La défenseuse des droits humains a été arrêtée vendredi 12 décembre en même temps qu’une quarantaine d’autres dissidents. Depuis la guerre du mois de juin avec Israël, la répression politique s’est fortement intensifiée dans le pays.
Narges Mohammadi, militante iranienne des droits humains. Photo non datée et non localisée diffusée par la Fondation Narges Mohammadi le 2 octobre 2023. – / AFP
Lauréate du prix Nobel de la paix 2023, l’Iranienne Narges Mohammadi est de nouveau derrière les barreaux. La défenseuse des droits humains a été arrêtée le 12 décembre, à Machhad, dans le nord de l’Iran, lors d’une cérémonie en mémoire de l’avocat Khosrow Alikordi, figure de la défense des prisonniers politiques, mort six jours plus tôt dans des circonstances jugées suspectes par certains dissidents. Selon sa famille, avec laquelle elle a pu brièvement s’entretenir par téléphone, Narges Mohammadi a reçu de violents coups de matraque à la tête et au cou lors de son arrestation.
La brutalité de l’intervention a été telle qu’elle a dû être transférée à deux reprises à l’hôpital et au service des urgences. Au moment de l’appel, le 14 décembre, son état de santé était encore préoccupant, disent ses proches. Toujours selon leur témoignage, la Prix Nobel est accusée par ses geôliers de « collaboration avec l’Etat d’Israël », une charge qui, dans le pire des scénarios, peut être passible de la peine de mort.
Le président iranien Masoud Pezeshkian à l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) à l’ONU à New York, États-Unis, le 24 septembre 2025.. Jeenah Moon / REUTERS
De lourdes sanctions, allant d’un embargo sur les armes à des mesures économiques, sont entré en vigueur. Mais Européens et Américains ont immédiatement assuré que cela ne marquait pas la fin de la diplomatie.
Les sanctions de l’ONU contre l’Iran ont été rétablies samedi soir après l’échec de négociations sur son programme nucléaire avec les Occidentaux, qui ont toutefois immédiatement appelé à reprendre le chemin de la diplomatie. Après le feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU, de lourdes sanctions, allant d’un embargo sur les armes à des mesures économiques, sont à nouveau en vigueur depuis samedi 20H00 heure de New York (dimanche 00H00 GMT), dix ans après leur levée.
Mais Européens et Américains ont immédiatement assuré que cela ne marquait pas la fin de la diplomatie. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a appelé Téhéran à «accepter des discussions directes, en toute bonne foi», tout en demandant à tous les États d’appliquer «immédiatement» les sanctions pour faire «pression» sur l’Iran.
Les ministres Affaires étrangères britannique, français et allemand ont eux assuré dans un communiqué commun qu’ils continueraient à chercher «une nouvelle solution diplomatique garantissant que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire». En attendant, ils ont appelé Téhéran «à s’abstenir de toute action escalatoire».
Environ 440 kilos d’uranium enrichi à 60%
Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran est le seul pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir l’uranium à un niveau élevé (60%), proche du seuil technique de 90% nécessaire à la fabrication de la bombe atomique. Téhéran se défend d’avoir de telles ambitions sur le plan militaire mais insiste sur son droit au nucléaire à des fins civiles, notamment pour produire de l’électricité. L’accord sur le nucléaire (JCPOA) conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances plafonnait ce taux à 3,67%.
D’après l’AIEA, l’Iran dispose d’environ 440 kilos d’uranium enrichi à 60%, un stock qui, s’il était enrichi jusqu’au niveau de 90%, permettrait au pays de se doter de huit à dix bombes nucléaires, selon des experts européens.
Le président libanais met en garde un haut responsable iranien en visite contre l’armement du Hezbollah et rejette « l’ingérence » de Téhéran
Le président libanais Joseph Aoun rencontre le chef du Conseil national de sécurité iranien Ali Larijani et une délégation au palais présidentiel de Baabda, au Liban, le 13 août 2025. (Crédit : Présidence libanaise / AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a fait part mercredi à un haut responsable iranien en visite à Beyrouth de son refus de « toute ingérence » dans les « affaires internes » du Liban, après des critiques de l’Iran sur la décision du gouvernement de désarmer le Hezbollah.
« Nous rejetons toute ingérence dans nos affaires internes, quelle qu’en soit la provenance », a déclaré M. Aoun en recevant le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Larijani.
« Il est interdit à quiconque, sans exception, de porter les armes et de se prévaloir de l’appui d’une puissance étrangère », a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence.
« L’Etat libanais et ses forces armées sont responsables de la sécurité de tous les Libanais, sans aucune exception », a affirmé M. Aoun. « Toute menace, qu’elle vienne de l’ennemi israélien ou d’un autre, concerne l’ensemble des Libanais et non un seul camp », a-t-il dit.
«L’amitié que nous recherchons avec l’Iran doit être avec tous les Libanais, et non pas avec une seule secte ou composante », a déclaré M. Aoun, selon le communiqué.
Le gouvernement libanais avait chargé la semaine dernière l’armée de préparer un plan de désarmement du Hezbollah, soutenu financièrement et militairement par l’Iran, sous pression des Etats-Unis et face à des craintes d’une nouvelle offensive israélienne.
Un partisan du Hezbollah brandit un drapeau du Hezbollah devant le siège de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale (CESAO) à Beyrouth, au Liban, le 26 juillet 2025. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)
Le groupe terroriste islamiste chiite, seule faction libanaise autorisée à conserver ses armes après la guerre civile au Liban (1975-1990), a accusé le gouvernement de commettre un « péché grave » et affirmé qu’il ignorerait cette décision.
Samedi, l’Iran avait affirmé, par la voix d’Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême Ali Khamenei, son opposition au désarmement du Hezbollah. Beyrouth avait condamné une « ingérence flagrante » de Téhéran.
Perte d’influence
Après une rencontre mercredi avec le président du Parlement, Nabih Berri, allié du Hezbollah, M. Larijani a affirmé que « les pays étrangers ne doivent pas donner d’ordres au Liban ». Lire la suite »
Les Forces de l’ordre ont annoncé l’arrestation de Heriniaina Rijasoa Andriamananarivo et Khushwinder Singh, un ressortissant indien, qui va certainement faire progresser l’enquête dans cette affaire des 5 Boeing 777 qui embarrasse au plus haut point le gouvernement malgache.
A peine cette affaire a été révélée au grand jour que les noms de Heriniaina Rijasoa Andriamananarivo, gérant de la société UDAAN Potentials Ltd, sous le nom commercial est Fly Madagascar et Khushwinder Singh, comme étant de suspects principaux, ont été mentionnés. Immédiatement, un avis de recherche a été lancé contre eux.
Et d’après même les informations officielles, ces deux individus sont les têtes pensantes qui se cachent derrière ce faux et usage de faux de documents émis par l’ACM, permettant d’immatriculer provisoirement ces 5 Boeing à Madagascar, sous les références 5R-RIS, 5R-ISA, 5R-HER, 5R-IJA et 5R-RIJ, pour le compte de la compagnie iranienne, Mahan Airlines. Selon l’ACM, la période de validité desdits documents qui devait expirer le 17 avril 2025, a été prolongée illégalement jusqu’au 12 juillet 2025. Cela a facilité le transfert de ces avions à destination de l’Iran, à l’insu des autorités malgaches.
Ces autorisations ont permis à ces avions de faire escale dans plusieurs aéroports asiatiques, dont Lanzhou (Chine), Jakarta (Indonésie) et Siem Reap (Cambodge), avant d’atterrir en Iran entre mai et juillet 2025, dont un Boeing à Mashhad, deux à Zahedan et deux autres à Chabahar.
Félicitations aux forces de l’ordre
Dans une déclaration publiée hier sur la page de la Présidence de la République, le chef de l’Etat a tenu à féliciter les éléments de la Police nationale en charge des affaires criminelles, « pour leur efficacité dans l’arrestation des deux individus recherchés dans le cadre de l’affaire d’usurpation et de falsification des plaques d’immatriculation de cinq avions à destination de l’Iran ».
« Porter atteinte à la souveraineté nationale et salir l’image de Madagascar est inacceptable », a déclaré Andry Rajoelina. « Cette affaire démontre clairement qu’ensemble, unis par notre patriotisme, nous pouvons atteindre notre objectif », a-t-il ajouté. Et de conclure, « je réaffirme ma détermination à combattre sans relâche pour la Nation et je n’accepterai jamais les agissements de ceux qui cherchent à ternir l’honneur et la dignité du pays ».
Reports say tens of thousands of mosques in Iran have closed, with millions of people leaving Islam to follow Jesus. What on earth is this happening? CBN’s Raj Nair is joined by Hooman Khalili, who was born in Iran to a Muslim family, to find out the overwhelming details.
«La menace ne nous fera pas capituler» a déclaré Naïm Qassem dans un discours retransmis devant la foule dans la banlieue sud de Beyrouth.
Le chef du Hezbollah pro-iranien au Liban a affirmé dimanche que sa formation, sortie très affaiblie d’une guerre avec Israël, n’allait pas «capituler» ou rendre ses armes, alors qu’elle est sous forte pression pour désarmer.
«La menace ne nous fera pas capituler (..) qu’on ne nous dise pas aujourd’hui assouplissez vos positions (..) rendez vos armes», a déclaré Naïm Qassem dans un discours télévisé retransmis devant des milliers de ses partisans rassemblés dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à l’occasion de la commémoration religieuse chiite de l’Achoura.
Son discours intervient alors qu’un émissaire américain, Tom Barrack, est attendu lundi à Beyrouth, où les autorités libanaises doivent lui transmettre leur réponse à sa demande de désarmer la formation chiite d’ici la fin de l’année, selon une source officielle qui a requis l’anonymat.
Naïm Qassem a affirmé qu’Israël devait d’abord appliquer l’accord de cessez-le-feu avec le Liban, «se retirer des territoires occupés, arrêter son agression (..), libérer les prisonniers» libanais et que la reconstruction des zones dévastées par la guerre qui a pris fin en novembre devait être entamée.
À ce moment, «nous serons prêts pour la deuxième étape, qui est de discuter de la sécurité nationale et de la stratégie de défense» du Liban, un terme qui inclut la question du désarmement du Hezbollah, a-t-il ajouté.
Naïm Qassem a succédé au chef charismatique du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de la capitale libanaise en septembre dernier pendant la guerre qui a opposé la formation chiite à Israël.
En dépit d’un cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre après plus d’un an d’hostilités incluant deux mois de guerre ouverte, l’armée israélienne mène régulièrement des frappes au Liban, affirmant viser la formation pro-iranienne.
L’armée israélienne, qui devait retirer complètement ses troupes du Liban, maintient également cinq positions du sud du pays, qu’elle juge stratégiques.
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a minimisé jeudi l’impact des frappes américaines sur les sites nucléaires de son pays, dans sa première apparition publique depuis la fin de la guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël, estimant que le président américain avait « exagéré » leur impact.
Iran’s top security body must make the final decision on whether to close the Strait of Hormuz, Iranian TV said on Sunday, after parliament reportedly backed the measure in response to U.S. strikes on several of Tehran’s nuclear sites
Trump addresses strikes on Iranian nuclear sites, warns Iran to make peace | Special Report
Trump warns Iran: « Retaliate and be met with ‘force far greater’ than bombings »
President Trump delivered remarks from the White House about U.S. strikes on Iranian nuclear sites Saturday, calling them a « spectacular military success. » He did not close the door on further military action and said the attacks were intended to stop the nuclear threat posed by Iran.
Khamenei LIVE: Iran Supreme Leader’s Speech On US Joining Israel War Viral After Trump Bombs Iran
Expert: US Strikes were spectacular, but Iran’s Nuclear Program NOT fully destroyed
Foreign Affairs Expert Robinder Sachdev has weighed in on the U.S. airstrikes that targeted three of Iran’s nuclear facilities. While acknowledging former President Donald Trump’s statement that the strike was a “spectacular” military success, Sachdev pushed back on Trump’s claim that the attack had completely eliminated Iran’s nuclear program.
“Yes, it was a spectacular attack by the American Armed Forces—but it has not wiped out the entire nuclear infrastructure of Iran.” This expert insight reveals the depth and resilience of Iran’s nuclear assets, and why claims of a full dismantling may be premature or politically exaggerated.
Le ministre de la Défense rappelle que « tous les objectifs ne peuvent être atteints uniquement par des opérations militaires »
Le ministre de la Défense Yoav Gallant s’exprimant lors d’un mémorial pour les soldats de l’armée israélienne tués le 7 octobre 2023 et au cours de la guerre qui a suivi, le 27 octobre 2024. (Crédit : Capture d’écran/GPO)
Il faudra faire « des concessions douloureuses » pour libérer les otages retenus en captivité dans la bande de Gaza après plus d’un an de guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas, a affirmé dimanche le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant.
« Au sud, le Hamas a cessé d’agir comme structure militaire, au nord, le [groupe terroriste chiite libanais du] Hezbollah continue de subir des coups et sa direction a été éliminée, la majorité de son arsenal de roquettes a été détruit et ses forces ont reculé de la frontière » séparant le Liban et Israël, a déclaré le ministre.
Avec son attaque « précise, létale et surprenante » contre l’Iran, Israël a envoyé un message clair, a souligné Gallant. « Le bras long d’Israël atteindra quiconque tente de nous nuire. »
« Il n’y a pas d’endroit trop éloigné pour nous. »
Les groupes terroristes ne représentent plus « un outil efficace entre les mains de l’Iran », a-t-il affirmé. Lire la suite »