Le vice-président américain a clôturé la conférence de Turning Point USA, dimanche 21 décembre. Il s’est inscrit dans le sillage de Donald Trump, tout en donnant à son discours un contenu idéologique fondé sur le nationalisme chrétien. Il a assuré au public : « Vous n’avez plus à vous excuser d’être blanc. »
Le vice-président américain, J. D. Vance, lors de la conférence annuelle AmericaFest de Turning Point, organisée en hommage à Charlie Kirk, à Phoenix, Arizona (Etats-Unis), le 21 décembre 2025. OLIVIER TOURON / AFP
Drôle d’aveu. J. D. Vance dit avoir passé des nuits blanches après l’assassinat en septembre de son ami Charlie Kirk, le fondateur du mouvement conservateur Turning Point USA (TPUSA). Des nuits entières devant l’écran, suscitant l’inquiétude de sa femme, Usha, pour analyser chaque vidéo du drame, « faire des recherches sur chaque théorie complotiste ». Comme un militant trumpiste de base, en somme, semblant ne pas faire confiance à la police fédérale (FBI) pour établir les faits.
Cette anecdote, qui prétendait établir une complicité avec son public, le vice-président américain l’a livrée lors de sa profession de foi identitaire, clôturant l’AmericaFest, le rassemblement annuel de TPUSA à Phoenix (Arizona), dimanche 21 décembre.
J. D. Vance n’est pas encore candidat officiel aux primaires républicaines, mais sa campagne a déjà commencé, alors que se profilent des midterms difficiles pour les républicains, fin 2026. En coulisses, l’ancien sénateur compte sur une équipe restreinte d’une dizaine de fidèles, qui étaient déjà à ses côtés dans l’Ohio, il y a trois ans. Leur objectif : prendre tout le monde de vitesse et imposer cette candidature comme étant inévitable.
Le flou demeure sur les intentions véritables du président américain, qui oscille entre lutte affichée contre les cartels de la drogue et l’immigration illégale et volonté de voir s’effondrer le régime vénézuélien, en le privant de ressources.
Le pétrolier « Skipper », saisi par les Etats-Unis au large des côtes vénézuéliennes, le 10 décembre, aperçu alors qu’il naviguait à environ 33 kilomètres au nord de la Guadeloupe, le 12 décembre 2025. VANTOR VIA AP
L’escalade est nette. Le cadre juridique de l’intervention, plus flou que jamais. Par un simple message sur son réseau, Truth Social, dans la soirée du mardi 16 décembre, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a annoncé que l’armée américaine – et plus précisément « la plus large armada jamais assemblée dans l’histoire de l’Amérique du Sud » – organisait le blocus maritime « total » du Venezuela, pour empêcher toute circulation des navires pétroliers de ce pays, frappés de sanctions. L’objectif semble être l’effondrement du régime local, faute de ressources, en évitant une intervention militaire américaine au sol, aux conséquences imprévisibles. Le 2 décembre, Donald Trump avait présenté comme imminentes des frappes aériennes au Venezuela même.
Un grand flou s’installe. Il entoure les intentions véritables de l’administration américaine, qui oscille en permanence entre des registres différents : la lutte contre l’immigration illégale, contre la drogue et ses cartels, contre le régime de Nicolas Maduro, contre ses ressources économiques. Ce flou concerne aussi l’ampleur de la campagne ainsi lancée, les moyens militaires sollicités et le cadre légal dans lequel elle s’inscrit.
Le président américain avait menacé les élus de l’Indiana qui s’opposeraient à lui de ne pas les soutenir aux prochaines élections, ça n’a pas empêché le « contre » de l’emporter largement.
ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP Trump subit un lourd revers sur sa tentative de redécoupage électoral… et c’est à cause d’élus républicains. (image d’illustration)
Donald Trump avait menacé « quiconque vote[rait] contre le redécoupage », mais ça n’a pas suffi à convaincre les élus de son propre camp. Les républicains de l’Indiana ont largement rejeté jeudi 11 décembre la réforme de la carte électorale de cet État conservateur du nord des États-Unis, résistant ainsi aux requêtes insistantes du président américain qui souhaitait éliminer deux sièges démocrates au Congrès.
Le président américain mène depuis plusieurs semaines une véritable campagne publique en direction des élus locaux de plusieurs États pour les inciter à redessiner leurs circonscriptions de manière à favoriser les républicains. Le parti présidentiel dispose actuellement d’une maigre majorité de cinq sièges à la Chambre des représentants à Washington et pourrait bien en perdre le contrôle lors des législatives de mi-mandat en novembre 2026.
Ces redécoupages électoraux partisans peuvent sembler surprenants, mais ils n’étonneront pas les connaisseurs de la politique américaine. Au pays de l’Oncle Sam, les circonscriptions doivent en principe être délimitées après un recensement national effectué tous les dix ans, afin théoriquement que la carte électorale reflète la population qui y vit. Mais ces redécoupages permettent fréquemment aux partis, via des cartes biscornues jusqu’à l’extrême, d’isoler des groupes d’électeurs et d’en surreprésenter d’autres.
Donald Trump avait obtenu à l’été que le Texas redécoupe sa carte et cinq élus républicains supplémentaires devraient rejoindre le contingent actuel à l’issue des prochaines élections. Dans l’Indiana, de nombreux élus républicains locaux avaient fait preuve de réticence pour entamer ce processus partisan, s’attirant l’ire du locataire de la Maison Blanche. Le projet a finalement été rejeté jeudi par le Sénat local avec 19 voix pour et 31 contre, alors que les républicains y disposent de 40 sièges.
« Ils ne resteront pas longtemps en politique », menaçait Trump Lire la suite »
Les États-Unis face aux turbulences politiques dans l’océan Indien : entre reconnaissance pragmatique du gouvernement malgache de transition et enquête approfondie sur l’affaire Mamy Ravatomanga à Maurice. Washington maintient un dialogue avec les autorités du colonel Randrianirina tout en exigeant un retour rapide à la démocratie. L’ambassadrice Claire Pierangelo encourage fermement le rétablissement d’institutions transparentes et démocratiques à Madagascar.
Concernant Mamy Ravatomanga, les États-Unis clarifient : aucun privilège diplomatique n’a jamais existé à Maurice. L’homme d’affaires fait l’objet d’une investigation majeure pour son rôle présumé dans le détournement de cinq Boeing 777 vers l’Iran, en violation des sanctions internationales. Cette affaire survient alors que Maurice se prépare à l’évaluation cruciale du GAFI en 2027.
La rigueur de l’enquête en cours constitue un test important pour la crédibilité du système financier mauricien sur la scène internationale. Un reportage exclusif sur la stratégie américaine dans une région stratégique où se croisent enjeux diplomatiques, sécuritaires et financiers.
Le syndicat des compagnies aériennes a indiqué que six compagnies avaient annulé leurs liaisons avec le Venezuela. Zuma/ABACA
Les États-Unis ont déployé dans les Caraïbes le plus grand porte-avions du monde, accompagné d’une flotte de navires de guerre et d’avions de chasse pour mener des opérations antidrogue.
Six compagnies aériennes ont annulé samedi leurs liaisons avec le Venezuela, après que les États-Unis ont averti l’aviation civile d’une «augmentation de l’activité militaire» dans le cadre du déploiement de forces américaines dans les Caraïbes, a indiqué à l’AFP le syndicat des compagnies aériennes.
La compagnie espagnole Iberia, la portugaise TAP, la colombienne Avianca, la trinidadienne Caribbean, la brésilienne GOL et la chilienne Latam ont annulé leurs opérations, a déclaré la présidente de l’Association des compagnies aériennes du Venezuela (ALAV), Marisela de Loaiza. Les États-Unis ont déployé dans les Caraïbes le plus grand porte-avions du monde, accompagné d’une flotte de navires de guerre et d’avions de chasse pour mener des opérations antidrogue, que le président vénézuélien Nicolas Maduro dénonce comme une «menace» visant à le renverser.
Vendredi, l’Administration fédérale de l’aviation (FAA) a exhorté les avions circulant dans l’espace aérien vénézuélien à «redoubler de prudence» en raison de «la détérioration de la situation sécuritaire et de l’intensification de l’activité militaire au Venezuela et dans ses environs». «Les menaces pourraient représenter un risque potentiel pour les avions à toutes les altitudes, y compris pendant le survol, les phases d’arrivée et de départ», a souligné la FAA.
20 navires attaqués
Marisela de Loaiza a précisé que pour l’instant, les compagnies panaméennes Copa, Air Europa, Turkish et les compagnies vénézuéliennes Laser et PlusUltra continuent d’opérer. Les États-Unis prévoient de déclarer lundi comme organisation terroriste un cartel de trafiquants de drogue dirigé selon eux par Nicolas Maduro.
Depuis septembre, les forces américaines ont attaqué plus de 20 navires soupçonnés de se livrer au trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et le Pacifique oriental, causant la mort de 83 personnes.
Dans un communiqué, l’ALAV a exhorté les personnes «qui possèdent des billets auprès des différentes compagnies aériennes desservant le Venezuela et dont les vols sont prévus dans les prochains jours ou les prochaines semaines» à «rester attentives à toute notification de leur compagnie aérienne». Sur le site de l’aéroport international de Maiquetía, Caracas, les vols TAP et Avianca apparaissent samedi comme annulés.
Les États-Unis exhortent le Conseil de sécurité à soutenir leur plan, avertissant que les tentatives de semer la discorde auront des conséquences graves, mais évitables, pour les Palestiniens.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio (assis à la table, 3e à droite) s’exprime lors d’une réunion ministérielle du Conseil de sécurité des Nations unies sur l’Ukraine au siège de l’ONU à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Charly Triballeau/AFP)
Les États-Unis ont publiquement appelé jeudi les autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) à soutenir leur résolution visant à créer une force internationale de stabilisation (ISF) chargée de sécuriser Gaza après la guerre.
Dans un communiqué, la mission américaine auprès de l’ONU a indiqué que l’administration Trump travaillait à ce texte depuis un mois, avec la contribution du Qatar, de l’Égypte, de l’Arabie saoudite, de la Turquie et des Émirats arabes unis.
La proposition américaine se heurte toutefois à l’opposition de la Russie, de la Chine et de plusieurs pays arabes, qui ont exprimé leur inquiétude quant à la création d’un conseil provisoire chargé de gouverner temporairement le territoire, ainsi qu’à l’absence de rôle de transition pour l’Autorité palestinienne (AP).
La semaine dernière, la mission américaine a entamé des négociations avec les autres membres du Conseil de sécurité afin de donner un mandat international à l’ISF qui « ouvrirait la voie à un avenir stable, sûr, pacifique et prospère pour les Palestiniens de Gaza, libérés du [groupe terroriste palestinien du] Hamas », selon la déclaration américaine. (…lire l’intégralité)
Le Qatar demande des « garanties fermes » qu’Israël ne reprendra pas la guerre à Gaza * Witkoff et Kushner arrivés en Égypte pour les pourparlers sur un cessez-le-feu à Gaza
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari, a déclaré à la chaîne d’information saoudienne Al-Arabiya que des « garanties internationales solides et écrites » seront nécessaires pour garantir qu’Israël respectera ses obligations.
Il a affirmé que le Qatar voulait s’assurer que les négociations actuellement en cours en Égypte – sur le retour des otages, la libération des prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale en Israël et la fin des combats – aboutiront au retrait d’Israël de Gaza, à l’arrivée d’une aide supplémentaire et à la fin définitive de la guerre.
Al-Ansari a noté que le plan Trump actuellement en discussion exclut explicitement le déplacement des habitants de Gaza, ainsi que la fin des discussions sur l’annexion et l’occupation.
Il a ajouté que les parties se sont mises d’accord sur 20 principes, mais que « le diable est dans les détails ».
Le Premier ministre qatari Mohammed Abdulrahman Al Thani est attendu aujourd’hui en Égypte pour participer aux négociations indirectes en cours entre Israël et le Hamas.
Selon un article qui a été publié hier dans le Wall Street Journal, le Hamas exige que les corps sans vie de ses chefs assassinés, Yahya et Muhammad Sinwar, figurent parmi ceux qui seront restitués par Israël, aux côtés des terroristes condamnés et des détenus encore en vie, en échange des 48 otages qui se trouvent dans les geôles des groupes terroristes à Gaza.
Cette exigence a déjà été formulée par le passé, et Israël l’a rejetée, a noté le journal.
Le plan de paix pour Gaza du président américain Donald Trump prévoit que le groupe terroriste libèrera les 48 otages restants – dont une vingtaine seraient encore en vie – dans les 72 heures, en échange de 250 prisonniers
palestiniens condamnés à perpétuité, de 1 700 Gazaouis qui ont été placés en détention détenus depuis le pogrom commis par le Hamas, le 7 octobre qui a déclenché la guerre à Gaza, et des dépouilles de 15 Gazaouis tués en échange de chaque otage décédé.
Des négociations indirectes sur ce plan sont en cours en Égypte.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a déclaré à la chaîne saoudienne Al-Arabiya que « d’autres pays arabes signeront des accords de paix avec Israël si la guerre à Gaza prend fin ».
Il a ajouté que le principal garant du succès des pourparlers organisés en Égypte était le président américain Donald Trump lui-même.
Abdelatty a également précisé que les discussions en cours à Charm el-Cheikh portaient sur la première phase du plan américain : mettre fin à la guerre, acheminer l’aide humanitaire, libérer les otages israéliens retenus par les terroristes du Hamas et relâcher les prisonniers palestiniens détenus pour des raisons de sécurité.
La Cour pénale internationale estime que ces sanctions représentent une « attaque flagrante » contre l’indépendance de l’institution. La décision américaine a été saluée par le premier ministre israélien, lui-même visé par un mandat d’arrêt de la CPI.
Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, dans le bureau Ovale de la Maison blanche, à Washington, le 18 août 2025. MANDEL NGAN/AFP
Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi 20 août, prendre de nouvelles sanctions visant deux juges français et canadien, ainsi que deux procureurs, de la Cour pénale internationale (CPI), devenue la bête noire de l’administration Trump. Une décision qui a provoqué la « consternation » de la France et de la CPI.
« Aujourd’hui, je désigne Kimberly Prost du Canada, Nicolas Guillou de France, Nazhat Shameem Khan des Fidji et Mame Mandiaye Niang du Sénégal », pour avoir « directement participé aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, détenir ou poursuivre des ressortissants des Etats-Unis ou d’Israël, sans le consentement de l’un ou l’autre de ces pays », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, dans un communiqué.
Les Etats-Unis « ont clairement et fermement exprimé leur opposition à la politisation de la CPI », a-t-il ajouté, en soulignant que l’institution basée à La Haye représentait, selon Washington, « une menace pour la sécurité nationale et a été utilisée comme un instrument de guerre juridique contre les Etats-Unis et leur proche allié Israël ».
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a salué cette décision. « Je félicite Marco Rubio, le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, qui a décidé d’imposer des sanctions contre les juges de la Cour pénale internationale à La Haye », a déclaré M. Nétanyahou dans un communiqué. « C’est une action décisive contre la campagne de diffamation et de mensonges visant l’Etat d’Israël [et son armée] en faveur de la vérité et de la justice », a ajouté le premier ministre, lui-même visé depuis novembre 2024 par un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza.
La France s’est dite « consternée » par cette décision dans un communiqué diffusé par le Quai d’Orsay en fin de journée. Paris « exprime sa solidarité à l’égard des magistrats visés par cette décision », parmi lesquels le juge français Nicolas Guillou, et estime que les sanctions américaines sont « contraires au principe d’indépendance de la justice » alors que les Etats-Unis les justifient par « une politisation » de la CPI.
Les Etats-Unis s’offusquent en particulier des procédures ayant visé des soldats américains en Afghanistan, suspectés de crimes de guerre présumés ou encore les mandats d’arrêt de la CPI contre le premier ministre israélien et son ancien ministre de la défense, Yoav Gallant.
Les mesures annoncées consistent en une interdiction d’entrée sur le sol américain et le gel des avoirs éventuels détenus aux Etats-Unis et toute transaction financière avec eux.
Dans un post sur les réseaux sociaux, l’ancien président russe, coutumier des sorties agressives envers les Occidentaux, a averti Donald Trump que les délais donnés pour mettre fin au conflit en Ukraine seraient interprétés comme autant de pas vers une guerre… contre les États-Unis.
Dmitri Medvedev apprécie peu que la Russie reçoive des ordres. Qui plus est de Washington. Alors que le président américain Donald Trump a donné à son homologue russe Vladimir Poutine un délai de «10-12 jours» pour cesser la guerre en Ukraine, l’ancien président russe Dmitri Medvedev, habitué des sorties belliqueuses, a pris le ton de la menace pour s’adresser au président américain. «Trump joue le jeu de l’ultimatum avec la Russie», mais «il devrait se rappeler deux choses», avertit sur X celui qui occupe aujourd’hui le poste stratégique de vice-président du Conseil de sécurité de la Russie.
D’abord, Donald Trump devrait savoir que «la Russie n’est ni Israël ni même l’Iran», rappelle Dmitri Medvedev. Une référence à l’affrontement en juin entre les deux États du Moyen-Orient, lors d’une guerre dite «des 12 jours» déclenchée par une attaque de l’État hébreu. Après des échanges de frappes directes inédites entre les deux parties, un cessez-le-feu initié par le président américain a été signé le 24 juin.
Pour le proche de Vladimir Poutine, pas question que Moscou reçoive des injonctions de Washington. Allant plus loin dans sa mise en garde, Dmitri Medvedev menace le président américain d’une guerre directe avec les États-Unis. «Chaque nouvel ultimatum est une menace et un pas vers la guerre. Non pas entre la Russie et l’Ukraine, mais avec son propre pays», affirme l’ex-président russe, avant de conclure, ironique, en reprenant l’un des surnoms moqueurs par lesquels Donald Trump parlait de son prédécesseur Joe Biden, à qui il reprochait une politique de va-t-en-guerre. «Ne vous laissez pas entraîner dans la voie de Sleeping Joe (Joe l’Endormi, NDLR) !».
Le département américain a annoncé, dans un communiqué publié mardi 22 juillet, que le pays quittera, en décembre 2026, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.
Le siège de l’Unesco, à Paris, le 22 juillet 2025. THOMAS PADILLA/AP
Après des mois d’incertitude et d’espoirs irraisonnés, la décision est tombée : les Etats-Unis quitteront l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), en décembre 2026. « Un engagement continu au sein de l’Unesco n’est pas dans l’intérêt national des Etats-Unis, déclare le département d’Etat américain dans un bref communiqué publié mardi 22 juillet. L’Unesco œuvre pour la promotion de causes sociales et culturelles source de divisions et accorde une importance démesurée aux objectifs de développement durable des Nations unies, un programme mondialiste et idéologique de développement international en contradiction avec notre politique étrangère, “America First”. »
Ce départ n’est pas sans impact financier. Premiers contributeurs de l’organisation onusienne qui œuvre dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture, les Etats-Unis lui allouaient chaque année 75 millions de dollars (66 millions d’euros), soit environ 8 % de son budget de 900 millions de dollars. Anticipant le retrait américain, l’Unesco avait fait preuve ces derniers mois de prudence, en économisant la contribution américaine de cette année et en réduisant les programmes pour éviter un défaut de paiement. A cette heure, aucun licenciement n’est prévu sur le millier d’agents que compte l’organisation.