Algérie
Sahara marocain : les BRICS soutiennent la position du Maroc et infligent un coup fatal à l’Algérie
Les dirigeants des pays des BRICS, réunis récemment à Johannesburg, ont asséné un coup fatal à l’Algérie et au «polisario» en soutenant la position du Maroc au sujet de la question du Sahara et en réaffirmant leur attachement à la légalité internationale, souligne, lundi, le magazine espagnol «Atalayar».
«La Déclaration sanctionnant la réunion des BRICS soutient incontestablement la position marocaine, qui a toujours insisté sur la nécessité de respecter et de contribuer positivement au processus mené exclusivement par les Nations Unies», indique la revue spécialisée dans les affaires maghrébines et arabes.
Les pays de ce groupement ont souligné également que «pour résoudre la question du Sahara marocain et trouver une solution politique à long terme à ce différend, le respect des résolutions et des paramètres du Conseil de sécurité est nécessaire», précise la publication espagnole, assurant que la communauté internationale, que ce soit au niveau des Nations Unies, des pays africains et aux quatre coins du monde, est favorable à l’initiative marocaine d’autonomie qui répond parfaitement à tous les paramètres de pragmatisme, de réalisme, de compromis et de durabilité requis par le Conseil de sécurité.
«Les tentatives d’inclure cette question dans les discussions ont été rejetées par les membres des BRICS et aucun d’entre eux ne l’a mentionnée dans ses déclarations», poursuit « Atalayar», notant que le fait qu’aucun d’entre eux ne reconnaisse l’entité « marionnette » montre que ces pays ont refusé d’utiliser les BRICS pour servir des causes perdues.
Selon le magazine, «cet échec doit servir d’avertissement à ceux qui persistent à vouloir donner une résonance mondiale à une pensée viscéralement isolée».
«Cette prise de position des BRICS démontre également l’attachement du groupe à ses relations et à ses alliances stratégiques avec le Royaume en dépit des ingérences extérieures», relève la revue espagnole.
(source: La Relève.ma)
Le Qatar disposé à une médiation entre le Maroc et l’Algérie
«Le Qatar est disposé à s’engager dans tout processus officiel visant à rapprocher les positions entre l’Algérie et du Maroc». Une annonce faite, ce mardi 15 août à Doha, par le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères en réponse à une question du quotidien arabophone Al Quds Al-Arabi.
Le diplomate a souligné que le message échangé entre Doha et l’Alger, la semaine dernière, «a porté sur les relations bilatérales entre les deux pays, et il ne fait aucun doute que combler le fossé entre les frères représente une préoccupation majeure de l’Etat du Qatar».
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a adressé, le jeudi 10 août, un message écrit à l’émir du Qatar. La lettre a été remise par un membre de l’ambassade d’Alger à Doha au ministre d’Etat qatari aux Affaires étrangères, Soltan Bin Saad Al-Muraikhi, précisait l’agence qatarie de presse.
De son côté, le roi Mohammed VI a envoyé, le lundi 7 août, un message écrit au chef d’Etat du Qatar. Dans son discours du 28 juillet à l’occasion de la fête du Trône, le souverain a assuré que les «frères en Algérie, leur direction et leur peuple n’auront jamais à craindre de malveillance de la part du Maroc. Nous leur confirmons aussi tout le prix que Nous attachons aux liens d’affection et d’amitié, aux échanges et aux interactions entre nos deux peuples».
Pour rappel, le 25 juillet 2022, l’émir Tamim avait tenté une médiation entre le Maroc et l’Algérie, lors de sa présence à la cérémonie d’ouverture des Jeux de la Méditerranée, organisés à Oran. Une initiative rejetée par le général Saïd Chengriha, lors de déclarations aux médias internationaux en novembre 2022.
L’Algérie a rompu ses relations avec le Maroc, le 24 août 2021. Officiellement, le pouvoir algérien a rejeté toutes les propositions de médiations arabes : saoudienne, égyptienne, koweïtienne, qatarie et jordanienne. «C’est le régime marocain qui cause des problèmes. Aucun pays ne peut se poser en médiateur entre nous», avait déclaré le président Abdelmadjid Tebboune dans une interview accordée, en décembre 2022, au quotidien français Le Figaro.
(source: Yabiladi.com)
Sahara: Quelle incidence sur la présidence russe du Conseil de sécurité?
La prochaine réunion du Conseil de sécurité de l’ONU qui doit connaitre la présentation d’un compte rendu de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan De Mistura, sur les nouveautés concernant le dossier du Sahara, sera présidée par la Russie.
Après avoir mené ses consultations « informelles » et bilatérales entre les différentes parties prenantes au dossier, ainsi qu’un groupe élargi de puissances occidentales également intéressées par le conflit, Staffan de Mistura est attendu pour livrer les conclusions de ses entretiens dans un briefing devant le Conseil de sécurité le 19 avril, à la lumière des derniers développements qu’à connus la région.
La Russie en tant que membre permanent au Conseil de sécurité, préside pour le mois d’avril le tour de table à travers son représentant, Vassili Nebenzia. Le chef de la mission onusienne d’observation, Minurso, Alexander Ivanko, donnera aussi un exposé de ces derniers mois et ce sera l’occasion de présenter tout le bilan des actions de la milice séparatiste du polisario.
De Mistura a réussi avec brio à inclure indirectement l’Algérie au processus politique alors qu’elle s’y était opposée lors de la dernière résolution du Conseil de sécurité, refusant d’admettre sa responsabilité et voulant freiner l’élan positif que connait la proposition d’autonomie du Maroc qui connait un large consensus international.
Alors que la Russie est connue pour pencher du côté de l’Algérie dans le dossier, notamment à cause des liens militaires qui unissent les deux pays, il y a de fortes chances de croire qu’elle va tenter d’observer plus de neutralité en raison de la guerre en Ukraine pour laquelle le Maroc a adopté une position juste et pondérée.
Le Maroc et la Russie sont aussi liés par des accords significatifs pour Moscou qui aimerait densifier ses liens avec Rabat. L’accord de pêche entre les deux pays permet à des bateaux russes de pêcher dans les eaux marocaines dont les eaux adjacentes au Sahara.
Sahara occidental : le Conseil de sécurité de l’ONU réclame la reprise des négociations
La résolution appelle à « une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable » dans la perspective d’une « autodétermination » du peuple sahraoui.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé les « parties » au conflit du Sahara occidental à « reprendre les négociations », jeudi 17 octobre, pour permettre une solution « durable et mutuellement acceptable ». Les Etats-Unis, qui ont rédigé le texte de la résolution, ont regretté l’absence d’unanimité lors de ce vote qui a recueilli treize voix pour, avec les abstentions du Kenya et de la Russie, qui a dénoncé un texte « pas équilibré ».
La résolution appelle « les parties à reprendre les négociations sous l’égide du secrétaire général sans préconditions et de bonne foi », avec l’objectif de parvenir à « une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable » dans la perspective d’une « autodétermination du peuple du Sahara occidental ». Le Conseil avait lancé ce même appel il y a un an, au moment où le nouvel émissaire de l’ONU, l’Italien Staffan de Mistura, prenait ses fonctions. Il s’est depuis rendu plusieurs fois dans la région pour rencontrer les différents acteurs.
Mais dans son rapport annuel publié récemment, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit « vivement préoccupé par l’évolution de la situation ». « La reprise des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario marque un net recul dans la recherche d’une solution politique à ce différend de longue date », a-t-il insisté, évoquant des « frappes aériennes et des tirs de part et d’autre du mur de sable » qui sépare les deux parties.
Le mandat de la Minurso renouvelé pour un an
Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est considéré comme un « territoire non autonome » par l’ONU, en l’absence d’un règlement définitif. Il oppose depuis des décennies le Maroc au Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Rabat, qui contrôle près de 80 % de ce vaste territoire, prône un plan d’autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario réclame pour sa part le référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU qui avait été prévu lors de la signature en 1991 d’un cessez-le-feu mais jamais concrétisé. Lire la suite »
A quelques semaines du lancement d’un exercice militaire conjoint entre l’Algérie et la Russie, près de la frontière marocaine, Moscou a tenu à rassurer Rabat.
La Russie et l’Algérie prévoient d’organiser, du 16 au 20 novembre, un exercice militaire, appelé «Bouclier du désert 2022». Les manœuvres auront pour thème principal la lutte contre le terrorisme, dans un contexte où l’armée algérienne dit être la cible d’attaques commises par des entités terroristes opérant dans le sud du pays.
Le terrain choisi par les deux armées pour réaliser ces manœuvres est la base de Hammaguir à Béchar, non-loin de la frontière avec le Maroc. Le site avait servi de base pour l’armée française, jusqu’en 1967. Cette proximité interpelle à plus d’un titre, d’autant que l’Algérie taxe le royaume de financer et entraîner des entités politiques, classées «terroristes» par Alger, comme le MAK et le Rachad.
Pour couper court à toutes les spéculations véhiculées depuis des mois sur ce sujet par les médias algériens, la diplomatie russe a tenu à apporter des clarifications. Pour rappel, l’armée algérienne avait procédé, en janvier 2021, à un important exercice militaire, près de la frontière marocaine.
Déclaration d’Alger: les fondements géopolitiques de ce qui est à venir pour France-Algérie
Le poids des mots
Les deux chefs d’État ont signé samedi une déclaration commune créant un «Haut conseil de coopération», qui permettra un «dialogue permanent sur tous les sujets».
Macron et Tebboune pour une «nouvelle dynamique irréversible» entre la France et l’Algérie
Les présidents algérien Abdelmadjid Tebboune et français Emmanuel Macron ont scellé samedi la réconciliation entre Paris et Alger en signant une déclaration qui «renouvelle leur engagement à inscrire leurs relations dans une dynamique de progression irréversible», 60 ans après la fin de la guerre d’Algérie.
Les deux dirigeants ont ensuite dit quelques mots à la presse, l’occasion pour le président Tebboune de saluer une «visite excellente et réussie» de son homologue français, assurant qu’elle «a permis un rapprochement qui n’aurait pas été possible sans la personnalité même du président Macron». Selon le président algérien, qui s’est exprimé en français, les deux pays vont également «agir ensemble dans beaucoup de domaines en dehors de l’Algérie et la France». «Ce rapprochement va nous permettre d’aller très très loin».
Abdelmadjid Tebboune a mentionné la réunion de très haut niveau qui a réuni à Alger vendredi les présidents et les services de sécurité des deux côtés, y compris l’armée, «pour la première fois depuis l’indépendance» de l’Algérie en 1962, annonçant des actions communes «dans l’intérêt de notre environnement géopolitique».
Pour «rehausser leurs concertations politiques», Paris et Alger vont instaurer un «Haut conseil de coopération» au niveau des chefs d’Etat, afin «d’approfondir dans un esprit de confiance et respect mutuels, des réponses adaptées aux questions bilatérales, régionales et internationales», prévoit la Déclaration d’Alger.
Selon la déclaration, ce «nouveau partenariat privilégié» est «devenu une exigence dictée par la montée des incertitudes et l’exacerbation des tensions régionales et internationales». «Il fournit un cadre pour concevoir une vision commune et une démarche étroitement concertée pour faire face aux nouveaux défis globaux (crises globales et régionales, changement climatique, préservation de la biodiversité, révolution numérique, santé…)», dit la Déclaration.
Pour Emmanuel Macron, cette Déclaration d’Alger va permettre de faire en sorte que «l’intimité se renforce en ayant un dialogue permanent sur tous les sujets. Y compris les sujets qui nous empêchaient d’aller de l’avant, car ils revenaient sans cesse, la mémoire par exemple».
(source; lefigaro.fr)
Exclusif: arrivée des paramilitaires, l’Algérie autorise le survol de son Territoire par les Russes
« Groupe Wagner » connu comme « paramilitaires russes » au Mali ou ailleurs: l’une des multiples facettes de la « transition » géopolitique en Afrique.
Emmanuel Macron et l’Algérie: une relation conflictuelle
Le président français, Emmanuel Macron, entame jeudi une visite officielle de trois jours en Algérie, destinée à tourner la page des brouilles et à « refonder » une relation qui reste marquée par le poids du passé.
Macron en Algérie: qu’en pense la population?
Guerre d’Algérie : les principales propositions du rapport Stora
La principale recommandation du rapport Stora sur la colonisation et la guerre d’Algérie (1954-62) est la constitution en France d’une commission « Mémoire et Vérité » qui sera « chargée d’impulser des initiatives communes entre la France et l’Algérie sur les questions de mémoires ».
Elle « pourrait être constituée par différentes personnalités engagées dans le dialogue franco-algérien », selon le rapport remis mercredi par l’historien français Benjamin Stora au président Emmanuel Macron.
Retrouvez ici le rapport de Benjamin Stora : « les questions mémorielles portant sur les colonisations et la guerre d’Algérie ». Il convient de rappeler la question d’Emmanuel Macron, « offensante » pour le peuple algérien : « est-ce qu’il y avait une Nation algérienne avant la colonisation française? (1830) »
Algérie : le président Tebboune propose un travail de mémoire sur toute la colonisation française
Abdelmadjid Tebboune a fait cette proposition lors d’un entretien avec l’historien Benjamin Stora, qui avait remis un rapport pourtant très critiqué en Algérie sur la mémoire de la colonisation dans le pays à Emmanuel Macron en 2021.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a proposé un «travail de mémoire» commun sur toute la période de la colonisation française en Algérie, lors d’un entretien avec l’historien français Benjamin Stora, a raconté ce dernier à l’AFP. L’entretien était d’autant plus inédit que le rapport de Benjamin Stora sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie, remis en janvier 2021 à Emmanuel Macron, avait été fraîchement accueilli en Algérie.
L’historien, qui était porteur d’une lettre du président français, a été reçu plus d’une heure lundi à Alger par le président Tebboune, à la veille de la commémoration en grande pompe du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. «C’est la première fois qu’il y avait une discussion au fond» côté algérien sur ces questions mémorielles depuis la publication du rapport, a souligné Benjamin Stora.
Le rapport, sur lequel Emmanuel Macron s’est appuyé pour sa politique mémorielle, ne préconise ni excuses ni repentance, ce qui a été très critiqué en Algérie, notamment par les associations d’anciens combattants.
Les relations franco-algériennes ont aussi connu un gros coup de froid lorsque en septembre 2021, le président Macron a reproché au système «politico-militaire» algérien d’entretenir une «rente mémorielle» autour de la guerre d’indépendance.
«Conquête meurtrière»
L’entretien témoigne du réchauffement en cours dans les relations franco-algériennes depuis quelques semaines. «Je pense qu’il y a une volonté, de relancer je ne sais pas si c’est le mot, mais de poursuivre un dialogue», estime Benjamin Stora, en notant un «changement de ton» entre Paris et Alger.
L’Union européenne soutient Madrid dans sa brouille avec Alger
L’Algérie a rompu le traité d’amitié avec l’Espagne, qui s’est rapprochée du Maroc dans le dossier de Sahara occidental.

L’Union européenne a volé au secours de l’Espagne, vendredi 10 juin, afin de tenter d’apaiser les tensions entre Madrid et Alger. Considérant comme « extrêmement préoccupante » la rupture du traité d’amitié, de bon voisinage et coopération qui liait les deux pays depuis vingt ans, rupture annoncée le 8 juin par l’Algérie, le vice-président de la Commission en charge du commerce, Valdis Dombrovskis, et le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, ont signé un communiqué conjoint très ferme à l’égard d’Alger.
« Nous évaluons les implications des actions algériennes, y compris l’instruction donnée aux institutions financières d’arrêter les transactions entre les deux pays, qui semble être en violation de l’accord d’association UE-Algérie, ont-ils prévenu à l’issue d’une réunion à Bruxelles avec le ministre espagnol des affaires étrangères, José Manuel Albares. L’UE est prête à s’opposer à tout type de mesures coercitives appliquées à l’encontre d’un Etat membre ».
La réponse n’a pas tardé. Dans un communiqué publié en fin d’après-midi, la mission de l’Algérie auprès de l’UE a déploré « la précipitation avec laquelle la Commission européenne a réagi sans consultation préalable, ni vérification aucune, auprès du gouvernement algérien ». Elle a nié avoir pris une mesure d’arrêt des transactions courantes, et garantit que le pays « continuera à honorer tous ses engagements » en ce qui concerne les livraisons de gaz à l’Espagne, « à charge pour les entreprises commerciales concernées d’assumer l’ensemble de leurs engagements contractuels ». L’espagnol Naturgy et la compagnie algérienne Sonatrach renégocient depuis des semaines, …
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