Mois: avril 2024

Soulagement à Bercy : Moody’s ne sanctionne pas la France

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Malgré une trajectoire des finances publiques très médiocre, l’agence de notation maintient inchangée la note de Paris, tout comme Fitch.

À Bercy, la nouvelle s’est répandue dans l’après-midi comme une traînée de poudre auprès de la poignée de personnes autorisées: la France échappe à une dégradation par Moody’s. L’agence de notation a maintenu vendredi la note souveraine de la France, au niveau «Aa2» avec perspective stable, jugeant le risque de défaut très faible malgré la récente dégradation des finances publiques du pays.

Dans un communiqué, Bruno Le Maire a déclaré prendre acte de cette notation. « Cette décision doit nous inviter à redoubler de détermination pour rétablir nos finances publiques et tenir l’objectif fixé par le président de la république : être sous les 3% de déficit en 2027.» Le ministre entend poursuivre une stratégie fondée, «sur la croissance et le plein-emploi, les réformes de structure et la réduction des dépenses publiques.»

En réalité, personne ne croyait vraiment à une telle issue. Et depuis quelques semaines, Bruno Le Maire prenait soin de se dégager des aléas de court terme pour insister sur sa volonté de rétablir les finances publiques d’ici… 2027. Le discours aura donc rassuré l’institution américaine. À quelques semaines des élections européennes, c’est une très bonne nouvelle pour la majorité. Une dégradation aurait jeté l’opprobre sur l’ensemble de son bilan économique.

Le gouvernement semble pourtant avoir saisi l’étendue du problème de la dette publique il y a seulement quelques semaines quand l’Insee a révélé, fin mars, l’ampleur du déficit 2023, à 5,5 % donc contre une prévision officielle à 4,8 %. Depuis c’était le branle-bas de combat des annonces. Après un premier gel de 10 milliards de crédit, 10 nouveaux milliards d’économies doivent être trouvés au titre du budget 2024. Le bouclage de l’exercice 2025 exigera de son côté quelque 25 milliards d’économies. Des sommes colossales pour un pays qui semble incapable de se réformer. Malgré le flou qui règne sur la définition des économies à venir, Moody’s estime donc ces engagements crédibles.

70 milliards de charge de la dette en 2027

La note de la France demeure alors parmi les plus sûres attribuées par Moody’s, l’équivalent d’un 18 sur 20. Les titres souverains bénéficient en effet d’un point de vue technique, d’un environnement idéal. Abondante, la dette française sert de substitut aux titres allemands et hollandais. La majorité des investisseurs acquièrent par ailleurs des titres par le canal des fonds indiciels, qui, pour la zone euro, contiennent automatiquement de la dette hexagonale. La profondeur de marché et la liquidité des titres français correspondant enfin aux caractéristiques recherchées par les institutionnels asiatiques.

Ces sujets techniques dominent dans un environnement où les investisseurs anticipent des baisses de taux. « La dégradation, évidemment que ce ne serait pas une bonne nouvelle. Mais le plus important, c’est que cela ne devrait pas avoir de conséquence sur les taux auxquels nous nous finançons, dans la mesure où les marchés ont déjà intégré la situation de nos finances publiques », se rassurait-on, ces derniers jours, à Matignon. Sans tension supplémentaire sur les marchés le gouvernement anticipe déjà une explosion de la charge de la dette, qui dépasserait les 70 milliards en 2027.

Fitch laisse aussi sa note inchangée
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Campagne de vaccination – Vibrant appel de Mialy Rajoelina aux parents

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La Première dame Mialy Rajoelina, heureuse d’être la marraine de la vaccination à Madagascar.

À l’occasion du programme de grand rattrapage vaccinal, lancé hier à Antanimenabe  Ankorondrano, la marraine de la vaccination a mis l’accent sur l’importance de la vaccination des enfants.

Sensibilisation et encouragement. La Première dame et marraine de la vaccination, Mialy Rajoelina, a souligné l’importance des vaccins pour la santé des enfants pendant la cérémonie de lancement du rattrapage des zéro dose et des enfants sous-vaccinés.

Hier, à Antanimenabe Ankorondrano, le programme de rattrapage vaccinal a été lancé. Le but de l’organisation est de donner des vaccins aux enfants n’ayant pas reçu ou complété les doses qu’ils auraient dû recevoir depuis leur naissance. Il est impératif de vacciner les enfants au moment propice, comme le témoigne Mialy Rajoelina, marraine de la vaccination : « J’incite les parents à vacciner leurs enfants avant leur première année. Je souhaite que tous les enfants soient en bonne santé pour qu’ils puissent se concentrer sur leurs études et profiter pleinement de leur enfance. À l’occasion de la semaine africaine de la vaccination et du lancement du grand rattrapage vaccinal, je fais appel aux responsables religieux, aux écoles, aux agents de santé, aux organisations privées ou publiques. Ensemble, sensibilisons les parents à faire vacciner leurs enfants », note la marraine de la vaccination, Mialy Rajoelina.

Appel

« Populations vaccinées, populations saines », tel est le slogan choisi par le ministère de la Santé publique à l’occasion de ce programme de rattrapage vaccinal. Nombreux sont les parents, surtout les mères, qui ont emmené leurs enfants hier pour recevoir des doses de vaccins. « Depuis que j’ai vacciné mon enfant, il est en bonne santé. D’autant plus que le vaccin lutte contre de nombreuses maladies évitables. Mon enfant a actuellement trois mois et demi, je n’ai jamais manqué les rendez-vous chez le médecin pour sa vaccination. Notre prochain rendez-vous est prévu pour le mois de septembre », témoigne Sylvaine Raharizanaka, une mère de famille.

Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, déclare ainsi : « Nous unissons nos efforts avec les responsables de l’État malgache ainsi que les partenaires techniques et financiers pour éradiquer les maladies grâce aux campagnes de vaccination. Je voudrais également souligner la contribution de la Première dame et son engagement personnel en tant que marraine de la vaccination, qui a ouvert la voie pour atteindre chaque enfant. Il est impératif que nous continuions à soutenir et à encourager Madagascar dans ses efforts pour améliorer encore la couverture vaccinale et stopper la transmission de la polio. »

Le grand rattrapage vaccinal est en parallèle avec la célébration de la Semaine Africaine de la Vaccination. Les agents de santé et les agents communautaires se rendront dans les zones éloignées des centres de santé afin d’identifier et de vacciner les enfants à zéro dose ou sous-vaccinés pendant cinq jours. La prise en charge et la vaccination des enfants sont totalement gratuites, assurées par du personnel de santé qualifié.

(source: Mialisoa Ida – lexpress.mg)

 

A Sciences Po Paris, la tension monte et les sanctions planent autour du conflit Israël-Hamas

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L’administrateur provisoire, Jean Bassères, a demandé l’intervention de la police pour évacuer des étudiants lors d’une veillée de soutien aux Gazaouis, mercredi, et suscite l’incompréhension chez de nombreux enseignants-chercheurs. L’occupation de l’école a été reconduite jeudi soir par une cinquantaine d’étudiants.

Campement de tentes dans l’enceinte de Sciences Po Paris, lors d’une veillée en soutien aux Gazaouis organisée par les étudiants de l’école, le 24 avril 2024. STRINGER / ANADOLU VIA AFP

Un mois à peine après sa nomination en tant qu’administrateur provisoire de Sciences Po, Jean Bassères a frappé fort. A sa demande, dans la nuit de mercredi 24 à jeudi 25 avril, plusieurs dizaines de CRS sont intervenus au sein de l’établissement pour déloger une soixantaine d’étudiants qui avaient organisé un sit-in depuis l’après-midi à l’appel du Comité Palestine Sciences Po. Le collectif revendique une centaine de membres, et s’est constitué en novembre 2023 lors de l’intensification de l’offensive d’Israël sur Gaza.

Cette action est intervenue au lendemain d’une mobilisation sans précédent en soutien à la Palestine au sein de l’université américaine de Columbia, à New York, établissement qui propose des doubles diplômes avec Sciences Po.

Mercredi dans la soirée, l’administrateur provisoire de Sciences Po, en fonctions depuis le 27 mars à la suite de la démission de Mathias Vicherat – renvoyé devant le tribunal correctionnel avec son ex-compagne pour des faits de violences conjugales –, avait consulté la ministre de l’enseignement supérieur « pour lui partager son souhait d’avoir recours à la force publique [et] la ministre l’a assuré de son soutien dans cette décision », déclare au Monde l’entourage de Sylvie Retailleau.

(suite dans: lemonde.fr)

Grandes Mines – Base Resources rachetée par Energy Fuels

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Energy Fuels opère dans le domaine de l’uranium et des minéraux critiques.

La société australienne Base Resources, maison mère de Base Toliara, vient d’être rachetée par Energy Fuels, une firme américaine, pour 240 millions de dollars. Un accord a été trouvé pour son acquisition.

La nouvelle a fait le tour d’internet. Energy Fuels, une société américaine opérant dans le domaine de l’uranium et des minéraux critiques, annonce avoir trouvé un accord pour racheter Base Resources, maison mère de Base Toliara, pour 241 millions de dollars. L’annonce a été faite via un communiqué de presse de cette société américaine lundi.

La missive en question annonce que les deux multinationales sont arrivées à un «accord pour l’acquisition transformationnelle de Base Resources. Cela créera ainsi un leader mondial dans la production de minéraux critiques, mettant l’accent sur l’uranium, les éléments de terres rares et les sables minéraux», fait savoir la compagnie américaine. «L’acquisition comprendra le projet de sables minéraux lourds avancés et de classe mondiale Toliara, détenu à 100 % par Base Resources, à Madagascar (« Toliara » ou le « Projet »)», fait-on savoir.

Selon le magazine Africa Business +, «cette opération est encore soumise à un certain nombre de conditions et d’autorisations, en premier lieu, celle des actionnaires des deux firmes. Le closing est, pour l’instant, prévu en août prochain», peut-on lire dans les colonnes du magazine. On peut par ailleurs lire dans d’autres sites spécialisés qu’Energy Fuels est un leader de la production d’uranium aux États-Unis. La firme est également active dans la production d’autres minerais : vanadium et terres rares dans son pays, sables minéralisés au Brésil.

Optimiste

Des commentaires estiment qu’en «mettant la main sur Base Resources, la société acquerra ses actifs dans les sables minéralisés : la mine de Kwale au Kenya et le projet de Toliara à Madagascar». L’objectif pour l’entreprise américaine avec ce rachat étant «de créer un groupe spécialisé dans les minerais critiques. Ce, sur toute la chaîne de valeur, Energy Fuels pilotant une usine de transformation de minerais aux États-Unis».

Dans un communiqué de presse, la société américaine affirme d’ailleurs que «l’équipe de développement et d’exploitation minière de Base Resources sera sécurisée». Energy Fuels fait savoir que «Base Resources dispose d’une équipe de direction et d’exploitation de sable minéraux éprouvée […] tous devraient rejoindre l’équipe de direction d’Energy Fuels à la fin de la transaction», indique-t-on. À noter que Base Resources est une société australienne exploitant des sables minéraux au Kenya, et développe aussi un projet dans le Sud-ouest de la Grande île, via sa branche Base Toliara.

Quid de Base Toliara? Bien que le projet d’exploitation d’ilménite et de sables minéraux dans le gisement de Ranobe détienne un permis minier, il a été suspendu par le gouvernement en attendant la négociation des conditions fiscales applicables au projet. Et ce, depuis quatre ans.

La société semble optimiste quant au dénouement des négociations. Dans un communiqué de presse, Energy Fuels affirme qu’ «avec l’adoption récente d’un nouveau code minier et les progrès substantiels du gouvernement de Madagascar dans les négociations des conditions fiscales, la société estime que la suspension sera levée et que la stabilité juridique et fiscale requise sera atteinte au cours de 2024». Néanmoins, la compagnie reste prudente et estime qu’il ne peut y avoir de garantie quant au calendrier d’achèvement des négociations fiscales avec l’État et à la levée de la suspension actuelle du projet d’exploitation de Base Toliara.

(source: Itamara Randriamamonjy lexpress.mg)

 

Emmanuel Macron: Discours sur l’Europe. (La Sorbonne 25 Avril 2024)

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Le choix de l’Unité stratégique 7 ans après.

« Emmanuel Macron continue de croire dans la plus-value du projet européen, à condition que celui-ci franchisse un nouveau cap »

Le choix du lieu devait inscrire cette nouvelle adresse dans la continuité de celle prononcée au début de son premier mandat, au même endroit, en septembre 2017.

A l’époque, le président français fraîchement élu avait cherché à convaincre de la nécessité pour le continent de défendre sa « souveraineté », voire son « autonomie stratégique ». Un diagnostic diversement apprécié hors des frontières, mais validé depuis par la pandémie de Covid et le retour de la guerre aux frontières de l’Union. Sept ans plus tard, Emmanuel Macron devait appeler à préciser les contours d’une « Europe puissance » à même de défendre ses intérêts dans un monde de plus en plus hostile, à l’heure où l’invasion russe de l’Ukraine et la rivalité sino-américaine menacent le continent de déclassement.

(Chronique du Journal lemonde.fr)

Venise lance le billet d’un jour, un dispositif unique au monde pour lutter contre le surtourisme

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Victime de son succès, Venise est chaque année assaillie de touristes étrangers. Pour y remédier, la municipalité lance un billet d’entrée pour les visiteurs d’un jour.

Bloomberg / Bloomberg via Getty Images La ville de Venise en Italie souhaite endiguer le surtourisme avec son billet payant.

TOURISME – C’est une première mondiale à Venise : dès ce jeudi 25 avril, les touristes à la journée doivent payer cinq euros pour accéder à la Cité des Doges. Cette « expérimentation », selon les termes du maire de la ville Luigi Brugnaro, doit dissuader les visiteurs qui engorgent la ville, célèbre dans le monde pour ses œuvres d’art, ses ponts et ses canaux et qui fait partie depuis 1987 du patrimoine mondial de l’Unesco.

Avec ce nouveau billet, la ville espère endiguer le surtourisme. Car Venise est victime de son succès. La Sérénissime est l’une des villes les plus visitées au monde. En pic de fréquentation, 100 000 touristes y dorment, en plus de dizaines de milliers de visiteurs journaliers. À comparer aux 50 000 habitants du centre-ville, qui ne cesse de se dépeupler.

Un moyen pour Venise de respirer

« Il ne s’agit de pas de gagner de l’argent (…) notre objectif est de rendre Venise plus vivable », a souligné le maire de Venise lors d’une conférence de presse organisée début avril.

Pour 2024, seuls 29 jours de grande affluence touristique sont concernés par cette nouvelle taxe : « Le calendrier démarre le 25 avril (jour férié en Italie, NDLR), puis suivent presque tous les week-ends de mai à juillet », a précisé le maire de Venise Luigi Brugnaro, qui a promis des « contrôles très soft », « au hasard » et « sans files d’attente ».

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Economie: Partenariat public-privé – Les procédures de contrôle fiscal passent à la loupe

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Stratégique. Le Carlton Anosy a récemment accueilli le premier atelier conjoint organisé par la Direction générale des impôts (DGI) et l’Organisation des Experts en gestion, plus connue sous le nom de l’Ordre des Experts comptables et financiers de Madagascar (OECFM). Dans un contexte où la bonne gestion des finances publiques revêt une importance capitale pour le développement durable et la stabilité économique du pays, ce partenariat entre la DGI et l’OECFM revêt une importance capitale. Il s’agit d’un engagement mutuel à renforcer les capacités institutionnelles et à promouvoir une culture fiscale responsable parmi les acteurs économiques du pays. Ainsi, cette rencontre stratégique, qui s’est déroulée hier, s’inscrit dans le cadre d’un programme visant à renforcer le partenariat entre ces deux entités-clés du pays.

« S’écouter, avoir le même point de vue est la première étape pour améliorer la qualité du contrôle fiscal », a affirmé Germain, directeur général des impôts durant l’atelier qui a été l’occasion d’aborder plusieurs thèmes cruciaux, notamment les stratégies de mise en œuvre des obligations fiscales, également appelées « procédures fiscales », ainsi que les méthodologies de contrôle fiscal. Les participants, comprenant des représentants de la Division du contentieux (DLFC), de la Division de la recherche et du contrôle fiscal (DRCF), de la Division de la fiscalité des entreprises (DGE) et du Bureau régional des Impôts des Entreprises (SRE) d’Analamanga, ont échangé leurs points de vue sur ces sujets-clés. Cet échange entre la DGI et l’OECFM s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large visant à promouvoir l’éducation fiscale des citoyens et à améliorer la transparence fiscale dans le pays. En travaillant main dans la main, ces deux institutions entendent réaliser des objectifs communs et renforcer les recettes fiscales pour soutenir le développement économique du pays.

Fiscalité transparente

Cette première réunion marque ainsi le début d’une collaboration entre la DGI et l’OECFM, ouvrant la voie à une coopération continue pour une fiscalité plus transparente et équitable à Madagascar. A travers cet atelier, les participants ont eu l’opportunité de partager leurs expériences et leurs meilleures pratiques en matière de contrôle fiscal, contribuant ainsi à renforcer les capacités techniques et opérationnelles des deux entités. En encourageant le dialogue et la collaboration, cet événement marque le début d’une nouvelle ère de coopération fructueuse entre le secteur public et le secteur privé dans le domaine de la fiscalité à Madagascar. En outre, cette initiative témoigne de l’engagement continu du Gouvernement malagasy à promouvoir la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques. En renforçant les liens entre les institutions publiques et les organisations professionnelles, le Gouvernement cherche à promouvoir un environnement propice aux investissements et à favoriser une croissance économique inclusive et durable dans le pays. A l’issue de cet atelier, des engagements concrets ont été pris pour renforcer la collaboration entre la DGI et l’OECFM, notamment par le biais de la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation réguliers. En travaillant ensemble de manière transparente et efficace, ces deux institutions sont déterminées à faire progresser la cause de la justice fiscale et contribuer au développement socio-économique de Madagascar. En somme, cet atelier de coopération entre la DGI et l’OECFM représente une étape importante dans la consolidation des relations entre le secteur public et le secteur privé dans le domaine de la fiscalité à Madagascar. En encourageant le dialogue et la collaboration, cet événement contribue à renforcer les capacités institutionnelles et à promouvoir une culture fiscale responsable, essentielle pour assurer un développement économique durable et équitable dans le pays.

(source: Hary Rakoto laverite.mg)

 

Députation – Antsirabe I – La candidate Olga Ramalason détenue à Antanimora reste éligible

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Olga Ramalason ne court aucun risque de disqualification, même si elle est actuellement en prison.

Bien que retenue à la prison d’Antanimora, Olga Ramalason, candidate à la députation, demeure en lice pour les prochaines législatives. Cette situation n’est pas unique, car des cas similaires se sont déjà présentés.

Aucun impact sur son éligibilité. Les autorités responsables de la préparation des élections sont catégoriques concernant l’incarcération de la candidate à la députation du district d’Antsirabe I, Olga Ramalason, avant-hier. Être en prison au moment de la campagne électorale ou même lors du vote ne conduit pas à la disqualification d’un candidat aux législatives.

Surtout que, pour l’ancienne ministre, l’infraction ne relève pas de délits électoraux. Florent Rakotoarisoa, président de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), contacté par téléphone hier, a déclaré que l’infraction imputée à Olga Ramalason n’est pas liée à sa candidature ou à sa campagne électorale. «En ce qui la concerne, l’affaire ne concerne ni la pré-campagne ni la campagne électorale», a-t-il précisé. «Je tiens cependant à souligner que tout le monde, y compris les candidats, peut être impliqué dans des affaires judiciaires», a-t-il ajouté.

(source: Ravo Andriantsalama – lexpress.mg)

Mpampianatra Lalàna sy Mpitsara amperin’asa: « Fampiasan-kery sisa no handaminana ny fiaraha-monina! »

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Mijoro ireo avara-pianarana sy ireo vato nasondrotry ny tany fa « tsy misy intsony ny Tany tan-dalàna ». Mbola hitohy ny atrik’asa, hoy izy ireo nandritra ny fihaonana teny Besarety.


Dégradation de l’Etat de Droit à Madagascar:

« Manifeste pour l’application du Droit et le respect de la Jurisprudence de l’Autorité judiciaire malgache, pour l’honneur et la dignité de la République de Madagascar et l’effectivité de sa souveraineté démocratique par le respect de l’Etat de Droit », publié par les Juristes, Intellectuels, Professeurs de Droit, Praticiens du Droit, et personnalités de bonne volonté le 23 Avril 2024.

En 2023, les civils «systématiquement massacrés» dans les conflits

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Un nuage de fumée à la suite d’un bombardement israélien dans le centre de la bande de Gaza, le 23 avril 2024. – / AFP

Amnesty International a publié mercredi son rapport sur la situation des droits humains dans le monde. L’ONG fait état d’un «quasi-effondrement du droit international» et souligne les dangers liés aux nouvelles technologies.

«On s’enfonce de plus en plus vers un mépris total des vies humaines», déplore Jean-Claude Samouiller, président d’Amnesty France, à la conférence de lancement du rapport 2023 sur la situation des droits humains dans le monde de l’ONG. Si le traitement des civils dans les guerres était déjà une préoccupation en 2022, le rapport souligne que 2023 a été une année marquée par «le quasi-effondrement du droit international » et « la multiplication des conflits» où «les populations [ont été] systématiquement massacrées.» La guerre au Proche-Orient en est l’exemple le plus édifiant : la majorité des victimes des massacres du 7 octobre étaient des civils, et plus de 34000 Palestiniens ont été tués dans la riposte israélienne, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Cependant, même avant le 7 octobre, «2023 était l’année la plus meurtrière pour les Palestiniens depuis 2005» (année où Amnesty International a commencé sa documentation sur cette question), rappelle Budour Hassan, chercheuse de l’organisation sur Israël et les territoires palestiniens occupés. L’ONG pointe la responsabilité des autorités israéliennes, accusées de «vider de son sens le droit international». Les alliés d’Israël sont aussi mis en cause, en premier lieu les États-Unis, dont le veto au Conseil de sécurité de l’ONU a empêché à plusieurs reprises la mise en place d’un cessez-le-feu à Gaza. Plus généralement, l’organisation critique la passivité de la communauté internationale et rappelle que de nombreux pays n’ont, pendant longtemps, pas condamné les actions d’Israël, signe d’un «deux poids deux mesures grotesque» face aux sanctions prises contre le régime russe pour la guerre en Ukraine.

Dérives technologiques

Moscou n’est toutefois pas en reste. Le rapport dénonce également les violations du droit international par la Russie, qui a laissé son armée «commettre des crimes de guerre en toute impunité», tout en durcissant la censure à l’intérieur de ses frontières. En Birmanie, les civils ont aussi payé un lourd tribut. Les bombardements de l’armée régulière ont causé la mort de plus de 4000 personnes depuis le coup d’État de 2021. Au Soudan, la situation s’est aussi dégradée avec l’éclatement d’un nouveau conflit où 14700 Soudanais auraient péri, selon un bilan qui serait bien inférieur à la réalité. Autre point commun de ces guerres : les violences sexuelles utilisées comme «armes de guerre». De manière générale, les droits des femmes se sont dégradés dans plusieurs pays, comme en Afghanistan, où elles disparaissent peu à peu de la vie publique.

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