Turquie

Terrorisme: trois morts dans une attaque au couteau à Nice, un suspect interpellé

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Trois personnes sont mortes et plusieurs autres ont été blessées, jeudi, à Nice après une attaque au couteau à la basilique Notre-Dame. L’auteur présumé des faits a été interpellé. 

La Turquie, en froid avec la France depuis la publication commémorative des dessins de Charlie Hebdo représentant Mahomet, a condamné l’attentat de Nice. Cependant Ankara reste impliqué dans le financement de nombreux réseaux terroristes en Syrie et en Irak selon l’analyse de Pascal Le Pautremat, expert du jihadisme.

  • Une attaque au couteau à la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice a fait trois morts et plusieurs blessés, jeudi 29 octobre. Une femme a été assassinée et décapitée, un homme a été tué de coups portés à la gorge. Une troisième victime, grièvement blessée, a réussi à fuir vers un bar, mais est également décédée, selon des sources policières. Un suspect a été interpellé.
  • Une réunion de crise s’est tenue place Beauvau avec le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, le président de la République, Emmanuel Macron, et le Premier ministre, Jean Castex. Le chef de l’État et Gérald Darmanin se sont ensuite rendus à Nice.
  • Le Parquet national antiterroriste a annoncé se saisir de l’enquête pour « assassinat » et « tentative d’assassinat ».
  • Une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale, juste après le discours de Jean Castex sur le reconfinement.

L’UE sanctionne Minsk et met en garde Ankara

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Les Européens se donnent jusqu’à décembre «au plus tard» pour riposter aux provocations turques en Méditerranée orientale.

«Nous sommes crédibles», s’est félicité vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel. POOL/REUTERS

Correspondante à Bruxelles

C’était un véritable imbroglio et beaucoup pariaient sur un désastre, mais les Vingt-Sept sont finalement parvenus à trouver un compromis sur la Biélorussie et surtout sur la Turquie.

Depuis vendredi, quarante personnalités, considérées comme responsables de la répression en Biélorussie, sont persona non grata sur le territoire de l’Union et ne peuvent plus avoir accès à leurs avoirs désormais gelés. L’homme fort de Minsk, Alexandre Loukachenko, passe à ce stade entre les gouttes, les Européens souhaitant donner toute sa chance au «dialogue inclusif» entre le pouvoir et l’opposition biélorusses qu’ils appellent de leurs vœux, mais aussi garder quelques «munitions» en cas d’échec.

Ces sanctions sont un soulagement pour les leaders européens. Le dossier, qui devait être réglé bien plus tôt, devenait, au fil des semaines, beaucoup trop encombrant pour l’Union. «Nous sommes crédibles», s’est félicité vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel, à l’issue de ce sommet extraordinaire des Vingt-Sept consacré pour l’essentiel aux relations extérieures de l’UE.

Si un accord a pu être trouvé sur la question de la Biélorussie, c’est parce que les Vingt-Sept sont parvenus à convaincre Nicosie d’abandonner son veto. Il fallait pour cela trouver la bonne formule sur la Turquie, alors qu’Ankara poursuit ses forages illégaux des eaux chypriotes et que le président Nikos Anastasiades exigeait un message ferme de l’UE. Selon un haut responsable européen, les Vingt-Sept auront au final passé «8 à 9 heures» à identifier la voie de passage qui permettait d’afficher cette fermeté vis-à-vis d’Ankara sans, estiment-ils, ruiner totalement les avancées obtenues sur la Grèce au cours des dernières semaines.

Un cadre et un calendrier fixés

Le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, aurait joué un rôle important dans le dénouement, en affichant son soutien au président chypriote et, en l’invitant aussi de temps à autre, à une certaine modération dans ses demandes. Certes, il n’est pas encore question de dégainer de nouvelles sanctions contre Ankara, mais plutôt

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Exercice militaire européen en Méditerranée orientale, sur fond de tensions gréco-turques

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La Grèce, la France, l’Italie et Chypre commencent un exercice militaire conjoint en Méditerranée orientale. Le président turc a averti qu’il ne ferait « aucune concession » pour défendre ses intérêts gaziers.

« Chypre, la Grèce, la France et l’Italie se sont mis d’accord pour déployer une présence commune en Méditerranée orientale dans le cadre de l’initiative quadripartite de coopération », a annoncé mercredi le ministère de la défense grec. Cet exercice doit avoir lieu entre mercredi et vendredi en Méditerranée orientale, au sud et au sud-ouest de Chypre, selon une source militaire.

La France a averti mercredi la Turquie que la Méditerranée orientale ne pouvait pas constituer « un terrain de jeu » pour des « ambitions » nationales. « La Méditerranée ne doit pas être un terrain de jeu des ambitions de certains ; c’est un bien commun »« le respect du droit international doit être la règle et non l’exception », a déclaré la ministre des armées française, Florence Parly, dans un Tweet, confirmant le début de cet exercice militaire conjoint.

Le statut de Sainte-Sophie au Conseil d’Etat turc

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Le plus haut tribunal administratif de Turquie doit rendre sa décision d’ici le 16 juillet quant au statut de la basilique Sainte-Sophie, joyau d’Istanbul, aux multiples étiquettes au cours de l’histoire.

Vue sur la basilique de Sainte-Sophie à Istanbul en Turquie.

Première basilique de l’histoire chrétienne consacrée à la «Sagesse divine» voulue par l’empereur Constantin en 330, mosquée en 1453 après la prise de Constantinople par les Ottomans, puis musée «pour offrir à l’humanité» souhaité par le père de la république turque, Mustafa Kemal Atatürk… les statuts de Sainte-Sophie ont été protéiformes et reflètent l’histoire du pays. Aujourd’hui, le président turc Recep Tayyip Erdogan veut modifier une nouvelle fois le statut de la basilique, pour en faire une mosquée. La demande de conversion a été déposée jeudi 2 juillet au Conseil d’État, qui devra rendre sa décision d’une quinzaine de jours.

Le bijou de l’architecture byzantine fait régulièrement l’objet de polémiques: depuis 2005, des associations ont saisi la justice à plusieurs reprises pour réclamer un retour du statut de mosquée, sans succès jusqu’à présent. Nostalgique de la puissance de l’Empire ottoman et soucieux de rallier un électorat conservateur, Recep Tayyip Erdogan n’a jamais caché son souhait de revenir à l’ancien statut. L’année dernière, il avait qualifié la transformation de Sainte-Sophie en musée de «très grosse erreur».

Sourate récité sous les voûtes 

Le 29 mai dernier, après plusieurs semaines de fermeture en raison de la crise sanitaire, l’État a tenu à célébrer l’anniversaire de la chute de Constantinople aux mains des Ottomans, «il est très important de célébrer le 567e anniversaire de la conquête à travers des prières à Hagia Sophia», avait commenté le président turc, alors qu’un imam a récité une sourate du coran sous les voûtes de la basilique, une première depuis 87 ans.

La reconversion de Sainte-Sophie en mosquée ne devrait pas empêcher les touristes du monde entier et de toutes les croyances de s’y rendre, mais modifier le statut d’un lieu aussi emblématique pourrait susciter des tensions. De nombreux pays ont d’ailleurs réagi après l’annonce de Recep Tayyip Erdogan, les États-Unis notamment ont appelé à ne pas toucher au statut de Sainte-Sophie. La France quant à elle a affirmé qu’elle serait attentive «à la préservation de l’intégrité de ce joyau du patrimoine universel», qui doit selon elle «rester ouvert à tous».

La Grèce, dont les relations avec la Turquie sont en dent de scie, a dit surveiller de près le devenir du patrimoine byzantin en Turquie.

(Marine Henriot, avec agences – Cité du Vatican)

La France suspend sa participation à une mission de l’Otan en Méditerranée

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En raison de tensions avec la Turquie, la France a temporairement suspendu sa participation aux opérations de surveillance de l’Otan en Méditerranée, a confirmé mercredi une source au ministère des Armées.
L’escalade entre les deux alliés se poursuit, après les déclarations lundi du président français, Emmanuel Macron, évoquant la « responsabilité historique et criminelle » de la Turquie en Libye. En violation de l’embargo sur les armes, Ankara y livre des équipements au gouvernement d’accord national de Faïez Sarraj et achemine des milliers de mercenaires syriens. Face aux critiques, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, défend son « soutien à un gouvernement légitime reconnu par la communauté internationale » et reproche à Paris son appui au camp opposé de Khalifa Haftar, approvisionné lui aussi illégalement en armes par la Russie, les Emirats arabes unis et l’Egypte.

 

L’Égypte menace d’une « intervention directe » en Libye si le GNA progresse

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Les ambitions régionales turques risquent-elles d’ouvrir un nouveau front dans le conflit libyen? Après la France, la Grèce et l’Otan, c’est au tour de l’Égypte de tirer la sonnette d’alarme. Paniqué par l’avancée des forces du Gouvernement d’union nationale (GNA), soutenu par Ankara, vers l’Est libyen, chasse gardée de Khalifa Haftar, appuyé par Le Caire, le président Abdel Fattah al-Sissi a menacé la Turquie, samedi 20 juin, d’une intervention «directe» de l’Égypte. Pour lui, Syrte représente une « ligne rouge ».

Could Egypt and Turkey go to war in Libya?

The battlelines of Libya’s civil war are changing quickly. A few weeks ago, Khalifa Haftar’s forces were on the outskirts of the capital Tripoli, battling to remove the UN-recognised Government of National Accord.

But the warlord’s campaign failed, and he’s been in retreat since. GNA troops, reinforced by military support from Turkey, are pushing towards Haftar’s power base in the oil-rich south and east. Egypt, one of Haftar’s foreign backers, is threatening to send in its soldiers if GNA fighters attack the strategic city of Sirte.

Could Egypt and Turkey go to war and further complicate the Libyan conflict?

 

Paris dénonce des manœuvres « extrêmement agressives » de la Turquie contre un bateau militaire français en Méditérranée

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Alors qu’il cherchait à identifier un cargo suspecté de transporter des armes vers la Libye, le bâtiment français a fait l’objet de trois « illuminations radar » de la part d’un navire turc, pourtant allié de l’OTAN.

Un navire français participant à une mission de l’OTAN en Méditerranée a récemment fait l’objet d’une manœuvre « extrêmement agressive » de la part de frégates turques, a révélé, mercredi 17 juin, le ministère des armées français, dénonçant une affaire « très grave » impliquant un partenaire de l’Alliance atlantique.

Alors qu’il cherchait à identifier un cargo suspecté de transporter des armes vers la Libye, le bâtiment a fait l’objet de trois « illuminations radar » de la part d’un navire turc, « un acte extrêmement agressif qui ne peut pas être l’acte d’un allié vis-à-vis d’un navire de l’OTAN », commente-t-on au ministère des armées. Mercredi doit se tenir une réunion des ministres de la défense de l’Alliance.

« Cette affaire est, à nos yeux, très grave. On ne peut pas accepter qu’un allié se comporte comme cela, fasse cela contre un navire de l’OTAN sous commandement OTAN menant une mission OTAN », a fait valoir Paris, en prévenant que la ministre des armées, Florence Parly, allait « mettre les points sur les i », lors de cette réunion, sur « l’attitude turque dans le conflit libyen ».

Opposition sur le conflit libyen

« Ces norias de bateaux entre la Turquie et Misrata, parfois accompagnées par des frégates turques, ne contribuent pas à la désescalade », a souligné le ministère, dénonçant, par ailleurs, le fait que les bâtiments turcs « utilisent des indicatifs OTAN » pour s’identifier lors de ses missions d’escorte.

En Libye, la Turquie soutient militairement le Gouvernement d’union libyen (GNA) de Fayez Al-Sarraj, reconnu par les Nations unies, face aux forces dissidentes du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est soutenu notamment par la Russie, l’Egypte et les Emirats arabes unis.

Dans ce contexte de tensions, le ton n’a cessé de monter entre Paris et Ankara ces derniers jours. Lundi, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a condamné « le soutien militaire croissant » de la Turquie au GNA en « violation directe de l’embargo des Nations unies ». La veille, la présidence française avait déjà dénoncé l’interventionnisme « inacceptable » d’Ankara.

La Turquie a rejeté ces critiques sur son soutien armé au gouvernement de Tripoli en Libye, accusant, à son tour, Paris de faire « obstacle à la paix » en appuyant le camp adverse. La France, bien qu’elle s’en défende publiquement, est également accusée de soutenir Haftar, qui a récemment subi de lourdes défaites sur le terrain.

La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime Kadhafi en 2011. Depuis avril 2019, le conflit a fait des centaines de morts, dont de nombreux civils, et poussé plus de 200 000 personnes à fuir leur domicile.

(Le Monde avec AFP)

Le commandant libyen soutenu par la Russie se dit prêt à des pourparlers pour mettre fin à la guerre

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Le Maréchal Khalifa Haftar (crédit: France24)

LE CAIRE – Le commandant libyen soutenu par la Russie, dont les forces ont subi une série de pertes sur le champ de bataille ces derniers jours, a déclaré samedi qu’il était prêt à arrêter les combats et à entamer des pourparlers pour mettre fin à la guerre civile de son pays riche en pétrole.

Il était peu probable que cette annonce mette fin immédiatement aux combats. Mais il a offert de nouvelles preuves du poids décisif de la Turquie, de l’autre côté de la guerre en Libye, dont l’intervention en faveur du gouvernement soutenu par l’ONU à Tripoli a contrecarré les ambitions de la Russie et changé le cours du conflit.

Le commandant libyen, Khalifa Hifter, a fait une offre de cessez-le-feu au Caire alors qu’il se tenait aux côtés de son allié égyptien, le président Abdel Fattah el-Sisi. L’Égypte, ainsi que la Russie et les Émirats arabes unis, ont investi massivement pour soutenir M. Hifter et s’efforcent maintenant de limiter ses pertes après l’effondrement dramatique de sa campagne de 14 mois pour capturer Tripoli.

L’ampleur et la rapidité des pertes de M. Hifter ont stupéfait les Libyens, et les analystes disent que la retraite marque non seulement la fin de son assaut sur Tripoli, mais qu’elle est susceptible de remodeler le paysage militaire et politique plus large du pays.

« Tous nos points d’appui changent », a déclaré Tarek Megerisi, analyste au Conseil européen des relations étrangères. « On ne sait pas très bien à quoi les choses ressembleront une fois la poussière retombée. Mais c’est Hifter sur les cordes. C’est la première fois que nous le voyons faire un compromis ou une concession depuis son retour en Libye en 2014. »

La Libye, qui possède les plus grandes réserves de pétrole d’Afrique, est plongée dans le chaos depuis l’éviction de son dictateur de longue date, le colonel Mouammar el-Kadhafi, par une coalition soutenue par les États-Unis lors du printemps arabe en 2011. Une éruption de combats entre les factions libyennes en 2014 s’est rapidement transformée en une guerre par procuration régionale alimentée par des puissances étrangères qui ont versé des armes, de l’argent et des mercenaires dans le combat.

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En Libye, Khalifa Haftar accumule les revers en Tripolitaine

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La perte par le maréchal dissident de sa base militaire d’Al-Watiya à l’ouest de Tripoli confirme la montée en puissance des Turcs dans le pays.

 

Une capture d’écran d’une vidéo, publiée le 27 avril, du maréchal Khalifa Haftar. HANDOUT / via REUTERS TV

Est-ce le revers de trop ? L’estocade à l’impact potentiellement déstabilisateur pour l’ensemble de sa stratégie militaire ? La perte lundi 18 mai par Khalifa Haftar de sa base militaire d’Al-Watiya dans l’Ouest libyen confirme que le vent a bel et bien tourné dans l’offensive que le maréchal dissident a déclenchée en avril 2019 contre le gouvernement d’accord national (GAN) siégeant à Tripoli. Ce nouveau déboire, qui s’ajoute à l’éviction à la mi-avril des forces pro-Haftar des localités littorales de Sabratha et Sorman, situées à moins de 70 km de la capitale, illustre surtout l’efficacité croissante de l’appui militaire que les Turcs fournissent au GAN de Faïez Sarraj.

Après avoir été très fragilisé en fin d’année par la puissance de feu de l’Armée nationale libyenne (ANL) d’Haftar, activement soutenue militairement et financièrement par une coalition de parrains étrangers – Emirats arabes unis, Jordanie, Egypte, Arabie saoudite et Russie – le GAN de Tripoli a pu reprendre l’avantage grâce à un appui sans précédent d’Ankara.

Ce dernier a en effet installé en Tripolitaine un chapelet de défenses antiaériennes tout en introduisant une nouvelle génération de drones – les Anka-S – qui a permis aux forces anti-Haftar de recouvrer la maîtrise du ciel. L’assistance des Turcs est le produit d’un accord sécuritaire et maritime signé fin novembre entre Ankara et Tripoli en une période critique où le GAN de Sarraj semblait désemparé face aux coups de boutoirs très meurtriers infligés dans certaines poches de la capitale par les mercenaires russes de la compagnie de sécurité Wagner, alliés d’Haftar. Bien que reconnu par les Nations unies, le GAN de Tripoli semblait alors très isolé sur la scène internationale.

Nouvelles données militaires

La reprise d’Al-Watiya indique que le rapport des forces a été renversé. « Avec fierté et honneur, nous déclarons la libération de la base militaire d’Al-Watiya de l’emprise des milices criminelles et des mercenaires terroristes [pro-Haftar] », s’est réjoui lundi Faïez Sarraj. La reconquête d’Al-Watiya est emblématique à bien des égards.

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L’Union européenne accuse la Turquie d’aggraver les tensions en Méditerranée orientale

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Étant donné la découverte, ces dernières années, d’importants gisements de gaz naturel en Méditerranée orientale, la République de Chypre a autorisé plusieurs groupes pétroliers et gaziers, comme Total, ENI et ExxonMobil, à explorer sa zone économique exclusive [ZEE], divisée en 13 blocs, en vue d’une éventuelle exploitation.

Seulement, la Turquie entend s’inviter dans ces activités, prétextant défendre les intérêts de la République turque de Chypre-Nord [RTCN], une entité créée après son intervention militaire de 1974 [opération Attila], lancée à la suite d’une tentative de coup d’État ayant cherché à rattacher Chypre à la Grèce [Énosis].

L’appétit d’Ankara explique son soutien au gouvernement d’union nationale libyen [GNA], avec lequel elle a signé un mémorandum d’accord sur ses frontières maritimes. Ainsi, ce texte lui permettrait d’étendre la superficie de son plateau continental de plus de 30% et de « torpiller » le projet gazoduc EastMed qui, orienté vers l’Europe, est porté par la Grèce, la République de Chypre et Israël.

En attendant, la Turquie envoie régulièrement des navires dans la ZEE de la République de Chypre afin d’y mener des forages, malgré les avertissements de l’Union européenne [UE] et des États-Unis.

En juillet 2019, l’UE a sanctionné la Turquie en réduisant de 145,8 millions d’euros les fonds européens qui lui étaient destinés en 2020. Cette décision a été sans effet… Comme celle ayant consisté à geler les avoirs et interdire l’entrée à deux ressortissants turcs impliqués dans les opérations de forage dans la ZEE de la République de Chypre. Pour calmer les ardeurs européennes, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, se plaît à rappeler que son pays accueille plusieurs millions de migrants prêts à se rendre sur le Vieux Continent…

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