Macron
Algérie: les propos d’Emmanuel Macron suscitent toujours la colère
Le chercheur Luis Martinez, spécialiste de l’Afrique du Nord, attend « des propos publics des autorités françaises » après ceux, polémiques, du président.

DIPLOMATIE – Ce sont des propos rapportés et pas démentis par la présidence française qui suscitent la colère d’Alger depuis maintenant une semaine. Le Monde du 2 octobre raconte une rencontre entre le président Macron et des jeunes issus de toutes les mémoires de la guerre d’Algérie, petits-enfants de combattants du FLN, des harkis, d’immigrés algériens, de militaires ou de pieds-noirs afin de travailler sur “la réconciliation entre les peuples français et algérien” comme le préconisait le rapport Stora.
Au cours de cette rencontre, Emmanuel Macron a tenu des propos qui ont choqué en Algérie. Le président critique ouvertement un “système politico-militaire” algérien “fatigué” et parle d’un pays qui se serait “construit sur la rente mémorielle” et “la haine de la France”. Enfin, il interroge: “Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française?”, avant de se dire “fasciné de voir la capacité qu’a la Turquie à faire totalement oublier le rôle qu’elle a joué en Algérie et la domination qu’elle a exercée”, avant la colonisation française.
“Propos irresponsables”
C’en est trop pour Alger qui dénonce des “propos irresponsables” pour la présidence et “la faillite mémorielle française” par la voix de son ministre des Affaires étrangères. L’Algérie rappelle son ambassadeur à Paris et interdit aux avions militaires français de survoler son territoire. Mardi 5 octobre, sur France inter, Emmanuel Macron souhaite un “apaisement, parce que je pense que c’est mieux de se parler, d’avancer”, dit-il, sans que cela ne contribue à faire redescendre la pression. “J’ai le plus grand respect pour le peuple algérien et j’entretiens des relations vraiment cordiales avec le président Tebboune”, ajoute-t-il, tout en prévoyant d’autres “tensions” à venir, notamment sur la question des visas.
Comment en est-on arrivé là? Pourquoi de telles tensions? En quoi ces propos sont-ils inédits et pourquoi la colère ne retombe pas en Algérie? Pour nous répondre, Luis Martinez, directeur de recherche à Sciences Po, spécialiste de l’Afrique du nord et auteur de L’Afrique du Nord après les révoltes arabes (Presses de Sciences Po, 2019).
Les tensions avec Alger ne retombent pas après les propos rapportés d’Emmanuel Macron. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi?
Côté algérien, il y a une indignation qui n’est pas feinte. Là où en général c’est très instrumentalisé, les partis et journaux d’État surfent sur une vague d’indignation un peu artificielle, là, c’est sincère. Le président de la République avait une très bonne image, lui qui a parlé de “crimes contre l’humanité” à propos de la colonisation en 2017 et qui avait l’ambition de restaurer une relation apaisée avec l’Algérie, ces propos viennent semer le trouble.
DIPLOMATIE – Ce sont des propos rapportés et pas démentis par la présidence française qui suscitent la colère d’Alger depuis maintenant une semaine. Le Monde du 2 octobre raconte une rencontre entre le président Macron et des jeunes issus de toutes les mémoires de la guerre d’Algérie, petits-enfants de combattants du FLN, des harkis, d’immigrés algériens, de militaires ou de pieds-noirs afin de travailler sur “la réconciliation entre les peuples français et algérien” comme le préconisait le rapport Stora.
Au cours de cette rencontre, Emmanuel Macron a tenu des propos qui ont choqué en Algérie. Le président critique ouvertement un “système politico-militaire” algérien “fatigué” et parle d’un pays qui se serait “construit sur la rente mémorielle” et “la haine de la France”. Enfin, il interroge: “Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française?”, avant de se dire “fasciné de voir la capacité qu’a la Turquie à faire totalement oublier le rôle qu’elle a joué en Algérie et la domination qu’elle a exercée”, avant la colonisation française.
“Propos irresponsables”
C’en est trop pour Alger qui dénonce des “propos irresponsables” pour la présidence et “la faillite mémorielle française” par la voix de son ministre des Affaires étrangères. L’Algérie rappelle son ambassadeur à Paris et interdit aux avions militaires français de survoler son territoire. Mardi 5 octobre, sur France inter, Emmanuel Macron souhaite un “apaisement, parce que je pense que c’est mieux de se parler, d’avancer”, dit-il, sans que cela ne contribue à faire redescendre la pression. “J’ai le plus grand respect pour le peuple algérien et j’entretiens des relations vraiment cordiales avec le président Tebboune”, ajoute-t-il, tout en prévoyant d’autres “tensions” à venir, notamment sur la question des visas.
Comment en est-on arrivé là? Pourquoi de telles tensions? En quoi ces propos sont-ils inédits et pourquoi la colère ne retombe pas en Algérie? Pour nous répondre, Luis Martinez, directeur de recherche à Sciences Po, spécialiste de l’Afrique du nord et auteur de L’Afrique du Nord après les révoltes arabes (Presses de Sciences Po, 2019).
Les tensions avec Alger ne retombent pas après les propos rapportés d’Emmanuel Macron. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi?
Côté algérien, il y a une indignation qui n’est pas feinte. Là où en général c’est très instrumentalisé, les partis et journaux d’État surfent sur une vague d’indignation un peu artificielle, là, c’est sincère. Le président de la République avait une très bonne image, lui qui a parlé de “crimes contre l’humanité” à propos de la colonisation en 2017 et qui avait l’ambition de restaurer une relation apaisée avec l’Algérie, ces propos viennent semer le trouble.
« Ces propos viennent semer le trouble. Soit c’est une maladresse, ce qu’on n’arrive pas à croire, soit c’est une ligne politique. »
Macron « demande pardon » aux harkis au nom de la France
Emmanuel Macron a « demandé pardon » aux harkis au nom de la France, et a annoncé un projet de loi visant à inscrire « dans le marbre » la reconnaissance et la réparation.
HISTOIRE – “Aux combattants, je veux dire notre reconnaissance; nous n’oublierons pas. Je demande pardon, nous n’oublierons pas”, a déclaré le président de la République, qui présidait une réception consacrée à la mémoire des harkis ayant combattu aux côtés de l’armée française durant la Guerre d’Algérie.
La France “a manqué à ses devoirs envers les harkis, leurs femmes, leurs enfants”, a aussi jugé le chef de l’État.
Le gouvernement “portera avant la fin de l’année un projet visant à inscrire dans le marbre de nos lois la reconnaissance et la réparation à l’égard des harkis”, a annoncé Emmanuel Macron.
“Vous portez dans votre chair le souvenir des harkis. L’honneur des harkis doit être gravé dans la mémoire nationale”, a expliqué le chef de l’Etat en appelant à “panser les plaies” qui doivent être “fermées par des paroles de vérité, gestes de mémoire et actes de justice”.
(source: huffingtonpost.fr)
L’architecture politique du nouveau Moyen-Orient
Le Moyen-Orient de l’après-guerre contre la Syrie se profile. Tout devrait changer : la Syrie adhérerait à la Coalition militaire conduite par la Russie et serait de facto protégée par elle. Le Liban serait placé sous tutelle conjointe russo-US, mais occupé militairement par la France. L’Iraq remplacerait le Liban en tant que médiateur régional. L’Iran serait admise en Méditerranée.

Moscou et Washington préparent la réorganisation du Levant qu’ils ont dessinée lors de la rencontre de Genève (dite « Yalta 2 »), le 16 juin dernier. Il s’agit de tirer les conclusions de la terrible défaire militaire occidentale en Syrie sans pour autant humilier les États-Unis.
Selon cet accord de paix, la Syrie serait placée en zone russe, tandis que la Liban serait partagé entre Occidentaux et Russes.
Les sommets de Bagdad et du Caire
On se dirige vers un retrait prochain des armées états-uniennes d’Iraq de sorte que ce pays devienne un médiateur, une zone neutre, en lieu et place du Liban. L’Iraq a donc convoqué un sommet à Bagdad avec sept de ses voisins (Arabie saoudite, Égypte, Émirats, Iran, Jordanie, Koweït, Turquie). La France est parvenue à se joindre aux participants à la fois en tant que représentante des Occidentaux et qu’ancienne puissance coloniale.
L’ancien directeur des services secrets iraquiens et désormais Premier ministre, Moustafa al-Kazimi, a montré sa grande connaissance des dossiers régionaux et sa faculté à maintenir l’équilibre entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite. Malgré plusieurs contacts au cours de l’année écoulée et une rhétorique plus conciliante, ces deux puissances ne savent comment régler leurs multiples contentieux, notamment au Yémen.
La réunion de Bagdad a été l’occasion d’afficher une alliance entre le président Abdel Fattah al-Sissi (Égypte) et le roi Abdallah II (Jordanie) pour gérer (et non pas résoudre) le problème Palestinien. Elle a immédiatement été suivie d’une rencontre au Caire des deux chefs d’État avec leur homologue palestinien, le président Mahmoud Abbas. Celui-ci s’est montré d’autant plus conciliant qu’il a conscience que, désormais, aucun pays arabe ne viendra plus au secours de son peuple. Il n’est pas possible de réclamer justice pendant 70 ans tout en trahissant soi-même tous ceux qui vous apportent de l’aide.
La présence française a été interprétée comme l’annonce d’une intervention militaire de Paris après le retrait états-unien. Le président Emmanuel Macron ambitionnerait de déployer des troupes au Liban pour y défendre les intérêts occidentaux alors que le pays passe sous tutelle conjointe des USA et de la Russie.
La Turquie trainait la patte durant tout le sommet. Elle n’entend pas quitter les régions d’Iraq et de Syrie qu’elle a envahies sans encaisser de contrepartie occidentale. Mais elle ne souhaite pas que les mercenaires kurdes, eux aussi alliés des États-Unis, soient traités comme elle. Pourtant, la France continue de penser que les Turkmènes et les Kurdes du Nord de la Syrie pourraient chacun obtenir une forme d’autonomie au sein de la République arabe syrienne. Il semble que la Russie y soit favorable, elle qui est une fédération d’ethnies, mais que Damas ne veuille toujours pas en entendre parler car sa population est intimement mélangée. Avant la guerre, les Turkmènes et les Kurdes n’étaient majoritaires à aucun endroit. Le Rojava, territoire « auto-administré » par les Kurdes de Syrie, n’est qu’une façade masquant la présence militaire états-unienne. Les États-Unis craignent que leur retrait militaire d’Iraq ne signifie la même panique pour leurs Collaborateurs kurdes de Syrie que leur retrait d’Afghanistan pour leurs Collaborateurs pachtouns.
La Syrie était la grande absente du sommet qui bruissait de rumeurs. On aurait vu une délégation syrienne secrète à Washington. Moscou envisagerait de faire adhérer la Syrie à l’Organisation du Traité de Sécurité collective (OSTC) ; l’équivalent russe de l’Otan.
En pointillé, le sommet de Bagdad a été hanté par la question des hydrocarbures en Méditerranée. On a identifié maintenant les champs pétroliers et gaziers. Leur exploitation reste largement impossible car il faut fixer les frontières qui ne l’ont pas été, puis accorder des autorisations à des sociétés capables de forer en profondeur sous une grande quantité d’eau et enfin sécuriser les installations. La répartition entre les pro-USA et les pro-Russie n’est toujours pas clairement établie. Elle dépendra de la docilité de chacun à se fondre dans le moule politique qu’on lui propose.

L’impossible cas du Liban
L’avenir du Liban n’a pas été évoqué à Bagdad, mais il se précise. En théorie, ce pays qui a participé à la guerre contre la Syrie côté occidental, sera le seul où le Pentagone n’appliquera pas la doctrine Rumsfeld/Cebrowski de « guerre sans fin ».
Il semble impossible de réformer la loi électorale actuelle qui divise le pays en multiples circonscriptions liées à chacune des 17 communautés religieuses entre lesquelles le territoire est divisé. Pourtant ce système est à bout de souffle et a montré son inanité. Mais si l’on devait adopter un système démocratique de représentation politique, il ne fait aucun doute qu’Hassan Nasrallah serait élu président de la République et que le Hezbollah serait majoritaire au Parlement. Cela nul ne le veut.
Peut-être pourrait-on cependant toucher au partage du pouvoir entre le président de la République (chrétien), le président du gouvernement (sunnite) et le président de l’Assemblée (chiite). Dans cette optique, le Conseil européen a adopté le 30 juillet un cadre de sanctions contre les leaders politiques libanais qui refuseraient tout changement structurel. Pour le moment, aucune personnalité n’a été désignée, mais cette arme est prête à servir.
La chose est d’autant plus compliquée que, dans l’administration, la division du pouvoir est entre trois super-communautés, mais pas à égalité : 50 % pour les chrétiens, 30 % pour les chiites et 20 % pour les sunnites. Or, la composition de la population n’a cessée d’évoluer depuis la guerre civile des années 80. Aujourd’hui, autant qu’on le sache, les chrétiens ne sont plus que 20 %, les sunnites 35 % et les chiites 45 %. Le président de la République, le général chrétien Michel Aoun, défend ses « prérogatives » bec et ongles, c’est-à-dire la domination historique de sa communauté sur les autres.
En Polynésie, Macron reconnaît « la dette » de la France sur les essais nucléaires mais…
De nombreux Polynésiens, élus comme associations, attendaient une demande de pardon du président de la République pour ces essais nucléaires. Ce qu’ils n’ont pas obtenu.

POLITIQUE – Pour son dernier jour sur place, Emmanuel Macron a enfin abordé l’un des sujets de crispation entre Papeete et Paris: les essais nucléaires français effectués dans les années 1960 et à propos desquels le président de la République a reconnu que la France avait “une dette” à l’égard la Polynésie française. Une déclaration jugée insuffisante par certains élus qui réclamaient des excuses.
“J’assume et je veux la vérité et la transparence avec vous”, a affirmé le chef de l’État en s’adressant aux responsables polynésiens au dernier jour de sa première visite dans l’immense archipel. Reconnaissant que ce dossier sensible affectait “la confiance” entre Papeete et Paris, il a notamment annoncé que les victimes de ces essais, dont certains souffrent de cancer, devaient être mieux indemnisées.
“La nation a une dette à l’égard de la Polynésie française. Cette dette est le fait d’avoir abrité ces essais, en particulier ceux entre 1966 et 1974, dont on ne peut absolument pas dire qu’ils étaient propres”, a-t-il déclaré, applaudi par l’assistance.
“Ce que je veux briser aujourd’hui, c’est le silence”
Après avoir mené 17 essais nucléaires au Sahara, la France avait transféré en 1966 son champ de tir en Polynésie française, sur les atolls de Mururoa et Fangataufa, où elle procéda en 30 ans à 193 nouveaux essais, d’abord atmosphériques, puis souterrains. Le dernier a eu lieu le 27 janvier 1996 après la décision du président Jacques Chirac de reprendre les tirs malgré le moratoire décidé trois ans plus tôt par son prédécesseur, François Mitterrand.
Les conséquences de ces essais nucléaires sur la population sont longtemps restées tabou, mais la parution d’une enquête pointant dans un livre l’impact sanitaire sous estimé a ravivé la colère locale. Avant et pendant la venue d’Emmanuel Macron, plusieurs manifestations ont été organisées par des associations et élus indépendantistes, qui réclamaient des excuses officielles du chef de l’État. Ce qu’ils n’ont pas obtenu, même si Emmanuel Macron a eu l’occasion de discuter brièvement avec les manifestants.
“Il y a un doute qui s’est installé avec la République, avec la France. Ce doute il est lié au nucléaire”, a reconnu Emmanuel Macron. Il a cependant écarté tout “mensonge” de l’État sur les risques que représentaient les essais, plaidant la méconnaissance sur ce point à l’époque. “Trop longtemps l’État a préféré garder le silence sur ce passé. Ce que je veux briser aujourd’hui, c’est le silence. Je veux que tout le monde sache ce qui était su alors et ce qui est su aujourd’hui”, a assuré le président.
Océan Indien: les îles Glorieuses, qui appartiennent aux îles Éparses, classées réserve naturelle
Le décret, daté du 8 juin, est paru hier jeudi au Journal officiel français. Il fait de l’archipel des îles Glorieuses, qui appartiennent aux îles Éparses, la 170è réserve naturelle française. Les îles Glorieuses, situées dans le canal du Mozambique, et possession française, faisaient néanmoins partie des îlots revendiqués par Madagascar à la France depuis 1973. Revendication réitérée par le président Andry Rajoelina depuis son arrivée à la présidence.

Ce sont deux îles sablonneuses formées sur un atoll dans l’océan Indien : l’île du Lys et l’île de Grande Glorieuse. L’archipel fait 7 km2 carré de terres cumulées et se trouve dans près de 45 000 km² d’eau sous juridiction française.
Le classement en réserve nationale naturelle va permettre la protection et la conservation de la biodiversité de l’archipel. Un classement déjà annoncé par Emmanuel Macron en octobre 2019, alors qu’il était en escale sur l’île de Grande Glorieuse. « Ici c’est la France, c’est notre fierté, notre richesse », avait-il alors déclaré.
Afrique: Macron veut un « plan Marshall », notamment contre l’immigration illégale

INTERNATIONAL – Il revient du Rwanda où il a prononcé un discours historique et d’Afrique du Sud où il a notamment parlé de la production de vaccins contre le Covid-19. Après ce déplacement de trois jours en Afrique en fin de semaine, Emmanuel Macron a accordé un long entretien au Journal du dimanche publié ce 30 mai pour évoquer sa politique de coopération avec ce continent.
Et notamment sur le plan économique. Le chef de l’État souhaite un plan Marshall post-Covid pour le continent qu’il décrit à nos confrères comme “plein de promesses, le plus jeune du monde, le plus vibrant et où tout est possible”. “Mais il faut y investir massivement au sortir de cette pandémie avec l’équivalent d’un plan Marshall”, poursuit-il.
Le chef de l’État s’engage également sur la dette africaine qu’il souhaite voir effacée, au moins pour partie. “Il faut que la communauté internationale ait la générosité de dire qu’on efface une partie de la dette pour aider les Africains à bâtir leur avenir”, propose-t-il. ”À condition aussi qu’on laisse sa société civile accéder aux responsabilités, qu’elle ne se laisse pas entraîner dans les réseaux de corruption et de gouvernance fermée. C’est cela mon pari”, annonce-t-il.
« Si on est complices de l’échec de l’Afrique, on aura des comptes à rendre mais on le paiera cher aussi, notamment sur le plan migratoire »
Emmanuel Macron au « JDD »
Au cours de cet entretien-fleuve, Emmanuel Macron parle longuement de l’immigration qui vient d’Afrique vers l’Europe. Tout en distinguant l’immigration économique légale et le droit d’asile “constitutionnel fondamental” qu’il entend préserver, il perçoit l’aide économique vers l’Afrique comme une solution contre l’immigration illégale: “Je le dis avec lucidité, si on est complices de l’échec de l’Afrique, on aura des comptes à rendre, mais on le paiera cher aussi, notamment sur le plan migratoire” prévient-il. “Si cette jeunesse africaine n’a pas d’opportunité économique, si on ne la forme pas, si on n’a pas de bons systèmes de santé en Afrique, alors elle émigrera”.
Le chef de l’État voit dans l’aide publique au développement un moyen de contrer ” le fait migratoire” qui serait à ses yeux “un signal d’échec de nos politiques d’aide publique au développement”, dont il annonce le passage en France “de 0,55 à 0,7% de notre PIB”.
Un “aggiornamento” qui nécessite du temps
Comme s’il se projetait déjà dans la campagne présidentielle de 2022, Emmanuel Macron répond à ses potentiels adversaires qui plaident pour un moratoire sur l’immigration, comme Michel Barnier (Les Républicains) ou la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen: “J’entends que certains veulent suspendre l’immigration pendant six mois. Mais je ne vais pas suspendre une immigration illégale que je n’organise pas et qui est tenue par des trafiquants! La réalité, c’est que si on n’aide pas nos voisins à réussir, on n’y arrivera pas”, tranche le Président.
Dans cet entretien, Emmanuel Macron tire aussi le bilan de sa politique vis-à-vis de l’Afrique et notamment sur les œuvres d’art et la restitution du patrimoine africain. “Nous avons passé les premières lois qui permettent ces restitutions et nous allons continuer”, assure le président qui se félicite de l’“aggiornamento” qu’il aurait décidé dans la relation entre la France et l’Afrique une fois élu et qui nécessite “du temps pour qu’il imprègne”.
(par Astrid de Villaines –huffingtonpost.fr)
Kamala Harris et Emmanuel Macron prônent une « coopération étroite » face au Covid et au changement climatique
Lors de cet entretien téléphonique, la vice-présidente américaine a exprimé son engagement « à revitaliser l’alliance transatlantique ».

Kamala Harris et Emmanuel Macron ont eu leur premier échange téléphonique. La vice-présidente américaine et le président français ont plaidé, lundi 15 février, en faveur d’une « coopération bilatérale et multilatérale étroite pour faire face au Covid-19, au changement climatique, et soutenir la démocratie chez nous et à travers le monde », a rapporté la vice-présidence américaine dans un communiqué.
Lors de cet entretien, Mme Harris a également exprimé son engagement « à revitaliser l’alliance transatlantique », précise le communiqué. « Ils ont aussi discuté de nombreux défis régionaux, notamment au Moyen-Orient et en Afrique, et de la nécessité d’y faire face ensemble », poursuit le texte.
La vice-présidente a par ailleurs « remercié le président Macron pour son leadership sur le sujet de l’égalité de genre et pour la contribution de la France au rover Perseverance Mars 2020 de la NASA ».
Dans un tweet en anglais, le président français s’est dit « content de cette première discussion ». « Avançons ensemble sur tous les défis auxquels nous sommes confrontés : le climat, l’égalité de genre, les crises régionales, et notre coopération spatiale avec (espérons-le) une nouvelle étape ce jeudi avec l’atterrissage de Perseverance sur Mars », a tweeté le président français.
(source: le Monde)
Macron évoque une «trahison collective» de la classe politique libanaise
Le président français a dit prendre acte de la «trahison collective» de la classe politique libanaise après l’échec du Premier ministre à former un gouvernement dans le pays.
Emmanuel Macron a déclaré le 27 septembre avoir «pris acte de la trahison collective» de la classe politique libanaise après son échec à former un gouvernement, contrairement à l’engagement qu’elle avait pris début septembre.
Les partis libanais «portent l’entière responsabilité» de cet échec, et «elle sera lourde», a ajouté le président français au cours d’une conférence de presse à Paris.
Le président français a par ailleurs estimé que les dirigeants libanais avaient une «dernière chance» pour que soient respectés les engagements pris début septembre afin de constituer un «gouvernement de mission et obtenir de l’aide internationale».
« J’ai honte »
Le président libanais estime qu’une enquête internationale sur l’explosion « diluerait la vérité »
Michel Aoun s’est opposé, vendredi, à l’ouverture d’une enquête internationale sur l’explosion au port de Beyrouth, tout comme le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

Alors que les secouristes continuent, samedi 8 août, de fouiller les décombres, plus de soixante personnes sont toujours portées disparues à Beyrouth, quatre jours après la double explosion au port qui a dévasté la capitale et tué plus de 150 personnes, a fait savoir un responsable du ministère libanais de la santé. « Le nombre de morts s’élève à 154, dont 25 qui n’ont pas encore été identifiés », a affirmé ce responsable.
La double explosion a fait également plus de 5 000 blessés, des dizaines de disparus et des centaines de milliers de sans-abri dans les quartiers voisins, dévastés, alimentant la colère de la population contre la classe politique, accusée d’incompétence et de corruption. Le ministère de la santé a fait savoir, vendredi, qu’au moins 120 des plus de 5 000 personnes blessées par l’explosion de mardi étaient toujours dans un état critique.
Le président libanais n’écarte pas la possibilité qu’une « bombe » soit à l’origine de la double explosion
Vendredi après-midi, le président libanais, Michel Aoun, a déclaré lors d’une discussion devant des journalistes que les investigations sur l’origine de l’explosion chercheraient à répondre à trois questions, dont celle de « la possibilité d’une interférence extérieure ». « Au moyen d’un missile, d’une bombe ou d’un autre moyen », a précisé M. Aoun lors de l’entretien, selon des propos rapportés par L’Orient-Le Jour.
Explosions à Beyrouth : Emmanuel Macron s’invite dans la crise libanaise
C’est au milieu d’une rue jonchée de débris et d’immeubles détruits qu’Emmanuel Macron arrive jeudi 6 aout dans un quartier de Beyrouth (Liban). Les habitants crient leur colère contre la classe politique libanaise. Un peu plus loin, une femme hurle elle aussi sa détresse. Aucun dirigeant libanais n’est encore venu sur place. La foule demande leur départ.
Emmanuel Macron reviendra au Liban dans un mois
Des Libanais prennent le président français à témoin. Emmanuel Macron, qui dit « comprendre la colère des Libanais », tente de rassurer. Un peu plus tôt, le chef de l’État s’est rendu au cœur de la zone ravagée pour se rendre compte de l’ampleur de la catastrophe. Lorsqu’il a rencontré les dirigeants libanais, Emmanuel Macron affirme avoir été direct. La France va organiser dans les prochains jours une conférence d’aide pour le Liban.
L’intégralité du discours d’Emmanuel Macron au Liban
… « C’est les Nations Unies et la Banque Mondiale qui doivent superviser toutes les actions ! »