Economie

Ambassade américaine : Départ définitif de Claire Pierangelo en plein dialogue Washington-Antananarivo

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Une poignée de mains entre Michaël Randrianirina et Claire Pierangelo, le mardi 20 janvier, à Iavoloha

L’ambassadrice américaine Claire Pierangelo a vu raccourcir son séjour à Antananarivo alors que l’administration Trump courtise la Grande Île pour y déporter des migrants illégaux venus directement du pays de l’Oncle Sam.

La page se tourne. L’ambassadrice des États-Unis à Madagascar, Claire Pierangelo, a officiellement fait ses adieux aux autorités malgaches. Reçue hier au Palais d’Iavoloha par le chef de l’État Michaël Randrianirina, elle a annoncé la fin de son mandat, écourté par une décision politique venue de Washington. Nommée par l’administration Joe Biden et entrée en fonction en juin 2022, la diplomate est rappelée après trois ans et demi de mission, dans le cadre d’une réorientation majeure de la politique étrangère américaine impulsée par Donald Trump. Claire Pierangelo fait partie d’une vague de rappels qui a touché une trentaine de diplomates américains, dont 15 ambassadeurs en poste en Afrique, officiellement notifiée en décembre dernier.

Un signal fort. Washington rebat ses cartes diplomatiques, redéfinit ses priorités, et Madagascar se retrouve, une fois de plus, dans la cible de Marco Rubio, le chef d’orchestre de la politique étrangère américaine. Toutefois, il faut dire que ce départ intervient surtout à un moment clé des relations bilatérales.

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Chagos : l’île Maurice défend l’accord avec Londres face aux critiques de Donald Trump sur la restitution de l’archipel de l’océan Indien

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Le président américain fustige l’accord sur les Chagos, tandis que Maurice met en avant la légitimité internationale de sa souveraineté sur cet archipel stratégique.

Donald Trump s’adresse aux journalistes avant d’embarquer à bord d’Air Force One à l’aéroport international de Palm Beach, en Floride, le 19 janvier 2026. ANDREW CABALLERO-REYNOLDS/AFP

Après le Royaume-Uni, l’île Maurice a défendu, mardi 20 janvier, l’accord conclu en mai 2025 avec Londres sur la restitution de sa souveraineté sur l’archipel des Chagos, siège d’une base militaire américaine. « La souveraineté de la République de Maurice sur l’archipel des Chagos est déjà reconnue sans ambiguïté par le droit international et ne devrait plus être sujette à débat », a affirmé le ministre de la justice de Maurice, Gavin Glover, dans un communiqué.

Dans la matinée, Londres avait défendu sa décision de restituer à l’île Maurice l’archipel des Chagos, siège d’une base militaire américaine, après que Donald Trump l’a qualifiée de « grande stupidité », dans une nouvelle attaque verbale contre l’un de ses plus proches alliés.

Cette critique, faite alors que l’administration Trump avait précédemment approuvé la décision britannique, intervient au moment où le président républicain menace de rallumer une guerre commerciale avec l’Europe en raison de l’opposition européenne à sa volonté de prendre possession du Groenland, territoire autonome danois.

« Le fait que le Royaume-Uni abandonne une terre extrêmement importante est un acte de GRANDE STUPIDITÉ, et s’ajoute à une très longue liste de raisons de sécurité nationale pour lesquelles le Groenland doit être acquis », a affirmé Donald Trump sur son réseau Truth Social. « De façon stupéfiante, notre “brillant” allié de l’OTAN, le Royaume-Uni, envisage actuellement de céder l’île de Diego Garcia, site d’une base militaire américaine vitale, à Maurice, et de le faire SANS AUCUNE RAISON », a-t-il également écrit. Lire la suite »

Donald Trump accuse le Royaume-Uni d’un « acte d’une grande stupidité » avec la cession des îles Chagos, Londres se défend

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« Le fait que le Royaume-Uni abandonne une terre extrêmement importante s’ajoute à une très longue liste de raisons de sécurité nationale pour lesquelles le Groenland doit être acquis », a affirmé Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump s’adresse aux journalistes avant d’embarquer à bord d’Air Force One à l’aéroport international de Palm Beach, en Floride, le 19 janvier 2026. ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

Le Royaume-Uni a défendu, mardi 20 janvier, sa décision de restituer à l’île Maurice l’archipel des Chagos, siège d’une base militaire américaine, après que Donald Trump l’a qualifiée de « grande stupidité », dans une nouvelle attaque verbale contre l’un de ses plus proches alliés.

Cette critique, faite alors que l’administration Trump avait précédemment approuvé la décision britannique, intervient au moment où Donald Trump menace de rallumer une guerre commerciale avec l’Europe en raison de l’opposition européenne à sa volonté de prendre possession du Groenland.

« Le fait que le Royaume-Uni abandonne une terre extrêmement importante est un acte de GRANDE STUPIDITÉ, et s’ajoute à une très longue liste de raisons de sécurité nationale pour lesquelles le Groenland doit être acquis », a affirmé Donald Trump sur son réseau Truth Social.

« De façon stupéfiante, notre “brillant” allié de l’OTAN, le Royaume-Uni, envisage actuellement de céder l’île de Diego Garcia, site d’une base militaire américaine vitale, à Maurice, et de le faire SANS AUCUNE RAISON », a écrit Trump.

Marco Rubio avait approuvé l’accord  Lire la suite »

Les Etats-Unis sanctionnent les Frères musulmans dans trois pays mais épargnent certaines branches

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Les sections jordanienne, égyptienne et libanaise de la confrérie, en perte de vitesse depuis les années 2010, sont accusées par Washington d’entretenir des liens étroits avec le Hamas palestinien. Les branches syrienne et yéménite échappent à ce classement.

Une succursale officiellement fermée des Frères musulmans, à Zarka (Jordanie), le 14 janvier 2026. SALAH MALKAWI / GETTY IMAGES VIA AFP

Le couperet est tombé mardi 13 janvier : les branches égyptienne, jordanienne et libanaise des Frères musulmans sont désormais classées comme « organisations terroristes étrangères » par Washington. Marco Rubio, secrétaire d’Etat américain, a justifié cette désignation par la « menace posée » par ces sections locales de la confrérie transnationale sunnite « contre les Etats-Unis » et par leur « soutien matériel au Hamas ». La décision vise à resserrer l’étau autour du mouvement islamiste palestinien, lui-même issu des Frères musulmans et considéré de longue date comme « terroriste » par les Etats-Unis, et à éliminer la lutte armée contre Israël, dont Washington reste le premier soutien.

La confrérie et ses réseaux de bienfaisance sur lesquels elle s’appuie sont en réalité déjà interdits dans plusieurs pays du Moyen-Orient, dont l’Egypte et la Jordanie, mais aussi l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Cette mise au ban d’acteurs de l’islam politique dans la région se couple de sanctions prises par le Trésor américain, comme le gel des avoirs ou l’interdiction de transactions. La décision devrait avoir un impact sur leurs relais aux Etats-Unis et porte un nouveau coup à la confrérie, affaiblie depuis la décennie 2010.

Refondation économique : Madagascar vise le BRICS pour diversifier ses financements et partenariats

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Copyright Image : © Prrm

Madagascar ambitionne de devenir partenaire du BRICS. Une démarche diplomatique soutenue par Pretoria et qui s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des alliances économiques et géopolitiques.

Coopération entre pays du Sud

À son arrivée à l’aéroport international d’Ivato, ce 17 janvier 2025, le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de Madagascar, a annoncé que l’Afrique du Sud envisage d’intégrer Madagascar comme pays partenaire du BRICS. Cette déclaration fait suite à une visite de travail effectuée à Pretoria, au cours de laquelle il s’est entretenu notamment avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa. Selon le chef de l’État, Madagascar pourrait également être invité à prendre part au sommet du BRICS prévu en Inde aux mois de juin et juillet prochains.

Le BRICS regroupe cinq grandes économies émergentes : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Depuis 2024, le concept de BRICS+ désigne l’élargissement du groupe à de nouveaux membres ou partenaires, parmi lesquels figurent l’Égypte, l’Éthiopie, les Émirats arabes unis ou encore l’Iran. Ce cadre vise à renforcer la coopération entre pays du Sud et à offrir une alternative aux structures de gouvernance économique dominées par les puissances occidentales.

Rapprochement avec les puissances du BRICS

Devenir membre ou partenaire du BRICS reste soumis à des conditions strictes. Le pays candidat doit déposer une candidature officielle, obtenir l’aval unanime des membres et répondre à des critères liés à son poids économique, sa stabilité politique, son rôle stratégique et sa capacité institutionnelle. Le soutien de l’Afrique du Sud constitue ainsi un atout diplomatique, sans pour autant garantir une intégration automatique.

La démarche s’inscrit dans un contexte de rapprochement avec les puissances du BRICS. À la suite d’un récent séjour à Abu Dhabi, Madagascar a signé des accords de coopération avec la Chine, portant principalement sur les infrastructures, les investissements stratégiques et la coopération économique. Parallèlement, les nouvelles autorités affichent leur volonté de renforcer la coopération militaire avec la Russie, dans un objectif de consolidation des capacités de défense nationale.

Accès à des financements alternatifs

Actuellement, Madagascar demeure fortement dépendant des bailleurs traditionnels, tels que la Banque mondiale, le FMI et l’Union européenne. Un partenariat avec le BRICS pourrait offrir un accès à des financements alternatifs, notamment via la Nouvelle Banque de Développement, et renforcer la marge de manœuvre diplomatique du pays. Toutefois, le faible poids économique, la fragilité institutionnelle et les défis en matière de gouvernance constituent des obstacles. Autant de facteurs qui pèseront dans l’examen de la candidature malgache au sein du BRICS+.

(source: moov.mg)

Nécrologie – Le Dr André Rasolo n’est plus

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Le Dr André Rasolo s’est éteint à 82 ans.

Le monde politique et académique malgache est en deuil. Le Dr André Rasolo, âgé de 82 ans, est décédé samedi. Maître conférencier au sein de la mention Sociologie de la Faculté d’Économie et de Gestion de l’université d’Antananarivo et à l’Université catholique de Madagascar, il était également docteur en science politique. Il a notamment publié Regards sur la vie politique à Madagascar de 1960 à 2020, une référence sur l’histoire politique du pays, et a été l’initiateur d’un laboratoire de sociologie politique au sein de sa faculté.

Engagé dans la vie politique, le Dr Rasolo a été ministre des Transports sous la présidence de feu Albert Zafy. Il a également été l’un des pionniers du Comité national d’observation des élections (KMF/CNOE) en 1989. Très impliqué dans les initiatives citoyennes et religieuses, il faisait partie de la plateforme Andrimaso du Conseil œcuménique des églises chrétiennes à Madagascar (FFKM). Monseigneur Samoela Jaona Ranarivelo, nouveau président du FFKM, a salué son dévouement lors d’un culte organisé à l’EKAR Andohalo, soulignant l’impact durable de son engagement pour la politique et la société malgaches.

(source: Tsilaviny Randriamanga  – lexpress.mg)

Maneho ny fiaraha-miory sy mirary fiononana feno ho an’ny Fianakaviany

Rencontre Michael Randrianirina – Cyril Ramaphosa : L’Afrique du Sud exprime sa préoccupation face à la situation politique à Madagascar

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En novembre 2025, Michaël Randrianirina a renoncé à la présidence malgache de la SADC et a ouvert la voie à un mandat intérimaire pour Cyril Ramaphosa.

La crise malgache ne se joue plus uniquement sur la scène nationale. Elle se lit désormais à l’échelle régionale, sous le regard attentif de la SADC et de ses principaux leaders.

À peine le pied posé après son voyage à Abu Dhabi, Michaël Randrianirina a repris les airs. Direction l’Afrique du Sud. Hier, à Pretoria, le président de la Refondation de la République a été reçu par Cyril Ramaphosa, président sud-africain et président en exercice de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Une rencontre rapide, mais lourde de sens, dans un contexte politique malgache suivi de très près par les capitales de la région. La rencontre a eu lieu à Mahlamba Ndlopfu, la résidence officielle du chef de l’État sud-africain à Pretoria. Cette visite de travail intervient alors que la situation politique à Madagascar semble susciter des inquiétudes au niveau régional.

Pretoria ne mâche pas ses mots. Selon un communiqué officiel de la Présidence de la République d’Afrique du Sud, Pretoria dit exprimer sa « préoccupation face aux récents développements politiques à Madagascar ». Le communiqué appelle explicitement au « calme et au respect des processus démocratiques ». Le pays réaffirme également son attachement à une « résolution pacifique de la situation, fondée sur la démocratie, l’État de droit et le développement durable ».

La portée du message dépasse le simple cadre bilatéral. Cyril Ramaphosa s’exprime aussi en tant que président en exercice de la SADC, organisation régionale qui a, par le passé, joué un rôle déterminant dans la gestion des crises politiques en Afrique australe. Dans sa déclaration de décembre dernier, la SADC a appelé le nouveau régime malgache à fournir à l’organisation régionale « une feuille de route », avant mars 2026. À Pretoria, le message adressé à Antananarivo est clair : la stabilité institutionnelle et le respect des règles démocratiques demeurent des lignes rouges pour les partenaires régionaux.

Pression.

Pour Michaël Randrianirina, cette rencontre constitue un moment diplomatique clé. Elle intervient dans une séquence de déplacements internationaux soutenus, signe d’une volonté affichée de dialoguer et de rassurer. Mais elle souligne également la pression qui s’exerce sur le pouvoir malgache, sommé de démontrer sa capacité à gérer la transition politique dans un cadre apaisé et conforme aux standards régionaux. Lire la suite »

États-Unis-Madagascar : Des discussions sur l’accueil de migrants « irréguliers »

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Après son premier déplacement officiel, le colonel Michaël Randrianirina n’a pas oublié les « voandalana ».

Entre les enjeux diplomatiques avec Washington et les retombées économiques de sa mission aux Émirats, le président de la Refondation de la République, Michaël Randrianirina, joue la carte de la transparence.

C’est une déclaration qui ne manquera pas de faire jaser dans les salons politiques de la capitale. À peine les pieds posés sur le tarmac de l’aéroport d’Ivato, hier matin, le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, a répondu sans détour aux interrogations des journalistes. Le sujet brûlant : l’éventualité d’un accord entre Antananarivo et Washington pour l’accueil, sur le sol malgache, de migrants jugés « irréguliers » par les États-Unis.

Réponse

« C’était le motif de la visite de la délégation américaine », a-t-il confirmé de manière laconique mais explicite. Si le contenu exact des discussions reste confidentiel, l’aveu de cette sollicitation américaine confirme les rumeurs qui circulaient ces dernières semaines. Toutefois, le colonel a tenu à tempérer les ardeurs. « Le gouvernement malgache n’a pas encore donné sa réponse », a-t-il soutenu. Une manière de signifier que Madagascar entend peser le pour et le contre avant de s’engager dans un dossier aussi sensible que celui de la gestion migratoire internationale.

Conventions

Au-delà de ce volet diplomatique, le déplacement du colonel à Abu Dhabi semble avoir été fructueux sur le plan économique. Plusieurs conventions ont été paraphées aux Émirats arabes unis. « Cela a été fait dans l’intérêt de la population malgache », a confié le locataire d’Iavoloha. Parmi les annonces phares, on retient l’ouverture imminente d’une industrie d’engrais à Toliara. L’inauguration est prévue pour février prochain. En cas de succès, une extension est déjà envisagée vers Ambohasary. Ce projet industriel s’inscrit dans une volonté globale de relance, touchant également les infrastructures de transport. Le colonel a évoqué l’amélioration des réseaux ferroviaires, notamment à Antsirabe et Toamasina.

Fleurons nationaux

Le volet « souveraineté économique » n’a pas été en reste. Les discussions aux Émirats auraient également porté sur le redressement des fleurons nationaux en difficulté, à l’instar d’Air Madagascar et de la SECREN à Antsiranana. Enfin, signe d’un rapprochement diplomatique accru, l’ouverture d’une ambassade de Madagascar à Abu Dhabi a été actée. En tout cas, ce déplacement a porté ses fruits, lesquels seront palpables dans les jours à venir. « Les sociétés signataires de ces conventions seront dans nos murs dès la semaine prochaine », a conclu le colonel Randrianirina. Un calendrier serré qui suggère que, si le dossier des migrants reste en suspens, le volet économique, lui, est déjà sur les rails.

(source: Julien R. – Midi M/kara)

JIRAMA : Le Gal Rasolomanana Hajatiana nommé DG par intérim, Fin de mission pour Ron Weiss

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Lors de la passation de service entre le DG par intérim et son prédécesseur. (Photo : Kelly R.)

Un nouveau directeur général par intérim a été nommé à la tête de la JIRAMA pour remplacer le directeur général Ron Weiss.

Il s’agit du général de division Rasolomanana Hajatiana. « Cette décision a été prise lors de la réunion du Conseil d’administration de la JIRAMA tenue le 12 janvier 2026 », a déclaré le général de division Itimar Ottman, le PCA de cette société d’État, qui plus est, le secrétaire général de la Présidence de la Refondation de la République. L’annonce a été faite lors de la passation de service entre le nouveau directeur général par intérim et son prédécesseur, hier, au siège de la JIRAMA à Ambohijatovo. Dans son allocution, le nouveau DG par intérim s’est engagé à mener sa mission en s’appuyant sur les valeurs regroupées sous l’acronyme HOPE : humilité, opportunité, proactivité, promptitude et émulation. Il a souligné que la vie socio-économique de la nation dépend fortement des deux secteurs stratégiques que sont l’eau et l’énergie. « Certes, la JIRAMA est confrontée à de nombreux défis, qu’ils soient techniques, financiers, organisationnels ou liés aux ressources humaines. Toutefois, je demeure convaincu que la société dispose d’un savoir-faire et d’une expertise locale capables d’apporter des solutions durables aux problèmes d’accès à l’eau et à l’électricité », a-t-il affirmé. Lire la suite »