Finance

Avancer vers le futur en tirant (enfin) les leçons du passé

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Si elle fut sans conteste l’évènement majeur de l’année 2025 à Madagascar, il n’en reste pas moins que l’alternance au pouvoir que le pays a connue en octobre dernier était une demi-surprise. D’un côté, le clan Andry Rajoelina filait un mauvais coton dont on ne pouvait que deviner l’issue, à l’expérience des crises précédentes. De l’autre, la rapidité a été surprenante : moins d’un mois après la fameuse manifestation du 25 septembre, Andry Rajoelina a dû s’enfuir piteusement en exil. Cela a démontré le caractère factice et illusoire de tout ce sur quoi il prétendait asseoir une assise populaire : rassemblements publics, comptes fake sur les réseaux sociaux, Parlement et pouvoir judiciaire aux ordres, sans compter la maîtrise de l’armée. Rappelons ces mots prémonitoires, extraits d’éditoriaux passés, et qui sont à la fois une autopsie du passé et un avertissement pour le futur.

« Aveuglé par sa mégalomanie narcissique mais prisonnier de son entourage, Andry Rajoelina s’enferme de plus en plus dans une cloche qui le coupe des réalités, et qui le fait vivre dans des illusions alimentées par ses courtisans qui lui disent ce qu’il aime entendre. Difficile pour lui d’être lucide dans ces conditions, d’autant plus que sa propension au populisme et au werawera ne l’a pas préparé à être raisonnable ». (Législatives le dérapage de trop, Ndimby A., Patrick A. – 3/6/2024)

« (…) les gouvernants se font une illusion en pensant que le pouvoir peut se maintenir indéfiniment par l’arrogance, la corruption et la répression. (…) Rajoelina, qui est le moins instruit, le moins cultivé, le moins intelligent, le moins compétent et le moins bien entouré des dirigeants malgaches qui l’ont précédé depuis 1960, espère-t-il à faire mieux qu’eux juste parce qu’il est celui qui a le moins de scrupules ? » (De Tana à Katmandou, le bonheur n’est pas là, Ikala Paingotra – 11/09/2025)

Alors que l’année 2025 s’achève, une question se pose : Lire la suite »

Polyclinique Ilafy – Arrêt des séances d’hémodialyse

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(©laverite.mg)

Des vies menacées. Hier, les patients dialysés de la Polyclinique d’Ilafy sont sortis du silence lors d’une conférence de presse. Ils disent craindre pour leur vie face à l’annonce de l’arrêt des séances d’hémodialyse à compter du 5 janvier 2026. « Ne nous laisser pas mourir », « C’est notre droit d’être soignés », « C’est un appel aux autorités », « Etat, sauvez-nous », pouvaient on lire sur les pancartes brandies par les  familles de patients ayant besoin de dialyse lors de cette rencontre. Selon les conférenciers, 162 personnes étaient initialement prises en charge au sein de l’établissement. Trois sont récemment décédées, portant à 159 le nombre de patients actuellement dépendants de ces séances vitales. Pour eux et leurs familles, l’inquiétude est totale.

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Donald Trump cancels NATO then Europe signs a Deal that changes Everything

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In this explosive and satirical political segment, Jimmy Kimmel breaks down the shocking scenario of Donald Trump canceling NATO and how Europe responds by signing a deal that could reshape global power forever.

This 30-minute deep dive blends political analysis, breaking news, late-night satire, and global affairs, highlighting how U.S. foreign policy decisions could impact NATO, Europe, Russia, China, and global security.

From Trump’s controversial stance on NATO to Europe’s unexpected strategic unity, this video explains what it means for the world, democracy, and future alliances—all with Jimmy Kimmel’s signature humor and sharp commentary.

Whether you follow U.S. politics, international relations, NATO news, or political comedy, this video gives you context, clarity, and entertainment in one powerful episode.


Batteries électriques – Le graphite malgache en première ligne

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Le graphite malgache s’impose comme un acteur stratégique dans la filière des batteries électriques. Le projet Molo, exploité par NextSource Materials à Madagascar, attire l’attention des industriels et des investisseurs internationaux.

Le graphite figure parmi les matières premières stratégiques des batteries pour véhicules électriques.

Le 25 novembre, la société canadienne a accueilli à Abou Dhabi des investisseurs stratégiques afin de présenter sa toute première usine commerciale d’anodes pour batteries. Bien que l’usine soit implantée aux Émirats arabes unis, le concentré de graphite extrait du projet Molo, à Madagascar, servira de matière première à la production de matériaux d’anodes intermédiaires, indispensables aux batteries lithium-ion.

Situé près de Fotadrevo, dans le Sud-Ouest de Madagascar, le projet Molo figure parmi les plus grands gisements mondiaux de graphite SuperFlake, reconnu pour sa pureté et sa conductivité, deux critères essentiels pour la fabrication des anodes de batteries. La phase 1 de la mine est déjà opérationnelle, avec des exportations vers l’Allemagne et les États-Unis. Une phase 2 pourrait porter la production à 150 000 tonnes par an, renforçant ainsi la visibilité de Madagascar sur le marché mondial du graphite.

Pour replacer ces données dans leur contexte, la Chine domine actuellement environ 80 % de la production mondiale de graphite et plus de 90 % du graphite transformé destiné aux anodes de batteries (Agence internationale de l’énergie, 2025). Bien que plus modeste en volume, Madagascar se positionne ainsi comme un fournisseur stratégique en dehors de la sphère chinoise.

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Grandes Mines – Un avenir incertain pour QMM

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Une cession des actifs du groupe Rio Tinto a été enclenchée ce mois de décembre. La filiale Qit Madagascar Minerals patauge entre l’idée de maintenir le cap ou d’embrasser l’incertitude. 

Le site de Mandena à Tolagnaro.

Depuis que les premiers bruits de couloir ont fusé, les tractations se déroulaient déjà en coulisses. La nouvelle a finalement été confirmée par Simon Trott, nouveau PDG de Rio Tinto. Il a annoncé, début décembre à Londres, lors d’une conférence destinée aux investisseurs, la cession d’actifs du groupe. Une restructuration stratégique visant à valoriser les divisions les plus rentables au détriment des moins productives. Parmi ces dernières figure le titane, matériau exploité par la filiale de Rio Tinto, QMM, à Tolagnaro.

Dans ses grandes lignes, la nouvelle politique de Rio Tinto évoque une « libération opportuniste de 5 à 10 milliards de dollars à partir de la base d’actifs existante ». Des agences de presse avaient rapporté plusieurs éléments concernant la situation. « Le groupe minier se recentre sur le fer, Lire la suite »

Mamy Ravatomanga : Pas de liberté provisoire sous caution

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L’opérateur malgache Mamy Ravatomanga toujours sous l’eau à l’île Maurice. Ce mardi 30 décembre, l’instance judiciaire mauricienne « Bail and Remand Court » a refusé sa demande de liberté provisoire sous caution.

Copyright Image : © Fc

Mamy Ravatomanga souhaite vivement retrouver sa liberté. Malheureusement, cet opérateur économique passera les fêtes de fin d’année et du nouvel an en prison.

Echec de la demande de liberté provisoire

La semaine dernière, plus précisément le mercredi 24 décembre, le Financial Crimes Commission (FCC) a déjà refusé cette demande, lors d’un échange avec les juges du Tribunal de Saint-Louis. Cet organisme principal de lutte contre la criminalité financière a évoqué trois motifs de refus, dont le risque de fuite, l’ingérence auprès de témoins et l’entrave à la justice.

Ce mardi 30 décembre, la motion de remise en liberté conditionnelle de Mamy Ravatomanga a été rejetée par la magistrate de la Bail and Remand Court. A noter que l’accusé est inculpé de blanchiment d’argent et d’entente délictueuse. Jusqu’ici, le sort de Mamy Ravatomanga reste dans les zones d’ombre. Cet opérateur ne risque pas de s’en sortir facilement, laissant derrière lui de nombreux employés en chômage.
Le prochain rendez-vous avec la justice mauricienne se tiendra le 12 janvier 2026, sauf changement.

(source: moov.mg)

Alors que Trump menace d’annexer le Groenland, le Danemark va acheter des avions aux États-Unis

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La vente par Boeing de trois avions P-8A Poseidon pour 1,8 milliard de dollars «soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en améliorant la sécurité d’un allié de l’OTAN», a indiqué le département d’État américain.

Les États-Unis ont annoncé lundi 29 décembre avoir approuvé la vente pour 1,8 milliard de dollars d’avions de patrouille au Danemark, malgré un regain de tensions entre les deux pays au sujet du Groenland, que Donald Trump menace d’annexer depuis son retour au pouvoir en janvier dernier.

La vente par Boeing de trois avions P-8A Poseidon «soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en améliorant la sécurité d’un allié de l’OTAN qui est une force pour la stabilité politique et le progrès économique en Europe», a indiqué le département d’État dans une notification au Congrès, comme l’exige la loi américaine. Le département d’État américain a aussi approuvé il y a une semaine la vente de missiles au Danemark pour une valeur d’1 milliard de dollars.

Et ce, malgré la récente nomination par le président américain d’un envoyé spécial des États-Unis au Groenland, Jeff Landry, ancien gouverneur républicain de Louisiane. Après son élection, le président américain avait expliqué avoir «besoin» du Groenland, notamment pour la sécurité des États-Unis, répétant à plusieurs reprises son souhait de s’en emparer. Le Groenland, territoire autonome soutenu par sa puissance de tutelle, a rétorqué ne pas être à vendre et décider seul de son avenir.

La vente par Boeing de trois avions P-8A Poseidon «soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en améliorant la sécurité d’un allié de l’OTAN qui est une force pour la stabilité politique et le progrès économique en Europe», a indiqué le département d’État dans une notification au Congrès, comme l’exige la loi américaine. Le département d’État américain a aussi approuvé il y a une semaine la vente de missiles au Danemark pour une valeur d’1 milliard de dollars.

(source: lefigaro.fr)

Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie 2001 : « Donald Trump tire une balle dans le pied de l’économie américaine »

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Les politiques autoritaires, anti-immigration et protectionnistes conduites par le président républicain fragilisent l’économie des Etats-Unis et ont déjà bouleversé l’ère de la mondialisation d’après-guerre, estime le professeur à l’université Columbia dans une tribune au « Monde ».

Il est presque devenu habituel de terminer chaque année en parlant de « polycrise » et en reconnaissant la difficulté d’anticiper un avenir qui semble lourd de risques de nouvelles guerres, de pandémies, de crises financières et de catastrophes climatiques. Pourtant, 2025 a ajouté un ingrédient particulièrement toxique à ce mélange : le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, dont les politiques erratiques et illégales ont déjà bouleversé l’ère de la mondialisation d’après-guerre. Face à tant de chaos et d’incertitude, pouvons-nous affirmer avec certitude où vont les économies américaine et mondiale ?

Une chose est sûre, c’est que l’économie américaine ne se porte pas aussi bien que Donald Trump voudrait nous le faire croire. La création d’emplois est pratiquement au point mort, ce qui n’est pas surprenant étant donné que le président a semé l’incertitude et affaibli l’économie à un degré sans précédent.

Du côté de l’offre, sa politique la plus pernicieuse a été l’attaque frontale contre les travailleurs immigrés (et plus largement contre les travailleurs américains à la peau foncée). Les expulsions massives menées par l’administration – effectuées par des agents masqués de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) qui arrêtent les gens dans la rue – ont détruit la source la plus importante de main-d’œuvre supplémentaire à un moment où la main-d’œuvre nationale est en déclin.

Trump and the end of American hegemony

It has become almost routine to end each year with talk of the “polycrisis,” and to acknowledge the difficulty of anticipating a future that seems pregnant with the risk of new wars, pandemics, financial crises, and climate-driven devastation. Yet 2025 added a uniquely toxic ingredient to this mix: the return to the White House of U.S. President Donald Trump, whose erratic, unlawful policies have already upended the postwar era of globalization. Faced with so much chaos and uncertainty, can we say anything with confidence about where the U.S. and global economies are heading?

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Le Canada dit NON à Trump : les USA en pleine déroute commerciale

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Trump humilié : le Canada refuse de plier et c’est l’Amérique qui paye La guerre commerciale entre Donald Trump et le Canada prend un tournant inattendu en décembre 2025. Alors que le président américain pensait forcer Ottawa à négocier avec ses tarifs douaniers massifs, c’est sa propre stratégie qui s’effondre. Dans cette analyse approfondie, nous décortiquons comment le Canada, sous la direction du Premier ministre Mark Carney, a réussi à tenir tête aux États-Unis et pourquoi cette résistance coûte finalement plus cher à Washington qu’à Ottawa.


Les tarifs de Trump expliqués : Depuis janvier 2025, Trump a imposé des droits de douane allant de 25% à 50% sur les produits canadiens – acier, aluminium, automobile. Nous analysons l’impact réel de ces mesures sur les deux économies. La riposte canadienne : Comment le Canada a répondu avec 95 milliards de dollars de contre-tarifs, la campagne publicitaire controversée de l’Ontario utilisant Ronald Reagan, et les mesures provinciales qui ont fait basculer la situation. L’échec des négociations :

La rupture des discussions en octobre 2025, la colère de Trump face à la publicité Reagan, et la seconde rupture en juin à cause de la taxe sur les services numériques. Pourquoi Trump n’arrive plus à ramener le Canada à la table des négociations. Les chiffres qui font mal : L’économie canadienne se contracte de 1,5% au Q2 2025, mais résiste mieux que prévu grâce à l’accord ACEUM qui protège 85% des échanges. Pendant ce temps, les familles américaines payent 1 300 dollars de plus à cause de l’inflation tarifaire.

La diversification canadienne : Le partenariat stratégique avec l’Union européenne, les nouveaux accords commerciaux, et comment le Canada réduit sa dépendance envers les États-Unis – exactement ce que Trump ne voulait pas. L’avenir en 2026 : La révision prévue de l’accord Canada-États-Unis-Mexique, les menaces de Trump de se retirer, et ce qui attend les deux pays dans les mois à venir.