Mois: mars 2017
Le Koweït s’offre un pont de 36 km pour relancer la route de la soie
Le Koweït construit un immense pont de 36 km au dessus des eaux du Golfe afin de lancer un ambitieux projet censé redonner vie à la route de la soie entre l’Asie et l’Europe.
Cet ouvrage monumental va relier la capitale Koweit City à Subbiya, une région du nord du pays proche des frontières terrestre et maritime avec l’Irak et l’Iran.
Baptisé du nom du défunt émir Jaber Al-Ahmad Al-Sabah, le pont est « stratégique » pour la réussite du projet Silk City, une zone de libre-échange située entre l’Asie centrale et l’Europe, explique Ahmad al-Hassan, haut responsable du ministère des Travaux publics.
Lancé en 2015 par le gouvernement, le projet Silk City va nécessiter jusqu’à 95 milliards d’euros d’investissements, selon M. al-Hassan. Silk City pourra accueillir 700.000 habitants dans une ville résidentielle entièrement intégrée à l’horizon 2030. Elle devrait être dominée par une tour de 1.001 mètres de haut et comprendre des zones d’implantation d’entreprises dans la région de Subbiya où une centrale électrique de 5.000 mégawatts a déjà été construite.
(source: SPA)
L’Afrique du Sud a révoqué son intention de quitter la Cour Pénale Internationale
Le Secrétaire Général des Nations Unies a annoncé avoir reçu de l’Afrique du Sud l’instrument formel révoquant sa précédente intention de retirer son statut de membre de la CPI (Cour Pénale Internationale), « avec effet immédiat ».
L’on se souvient que le Burundi et la Gambie ont aussi annoncé leur retrait de cette institution prévue par le Traité de Rome, signé pourtant par la majorité des pays d’Afrique, mais la Gambie semble avoir abandonné son projet. Le nouveau Secrétaire Général des Nations Unies Antonio Guterres devra déployer toute sa capacité de persuasion vis-à-vis de l’Union Africaine sur ce sujet particulièrement épineux.
Le Cyclone ENAWO frappe Madagascar
Arrivé à Antalaha le matin du mardi 7 Mars avec des rafales de vent de 240 km/h : La SAVA ravagée à 80%, la capitale en alerte rouge, les écoles fermées. La journée internationale de la femme annulée. Bilan provisoire du BNGRC (Bureau National pour la Gestion des Risques et des Catastrophes) au 15 Mars: 81 morts, 18 disparus, 250 blessés, 424.801 sinistrés dans 222 sites d’hébergement, nombre de déplacés: 246.842.
Des pertes économiques estimées à US$ 410 millions
D’après le rapport de la Banque Mondiale, les pertes économiques sont estimées à plus de 410 millions US$ soit environ 4% du PIB. Les pertes agricoles sont estimées à 207 millions de dollars. En outre, les dégâts directs sur le bâti et les infrastructures sont estimées à 208 millions de dollars. Dans les régions où le cyclone a sévi, près de trois quart des habitations 74,1% sont totalement détruites.
Les estimations ont été effectuées par la Banque mondiale à travers l’équipe conjointe GFDRR (Global Facility for Disaster Reduction and Recovery) et ARC (African Risk Capacity) avec l’appui du programme régional SWIO-RAFI de la Commission de l’océan indien (COI).
« Père » du Big Bang: le Revérend Père Georges Lemaitre
» La Foi prise au mot » vous propose de parler de science, et même d’histoire des sciences, en évoquant Georges Lemaître, un des pères de la théorie du Big Bang, disparu il y a tout juste cinquante ans. En effet, son explication des observations de Hubble et sa théorie de l' » atome primitif » influèrent de manière décisive sur les théories scientifiques sur l’origine de l’univers. Qui fut donc Georges Lemaître ? Qui se rappelle encore que ce scientifique belge né en 1894 était aussi un prêtre?? Comment parvint-il à sa théorie de l’atome primitif et quelle influence exerça-t-elle sur l’élaboration des théories scientifiques du début de l’univers ? Et surtout, comment parvint-il à concilier son oeuvre de scientifique avec son état de prêtre ? Pour répondre à ces questions Régis Burnet s’entoure de deux spécialistes de Georges Lemaître, et comme lui, membres de l’académie pontificale des sciences : Pierre Léna, astrophysicien, membre de l’Académie des Sciences, et Dominique Lambert, philosophe des sciences, professeur à l’Université de Namur et membre de l’Académie royale de Belgique.
La Foi prise au Mot du 05/06/2016.

Olo-miavaka, tsy manavaka: « ny Siansa mampiray »
Corée du Nord: nouveaux tirs de missiles sur le Japon
Evoquant une « grave menace » pour sa sécurité, le Japon a précisé que trois des quatre missiles s’étaient abattus à l’intérieur des limites de sa zone économique exclusive (ZEE).

« Les derniers tirs de missiles balistiques sont clairement la preuve d’une nouvelle menace venant de Corée du Nord », a déclaré le Premier ministre, Shinzo Abe.
Quelques jours auparavant, Pyongyang avait menacé de prendre de « fortes mesures de représailles » contre les exercices militaires annuels conjoints que mènent depuis mercredi dernier la Corée du Sud et les Etats-Unis.
La France, via son ministère des Affaires étrangères, a fait savoir qu’elle était en contact avec ses partenaires du Conseil de sécurité de l’Onu pour « bâtir une réponse ferme et déterminée« .
Le Royaume-Uni, autre membre permanent des Quinze, qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil, a lui aussi « condamné » les tirs et appelé Pyongyang à « cesser ses provocations » par un communiqué de son ministre des Affaires étrangères Boris Johnson.
Système américain THAAD déployé
Malgré les réticences de la Chine, les Etats-Unis ont entamé dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 mars le déploiement du système de défense antimissile Thaad (Terminal High Altitude Area Defense) en Corée du Sud. Le Conseil de sécurité de l’ONU a, une nouvelle fois, fermement condamné cet acte de la RPDC dans la nuit de mardi comme « une grave violation » de ses résolutions de sanctions.
Selon un rapport de l’ONU publié fin février, la Corée du Nord contourne les sanctions les plus dures en utilisant des intermédiaires ou des sociétés écrans pour continuer à commercer notamment avec la Malaisie et la Chine.
La Chine appelle la Corée du Nord à suspendre son programme nucléaire
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a appelé mercredi la Corée du Nord à suspendre son programme nucléaire et, dans le même temps, les Etats-Unis à stopper leurs manoeuvres militaires en Corée du Sud, afin de « désamorcer la crise » dans la péninsule. Les Etats-Unis ont rejeté, par la voix de son ambassadrice à l’ONU (entourée de ceux du Japon et de Corée du Sud), le compromis proposé par la Chine.
Présidentielle 2017: Alain Juppé pas candidat « une bonne fois pour toute! »
Alain Juppé a mis les choses au point ce lundi. « Je n’ai pas l’intention de m’engager dans des tractations partisanes ni des marchandages de postes. Pour un gaulliste, ce n’est pas l’esprit de l’élection présidentielle » a-t-il expliqué.
« Je ne suis donc pas en mesure aujourd’hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d’un projet fédérateur, et c’est pourquoi je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai candidat à la présidence de la République. C’est ce que je dirai à Nicolas Sarkozy et François Fillon s’ils souhaitent me rencontrer » a-t-il affirmé clairement.
« Je remercie ceux qui après avoir vivement critiqué ma ligne et mon projet trouvent aujourd’hui en moi le recours qu’ils recherchent. Mais pour moi, il est trop tard » a-t-il conclu.
Reporters – Paul Kagame sans détours
Ses détracteurs disent de lui qu’il est autoritaire, distant et calculateur. Mais, derrière cette réputation sans nuances, qui est vraiment Paul Kagame ? Pour la première fois, le tout-puissant et mystérieux président du Rwanda a accepté de se dévoiler. Durant quelques jours, notre reporter l’a accompagné dans son quotidien.
Hova, Borizano et Merina, le même peuple

Le mot « hova » a trois significations suivant les régions. Ainsi en Imerina « Hova » désigne une classe sociale à part, à côté de celle régnante des nobles (Andriana), de celle des
« Mainty » et de la catégorie des esclaves (Andevo). « Hova» peut donc signifier roturier.
En hiérarchisant les deux classes Andriana et Hova, Andrianampoinimerina déclare : « Le Hova ne doit jamais régner. S’il y a mariage entre un Hova et une Andriana, celle-ci transmet tous ses droits à ses enfants… »
En outre, à un billet qui lui est adressé avec l’en-tête « À Sa Majesté la Reine des Hova », Ranavalona Ire répond un jour par une fin de non-recevoir : « Je ne suis pas seulement la Reine des Hova, mais de tous les Merina. » Cependant, pour tous les peuples littoraux et les étrangers, « Hova » évoque une tribu, les habitants de l’Imerina.
Chez les Betsileo, notamment ceux du Sud de la Matsiatra, « hova » en revanche se traduit par souverain donc par « andriana ». Lorsque le Vakinankaratra est annexé, le royaume de Manandriana situé au Nord de la Matsiatra a le premier reconnu l’autorité d’Andrianampoinimerina dans le Sud. À l’instar ou à l’instigation de ce roi, il unifie les multiples petits royaumes du Sud de la Matsiatra et parvient à les regrouper en trois grandes principautés : Isandra, Lalangina et Arindrano. Ce souverain est connu dans ce territoire sous l’appellation de « Hova ». Par la suite, le terme est progressivement utilisé pour désigner les rois betsileo.
L’auteur cite également une hypothèse attribuant au mot « hova », une origine océanienne (haou ou houa, chef) dont seuls les Betsileo conserveraient le sens. Il la réfute toutefois par le fait « qu’aucun nom des souverains connus de cette tribu, n’en fut composé alors que le mot andriana a servi d’éléments de formation onomastique à des souverains de diverses tribus de l’île».
En revanche, le nom propre Haova y est commun et se donne au garçon né un jour d’Alahamady (la première lune de l’année malgache). C’est le meilleur signe zodiacal chez les Malgaches, c’est pourquoi il est appelé le « zodiaque des Andriana ». Et Haova est ainsi considéré comme le « guerrier invincible ».
« Cette explication amène à croire que le vocable hova n’a été connu chez les Betsileo qu’à une époque récente ». Du reste, « il est inconcevable que les Betsileo aient délibérément aligné les esclaves affranchis à leurs souverains en les appelant Hovavao (nouveaux Hova) alors que les roturiers sont connus chez eux sous le nom de Olompotsy (hommes blancs). »
D’autant qu’il est peu probable que les Betsileo acceptent cette nouvelle expression quelque peu outrageante, alors que la pratique discriminatoire en faveur des Andriana demeure vivace. Citant un exemple, Clovis Ralaivola évoque les funérailles au cours desquelles on abat des bœufs. Les Andriana sont les premiers servis avec les meilleurs morceaux provenant de la croupe, partie traditionnellement réservée à leur rang.
Par tache d’huile, le mot « hova » a été adopté par certains peuples du Sud. Cela se voit dans certaines expressions qu’ils utilisent, telles que « ampelakova » (femme du souverain), « fandakova » (suite du souverain), « zanakova » (chef vassal)…
Clovis Ralaivola rattache le terme « hova » à d’autres mots traduisant l’idée de liberté, d’indépendance, mais aussi de second plan (ova, ovaka, lova, tovo…). « Dans son acception de classe, celle des Hova était effectivement plus libre et plus indépendante que celle des Andriana, quoiqu’elle constituât les sujets du royaume. » Les Andriana sont protocolairement peu libres (mariage, métier, déplacement, relations…) étant soumis « à des restrictions spéciales ».
C’est cette liberté qui permet aux Hova de sortir de l’Imerina comme commerçants ambulants, voyageurs ou émigrants chez les autres ethnies. Ces migrateurs temporaires ou définitifs se font connaître comme étant des Hova parlant de leur classe.
Les premiers navigateurs ou visiteurs qui abordent le littoral apprennent que le Centre de l’île est habité par une tribu appelé « hova ».
« C’est ainsi que les cartes de Madagascar dressées au XVIIe siècle portaient les termes Ankova et Tanko pour ses habitants. »
Plus tard, ils sont appelés « borizano ». L’origine de ce mot vient de la division des habitants de l’Imerina sous Radama Ier : les militaires (miaramila) et les civils (borizano). À partir de cette époque, les civils migrateurs se font connaître par cette nouvelle appellation. D’où le nom d’un quartier de Toamasina, Tanamborizano.
Etienne Klein – La physique moderne : de quoi Galilée est-il le nom ?
Science et philosophie: Galilée est celui qui a posé les bases théoriques et expérimentales de la science moderne. Ses propres découvertes furent déterminantes, certes, mais il y a plus encore : sa façon de penser la nature a ouvert une brèche épistémologique extraordinairement féconde. En quoi celle-ci a-t-elle consisté ?
Physicien français, ancien élève de Centrale Paris et chroniqueur sur France-Culture, Étienne Klein aborde les grandes révolutions scientifiques. L’influence de Galilée sur la science moderne, la question cruciale de l’irréversibilité du temps, la théorie de la relativité d’Einstein et les grands principes de gravitation, la notion de masse ou la récente découverte en 2012 du boson de Higgs…
Étienne Klein vous invite à le suivre dans les méandres de la cosmologie contemporaine. Vous sortez du travail et vous voilà initié aux mystères de la science. De quoi développer avec la connaissance scientifique de nouveaux atomes… … crochus.
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