Algérie

Sahara occidental : le Conseil de sécurité de l’ONU réclame la reprise des négociations

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La résolution appelle à « une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable » dans la perspective d’une « autodétermination » du peuple sahraoui.

Des combattants sahraouis dans le camp de réfugiés de Tindouf, en Algérie, en janvier 2022. RAMZI BOUDINA / REUTERS

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé les « parties » au conflit du Sahara occidental à « reprendre les négociations », jeudi 17 octobre, pour permettre une solution « durable et mutuellement acceptable ». Les Etats-Unis, qui ont rédigé le texte de la résolution, ont regretté l’absence d’unanimité lors de ce vote qui a recueilli treize voix pour, avec les abstentions du Kenya et de la Russie, qui a dénoncé un texte « pas équilibré ».

La résolution appelle « les parties à reprendre les négociations sous l’égide du secrétaire général sans préconditions et de bonne foi », avec l’objectif de parvenir à « une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable » dans la perspective d’une « autodétermination du peuple du Sahara occidental ». Le Conseil avait lancé ce même appel il y a un an, au moment où le nouvel émissaire de l’ONU, l’Italien Staffan de Mistura, prenait ses fonctions. Il s’est depuis rendu plusieurs fois dans la région pour rencontrer les différents acteurs.

Mais dans son rapport annuel publié récemment, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit « vivement préoccupé par l’évolution de la situation ». « La reprise des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario marque un net recul dans la recherche d’une solution politique à ce différend de longue date », a-t-il insisté, évoquant des « frappes aériennes et des tirs de part et d’autre du mur de sable » qui sépare les deux parties.

Le mandat de la Minurso renouvelé pour un an

Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est considéré comme un « territoire non autonome » par l’ONU, en l’absence d’un règlement définitif. Il oppose depuis des décennies le Maroc au Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Rabat, qui contrôle près de 80 % de ce vaste territoire, prône un plan d’autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario réclame pour sa part le référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU qui avait été prévu lors de la signature en 1991 d’un cessez-le-feu mais jamais concrétisé. Lire la suite »

A quelques semaines du lancement d’un exercice militaire conjoint entre l’Algérie et la Russie, près de la frontière marocaine, Moscou a tenu à rassurer Rabat.

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La Russie rassure le Maroc quant aux exercices militaires avec l’Algérie © Fournis par Yabiladi

La Russie et l’Algérie prévoient d’organiser, du 16 au 20 novembre, un exercice militaire, appelé «Bouclier du désert 2022». Les manœuvres auront pour thème principal la lutte contre le terrorisme, dans un contexte où l’armée algérienne dit être la cible d’attaques commises par des entités terroristes opérant dans le sud du pays.

Le terrain choisi par les deux armées pour réaliser ces manœuvres est la base de Hammaguir à Béchar, non-loin de la frontière avec le Maroc. Le site avait servi de base pour l’armée française, jusqu’en 1967. Cette proximité interpelle à plus d’un titre, d’autant que l’Algérie taxe le royaume de financer et entraîner des entités politiques, classées «terroristes» par Alger, comme le MAK et le Rachad.

Pour couper court à toutes les spéculations véhiculées depuis des mois sur ce sujet par les médias algériens, la diplomatie russe a tenu à apporter des clarifications. Pour rappel, l’armée algérienne avait procédé, en janvier 2021, à un important exercice militaire, près de la frontière marocaine.

(source: Yabiladi.com)

Déclaration d’Alger: les fondements géopolitiques de ce qui est à venir pour France-Algérie

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Le poids des mots

Les deux chefs d’État ont signé samedi une déclaration commune créant un «Haut conseil de coopération», qui permettra un «dialogue permanent sur tous les sujets».

Macron et Tebboune pour une «nouvelle dynamique irréversible» entre la France et l’Algérie

Les présidents algérien Abdelmadjid Tebboune et français Emmanuel Macron ont scellé samedi la réconciliation entre Paris et Alger en signant une déclaration qui «renouvelle leur engagement à inscrire leurs relations dans une dynamique de progression irréversible», 60 ans après la fin de la guerre d’Algérie.

Les deux dirigeants ont ensuite dit quelques mots à la presse, l’occasion pour le président Tebboune de saluer une «visite excellente et réussie» de son homologue français, assurant qu’elle «a permis un rapprochement qui n’aurait pas été possible sans la personnalité même du président Macron». Selon le président algérien, qui s’est exprimé en français, les deux pays vont également «agir ensemble dans beaucoup de domaines en dehors de l’Algérie et la France». «Ce rapprochement va nous permettre d’aller très très loin».

Abdelmadjid Tebboune a mentionné la réunion de très haut niveau qui a réuni à Alger vendredi les présidents et les services de sécurité des deux côtés, y compris l’armée, «pour la première fois depuis l’indépendance» de l’Algérie en 1962, annonçant des actions communes «dans l’intérêt de notre environnement géopolitique».

Pour «rehausser leurs concertations politiques», Paris et Alger vont instaurer un «Haut conseil de coopération» au niveau des chefs d’Etat, afin «d’approfondir dans un esprit de confiance et respect mutuels, des réponses adaptées aux questions bilatérales, régionales et internationales», prévoit la Déclaration d’Alger.

Selon la déclaration, ce «nouveau partenariat privilégié» est «devenu une exigence dictée par la montée des incertitudes et l’exacerbation des tensions régionales et internationales». «Il fournit un cadre pour concevoir une vision commune et une démarche étroitement concertée pour faire face aux nouveaux défis globaux (crises globales et régionales, changement climatique, préservation de la biodiversité, révolution numérique, santé…)», dit la Déclaration.

Pour Emmanuel Macron, cette Déclaration d’Alger va permettre de faire en sorte que «l’intimité se renforce en ayant un dialogue permanent sur tous les sujets. Y compris les sujets qui nous empêchaient d’aller de l’avant, car ils revenaient sans cesse, la mémoire par exemple».

(source; lefigaro.fr)

Exclusif: arrivée des paramilitaires, l’Algérie autorise le survol de son Territoire par les Russes

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« Groupe Wagner » connu comme « paramilitaires russes » au Mali ou ailleurs: l’une des multiples facettes de la « transition » géopolitique en Afrique.

Emmanuel Macron et l’Algérie: une relation conflictuelle

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Le président français, Emmanuel Macron, entame jeudi une visite officielle de trois jours en Algérie, destinée à tourner la page des brouilles et à « refonder » une relation qui reste marquée par le poids du passé.

Macron en Algérie: qu’en pense la population?

Guerre d’Algérie : les principales propositions du rapport Stora

La principale recommandation du rapport Stora sur la colonisation et la guerre d’Algérie (1954-62) est la constitution en France d’une commission « Mémoire et Vérité » qui sera « chargée d’impulser des initiatives communes entre la France et l’Algérie sur les questions de mémoires ».

Elle « pourrait être constituée par différentes personnalités engagées dans le dialogue franco-algérien », selon le rapport remis mercredi par l’historien français Benjamin Stora au président Emmanuel Macron.

Retrouvez ici le rapport de Benjamin Stora : « les questions mémorielles portant sur les colonisations et la guerre d’Algérie ». Il convient de rappeler la question d’Emmanuel Macron, « offensante »  pour le peuple algérien : « est-ce qu’il y avait une Nation algérienne avant la colonisation française? (1830) »

Algérie : le président Tebboune propose un travail de mémoire sur toute la colonisation française

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Abdelmadjid Tebboune a fait cette proposition lors d’un entretien avec l’historien Benjamin Stora, qui avait remis un rapport pourtant très critiqué en Algérie sur la mémoire de la colonisation dans le pays à Emmanuel Macron en 2021.

Le président Tebboune, le 30 mars 2022, au Palais El-Mouradia à Alger. Jacquelyn Martin / POOL / AFP

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a proposé un «travail de mémoire» commun sur toute la période de la colonisation française en Algérie, lors d’un entretien avec l’historien français Benjamin Stora, a raconté ce dernier à l’AFP. L’entretien était d’autant plus inédit que le rapport de Benjamin Stora sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie, remis en janvier 2021 à Emmanuel Macron, avait été fraîchement accueilli en Algérie.

L’historien, qui était porteur d’une lettre du président français, a été reçu plus d’une heure lundi à Alger par le président Tebboune, à la veille de la commémoration en grande pompe du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. «C’est la première fois qu’il y avait une discussion au fond» côté algérien sur ces questions mémorielles depuis la publication du rapport, a souligné Benjamin Stora.

Le rapport, sur lequel Emmanuel Macron s’est appuyé pour sa politique mémorielle, ne préconise ni excuses ni repentance, ce qui a été très critiqué en Algérie, notamment par les associations d’anciens combattants.

Les relations franco-algériennes ont aussi connu un gros coup de froid lorsque en septembre 2021, le président Macron a reproché au système «politico-militaire» algérien d’entretenir une «rente mémorielle» autour de la guerre d’indépendance.

«Conquête meurtrière»

L’entretien témoigne du réchauffement en cours dans les relations franco-algériennes depuis quelques semaines. «Je pense qu’il y a une volonté, de relancer je ne sais pas si c’est le mot, mais de poursuivre un dialogue», estime Benjamin Stora, en notant un «changement de ton» entre Paris et Alger.

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L’Union européenne soutient Madrid dans sa brouille avec Alger

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L’Algérie a rompu le traité d’amitié avec l’Espagne, qui s’est rapprochée du Maroc dans le dossier de Sahara occidental.

Le vice-président de la Commission européenne en charge du commerce, Valdis Dombrovskis, le 24 mai 2022, à Bruxelles. OLIVIER MATTHYS / AP

L’Union européenne a volé au secours de l’Espagne, vendredi 10 juin, afin de tenter d’apaiser les tensions entre Madrid et Alger. Considérant comme « extrêmement préoccupante » la rupture du traité d’amitié, de bon voisinage et coopération qui liait les deux pays depuis vingt ans, rupture annoncée le 8 juin par l’Algérie, le vice-président de la Commission en charge du commerce, Valdis Dombrovskis, et le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, ont signé un communiqué conjoint très ferme à l’égard d’Alger.

« Nous évaluons les implications des actions algériennes, y compris l’instruction donnée aux institutions financières d’arrêter les transactions entre les deux pays, qui semble être en violation de l’accord d’association UE-Algérie, ont-ils prévenu à l’issue d’une réunion à Bruxelles avec le ministre espagnol des affaires étrangères, José Manuel Albares. L’UE est prête à s’opposer à tout type de mesures coercitives appliquées à l’encontre d’un Etat membre ».

La réponse n’a pas tardé. Dans un communiqué publié en fin d’après-midi, la mission de l’Algérie auprès de l’UE a déploré « la précipitation avec laquelle la Commission européenne a réagi sans consultation préalable, ni vérification aucune, auprès du gouvernement algérien ». Elle a nié avoir pris une mesure d’arrêt des transactions courantes, et garantit que le pays « continuera à honorer tous ses engagements » en ce qui concerne les livraisons de gaz à l’Espagne, « à charge pour les entreprises commerciales concernées d’assumer l’ensemble de leurs engagements contractuels ». L’espagnol Naturgy et la compagnie algérienne Sonatrach renégocient depuis des semaines, …

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Sahara occidental : l’Algérie rappelle son ambassadeur à Madrid

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Espagne a opéré un changement radical et surprenant de sa position sur le Sahara occidental. Après avoir longtemps soutenu le plan onusien, Madrid a décidé de s’aligner sur les thèses marocaines, en apportant son soutien au plan d’autonomie du Maroc.

L’annonce de ce revirement a été faite vendredi 18 mars par le palais royal marocain, avant d’être confirmée par le gouvernement espagnol. Un changement qui survient quelques mois seulement après la nomination de Staffan De Mistura, comme nouvel envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour relancer les négociations entre le Maroc et le Front Polisario.

« Brusque revirement »

A Alger, ce changement de position est considéré comme une « trahison » de la part de l’ancienne puissance coloniale au Sahara occidental, et qui a une responsabilité historique dans les souffrances du peuple sahraoui qui se bat depuis 1975 pour son indépendance.

Face au changement de position de l’Espagne, l’Algérie qui soutient le combat du peuple sahraoui pour la tenue d’un référendum d’autodétermination, n’a pas tardé à réagir. D’autant que selon le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, spécialiste des pays du Maghreb, Madrid n’a pas informé Alger de sa volonté de changer de position.

Ce samedi, l’Algérie a décidé le rappel de son ambassadeur à Madrid pour consultations, avec effet immédiat. Une décision qui a été prise suite aux déclarations  du gouvernement espagnol constituant un « brusque revirement » de position sur le Sahara occidental, a expliqué le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté  nationale à l’étranger dans un communiqué.

« Très étonnées par les déclarations des plus hautes autorités espagnoles relatives au dossier du Sahara occidental, les autorités algériennes, surprises par ce brusque revirement de position de l’ex-puissance  administrante du Sahara occidental, ont décidé le rappel de leur ambassadeur à Madrid pour consultations avec effet immédiat », souligne le communiqué

(source: tsa-algerie.com)

Nasser Bourita: «il faut comprendre que l’Union africaine a changé»

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Invité de RFI ce matin, Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères. Il s’exprime sur la récente escalade au Sahara occidental dont il rejette la faute sur l’Algérie et défend la décision du président de la commission de l’UA d’accorder le statut d’observateur à Israël au sein de l’organisation. Une interview RFI et France 24 au micro de Florence Morice et Marc Perelman.

Marc Prelman: Le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, a exhorté l’Union africaine à retirer le statut d’observateur à Israël. Est-ce que vous comprenez les critiques du Premier ministre palestinien à l’égard des pays, notamment arabes, qui semblent favorables à ce statut d’observateur 

Nasser Bourita: Moussa Faki était dans son bon droit, et je ne parle pas du fond. Je parle d’abord de la procédure. Trois ou quatre pays ont annoncé chez eux qu’ils allaient combattre cette décision. Ils sont venus, à partir de cette surenchère nationale, pour imposer leur position ici à l’Union africaine.

Je pense là aussi qu’il faut comprendre que l’Union africaine a changé, qu’elle n’est plus la chasse gardée d’un pays ou deux qui peuvent dire « non, on va bloquer » et que l’organisation va les suivre. L’Afrique a changé, l’Union africaine a changé. Il se trouve aujourd’hui que 44 pays africains ont des relations avec Israël, 44. Je pense que c’était Margaret Thatcher qui avait dit un jour sur l’ONU, « C’est le miroir qui reflète une réalité ».

Si cette réalité ne plait pas à 4 pays, il faut la changer d’abord sur le terrain. Parmi les pays qui sont les promoteurs de ce débat, il y en a un qui a reçu, il y a une semaine, l’ambassadeur d’Israël et qui a une ambassade avec un drapeau d’Israël qui flotte. Je parle de l’Afrique du Sud. Comment peut-on accepter une réalité chez soi et venir imposer le contraire au niveau de l’Union africaine ?

M.P.: C’est hypocrite ?

N. B. : Je pense que c’est un réflexe que l’Union africaine est une chasse gardée. Ce n’est plus le cas.

M.P.: Mais vous êtes favorable à ce statut d’observateur. On peut le dire ? C’est clairement ce que vous dites ?

N. B. : On est favorable à la mise en œuvre des textes de cette organisation.

Florence Morice : Certains considèrent que si le Maroc tient ce discours, c’est parce que votre pays, au fond, privilégie ces accords commerciaux et de défense avec Israël aujourd’hui sur la cause palestinienne.

N. B.: C’est faux. Le Maroc est engagé au côté du peuple palestinien. Nous sommes tous pour une solution à deux Etats. Lorsqu’on est pour une solution à deux Etats, c’est qu’on doit reconnaître deux Etats. C’est cela la position du Maroc. Et le rétablissement des relations avec Israël ne changera aucunement la position du Maroc sur la question palestinienne.

F.M.: Est-ce que votre rapprochement avec Israël et les accords de coopération que vous avez avec ce pays ne vous mettent pas un peu en difficulté sur cette question qui divise aujourd’hui l’Union africaine ?

N. B.: Lorsqu’on est clair par rapport à ses positions, lorsqu’on n’instrumentalise pas les causes des autres, ça ne pose pas de contradiction. Et le Maroc souhaite également

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Crise diplomatique franco-algérienne : Alger juge désormais «raisonnable» la position de Macron

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Le chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra a salué des déclarations de la France, jugées respectueuses, à l’égard de son pays, dans le cadre d’une crise diplomatique qui se poursuit depuis début octobre entre Paris et Alger.

© RYAD KRAMDI Source: AFP. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, en août 2021 (image d’illustration).

Le climat se réchauffe-t-il entre Paris et Alger ? Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a en tout cas estimé le 10 novembre que «contrairement aux déclarations à l’origine de la crise», les récents propos d’Emmanuel Macron étaient «raisonnables» et comportaient «des idées montrant du respect pour l’Algérie, son histoire, son passé, son présent et aussi pour la souveraineté algérienne».

Le haut diplomate a en outre annoncé que l’Algérie prendrait part à la conférence internationale sur la Libye, le 12 novembre à Paris, précisant toutefois que les conditions n’étaient «pas réunies» pour que le président algérien Abdelmadjid Tebboune y participe personnellement. Plus tôt dans la semaine, le président français avait joué la carte de l’apaisement après plusieurs semaines de tensions entre les deux pays, déclenchées par les propos d’Emmanuel Macron contre «le système politico-militaire» algérien que l’actuel locataire de l’Elysée avait accusé de jouir d’une «rente mémorielle».

Vers une sortie de crise diplomatique ?

>Dans un communiqué publié le 9 novembre par l’Elysée, Emmanuel Macron a regretté «les polémiques et les malentendus» avec l’Algérie et a assuré avoir «le plus grand respect pour la nation algérienne et son histoire». Dans le même communiqué, l’Elysée affirme que le chef d’Etat français est favorable à un développement des relations bilatérales «au bénéfice des populations algérienne et française mais également pour répondre aux grands défis régionaux, à commencer par la Libye».

Selon l’Elysée, Abdelmadjid Tebboune a été invité à Paris pour la conférence visant à aider la Libye à sortir de la crise en préparant l’élection présidentielle prévue le 24 décembre. C’est finalement Ramtane Lamamra qui représentera l’Algérie à cette conférence. Il s’agira du premier déplacement à Paris d’un responsable algérien de ce rang depuis le 3 octobre date à laquelle l’Algérie a rappelé son ambassadeur en France en signe de protestation après les déclarations d’Emmanuel Macron rapportées dans Le Monde. Alger avait également interdit le survol de son territoire aux avions militaires français desservant le Sahel, où sont déployées les troupes de l’opération anti-djihadiste Barkhane.

Le président algérien a prévenu le 6 novembre qu’il ne ferait pas «le premier pas» pour tenter d’apaiser les tensions avec son homologue français qui, avec ses propos, avait «rouvert un vieux conflit de manière totalement inutile». «Pourquoi a-t-il dit ça ? Je pense que c’était pour des raisons électorales stratégiques», analysait-il dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

(source: francais.rt.com)