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Ukraine

Egypt secretly planned to supply rockets to Russia, leaked U.S. document says

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President Abdel Fatah El-Sisi in February planned to produce 40,000 rockets for Russia and instructed officials to keep production and shipment secret ‘to avoid problems with the West’

Russian President Vladimir Putin and Egyptian President Abdel Fatah El-Sisi enter a hall during their meeting in Sochi, Russia, on Oct. 17, 2018. (Pavel Golovkin/AP)

President Abdel Fatah El-Sisi of Egypt, one of America’s closest allies in the Middle East and a major recipient of U.S. aid, recently ordered subordinates to produce up to 40,000 rockets to be covertly shipped to Russia, according to a leaked U.S. intelligence document.

A portion of a top secret document, dated Feb. 17, summarizes purported conversations between Sisi and senior Egyptian military officials and also references plans to supply Russia with artillery rounds and gunpowder. In the document, Sisi instructs the officials to keep the production and shipment of the rockets secret “to avoid problems with the West.”

The Washington Post obtained the document from a trove of images of classified files posted in February and March on Discord, a chat app popular with gamers. The document has not been previously reported.

The disclosure comes as Russia is fighting a war with Ukraine, in which both sides are seeking resupply of depleted arsenals.

In response to questions regarding the document and the veracity of the conversations it describes, Ambassador Ahmed Abu Zeid, spokesman for Egypt’s Foreign Ministry, said that “Egypt’s position from the beginning is based on noninvolvement in this crisis and committing to maintain equal distance with both sides, while affirming Egypt’s support to the U.N. charter and international law in the U.N. General Assembly resolutions.”

“We continue to urge both parties to cease hostilities and reach a political solution through negotiations,” he said.

A U.S. government official, speaking on the condition of anonymity to address sensitive information, said: “We are not aware of any execution of that plan,” referring to the rocket export initiative. “We have not seen that happen,” the official added.

(…lire l’article)

Antony Blinken : Pékin « joue sur deux tableaux » concernant la Russie

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À Bruxelles, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a estimé que la Suède pourrait rejoindre l’OTAN d’ici juillet et appelé la Chine à clarifier sa position à l’égard de la Russie en utilisant son influence auprès d’elle pour parvenir à la paix.

Emmanuel Macron reçu par Xi Jinping : déclarations conjointes des deux présidents

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Emmanuel Macron a été accueilli, jeudi 6 avril, à Pékin par son homologue Xi Jinping, pour une rencontre en tête-à-tête où doit être abordé le conflit en Ukraine.

Emmanuel Macron ne parvient pas à convaincre Xi Jinping de faire un geste sur l’Ukraine

Jeudi, les deux dirigeants ont scellé leurs retrouvailles, après trois années de pandémie. La France espère éviter que Pékin ne tombe dans « le camp de la guerre » et fournisse des armes à la Russie; la Chine ne se départ pas de sa bienveillance à l’égard de Moscou.

La berline noire d’Emmanuel Macron s’est arrêtée au pied des marches du Grand Palais du peuple, à Pékin, devant un Xi Jinping enjoué. Ce jeudi 6 avril, face à la place Tiananmen déserte et sous haute surveillance, les deux dirigeants scellent leurs retrouvailles dans le faste réservé aux visites d’Etat, après trois années de pandémie de Covid-19 qui ont coupé la Chine du reste du monde. « Rien ne vaut les contacts humains », résume le président français après avoir passé en revue les troupes chinoises, tandis que résonnent vingt et un coups de canon sur fond de Marseillaise et d’hymne national chinois.

A quelque 8 000 kilomètres du tumulte de la crise sociale qui secoue la France, Emmanuel Macron espérait œuvrer pour la paix en Ukraine en faisant de son homologue chinois, sinon un médiateur, du moins une voix modératrice auprès de Moscou, dont l’agression, a-t-il rappelé, a « mis fin à des décennies de paix en Europe ». Après les vaines tentatives françaises auprès de Vladimir Poutine, la Chine, qui revendique une « amitié sans limite » avec la Russie, pourrait, pensait-il, avoir plus de succès avec l’hôte du Kremlin. « Je sais pouvoir compter sur vous pour ramener la Russie à la raison et tout le monde à la table des négociations », a lancé le chef de l’Etat français à Xi Jinping au début de leur tête-à-tête.

« Douche froide »

Mais ce « chemin de paix » qu’espère tracer Emmanuel Macron s’apparente pour l’heure à une impasse. Malgré les poignées de mains franches entre les deux hommes, Xi Jinping se contente de petits pas. Le chef du Parti communiste chinois n’a pas rompu sa bienveillance affichée à l’égard de Moscou et s’en tient à des déclarations de principe sur les armes chimiques et le recours au feu nucléaire ; il plaide de façon évasive pour « une reprise des discussions de paix le plus tôt possible ». Après sa visite en grande pompe à Moscou, le 21 mars, M. Xi serait prêt, selon les diplomates français, à parler au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, mais seulement « quand les conditions seront réunies ».

(source: lemonde.fr)

Les 12 points de Kiev pour « dérussifier » la Crimée

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Le plan en 12 points pour chasser Moscou : “Zelensky n’a pas d’autres choix, pour encourager l’effort de guerre de sa population, de galvaniser son peuple. Ce plan en fait partie.”  Christine Ockrent

L’économie russe accuse (finalement) le coup des sanctions

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L’économie russe accuse finalement le coup : “Les blocus, les embargos, n’ont pas un effet immédiat, c’est le temps d’exposition à l’embargo qui finit par produire un syndrome de conséquences, dont celles qu’on voit.”  Pascal Perri 

Les Emirats dans le camp russe face à l’Ukraine

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Les Emirats arabes unis assurent des transactions essentielles à l’offensive russe contre l’Ukraine, alors que Dubaï est devenue le sanctuaire des oligarques visés par les sanctions occidentales.

Le 25 février 2022, au lendemain de l’invasion russe de l’Ukraine, le Conseil de sécurité de l’ONU vote sur un projet de résolution occidentale appelant au « retrait immédiat » des troupes russes. Onze membres du Conseil approuvent le texte, qui est rejeté du fait du très prévisible veto russe. Mais la surprise vient des Emirats arabes unis, qui s’abstiennent, à l’unisson de la Chine et de l’Inde.

Cinq jours plus tard, sans doute du fait de pressions américaines, les Emirats votent cette fois, à l’Assemblée générale de l’ONU, une résolution « exigeant que la Russie cesse immédiatement le recours à la force contre l’Ukraine ». Mais Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, le président de la fédération des Emirats, n’a rien amendé de sa prétendue « neutralité » dans la crise ukrainienne, qui conduit son pays à assurer aujourd’hui des transactions essentielles pour la campagne russe, tout en devenant le sanctuaire privilégié des oligarques sous sanctions occidentales.

Vladimir Poutine et Mohammed Ben Zayed, au palais présidentiel d’Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, le 15 octobre 2019. CHRISTOPHER PIKE / REUTERS

Armement et blanchiment

Les doutes qui pouvaient encore subsister sur la « neutralité » des Emirats ont été dissipés en février, lors du salon international de l’armement IDEX, qui s’est tenu à Abou Dhabi, pendant le premier anniversaire de l’invasion russe de l’Ukraine. Le Kremlin avait en effet décidé d’y exposer des véhicules blindés, des hélicoptères de combat et des missiles antiaériens, tous testés en Ukraine et destinés à l’exportation. Le vice-premier ministre, Denis Mantourov, qui a ouvert le pavillon russe, s’est félicité à cette occasion que les Emirats soient devenus le premier partenaire de son pays dans le monde arabe, avec « en 2022, des échanges commerciaux en progression de 68 % ». Au même moment, la Banque centrale d’Abou Dhabi accorde une licence à la banque russe MTS au motif qu’elle « contribue à soutenir le commerce légitime entre les deux pays et à servir la communauté russe aux Emirats arabes unis ».

Cette « communauté russe » était déjà très active à Dubaï avant l’invasion de l’Ukraine, notamment autour des réseaux liés à Ramzan Kadyrov, l’autocrate placé par Vladimir Poutine à la tête de la Tchétchénie. Mais les oligarques se sont massivement repliés sur les Emirats pour échapper aux sanctions qui les frappent désormais en Europe et aux Etats-Unis. Près de deux millions de passagers russes ont utilisé l’aéroport de Dubaï en 2022,

(source: lemonde.fr)

Mikhaïl Saakachvili, l’ex-président géorgien au Figaro: «Le sort de la Géorgie est lié à la victoire de l’Ukraine face à la Russie»

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ENTRETIEN EXCLUSIF – L’ex-président géorgien, emprisonné à Tbilissi, et qui dit avoir été empoisonné par le Kremlin, juge inéluctable le succès de Kiev. Celui-ci entraînera, selon lui, un rapprochement de son pays avec l’UE.

«J’arrive au stade où les médecins s’attendent à ce que plusieurs de mes organes lâchent. Je passe tout mon temps au lit car je ne peux plus me lever. Mes os sont en train de se désintégrer», l’ancien président géorgien Mikhaïl Saakachvili (ici, dans sa cellule, à Tbilisi, le 1er février dernier). IRAKLI GEDENIDZE/REUTERS

L’ancien président réformiste et proeuropéen Mikhaïl Saakachvili est emprisonné par le pouvoir géorgien depuis octobre 2021, quand il a décidé de rejoindre son pays après huit ans d’exil à l’étranger. Privé de soins médicaux, affirmant avoir été empoisonné par les agents prorusses du pouvoir dirigé dans l’ombre par l’oligarque Bidzina Ivanichvili, proche du Kremlin, il a perdu 50 kilos en un an. Ses médecins et sa famille craignent aujourd’hui pour sa vie. Ses propos ont été recueillis par écrit, grâce à l’intervention d’un intermédiaire qui le visite chaque jour. Depuis son lit d’hôpital, l’ancien président, qui fut dans les années 2000 un grand allié de l’Occident, a répondu aux questions du Figaro d’une écriture faible et tremblante.

(… lire l’article du Figaro)

Sergueï Lavrov déclenche l’hilarité en Inde en affirmant que la guerre en Ukraine a été lancée «contre» la Russie

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Le ministre russe des Affaires étrangères a eu du mal à finir sa phrase, interrompue par les rires de l’Assemblée, quand il a évoqué à New Delhi «la guerre qui a été lancée contre nous en utilisant des Ukrainiens».

La «neutralité» de l’Inde dans la guerre en Ukraine ne dupe pas sa population. Un récent discours de Sergueï Lavrov à New Delhi en a apporté la preuve éclatante. Invité d’une conférence sur la géopolitique dans la capitale indienne, le ministre russe des Affaires étrangères a tenté de mettre son pays dans la peau de l’agressé. Il n’a récolté que l’hilarité de la salle.

«Vous savez, la guerre que nous tentons d’arrêter, qui a été lancée contre nous en utilisant des Ukrainiens…», a-t-il commencé. Mais le diplomate en chef de Moscou a peiné à finir sa phrase, interrompue par les rires des auditeurs. Il a finalement poursuivi, visiblement déstabilisé : «(La guerre) a bien sûr influencé la politique russe, ce qui inclut la politique énergétique».

En Ukraine, la chute inattendue des oligarques

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Depuis l’invasion russe, ces hommes d’affaires richissimes, qui régnaient depuis trente ans sur le pays, ont perdu leurs leviers d’influence. Un tournant.

Un homme prépare des plaques de métal qui formeront un abri militaire à Zaporijstal, quatrième plus grande usine d’acier d’Ukraine possédée par Metinvest, à Zaporijia (Ukraine), le 29 décembre 2022. ADRIENNE SURPRENANT/MYOP POUR « LE MONDE »

Difficile d’oublier le célèbre propriétaire des lieux, un entrepôt niché au cœur de l’immense complexe sidérurgique de Zaporijstal, dans le sud de l’Ukraine. Le nom de Rinat Akhmetov figure sur tous les cartons que des dizaines d’employés volontaires remplissent de produits de première nécessité.

Depuis l’invasion russe du 24 février 2022, l’homme le plus riche du pays a mobilisé son empire industriel pour aider la population et les forces armées. Alors que l’usine, qui emploie 10 500 ouvriers, ne tourne plus qu’à 50 % de ses capacités, cette initiative humanitaire permet de redorer l’image de celui qui était encore, avant l’offensive, l’oligarque le plus puissant du pays et un farouche opposant de Volodymyr Zelensky.

D’ordinaire si discret, Rinat Akhmetov, 56 ans, s’était opposé publiquement au président après l’adoption, en septembre 2021, d’une loi « anti-oligarques » visant à réduire leur emprise en les étiquetant sous cette appellation infamante. En février 2022, ses priorités ont brutalement changé. Il sait qu’il a désormais tout intérêt à s’afficher dans le camp de Volodymyr Zelensky et à contribuer à la victoire de l’Ukraine : l’offensive à grande échelle de la Russie a pulvérisé une partie de son empire et sapé son influence plus efficacement qu’aucune réglementation n’y était parvenue.

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Le sort du milliardaire est emblématique de la chute des oligarques à la faveur de la guerre. En un an, le conflit a considérablement affaibli l’influence de ces hommes d’affaires richissimes, qui règnent sur le pays depuis trente ans et sont accusés d’exploiter sans scrupule les ressources de l’Etat, de corrompre le système politique et d’utiliser les médias pour leur seul profit. Ce tournant historique pourrait préfigurer l’Ukraine de demain, débarrassée de cette caste ayant bâti sa fortune lors des grandes privatisations dans les années 1990, après la chute de l’Union soviétique.

(source: lemonde.fr)

Guerre en Ukraine : pourquoi « le discours du patriarche Kirill s’est radicalisé au fil des mois »

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Alors qu’il appelait à la paix il y a un an, le chef de l’Eglise russe a changé de ton, teintant son discours d’une rhétorique de guerre sainte contre « l’Occident dépravé ». La politologue Kathy Rousselet analyse le positionnement et le profil du patriarche de Moscou.

Kathy Rousselet, directrice de recherche à Science Po-Paris, est spécialiste des questions religieuses dans la Russie post-soviétique. Autrice de La Sainte Russie contre l’Occident (Salvator, 172 p., 18,50 €), elle analyse dans un entretien au Monde la position du patriarche Kirill vis-à-vis du Kremlin, notamment depuis le début de la guerre en Ukraine, et le discours toujours plus anti-occidental de l’Eglise russe.

Avez-vous été surprise des accents de guerre sainte des discours de Kirill à propos de l’intervention russe en Ukraine ou de la lutte contre « l’Occident dépravé » ?

En réalité, la première réaction de Kirill à l’invasion de l’Ukraine par la Russie n’a pas été celle-ci. Rappelons que le 24 février 2022, le patriarche, certes sans dénoncer la guerre, a rappelé l’histoire commune des peuples russe et ukrainien, espéré que « cette fraternité » les aiderait à « surmonter les divisions » et invité « le plérôme [l’entièreté] de l’Eglise orthodoxe russe à élever avec insistance les prières ardentes pour le rétablissement le plus rapide de la paix. »

Mais quelques jours plus tard, le ton a changé. Les archives nous expliqueront peut-être précisément un jour pourquoi. Le 6 mars, pour justifier l’injustifiable, il a repris les arguments qui lui sont les plus familiers. Il ne s’agissait pas pour lui de « dénazifier » l’Ukraine, comme l’affirmait Vladimir Poutine ou un autre hiérarque proche de lui et du FSB, le métropolite Tikhon Chevkounov. Son objectif était de lutter contre la globalisation et les valeurs libérales.

Cette rhétorique de Kirill, très proche de celle de mouvements religieux ultra-conservateurs ailleurs dans le monde, est ancienne. La référence à l’homosexualité, par exemple, parle tout particulièrement à la population russe : c’est avec elle qu’a été construite l’opposition à l’Occident dépravé, notamment à partir du début des années 2010. Son discours est enflammé. Il y parle de « combat métaphysique ».

Kirill insiste depuis longtemps sur le devoir messianique de la Russie. Le peuple de la Rous [qui comprend dans ses représentations les peuples russe, ukrainien et biélorusse] aurait une mission dont il devrait rendre compte à la fin des temps. Il parlait en 2009 d’un peuple « porteur de Dieu », une idée qui remonte au moins au XIXe siècle et à Dostoïevski. Le 6 novembre dernier, en droite ligne de ces idées, il a présenté la Russie comme « le pilier et le soutien de la vérité » (en référence à la Première épître de Paul à Timothée, 3 : 15)

Enfin, le discours du patriarche a pris une dimension patriotique aux accents soviétiques, fortement militarisée. Kirill a rappelé combien l’exploit sacrificiel faisait partie du code culturel russe. Dans son sermon du 25 septembre 2022, il est allé jusqu’à dire que « les soldats russes qui mourront dans la guerre en Ukraine seront lavés de tous leurs péchés ». Son discours s’est radicalisé au fil des mois.