Mois: mars 2017
Orìgine et sens du nom des Sakalava de Madagascar
L O U I S M O L E T
Orìgine et sens
du nom des Sakalava
de Madagascar
L’INTELLIGENCE DU SENS DES NOMS LOCAUX permet une meilleure compréhension du paysage ou une interprétation plus satisfaisante de certains faits de peuplement. C’est le cas à Madagascar où, quand ils sont expliqués, les noms d’un bon nombre de peuples sont révélateurs soit de l’habitat normal, soit de faits historiques importants ayant eu un
retentissement durable sur la géographie humaine de l’île.
Certains de ces noms comme Tanala, « ceux de la forêt », Tanalàna, « ceux du sable », Tandroy, « ceux des buissons épineux », sont parlants et ne prêtent guère à discussion. D’autres, par contre, restent obscurs et sont depuis longtemps l’objet de controverses.
C’e6t l’un de ceux-ci que je veux tenter d’élucider ici. I1 s’agit du nom des Sakalava, peuple de pasteurs de bovidés qui s’étale sur les cartes sur près du tiers occidental de l’île, depuis l’Onilahy dans le sud jusqu’au-delà de Nossi-be et du Sambirano dans le nord. Son domaine traditionnel est le plus étendu de tous les peuples malgaches. Constitué en royaume, cet Etat, grâce aux profits de la traite, était encore, semble-t-il, le plus puissant de l’île il y a environ deux sièclesl.
Ce nom a fait l’objet de maintes tentatives d’explications que l’on peut ramener à deux types: celles d’ordre géographique d’un côté, celles d’ordre historique de l’autre.
A mon avis, aucune d’entre elles n’est réellement satisfaisante et c’est ce qui m’amène à en proposer une nouvelle qui entre dans le second groupe.
Une bonne revue de la question a été donnée par Raymond Decary2 en 1957, qui rappelle les principales interprétations du nom Sakalava :
Les Révérends Wlen et Lindo l’ont traduit par « les gens des longues plaines » (sakany, largeur, lavany, longuer). L’abbé Dalmond y voit une allusion à la coiffure disposée en longues tresses. Mallens le traduit par « chats longs »>
I. C. ROBEQUAIN,Madagascar ou les bases dispersées de l’Union française, Paris, 1958,pp. 100-101
2. R. DECARY, « Lesnoms tribaux malgaches », Revue de Madagascar 32 (3), 1957,pp. 21-33.
342 Louìs Molet
(saka, chat, lava, long), ce quì n’a aucun sens réel. D’autres1 le rapprochent de sakaray, « les gens méfiants ». Pour Rusillon, les Sakalava pourraìent être également (< ceux quì viennent de la longue vallée et ont osé traverser toutes les rìvìères, ont fouillé la terre pour trouver des tubercules et qui ne reculaìent devant rien, toujours combattant pour ou contre quelqu’un.
L’explication donnée par A. et G. Grandìdìer – lesgens de Saka qui se sont étendus sur une longue surface de pays – se base sur le faìt que les chefs des principales familles sakalava sont venus originairement de la province d’lsaka sur la côte S.-E.2
Dans un tout autre sens, Jorgensen, et après luì Ferrand et Julìen, dont nous partageons l’opìnion, voient ìcì la corruption d’un mot bantou. Ferrand rapproche Sakalava du nom tribal Machoukouloubé ou Shukulumbue du Haut-Zambèxe.
On rappellera dans le même sens que le Père Luis Mariano, quì a le premier [1616] cìté le nom de la peuplade quì nous occupe, la dénomme Sukulambe. Ce serait alors sìmplement I’étymologìe populaìre quì aurait transformé le lambue bantou en lava malgache. Le Père Tastevìn, tout en étant d’accord pour une orìgìne afrìcaine, donne comme racine le mot différent de kalava et traduit le nom sakalava par « les vaillants, courageux et bataìlleurs »2.
Avant de critiquer ces différents arguments, citons encore quelques autres hypothèses. Le très3 distingué linguiste norvégien Otto C. Dahl a repris récemment l’explication étymologique et il expose la thèse même présentée par H. Deschamps4.
La première capitale des rois sakalava au XVI e sìècle était le village de Benge, dans le district de Manja, au bord d’un affluent du Mangoke appelé Sakalava. C’esif la rivière quì a donné son nom à la tribu et non la tribu à la rivière. Saka signife « petìte dépressìon dans la plaine où coule un ruiìsseau ou une rivière », et Iàva veut dire « long ». On peut donc traduìre le mot par « vallée longue », ce quì correspond bien au caractère de l’affluent. D’après les traditìons sakalava, c’est pendant les expédìtions guerrìères parties de Benge que le nom de la tribu s’est fixé, les guerrìers étant appelés par ceux qui les redoutaient « ceux venant de Sakalava ».5
Nous ne perdrons pas de temps à discuter d‘autres hypothèses trop fragiles, telle celle avancée par J. V. Mellis – « Sakalava, de Saka-lava, Saka: arrêté de force, Lava, loin » -, trop peu vraisemblables.
I. Par exemple, Rev. J. RICHARDSON, New Malagasy-English Dictionary, Antananarivo, I885, article « saka, sakalava ».
2. « Le premier chef sakalava venu d‘Isaka est nommé Rabararatavokoka ou Andriamahazoalina qui, après avoir demeuré quelque temps dans Ia vaIIée de I’Itomampy, s’est établi avec ses guerriers sur le bord sud du Mangoka et dans la vallée d’un de ses affluents qu’il a appelé Sakalava; sa résidence était à Inosy, à peu près à mi-chemin entre le delta du Mangoka et de Vondrove » (A. et G. GRANDIDIER, Ethnographie de Madagascar, Paris, 1908-1928, t. I, pp. 215-216, note 5 ). Cette opinion a été reprise par A. DANDOUAU et G. S. CHAPUS ,Histoire des populations de Madagascar, Paris, 1952, p. 19.
3. DECARY,op. cit., pp. 28-30.
4. H. DESCHAMPS,HHoire de Madagascar, Paris, 1gG0, p. 97.
5 . O. C. DAHL,Confes malgaches en diale8e sakalava :texte, tradu8ion, grammaire et lexique, Oslo,
6. J. V. MELLIS,Volamenae t Volafotg, Tananarive, 1938, pp. 234-235.
1968,p. 1.
Etudes de géograpbìe tropicale offertes à Pierre Gourou 343
Un nouvel examen de la question a été fait récemment par un jeune historien américain, Raymond Kent, qui consacre au royaume sakalava un chapitre de son livre Early Kìngdoms ìn Madagascar, 1500-1700 montre le peu de solidité des explications étymologiques avancées jusqu’alors et, bien que celle proposée par les Grandidier2 ait obtenu le suffrage de la plupart des auteurs postérieurs, il remarque que jamais ils n’ont pu citer une tradition des Sakalava qui attribue à ceux-ci une origine antaisaka et que,
même si beaucoup de leurs contemporains ont admis leur hypothèse, bien d’autres (Aymard, Prud‘hommes) pensaient plutôt à une origine africaine (p. 167). Kent discute également la proposition de Gabriel Ferrand4, qui rapproche le nom cité par le Père Luis Mariano et la population du Haut-Zambèze, et il écrit (p. 168) :
Alors que sans doute les Suculambes de Marìano e t les Sakalava des sources
postérìeures sont le même groupe, le rapprochement avec les Sbukulunibwe, branche des Ila de Rhodésie du Nord, e f i de loin trop aventuré – non seulement parce que des rapprochements d’un seul détaìl, en dehors de tout contexte, sont au moins risqués – mais aussi parce qu’en 1616, date rapportée pour Madagascar, ìl faudrait au mìnìmum une confirmatìon antérìeure [de l’existence du groupe] des Shukulumbwe sur le continent […] . Or rien […I ne suggère que les Shukulumbwe aient formé un peuple ou un Etat à la fîn du XVIe ou au début du XVIIe siècle.
Seulement, Kent ne propose pas d’explication. I1 se contente de reprendre les sources et termine par des considérations sur les Buky, les Maroseranana, et, d’après des enregistrements sur bandes magnétiques, sur ceux que certains de ses informateurs nommeraient « les Sakalava des Sakalava », sorte de superlatif qui n’aurait été attribué que parcimonieusement, qui ne se serait appliqué à l’origine qu’aux seuls conquérants venus du sud, par suite de la pression du clan Andrevola et de leurs sujets masikoro, et qui
n’existeraient plus (p. 193). Il semble, d‘après Kent, qu’on peut seulement conclure que ce mot aurait désigné un peuple éphémère (p. 204) :
Samsung chief’s ‘trial of the century’ to start next week
Samsung Group leader Jay Y. Lee will go on trial for bribery and embezzlement on Thursday, a court said, amid a corruption scandal that has rocked South Korea and led to the impeachment of the president.
Lee, the 48-year-old third-generation leader of the country’s top conglomerate, was indicted on Tuesday on charges including pledging 43 billion won ($37.24 million) in payments to a confidant of President Park Geun-hye. Lire la suite »
Syrie: l’EI se retire de Palmyre après de violents raids russes

Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) se sont retirés de la ville antique de Palmyre, dont ils s’étaient de nouveau emparés samedi, à la suite de violents raids de l’aviation russe, a rapporté dimanche l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
« Les violents raids de l’aviation russe durant la nuit sur Palmyre ont contraint les djihadistes de l’EI à se retirer à l’aube, quelques heures après leur entrée dans la ville », a déclaré à l’AFP le directeur de cette ONG, Rami Abdel Rahmane. Les raids russes ont tué un grand nombre de djihadistes, a-t-il précisé, sans être en mesure de fournir un bilan. L’EI avait pris le contrôle de Palmyre en mai 2015 et en avait été chassé en mars dernier par le régime avec l’aide de la Russie.
Il a lancé jeudi une nouvelle offensive sur cette ville classée au patrimoine mondial de l’Humanité et s’est emparé samedi de la majeure partie de la ville antique, située dans le centre de la Syrie. Le retour de l’EI à Palmyre est intervenu alors que l’armée du régime resserrait l’étau sur les rebelles assiégés à Alep-Est, qu’elle contrôle désormais 85%.
Évènement: Serge Ramiandrasoa relance le « Thé dansant »
Un rendez-vous inédit, gai et mélodieux. C’est ce que le « Serge Ramiandrasoa Band » promet au public à partir de ce dimanche à l’Hôtel de l’Avenue Analakely.
Personnalité émérite du sport malgache, notamment en ayant été président de la Fédération malgache du tennis, il est devenu un mélomane aguerri adoubé par ses pairs. Il a brillamment entamé une vive transi-tion dans sa carrière, depuis le monde du sport à celui de la musique. Serge Ramiandrasoa enchante continuellement, avec son groupe, les mélomanes de la ville des Mille. Une formule dansante exceptionnelle fait sa signature depuis près de deux ans maintenant.

Le ministre de la Sécurité publique Anandra Norbert limogé et remplacé
Suite aux drames survenus dans le District de Befandriana-Nord le 22 février, dans la Commune rurale d’Antsakabary plus précisément, où deux policiers ont été tués par la vindicte populaire et à la suite de quoi un peu moins de 500 habitations ont été incendiées dans différentes localités dans des circonstances encore floues (hormis la version un peu farfelue de l’ex- premier responsable, en conférence de presse), le Président Hery Rajaonarimampiainina a signé un décret pris en Conseil des Ministres ce 02 Mars limogeant le Ministre de la Sécurité publique Anandra Norbert.

En remplacement, ce même Conseil a nommé le Contrôleur Général de Police Mamy Jean Jacques Andrianisa qui a occupé précédemment la fonction de Directeur des Renseignements et du Contrôle de l’émigration et de l’immigration. au sein du même département
Biographie: RP Rahajarizafy Antoine de Padoue, Sj
Biographie
A la fois écrivain, homme d’église, philosophe et éducateur… Présentation du Révérend Père Rahajarizafy Antoine de Padoue, l’un des plus grands érudits malgaches
Né le 7 avril 1911, ordonné prêtre le 21 juin 1941, membre correspondant de l’Académie malgache le 29 juin 1956, élu membre associé le 5 aout 1968, premier Malgache provincial des Jésuites de 1969 à 1973, décédé le 2 mars 1974.
Ouvrages principaux : « Ny Hanitra Nentin-dRazana » achevé en 1939 et publié en 1950, « Ny Ombalahibemaso », en cinq volumes à partir de 1958 , …

Sur le mode télégraphique, la vie et l’œuvre du Père Jésuite Rahajarizafy Antoine de Padoue aurait pu tenir en ce seul paragraphe. Mais il convient, puisque la Ville d’ Antananarivo vient de baptiser une rue à son nom, depuis la Nonciature à Ivandry jusqu’ au carrefour d’Analamahitsy vers la propriété des Jésuites, que le grand public sache combien cet octroi a son importance pour la Culture majuscule de Madagascar.
On parle souvent du RP Rahajarizafy comme l’un des plus grands érudits malgaches, ou l’Educateur nationaliste, l’ Ecrivain patriote, ou encore le Révolutionnaire de la culture…
Ce n’est pas lui faire ombrage que de comparer son parcours à celui d’un autre grand homme de Lettres malagasy du XXème siècle, laïc celui-là: le Professeur Régis Rajemisa-Raolison
SON ELAN PATRIOTIQUE
Conscient d’être Malgache, il fut ardemment fier des particularités propres à ses compatriotes : la manière de penser, de raisonner, d’agir face à une situation donnée, de vivre en Société, de peser ce qui doit être ou pas, de se soucier des nécessiteux ou encore la connaissance de Dieu.
Dans sa mission de raviver les valeurs ancestrales oubliées, le Père Rahajarizafy œuvra particulièrement à éduquer les jeunes. Il fit, par exemple, à cet effet, montre d’un zèle particulier à instruire des enfants betsileo d’Ambositra dont il avait la charge en tant que Professeur de Malagasy et qu’il affectait spécialement dit-il car « ceux-là sont de véritables Malgaches, cultivant encore le sens du « fihavanana », sachant s’aimer entre eux et pleins d’entrain… »
Il arrive assez souvent, lors des retours des différentes tournées effectuées à l’extérieur, que le Père Rahajarizafy émette l’apostrophe suivante : « Certes, il y fait bon vivre et les gens y sont bien avancés; mais ma foi, quoi qu’il en soit, Madagascar n’a rien à leur envier ! ». Et le Père d’ajouter tout en soupirant : « Cette jeunesse Malgache risque de se perdre si elle ne fait pas attention… ! »
Il créa par la suite le mouvement FON-DEHILAHY (ou cœurs vaillants), une association orientée vers l’éducation de la jeunesse masculine, recrutant cette dernière au sein de différents secteurs d’activités. Il fut également l’auteur de plusieurs chansons destinées à encourager d’avantage les jeunes à cultiver leur Foi et l’amour de leur Patrie ainsi qu’à méditer sur le véritable sens de la vie, pour que ceux-ci ne soient pas éblouis par ce qui est éphémère et futile.
Patriote avoué depuis des décennies et grand nostalgique de l’équilibre social traditionnel, il jubila lorsque fut remis sur pied en 1973 le système du FOKONOLONA, propre à la Société malgache. « C’est le nôtre, disait-il, propre à notre Culture; faisons en sorte que cela réussisse ! ».
Le Père ne fut malheureusement plus là à l’avènement de RATSIMANDRAVA en 1975, avènement qui plaça le Fokonolona à son zénith.
¨Homme d’une grande humanité, à la fois ouvert d’esprit , brillamment épris de connaissances, et très attaché à son pays, il s’est fait un fervent défenseur de la Culture et de l’Identité Malgache, qu’il n’a eu de cesse de promouvoir. Il en était fort jaloux et fier. Il en revendiquait le caractère si unique et précieux. Sa conviction de la sagesse Malgache et son amour pour la langue et l’Histoire de son pays, lui ont inspiré de nombreux écrits. Ses actions et ses ouvrages ont contribué de façon inestimable à faire connaître ce que sont l’Identité, la sagesse et les valeurs Malgaches, et lui ont valu d’être reconnu comme une figure incontournable de l’Histoire de Madagascar.
Antoine de Padoue Rahajarizafy était à la fois éducateur , philosophe, homme d’église et écrivain. Il s’est efforcé de d’inculquer à la jeunesse malgache la culture nationale et l’histoire de son pays dans des ouvrages qui ont fait et font aujourd’hui encore autorité.
« Il est impossible de parler de lui sans évoquer la famille dont il est issu et la grande tradition faite d’attachement profond à l’authenticité malgache, de fierté d’être Malgache, sans pourtant se fermer aux valeurs modernes introduites dans le pays. «
SA VIE
Le Père Antoine de Padoue Rahajarizafy fut véritablement un personnage hors du commun, nanti d’une extraordinaire vivacité d’esprit. Cette singulière particularité est telle qu’on le comparerait volontiers, reprenant littéralement des expressions traditionnelles malgaches imagées, à « une constellation face à la multitude des étoiles », ou à « un oiseau parvenu très haut dans son envol au point que peu nombreux puissent le rattraper », ou encore à « un individu véloce ayant une large avance sur d’autres, ne trouvant que de rares suiveurs ».
Son père, JEAN-BAPTISTE RAHAJARIZAFY, fit sa scolarité auprès des Jésuites du Collège Saint-Michel d’Ambohipo, institution au sein de laquelle il fit montre de son ardeur à apprendre et à manier le latin et le français. Ses prouesses furent telles qu’elles parvinrent au Commandant Lyautey (futur Maréchal), chef d’état-major de Galliéni et chargé de la pacification de l’île, au point que celui-ci le prit sous son aile pour en faire son secrétaire particulier. Subjugué par les exploits de son secrétaire, Lyautey écrivit même à sa fille que : « J’ai un secrétaire qui parle français autant que toi et moi, et qui écrit le français mieux que toi et moi. » et le fit Gouverneur à Fianarantsoa. Jean-Baptiste Rahajarizafy fut également l’auteur d’articles de presse sous le pseudonyme JUVENIS.
Quant à sa mère, VERONIQUE RAZAFIMBERO, celle-ci fut fille d’évangéliste, et faisait preuve d’un immense dévouement à l’Eglise et d’une générosité exemplaire.
En définitive, le Père Antoine de Padoue tiendrait son érudition de son père tandis que sa piété lui viendrait de sa mère.
Rahajrizafy, l’ Ecrivain
Le Père Rahajarizafy brilla surtout à travers ses Livres et ses articles. Ses oeuvres ont été inspirées de son amour pour sa patrie et de sa conviction à défendre l’identité malgache. Elles ont contribué de façon inestimable à faire connaître et comprendre la Culture malgache et ses particularités. Bien connues de
l’ Enseignement malgache, car utilisées dans le programme scolaire, elles ont fait et font aujourd’hui encore autorité. Ces-dernières sont présentées dans la rubrique « Ses oeuvres« d’un blog qui lui est consacré.
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R.P. ANTOINE DE PADOUE RAHAJARIZAFY
(1911-1974)
Extrait du livre « Au cœur de l’Ile rouge » par Jacques Tiersonnier s.j, édition Ambozontany 1991:
Antoine Rahajarizafy, 1911-1974
Issu d’une famille noble (andriana), qui avait servi dans l’administration royale puis coloniale, il sera le premier provincial malgache en 1969. Il s’était signalé dès les premières années de sa vie religieuse, par le souci de préserver le patrimoine culturel ancestral que le nivellement colonisateur tendait à faire oublier. Son Hanitra nentin-dRazana (Parfum des Ancêtres) fut écrit en 1939.
L’évocation très poétique, passablement nostalgique, d’un passé lumineux, avant tout apport extérieur, parut aux supérieurs ecclésiastiques d’alors faire trop peu de cas du message chrétien: la société d’antan, jouissant d’un si bel équilibre moral, semblait n’avoir pas eu tellement besoin du christianisme. La publication ne fut pas autorisée alors. Le Père entendait réagir contre le parti-pris de ceux qui insistaient trop sur les ombres du passé ; son témoignage quelque peu prophétique, ne sera pas sans effet sur une prise en compte positive de valeurs trop oubliées. L’ouvrage fut enfin publié en 1956. Il reste vrai que nombre de jeunes épris de modernité, ne furent pas tellement séduits par l’évocation d’un âge d’or révolu. En 1953, c’est lui également qui saura alerter les évêques sur la nécessité de prendre position par rapport à l’aspiration vers l’indépendance.
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Grâce à la collaboration très dynamique de son ami Vincent Rabarison , il avait lancé à Tananarive le mouvement Fon-dehilahy, heureuse adaptation des « Cœurs vaillants » de France, orienté vers une éducation virile et spécifiquement malgache de la jeunesse masculine. Ce fut une réussite qui se répandit en province.
Six années durant, avec grande ferveur, il dirige le cours de malgache, destiné aux jeunes missionnaires arrivant dans le pays. Après quatre années comme recteur du séminaire de Faliarivo, de 1956 à 1960, il est successivement curé des paroisses d’Ambatonilita et Faravohitra.
De 1969 à 1973, il assure la charge de provincial et très loyalement reconnaît alors chez les compagnons des aspects de générosité qu’il ignorait. Il en sort épuisé. Nommé alors maîtres des novices, il meurt quelques mois plus tard, à l’âge de 63 ans, au moment où, fort d’une riche expérience, il aurait pu apporter une contribution si appréciable à la littérature spirituelle malagasy. Sa brochure Ilay nahitako ny fiadanana, de 1969, reste comme spécimen de ce qu’il aurait pu écrire.
CI-APRES LES TEMOIGNAGES DE QUELQUES PRETRES DE LA COMPAGNIE DE JESUS AYANT COTOYE LE PERE RAHAJARIZAFY :
Père René Claude Andriamihaja sj:
Le père Rahajarizafy fut véritablement un personnage particulier. Le Père Rabarison, avec qui il a fondé l’association « Fon-dehilahy », et lui furent des amis inséparables. L’article rédigé par le Père Rahajarizafy dans le journal « Gazety Pitik’afo », revue de la Compagnie de Jésus lui valurent à lui et à son ami, alors rédacteur en chef, leur a valu des sanctions, du temps du Père De Meritens.
Père Tiersonnier sj:
Le Père Tiersonnier eut nombre d’anecdotes à relater. Mais une devrait être particulièrement mise en exergue : si une célèbre lettre du conseil des Evêques en 1953 vit le jour, c’est en grande partie du fait du Père Rahajarizafy. A rappeler que la teneur de cette lettre, dont le retentissement fut mondial, fut de demander au gouvernement français de faire recouvrer sa souveraineté à la Grande Ile ! La colère fut telle du côté des colons à ce son de cloche qui n’aboutira que 7 ans plus tard, en 1960.
Père Raymond Saint Jean sj:
Le Père Saint Jean foula le sol malgache pour la première fois en 1966. Il connut donc assez le Père Rahajarizafy.
Le Père Saint Jean, lui-même philosophe, estime que la philosophie relatée par le Père Rahajarizafy dans ses écrits se rapproche d’avantage du quotidien des gens à l’antipode de celle, plus scientifique et théorique, enseignée dans les universités.
Il estima également que le Père Rahajarizafy eut une singulière manière d’écrire, évoquant de façon très poétique, intraduisible dans une autre langue, ses récits, puisant son inspiration exclusivement de la pensée malgache.
Enfin, le Père Saint Jean considère que le Père Rahajarizafy constitue un PIONNIER dans son genre, assimilable aux Pères Callet ou Malzac ainsi qu’à d’autres fameuses grandes figures étrangères et nationales. C’est ainsi qu’il est tout à fait justifié que soit célébré le centenaire de sa naissance pour la postérité.
(Extrait de: http://rahajarizafy.blogspot.com/)

DÉCOUVERTE – 100 ans après la prédiction d’Einstein, les ondes gravitationnelles ont été détectées
FAQ: Ondes gravitationnelles avec Dr. Lamberts
An interesting development by the LIGO team that made the discovery:
On September 14th, 2015, a ripple in the fabric of space, created by the violent collision of two distant black holes over a billion years ago, washed across the Earth. As it did, two laser-based detectors, 50 years in the making – one in Louisiana and the other in Washington State – momentarily twitched, confirming a century-old prediction by Albert Einstein and marking the opening of a new era in astronomy. Join some of the very scientists responsible for this most anticipated discovery of our age and see how gravitational waves will be used to explore the universe like never before.
RAJAOFETRA Parson, le Grand Luthier a tiré sa révérence…
Le premier grand manufacturier d`instrument de musique ,qui a ouvert son atelier sis à Isoraka en face du tombeau Rainiaro en Février 1956 avec son épouse qui est sa proche collaboratrice, a tiré sa révérence dans la dignité à 87 ans.
Avec son épouse, ils ont pu prospecter et négocier auprès de plusieurs firmes internationales dans divers continents comme l’Afrique, l`Asie et l`Europe.
La continuité de ces innovations n`a connu aucune rupture puisque ces quatre fils continuent à porter haut le flambeau familial au service de la musique allant de l`enseignement, la vente, la réparation ainsi que la représentation.
En effet, RAJAOFETRA Parson, fondateur de l`empire familial a su, de son vivant, associer une dynastie familiale à travers son caractère imposant n’acceptant aucun échec le tout métamorphosé dans un amour paternel dont seuls son épouse et ses fils avec leurs épouses respectives connaissent le secret.
Nul ne peut succéder à son charisme mais la famille RAJAOFETRA Parson fera tout pour intensifier cette ferveur en lui.
Repose en paix Cher Mari, Cher Papa, Cher Daddy.
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