beaucoup plus unis que ne le sont les politiciens.

Il a utilisé cette prise de parole pour se présenter personnellement à un électorat dont certaines parties, a-t-il reconnu, « ne soutiennent pas et ne soutiendront pas » son gouvernement par intérim. Lire la suite »

Israël : Bennett veut dissoudre le Parlement et provoquer des élections anticipées

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Le premier ministre israélien Naftali Bennett. POOL / REUTERS

Le chef de la diplomatie Yaïr Lapid sera «bientôt le premier ministre», a déclaré Naftali Bennett, actuellement à ce poste.

Un an à peine après son arrivée au pouvoir, la coalition menée par le premier ministre israélien Naftali Bennett a surpris l’ensemble du pays lundi 20 juin en annonçant son intention de dissoudre le Parlement pour provoquer un cinquième scrutin en moins de quatre ans. «Mon ami, le ministre des Affaires étrangères, et moi-même avons décidé ensemble de dissoudre le Parlement et de nous entendre sur une date pour la tenue de nouvelles élections», a déclaré dans un discours diffusé sur toutes les chaînes israéliennes le premier ministre Bennett aux côtés de Yaïr Lapid.

Bennett et Lapid avaient réuni en juin 2021 une coalition unique dans l’histoire d’Israël rassemblant des partis de droite, de centre, de gauche, et pour la première fois, une formation arabe, afin de mettre un terme à 12 ans sans discontinuer de règne de Benjamin Netanyahu à la tête du gouvernement.

Or l’accord de coalition Bennett-Lapid prévoyait aussi une rotation entre les deux hommes à la tête du gouvernement et le remplacement de Bennett par Lapid en cas de dissolution du Parlement. Si le projet de loi visant à dissoudre le Parlement est bien adopté par les députés, Yaïr Lapid deviendra ainsi nouveau Premier ministre d’Israël jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement.

Yaïr Lapid deviendra «bientôt» premier ministre, a confirmé lundi soir M. Bennett, s’engageant à respecter l’accord entre les deux hommes. Naftali Bennett «place les intérêts du pays avant ses intérêts personnels», a soutenu à ses côtés Yaïr Lapid, qui devrait être premier ministre lors de la visite prévue à partir du 13 juillet prochain du président américain Joe Biden, sa première en Israël depuis son arrivée à la Maison-Blanche en janvier 2021.

La coalition en crise

La coalition a trébuché sur la question du renouvellement de la loi sur les colons qui permet l’application des lois israéliennes aux plus de 475.000 colons israéliens vivant en Cisjordanie occupée. En vigueur depuis le début, en 1967, de l’occupation israélienne de la Cisjordanie, cette loi est automatiquement ratifiée tous les cinq ans par le Parlement.

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Signature d’un protocole d’accord gazier entre l’UE, Israël et l’Egypte

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Israël enverra du gaz à l’Égypte, qui le liquéfiera et l’expédiera pour réduire la dépendance énergétique de la Russie ; les objectifs de zéro émission sont pris en compte.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (à l’arrière), regarde le commissaire européen à l’Énergie, Kadri Simson (à gauche), le ministre égyptien du Pétrole, Tarek el-Molla (à droite), et le ministre israélien de l’Énergie, Karine Elharrar (à droite), signer un accord trilatéral sur le gaz naturel lors de la réunion ministérielle du Forum du gaz de la Méditerranée orientale (FGME) au Caire, le 15 juin 2022. L’accord prévoit l’exportation de gaz naturel israélien, via l’Égypte, vers l’Europe. (Crédit : Khaled DESOUKI/AFP)

Israël, l’Égypte et l’Union européenne (UE) ont signé mercredi au Caire un mémorandum d’entente qui permettra à Israël d’exporter son gaz naturel vers le bloc pour la première fois.

Cet accord historique permettra d’augmenter les ventes de gaz naturel liquéfié aux pays de l’UE, alors que celle-ci cherche à diversifier ses approvisionnements énergétiques après la décision de la Russie de couper ses livraisons de gaz à des pays européens. Avant l’Egypte, Mme von der Leyen s’était rendue en Ukraine puis en Israël.

L’année dernière, à peu près 40 % du gaz de l’UE provenait de Russie. L’UE est confrontée à des problèmes énergétiques depuis qu’elle a imposé des sanctions sévères à Moscou.

La commissaire européenne à l’énergie Kadri Simson, le ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minières Tarek El-Molla et la ministre israélienne de l’Energie Karine Elharrar « ont signé (aujourd’hui) un protocole d’accord trilatéral entre l’UE, l’Egypte et Israël en vue de l’exportation de gaz naturel vers l’Europe », ont annoncé l’Egypte et l’Union européenne dans un communiqué conjoint.

Lors d’une conférence de presse à l’issue de sa rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, Mme von der Leyen s’est félicitée de la signature de ce « protocole d’accord concernant l’acheminement de gaz naturel d’Israël vers l’Egypte », où le gaz devra être liquéfié avant d’être expédié en Europe.

L’Union européenne veut développer sa coopération énergétique avec les deux pays de méditerranée orientale pour « mettre un terme à sa dépendance aux énergies fossiles russes », a-t-elle expliqué.

L’accord prévoit qu’Israël envoie du gaz via l’Égypte, qui dispose d’installations permettant de le liquéfier pour l’exporter par voie maritime.

La ministre de l’Énergie Karine Elharrar a déclaré que la signature du mémorandum d’entente avait cimenté le rôle d’Israël sur la scène énergétique mondiale.

« C’est un moment extraordinaire où le petit Israël devient un acteur important sur le marché mondial de l’énergie », a déclaré Elharrar.

Le ministre de l’Énergie, Karine Elharrar, signe un accord pour stimuler les exportations de gaz de la Méditerranée orientale vers l’Europe avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le ministre égyptien du Pétrole, Tarek El-Molla, au Caire, en Égypte, le 15 juin 2022. (Crédit : Amr Nabil/AP)

Lors d’une conférence de presse conjointe aux côtés de la cheffe de la Commission européenne et du ministre égyptien, Mme Elharrar a déclaré que l’accord avait été conclu suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« Le mémorandum d’entente permettra à Israël d’exporter du gaz naturel israélien vers l’Europe pour la première fois, et c’est encore plus impressionnant quand on regarde la série d’accords importants que nous avons signés l’année dernière, positionnant Israël et l’économie de l’énergie et de l’eau comme un acteur clé dans le monde », a-t-elle déclaré.

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L’alliance entre Israël et des pays arabes, un message fort à l’Iran (Lapid)

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L’alliance entre Israël et des pays arabes envoie un message fort à l’Iran, a déclaré lundi le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid à l’issue d’une rencontre inédite dans le sud israélien: Etats-Unis, Bahrein, Emirats Arabes Unis, Israël, Maroc, Egypte.

17 tonnes d’équipement pour l’hôpital de campagne israélien en route vers l’Ukraine

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El Al va convoyer l’aide jusqu’en Pologne ; de là, elle sera acheminée vers la ville de Mostyska, dans l’ouest de l’Ukraine, pour y établir un hôpital de campagne.

L’équipement nécessaire au déploiement d’un hôpital de campagne israélien dans la ville ukrainienne de Mostyska, à l’ouest du pays, est chargé à bord d’un avion, à l’aéroport Ben Gurion, le 17 mars 2022. (Sivan Shahar/Anaba/GPO)

Dix-sept tonnes d’équipement nécessaires au déploiement d’un hôpital de campagne israélien en Ukraine ont été embarqués, jeudi, à bord d’un avion-cargo de la compagnie El Al, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué.

La cargaison sera acheminée plus tard dans la journée en Pologne et, de là, convoyée jusqu’à Mostyska, dans l’ouest de l’Ukraine, où l’hôpital, nommé « Kohav Meir » (« Étoile brillante ») sera installé.

Selon le même communiqué, une délégation de médecins menée par David Dagan, chef de la Direction des hôpitaux publics au ministère de la Santé, s’envolera dimanche pour l’hôpital. La délégation comprendra des médecins et du personnel médical issus du système de santé israélien.

Le gouvernement a approuvé, lundi, les plans de l’hôpital de campagne qui sera déployé en Ukraine, dans ce pays déchiré par la guerre, pendant un mois.

Les fonds nécessaires – 21 millions de shekels – proviennent du bureau du Premier ministre, du ministère de la Santé et du ministère des Affaires étrangères, ainsi que de la Fondation de la famille Charles et Lynn Schusterman, et de l’American Jewish Joint Distribution Committee, précise un communiqué du gouvernement.

L’établissement sera exploité par le personnel de l’hôpital Sheba, la caisse de santé Clalit et d’autres hôpitaux, selon le ministère de la Santé.

L’hôpital comprendra des unités pour enfants et adultes, une salle d’urgence, une salle d’accouchement et une clinique réservée aux premiers soins.

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Le président d’Israël Isaac Herzog reçu par Recep Erdogan à Ankara pour « relancer les relations »

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Herzog à Ankara : une « visite importante », un « tournant », selon Erdogan.

Le président israélien a été accueilli par son homologue turc et une garde d’honneur, alors qu’un groupe jouait l’hymne israélien pour la première fois depuis 2008

ANKARA – Le président Isaac Herzog a rencontré le président turc Recep Tayyip Erdogan mercredi après-midi, peu après avoir atterri à Ankara pour une visite historique d’une durée de 24 heures.

Erdogan a déclaré qu’il croyait que « cette visite historique sera un tournant dans les relations entre la Turquie et Israël. Le renforcement des relations avec l’État d’Israël a une grande valeur pour notre pays. »

Il a précisé que la réunion avec Herzog comprenait une discussion sur les événements en Ukraine et en Méditerranée orientale et a déclaré qu’il estimait que « la période à venir apportera de nouvelles opportunités pour la coopération régionale et bilatérale ».

Le président Isaac Herzog à gauche, et le président turc Recep Tayyip Erdoğan au complexe présidentiel d’Ankara le 9 mars 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le dirigeant turc a exprimé l’espoir que « cette visite importante, qui a lieu après si longtemps, offrira une ouverture pour de futures opportunités conjointes ».

Erdogan a poursuivi en qualifiant l’antisémitisme de « crime contre l’humanité ». Il a également affirmé« les crimes de haine continuent de se produire partout dans le monde et nous continuerons à lutter contre la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie ».

S’exprimant après Erdogan, Herzog a remercié le président turc pour son accueil chaleureux et a ouvert son discours en disant en turc : « Ma femme et moi sommes très heureux d’être en Turquie en tant qu’invités ».

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« Poutine est le nouvel Hitler » : des Israéliens manifestent contre l’invasion russe

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A Tel Aviv, la police a arrêté 4 personnes pour des graffitis apposés sur le mur de l’ambassade de Russie. Une autre manifestation a rassemblé des centaines de personnes à Haïfa.

Des manifestants brandissent des pancartes et des drapeaux durant une manifestation de rue contre l’invasion par la Russie de l’Ukraine, devant l’ambassade de Russie à Tel Aviv, le 24 février 2022. Photo Tomer Neuberg/Flash90

Des centaines d’Israéliens se sont massés sous une pluie battante devant l’ambassade de Russie à Tel Aviv, jeudi, pour protester contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

De nombreux manifestants portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Poutine est le nouvel Hitler » ou « Arrêtez Poutine, arrêtez la guerre ».

Abrités sous des drapeaux ukrainiens géants et exposés aux éléments, les manifestants ont scandé des slogans en russe, en ukrainien et en hébreu, dirigés contre Poutine et rappelant les combats passés de l’Ukraine pour son indépendance.

On pouvait entendre « Poutine est un fils de chien » et « Non à la guerre », à la fois parmi la foule et depuis les voitures en circulation, lorsque les conducteurs s’arrêtaient pour klaxonner et manifester leur soutien.

Les slogans « Honneur aux héros, honneur à l’Ukraine » résonnaient tandis que la foudre déchirait le ciel.

La police a déclaré avoir arrêté quatre personnes soupçonnées d’avoir taggué des graffitis sur le mur d’enceinte de l’ambassade pendant la manifestation.

« La police respecte la liberté d’expression et le droit à manifester, mais réprimera les infractions et troubles à l’ordre public », a déclaré le service de police local dans un communiqué.

Une manifestation similaire a également eu lieu devant le consulat de Russie à Haïfa. Certains manifestants ont escaladé la porte d’entrée pour jeter des tomates, a rapporté le site d’information Walla.

Selon la Treizième chaîne, de nombreux manifestants auraient des origines ukrainiennes et de la famille dans le pays.

Au-delà de leur colère contre l’invasion russe, les manifestants ont également exprimé leur déception face à la réaction prudente d’Israël.

(source: fr.timesofisrael.com)

Depuis la Grèce, Isaac Herzog réitère le soutien d’Israël à l’Ukraine

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Confiant sa crainte de lourdes pertes humaines, le président a invité les Israéliens d’Ukraine à rentrer sans délai en Israël

Le Président Isaac Herzog s’entretient à Athènes avec la Présidente grecque Katerina Sakellaropoulou le 24 février 2022. (Tal Schneider)

À l’occasion d’une réunion à Athènes avec la présidente grecque, Katerina Sakellaropoulou, jeudi matin le président Isaac Herzog a déclaré prier pour une résolution pacifique du conflit en Ukraine.

« Ce matin, je ressens une grande tristesse, craignant une tragédie humanitaire et -Dieu nous en garde- la mise en danger de civils innocents », s’est confié Herzog, « et je prie, comme beaucoup dans le monde, pour que revienne la paix dans ce conflit entre la Russie et l’Ukraine. »

Herzog a réitéré le soutien d’Israël à « l’intégrité territoriale de l’Ukraine » et a appelé les citoyens israéliens à « rentrer sans plus attendre en Israël par des points de passage terrestres ».

Il a également promis de « prendre soin du sort de la communauté juive en Ukraine » et d’offrir « toute la coopération humanitaire possible » au gouvernement ukrainien.

Le président Isaac Herzog devrait rencontrer, jeudi, le président et le Premier ministre grecs à Athènes lors d’une visite-éclair qui devrait rester dans l’ombre de son prochain déplacement en Turquie, l’adversaire régional de la Grèce.

Cette visite d’une journée dans la capitale de la Grèce a lieu une semaine avant le départ de Herzog à Chypre, autre rival de la Turquie, dans le cadre d’un changement potentiel des alliances régionales maritimes à travers tout l’Est de la méditerranée.

Par ailleurs, la prochaine visite de Herzog en Turquie, qui doit avoir lieu dans les prochaines semaines même si aucune date n’a pour le moment a été finalisée et annoncée, sera au cœur des entretiens qu’aura Herzog à Athènes, ainsi que les partenariats énergétiques naissants concernant l’Est de la méditerranée.

Herzog s’entretiendra dans la journée de jeudi avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, le président du parlement Konstantinos Tasoulas et enfin avec le chef de l’opposition Alex Tsipras. Le 2 mars, il devrait partir pour Chypre pour y rencontrer le président Nicos Anastasiades.

A Athènes, Isaac Herzog doit « insister sur le fait que la tentative d’améliorer les relations avec la Turquie ne se fera absolument pas aux dépends des relations avec la Grèce », a décrypté Oded Eran, chercheur à l’Institut national d’études stratégiques de Tel-Aviv.

Il devra mettre en évidence la volonté israélienne de « renforcer la coopération en Méditerranée orientale » avec les partenaires traditionnels de l’Etat hébreu, la Grèce mais aussi Chypre, où il se rendra la semaine prochaine.

Sous le couvert de l’anonymat, un responsable israélien a affirmé à l’AFP que « l’amélioration des relations avec la Turquie ne se fait pas aux dépens des relations très importantes avec la Grèce et Chypre ».

Dans un communiqué diffusé dimanche après-midi, Herzog a indiqué que pendant ses déplacements en Grèce et à Chypre, il évoquerait « des initiatives qui pourront élargir et approfondir à la fois la riche collaboration entre nos nations ».

Anastasiades et Mitsotakis étaient venus, au mois de décembre, en Israël à l’occasion d’un sommet tripartite avec le Premier ministre Naftali Bennett. Herzog avait accueilli des réunions de travail distinctes avec les leaders en séjour au sein de l’État juif.

Herzog avait initialement prévu de se rendre en Grèce à une date ultérieure de l’année mais le déplacement avait été avancé. Le voyage en Chypre est venu s’ajouter après l’annonce de la visite en Turquie, selon un responsable du bureau du président.

Le Premier ministre Naftali Bennett s’exprime avant la huitième réunion Grèce-Chypre-Israël aux côtés du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis (à gauche) et du président chypriote Nicos Anastasiades. (Crédit ; Amos Ben Gershom/GPO)

Les relations entre Israël, Chypre et la Grèce sont devenues de plus en plus amicales, ces dernières années.

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