Iran

Iran : Khamenei, dans son premier message, insiste sur la fermeture d’Ormuz

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Mojtaba Khamenei a déclaré dans son premier message, ​lu jeudi à la télévision d’Etat, depuis son élection en tant que Guide suprême de la révolution islamique ​en ‌Iran que le détroit ⁠d’Ormuz devait rester fermé pour faire pression sur les Etats-Unis et ‌Israël. Explications avec Siavosh Ghazi, correspondant France 24 depuis Téhéran

Mojtaba Khamenei choisi pour remplacer son père Ali Khamenei en tant que Guide suprême de l’Iran

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Mojtaba Khamenei, nouveau Guide suprême de l’Iran: « La légitimité du sang »


Avant même le choix de Mojtaba Khamenei, Israël a mis en garde, prévenant que tout successeur d’Ali Khamenei serait « une cible ».

MORTEZA NIKOUBAZL / NurPhoto via AFP Mojtaba Khamenei photographié à Téhéran le 31 mai 2019

Les « experts » ont tranché. Les 88 membres de l’Assemblée des Experts ont désigné ce dimanche 8 mars le nouveau guide suprême de l’Iran, en la personne de Mojtaba Khamenei. Grand favori, ce dernier n’est autre que le fils d’Ali Khamenei, l’ancien ayatollah resté plus de 35 ans au pouvoir et décédé le week-end dernier dans les frappes israélo-américaines.

Né le 8 septembre 1969 dans la ville sainte de Machhad, Mojtaba Khamenei est l’un des six enfants de l’ancien guide suprême. Religieux discret mais influent, son nom circulait depuis des années comme possible successeur de son père.

« Le candidat le plus approprié, approuvé par la majorité de l’Assemblée des experts, a été désigné », a déclaré Mohsen Heydari, représentant de la province du Khouzestan à l’Assemblée des experts, selon l’agence de presse Isna, sans dire le nom du successeur d’Ali Khamenei dans un premier temps. Un autre membre de l’instance, Mohammad Mehdi Mirbagheri, a confirmé dans une vidéo relayée par l’agence Fars qu’une « opinion ferme, reflétant la position majoritaire, a été arrêtée ».

La nomination a ensuite été confirmée dans un communiqué diffusé dans la soirée et relayé par les médias iraniens. L’Assemblée des experts y présente Mojtaba Khamenei comme le « troisième guide du système sacré de la République islamique d’Iran », à l’issue d’un « vote décisif » de ses membres. Lire la suite »

Une attaque conjointe d’Israël et des Etats-Unis contre l’Iran

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Le ministère de la Défense israélien a annoncé samedi matin avoir lancé une « frappe préventive » sur l’Iran alors que les sirènes d’alerte ont retenti à Jérusalem et que les habitants du pays étaient prévenus sur leurs téléphones d’une « alerte extrêmement grave ».



Former Deputy National Security Advisor Victoria Coates discusses the planning that goes into military operations on ‘Fox News Live.’

Vance dit qu’il n’y a « aucune chance » qu’une frappe contre l’Iran déclenche une guerre durable – média

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L’administration Trump a mené jeudi avec l’Iran une troisième session de pourparlers sous médiation omanaise à Genève

Le vice-président américain JD Vance s’exprime lors de l’AmericaFest 2025 organisé par Turning Point USA, le 21 décembre 2025, à Phoenix. (Crédit : AP Photo/Jon Cherry)

Le vice-président américain JD Vance a déclaré jeudi qu’il n’y avait « aucune chance » qu’une frappe contre l’Iran mène à une guerre prolongée dans la région, selon une interview accordée au Washington Post.

« L’idée que nous allons être engagés dans une guerre au Moyen-Orient pendant des années sans aucune fin en vue – il n’y a aucune chance que cela se produise », a-t-il déclaré dans une interview avec le journal américain.

« Je pense que nous préférons tous l’option diplomatique », a ajouté le vice-président, tout en déclarant que « cela dépend vraiment de ce que les Iraniens font et disent ».

L’administration Trump a mené jeudi avec l’Iran une troisième session de pourparlers sous médiation omanaise à Genève.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué avoir eu ses pourparlers les « plus intenses » à ce jour avec les Américains, après cette journée de discussions.

(source: timesofisrael.com)

En Iran, Narges Mohammadi, Prix Nobel de la paix, renvoyée en prison un an après sa libération

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La défenseuse des droits humains a été arrêtée vendredi 12 décembre en même temps qu’une quarantaine d’autres dissidents. Depuis la guerre du mois de juin avec Israël, la répression politique s’est fortement intensifiée dans le pays.

Narges Mohammadi, militante iranienne des droits humains. Photo non datée et non localisée diffusée par la Fondation Narges Mohammadi le 2 octobre 2023. – / AFP

Lauréate du prix Nobel de la paix 2023, l’Iranienne Narges Mohammadi est de nouveau derrière les barreaux. La défenseuse des droits humains a été arrêtée le 12 décembre, à Machhad, dans le nord de l’Iran, lors d’une cérémonie en mémoire de l’avocat Khosrow Alikordi, figure de la défense des prisonniers politiques, mort six jours plus tôt dans des circonstances jugées suspectes par certains dissidents. Selon sa famille, avec laquelle elle a pu brièvement s’entretenir par téléphone, Narges Mohammadi a reçu de violents coups de matraque à la tête et au cou lors de son arrestation.

La brutalité de l’intervention a été telle qu’elle a dû être transférée à deux reprises à l’hôpital et au service des urgences. Au moment de l’appel, le 14 décembre, son état de santé était encore préoccupant, disent ses proches. Toujours selon leur témoignage, la Prix Nobel est accusée par ses geôliers de « collaboration avec l’Etat d’Israël », une charge qui, dans le pire des scénarios, peut être passible de la peine de mort.

(source: lemonde.fr)

Nucléaire: les sanctions de l’ONU contre l’Iran rétablies après dix ans

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Le président iranien Masoud Pezeshkian à l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) à l’ONU à New York, États-Unis, le 24 septembre 2025.. Jeenah Moon / REUTERS

De lourdes sanctions, allant d’un embargo sur les armes à des mesures économiques, sont entré en vigueur. Mais Européens et Américains ont immédiatement assuré que cela ne marquait pas la fin de la diplomatie.

Les sanctions de l’ONU contre l’Iran ont été rétablies samedi soir après l’échec de négociations sur son programme nucléaire avec les Occidentaux, qui ont toutefois immédiatement appelé à reprendre le chemin de la diplomatie. Après le feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU, de lourdes sanctions, allant d’un embargo sur les armes à des mesures économiques, sont à nouveau en vigueur depuis samedi 20H00 heure de New York (dimanche 00H00 GMT), dix ans après leur levée.

Mais Européens et Américains ont immédiatement assuré que cela ne marquait pas la fin de la diplomatie. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a appelé Téhéran à «accepter des discussions directes, en toute bonne foi», tout en demandant à tous les États d’appliquer «immédiatement» les sanctions pour faire «pression» sur l’Iran.

Les ministres Affaires étrangères britannique, français et allemand ont eux assuré dans un communiqué commun qu’ils continueraient à chercher «une nouvelle solution diplomatique garantissant que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire». En attendant, ils ont appelé Téhéran «à s’abstenir de toute action escalatoire».

Environ 440 kilos d’uranium enrichi à 60%

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran est le seul pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir l’uranium à un niveau élevé (60%), proche du seuil technique de 90% nécessaire à la fabrication de la bombe atomique. Téhéran se défend d’avoir de telles ambitions sur le plan militaire mais insiste sur son droit au nucléaire à des fins civiles, notamment pour produire de l’électricité. L’accord sur le nucléaire (JCPOA) conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances plafonnait ce taux à 3,67%.

D’après l’AIEA, l’Iran dispose d’environ 440 kilos d’uranium enrichi à 60%, un stock qui, s’il était enrichi jusqu’au niveau de 90%, permettrait au pays de se doter de huit à dix bombes nucléaires, selon des experts européens.

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Défiant ouvertement l’Iran, Aoun dit ne tolérer aucun groupe armé au Liban

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Le président libanais met en garde un haut responsable iranien en visite contre l’armement du Hezbollah et rejette « l’ingérence » de Téhéran

Le président libanais Joseph Aoun rencontre le chef du Conseil national de sécurité iranien Ali Larijani et une délégation au palais présidentiel de Baabda, au Liban, le 13 août 2025. (Crédit : Présidence libanaise / AFP)

Le président libanais Joseph Aoun a fait part mercredi à un haut responsable iranien en visite à Beyrouth de son refus de « toute ingérence » dans les « affaires internes » du Liban, après des critiques de l’Iran sur la décision du gouvernement de désarmer le Hezbollah.

« Nous rejetons toute ingérence dans nos affaires internes, quelle qu’en soit la provenance », a déclaré M. Aoun en recevant le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Larijani.

« Il est interdit à quiconque, sans exception, de porter les armes et de se prévaloir de l’appui d’une puissance étrangère », a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence.

« L’Etat libanais et ses forces armées sont responsables de la sécurité de tous les Libanais, sans aucune exception », a affirmé M. Aoun. « Toute menace, qu’elle vienne de l’ennemi israélien ou d’un autre, concerne l’ensemble des Libanais et non un seul camp », a-t-il dit.

«L’amitié que nous recherchons avec l’Iran doit être avec tous les Libanais, et non pas avec une seule secte ou composante », a déclaré M. Aoun, selon le communiqué.

Le gouvernement libanais avait chargé la semaine dernière l’armée de préparer un plan de désarmement du Hezbollah, soutenu financièrement et militairement par l’Iran, sous pression des Etats-Unis et face à des craintes d’une nouvelle offensive israélienne.

Un partisan du Hezbollah brandit un drapeau du Hezbollah devant le siège de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale (CESAO) à Beyrouth, au Liban, le 26 juillet 2025. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)

Le groupe terroriste islamiste chiite, seule faction libanaise autorisée à conserver ses armes après la guerre civile au Liban (1975-1990), a accusé le gouvernement de commettre un « péché grave » et affirmé qu’il ignorerait cette décision.

Samedi, l’Iran avait affirmé, par la voix d’Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême Ali Khamenei, son opposition au désarmement du Hezbollah. Beyrouth avait condamné une « ingérence flagrante » de Téhéran.

Perte d’influence 

Après une rencontre mercredi avec le président du Parlement, Nabih Berri, allié du Hezbollah, M. Larijani a affirmé que « les pays étrangers ne doivent pas donner d’ordres au Liban ». Lire la suite »

Affaire des 5 Boeing 777: Heriniaina Andriamananarivo et Khushwinder Singh arrêtés

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Les Forces de l’ordre ont annoncé l’arrestation de Heriniaina Rijasoa Andriamananarivo et Khushwinder Singh, un ressortissant indien, qui va certainement faire progresser l’enquête dans cette affaire des 5 Boeing 777 qui embarrasse au plus haut point le gouvernement malgache.

A peine cette affaire a été révélée au grand jour que les noms de Heriniaina Rijasoa Andria­ma­nanarivo, gérant de la société UDAAN Potentials Ltd, sous le nom commercial est Fly Madagascar et Khush­winder Singh, comme étant de suspects principaux, ont été mentionnés. Immédiate­ment, un avis de recherche a été lancé contre eux.
Et d’après même les informations officielles, ces deux individus sont les têtes pensantes qui se cachent derrière ce faux et usage de faux de documents émis par l’ACM, permettant d’immatriculer provisoirement ces 5 Boeing à Madagascar, sous les références 5R-RIS, 5R-ISA, 5R-HER, 5R-IJA et 5R-RIJ, pour le compte de la compagnie iranienne, Mahan Airlines. Selon l’ACM, la période de validité desdits documents qui devait expirer le 17 avril 2025, a été prolongée illégalement jusqu’au 12 juillet 2025. Cela a facilité le transfert de ces avions à destination de l’Iran, à l’insu des autorités malgaches.
Ces autorisations ont permis à ces avions de faire escale dans plusieurs aéroports asia­tiques, dont Lanzhou (Chi­­ne), Jakarta (Indonésie) et Siem Reap (Cambodge), avant d’atterrir en Iran entre mai et juillet 2025, dont un Boeing à Mashhad, deux à Zahedan et deux autres à Cha­bahar.

Félicitations aux forces de l’ordre

Dans une déclaration publiée hier sur la page de la Présidence de la République, le chef de l’Etat a tenu à féliciter les éléments de la Police nationale en charge des affaires criminelles, « pour leur efficacité dans l’arrestation des deux individus recherchés dans le cadre de l’affaire d’usurpation et de falsification des plaques d’immatriculation de cinq avions à destination de l’Iran ».
« Porter atteinte à la souveraineté nationale et salir l’image de Madagascar est inacceptable », a déclaré Andry Rajoe­lina. « Cette affaire démontre clairement qu’ensemble, unis par notre patriotisme, nous pouvons atteindre notre objectif », a-t-il ajouté. Et de conclure, « je réaffirme ma détermination à combattre sans relâche pour la Nation et je n’accepterai jamais les agissements de ceux qui cherchent à ternir l’honneur et la dignité du pays ».

(source: Jean Riana/N.A – newsmada.com)