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La France suspend sa participation à une mission de l’Otan en Méditerranée

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En raison de tensions avec la Turquie, la France a temporairement suspendu sa participation aux opérations de surveillance de l’Otan en Méditerranée, a confirmé mercredi une source au ministère des Armées.
L’escalade entre les deux alliés se poursuit, après les déclarations lundi du président français, Emmanuel Macron, évoquant la « responsabilité historique et criminelle » de la Turquie en Libye. En violation de l’embargo sur les armes, Ankara y livre des équipements au gouvernement d’accord national de Faïez Sarraj et achemine des milliers de mercenaires syriens. Face aux critiques, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, défend son « soutien à un gouvernement légitime reconnu par la communauté internationale » et reproche à Paris son appui au camp opposé de Khalifa Haftar, approvisionné lui aussi illégalement en armes par la Russie, les Emirats arabes unis et l’Egypte.

 

« Biens mal acquis » : Rifaat al-Assad, l’oncle du président syrien, condamné à 4 ans de prison

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Rifaat al-Assad, oncle du président syrien Bachar al-Assad, a été condamné par la justice française à quatre ans de prison pour blanchiment en bande organisée, détournement de fonds publics et fraude fiscale aggravée.

Rifaat Al-Assad, oncle de l’actuel dirigeant syrien et exilé en Europe, a été condamné mercredi 17 juin à Paris à quatre ans de prison pour s’être bâti frauduleusement dans l’Hexagone un vaste patrimoine immobilier estimé à 90 millions d’euros, dont le tribunal correctionnel de Paris a prononcé la confiscation, suivant ainsi les réquisitions du parquet.

Paris dénonce des manœuvres « extrêmement agressives » de la Turquie contre un bateau militaire français en Méditérranée

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Alors qu’il cherchait à identifier un cargo suspecté de transporter des armes vers la Libye, le bâtiment français a fait l’objet de trois « illuminations radar » de la part d’un navire turc, pourtant allié de l’OTAN.

Un navire français participant à une mission de l’OTAN en Méditerranée a récemment fait l’objet d’une manœuvre « extrêmement agressive » de la part de frégates turques, a révélé, mercredi 17 juin, le ministère des armées français, dénonçant une affaire « très grave » impliquant un partenaire de l’Alliance atlantique.

Alors qu’il cherchait à identifier un cargo suspecté de transporter des armes vers la Libye, le bâtiment a fait l’objet de trois « illuminations radar » de la part d’un navire turc, « un acte extrêmement agressif qui ne peut pas être l’acte d’un allié vis-à-vis d’un navire de l’OTAN », commente-t-on au ministère des armées. Mercredi doit se tenir une réunion des ministres de la défense de l’Alliance.

« Cette affaire est, à nos yeux, très grave. On ne peut pas accepter qu’un allié se comporte comme cela, fasse cela contre un navire de l’OTAN sous commandement OTAN menant une mission OTAN », a fait valoir Paris, en prévenant que la ministre des armées, Florence Parly, allait « mettre les points sur les i », lors de cette réunion, sur « l’attitude turque dans le conflit libyen ».

Opposition sur le conflit libyen

« Ces norias de bateaux entre la Turquie et Misrata, parfois accompagnées par des frégates turques, ne contribuent pas à la désescalade », a souligné le ministère, dénonçant, par ailleurs, le fait que les bâtiments turcs « utilisent des indicatifs OTAN » pour s’identifier lors de ses missions d’escorte.

En Libye, la Turquie soutient militairement le Gouvernement d’union libyen (GNA) de Fayez Al-Sarraj, reconnu par les Nations unies, face aux forces dissidentes du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est soutenu notamment par la Russie, l’Egypte et les Emirats arabes unis.

Dans ce contexte de tensions, le ton n’a cessé de monter entre Paris et Ankara ces derniers jours. Lundi, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a condamné « le soutien militaire croissant » de la Turquie au GNA en « violation directe de l’embargo des Nations unies ». La veille, la présidence française avait déjà dénoncé l’interventionnisme « inacceptable » d’Ankara.

La Turquie a rejeté ces critiques sur son soutien armé au gouvernement de Tripoli en Libye, accusant, à son tour, Paris de faire « obstacle à la paix » en appuyant le camp adverse. La France, bien qu’elle s’en défende publiquement, est également accusée de soutenir Haftar, qui a récemment subi de lourdes défaites sur le terrain.

La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime Kadhafi en 2011. Depuis avril 2019, le conflit a fait des centaines de morts, dont de nombreux civils, et poussé plus de 200 000 personnes à fuir leur domicile.

(Le Monde avec AFP)

Coronavirus: Paris et Berlin s’accordent sur la création d’un fonds de relance inédit

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La Commission européenne lèverait 500 milliards d’euros pour aider les pays les plus touchés par la crise du coronavirus.

L’annonce de la création d’un fonds de relance européen a été faite par Emmanuel Macron et Angela Merkel à l’issue d’une réunion bilatérale tenue lundi en visioconférence. KAY NIETFELD/AFP

Après des semaines d’atermoiements et de polémiques, la France et l’Allemagne se sont mises d’accord en faveur de la création d’un fonds de relance européen doté de 500 milliards d’euros et destiné à aider les régions, les secteurs et les pays les plus durement touchés par la crise du coronavirus.

Pour cela, l’Allemagne accepte pour la première fois le principe d’une mutualisation de la dette européenne. L’annonce a été faite par Angela Merkel et Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion bilatérale tenue lundi après-midi en vidéoconférence. «Il s’agit d’un effort colossal», a déclaré la chancelière, pour qui «l’Europe doit à présent se rassembler». Le président de la République a parlé pour sa part d’un «pas en avant majeur».

Depuis des semaines, un simple concept et un outil financier – les coronabonds ou eurobonds – empoisonnaient la relation bilatérale et menaçaient de creuser les divergences politiques au sein de l’Union européenne.

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Terrorisme : les pays du G5 Sahel réclament l’aide de la communauté internationale

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A l’occasion d’un sommet tenu le 15 décembre à Niamey, les présidents des Etats membres du G5 Sahel ont tiré la sonnette d’alarme au sujet de la menace terroriste qui plane sur la région malgré la présence d’un important dispositif sécuritaire.
Les cinq présidents des Etats membres du G5 se rencontrent à Niamey pour évoquer la situation sécuritaire dans la région, le 15 décembre (2019). © BOUREIMA HAMA Source: AFP
Cinq Etats sahéliens ont décidé le 15 décembre à Niamey de renforcer leur coopération et ont appelé la communauté internationale à les soutenir pour endiguer le péril djihadiste qui frappe de plus en plus violemment ces pays. «Les chefs d’Etat réitèrent leur volonté de tout mettre en œuvre pour améliorer la coordination entre la force conjointe, les forces nationales et les forces internationales alliées», selon le communiqué final du sommet qui a réuni les présidents du Niger, du Burkina Faso, du Mali, du Tchad et de la Mauritanie, qui forment le G5 Sahel. Les chefs d’Etat du G5 ont également lancé un appel aux autres pays de la grande région pour «un renforcement de la coopération entre les services de sécurité et de renseignement dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière», selon le communiqué. Les présidents ont encore demandé à la communauté internationale de «renforcer son soutien» contre «la menace terroriste», et redemandé à l’ONU de renforcer le mandat de sa force militaire conjointe anti-djihadiste et celui de la Minusma au Mali, selon le communiqué final. Le même jour, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a mis en garde sur les ondes de France Inter contre la constitution d’«un arc de groupes terroristes» du Sahel jusqu’au Proche-Orient.

 

Le rôle de la France au Sahel conforté ?

Dans une allusion à la polémique sur la présence des forces étrangères au Sahel, parfois contestée par les populations, le président nigérien Mahamadou Issoufou a estimé que «pour combattre le terrorisme, [les pays sahéliens avaient] besoin non pas de moins d’alliés mais de plus d’alliés». 

La France hostile à un report du Brexit «en l’état actuel des choses»

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Il n’est pas question d’accepter que la date de la sortie de l’Union européenne du Royaume-Uni soit repoussée «en l’état actuel des choses», a déclaré dimanche 8 septembre le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

«Il faut que les Britanniques nous disent ce qu’ils veulent. (…) On ne va pas recommencer tous les trois mois», a ajouté le chef de la diplomatie française. «Que les Britanniques assument leur situation.»

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Nucléaire iranien : «La France vient officiellement de s’aligner sur la position américaine»

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La Real Politik: Entretien du 9/6/2019 avec Ardavan Amir-Aslani, avocat spécialiste de l’Iran et du Moyen-Orient. Il était invité à réagir aux critiques du président du Parlement iranien, Ali Larijani, à l’encontre d’Emmanuel Macron et de ses propos concernant l’Iran.


La tension monte encore entre les États-Unis et l’Iran, mais cette fois-ci, les choses se présentent différemment. Des navires de guerre américains, des bombardiers et un système de missiles Patriot se sont dirigés vers l’Iran, mais les fervents de guerre de l’administration Trump — notamment Pompeo et Bolton — ont déclaré qu’ils ne souhaitaient pas la guerre.

Étrange façon de le montrer. Alors, qu’en pense l’Iran ? Le chef des forces aériennes iraniennes a déclaré que ce qui auparavant aurait été considéré comme une menace pouvait maintenant être considéré comme une opportunité, ajoutant que « si les Américains agissent nous les frapperons à la tête ». Le vice-président du parlement iranien appelle la manœuvre américaine rien qu’une “guerre psychologique », soulignant qu’Israël est à la portée de l’Iran, si jamais l’Iran était obligé à réagir face à une attaque.

Que pense donc Israël de cette montée de tensions ? Et pourquoi tout cela se produit-il maintenant ? D’ailleurs, est-il possible qu’il y ait une rupture entre Trump et les néoconservateurs dans son gouvernement sur l’Iran? La semaine dernière, Trump a imploré publiquement les Iraniens de l’appeler. Ensuite, d’après CNN, la Maison Blanche a ensuite transmis un numéro de téléphone à l’ambassade de Suisse (qui représente les intérêts américains à Téhéran) au cas où l’Iran voudrait parler directement à Trump. Quelle sera la prochaine phase de ce drame ?

Le président chinois s’est rendu à Monaco, avant une visite en France

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Le président chinois et son épouse ont été reçus par le couple Macron pour un dîner privé, à la Villa Kérylos, un site somptueux surplombant la Méditerranée, à quelques kilomètres de Nice.

L’Italie et la Chine ont signé ce samedi un protocole d’accord prévoyant l’entrée de l’Italie dans les « nouvelles routes de la soie ». Il s’agit d’un méga-projet d’infrastructures maritimes et terrestres, initié par la Chine, pour favoriser les échanges entre l’Asie et l’Europe.

La cérémonie de signatures s’est tenue à Rome en présence du président chinois Xi Jinping et son hôte, le Premier ministre italien Giuseppe Conte.

Ces accords économiques s’élèveraient à près de 20 milliards d’euros, d’après des sources gouvernementales italiennes.

Concrètement, cela porte par exemple sur des travaux d’aménagement dans les ports italiens de Gênes et de Trieste.

Carte du Mega-projet OBOR (One Belt One Road)

ONU: l’Allemagne et la France exerceront ensemble la présidence du Conseil de sécurité en mars et avril 2019

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Le Conseil de sécurité des Nations unies est composé de cinq membres permanents (États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, France, République populaire de Chine, Royaume uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) et de dix membres élus par l’Assemblée générale (actuellement : la Guinée équatoriale, le Koweït, le Pérou, la Pologne et la Côte d’Ivoire élus pour 2018 et 2019 et la République dominicaine, l’Allemagne, l’Indonésie, l’Afrique du Sud et la Belgique élus pour 2019 et 2020).

La présidence du Conseil échoit chaque mois, alternativement, à un de ses membres. Le calendrier 2019 prévoit qu’elle sera exercée en mars par la France et en avril par l’Allemagne.

Dans une vidéo commune, l’Allemagne et la France ont annoncé qu’ils exerceraient ensemble cette présidence.

Concrètement, l’un ou l’autre des représentants permanents ou de ses adjoints pourront présider les séances ; les deux ambassadeurs signeront conjointement les « déclarations présidentielles » (c’est-à-dire les déclarations du Conseil n’ayant pas de valeur juridique) ; et prépareront conjointement la séance de réflexion générale que chaque État exerçant la présidence est autorisé à organiser.

Les ambassadeurs peuvent à tout moment être remplacés par leur ministre des Affaires étrangères et, pour l’Allemagne, par sa chancelière, pour la France par son président de la République.

Communication de la présidence franco allemande à l’Onu

C’est la première fois que deux États décident d’exercer conjointement la présidence du Conseil de sécurité. Ce faisant, ils soutiennent réciproquement leur politique étrangère.

(voltairenet)

Dégradation, à toute vitesse, des relations franco-italiennes

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«Le peuple italien mérite des dirigeants à la hauteur de son histoire». En France, le président Macron a ainsi répondu aux multiples provocations des deux hommes forts du gouvernement italien: Matteo Salvini, chef de la Ligue, le qualifiant «de très mauvais président» tandis que Luigi di Maio du Mouvement 5 étoiles manifestait son soutien aux gilets jaunes ce mardi en banlieue parisienne. Retour sur des mois d’échanges vif entre la France et l’Italie.
Le président français Emmanuel Macron (à g.) et le président du Conseil des ministres italien Giuseppe Conte (à dr.), lors d’un sommet de l’UE à Chypre le 29 janvier 2019 (AFP or licensors)

Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican

Quand le complexe d’infériorité des uns rencontre le complexe de supériorité des autres. Alors que les Français restent fascinés par la chaleur et la débrouillardise de leurs voisins du Sud, terre privilégiée de leurs vacances, les Italiens regardent avec envie la France, son état fort et surtout fonctionnel, avec un léger ressentiment vis-à-vis de leur histoire commune : «Ils nous ont volé la Joconde et Nice»…Une vieille rengaine.

Mais les échanges entre les deux alliés européens se sont envenimés avec l’arrivée au pouvoir de la coalition italienne, composée du Mouvement 5 étoiles qui remporta les dernières élections législatives de mars 2018 avec 33% des votes contre 16% pour La Ligue, son partenaire d’extrême droite.

Le premier a avoir dégainé est le président français. Emmanuel Macron dénonçait en juin «le cynisme» et «l’irresponsabilité» du gouvernement italien après la fermeture des ports de la péninsule aux navires humanitaires. L’Italie, abandonnée par ses partenaires européens face à l’afflux de migrants arrivant sur ses côtes, n’a pas supporté qu’on lui fasse «la leçon». Le ministre italien de l’Intérieur a immédiatement exigé des excuses.

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