Jean-Yves Le Drian

La France dénonce des propos « indécents » sur un abandon du Mali

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Ses accusations reviennent à “s’essuyer les pieds sur le sang des soldats français”, a déploré la ministre des Armées.

La France juge « inacceptable et indécente » l’accusation du Mali de l’abandonner (photo du 24 septembre 2021)

INTERNATIONAL – La France a fermement rejeté ce lundi 27 septembre les accusations “inacceptables” et “indécentes” d’“abandon” du Mali portées par le Premier ministre malien à la tribune de l’ONU, qui reviennent à “s’essuyer les pieds sur le sang des soldats français”, dont un est mort vendredi.

“Il n’y a pas de désengagement français, je tiens à commencer par rétablir des contre-vérités (…) Quand on a 5000 soldats et qu’on se désengage de trois emprises, et qu’on a l’intention d’en laisser encore plusieurs milliers, lorsqu’on déploie au Sahel des blindés dernier cri (…) ce n’est pas l’attitude normale d’un pays qui a l’intention de s’en aller”, a fait valoir la ministre des Armées Florence Parly lors d’une conférence devant des étudiants de Sciences-Po Paris.

Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a accusé samedi à l’ONU la France d’un “abandon en plein vol” avec la réorganisation de sa présence militaire au Sahel, et ainsi défendu la décision de Bamako d’engager des discussions avec la société paramilitaire privée russe Wagner.

“C’est beaucoup d’hypocrisie, c’est beaucoup de mauvaise foi, beaucoup d’indécence surtout parce que ces propos ont été tenus le samedi 25 septembre, or le vendredi 24 septembre un 52e militaire français a donné sa vie pour combattre le terrorisme au Sahel”, s’est indignée Florence Parly.

“Consultations avec les autorités sahéliennes et maliennes”

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Néonazis en Ukraine: Moscou étonné par les propos de Jean-Yves Le Drian

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Les conclusions du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur les groupes néonazis en Ukraine sont absurdes, a déclaré ce samedi 31 juillet la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

© Sputnik . Evguéni Kotenko

«Lorsque des sénateurs français dirigés par […] Nathalie Goulet ont vu des enfants ukrainiens en train d’apprendre, dans le centre de Kiev, à assembler un fusil d’assaut sous la supervision de partisans de l’idéologie d’ultra-droite, et d’écouter les appels à aller dans le Donbass pour tuer, ils devraient être dans un état proche du choc. À présent, personne ne dira que la flambée de néonazisme en Ukraine est de la propagande russe», a indiqué Mme Zakharova sur Telegram.

Mme Goulet a ensuite appelé le ministère français des Affaires étrangères à réagir. Et la réponse signée par M.Le Drian, qui a reconnu l’existence du problème en notant que la popularité des néonazis en Ukraine n’était pas plus importante «que dans d’autres pays européens», est choquante, selon Mme Zakharova.

«Je suis choquée, car tout le monde connaît le bataillon Azov depuis longtemps, mais pas le fait qu’en Europe la situation est encore pire. Les enfants y sont initiés à une idéologie fratricide misanthrope, et les responsables français disent qu’en général c’est courant: on le fait partout en Europe», note Mme Zakharova.

Une autre partie du commentaire du ministère français semble aussi «absurde» et «risible», à son avis. Pour la diplomatie française, le fait que le Président Volodymyr Zelensky soit arrivé au pouvoir de manière démocratique prouve l’absence de néonazisme en Ukraine.

«Un homme est arrivé au pouvoir dans un pays européen de la manière la plus démocratique pendant les années 1930. Plus tard, il a conquis la moitié de la France, Paris doit s’en souvenir. Alors qu’il était au pouvoir, il n’y avait pas de néonazisme, c’était un nazisme ordinaire», a-t-elle rappelé.

Jean-Yves Le-Drian s’exprime sur les néonazis ukrainiens

Jean-Yves Le Drian a récemment estimé que s’«il existe des groupes néonazis en Ukraine, leur popularité et leur influence ne sont pas plus importantes que dans d’autres pays européens».

Il a ainsi répondu à la sénatrice UDI Nathalie Goulet qui, aux côtés de deux de ses collègues, avait visité fin mai l’Ukraine et avait constaté que les partis néonazis développaient «des activités de plus en plus visibles, y compris au centre de Kiev avec des stands de tir, des pratiques de montage et de démontage de kalachnikov, et des bureaux d’embrigadement de jeunes dans des milices qui se revendiquent clairement de l’idéologie nazie».

Bataillon Azov

Mme Goulet, qui a dénoncé ces activités «conjointes à l’entraînement de miliciens de suprématie blanche qui fomentent des attentats dans toute l’Europe, au nom du tristement célèbre régiment Azov», voulait savoir ce que la France faisait pour «éviter la contagion de cette idéologie mortifère».

Selon M.Le Drian, «le conflit dans l’est de l’Ukraine a effectivement mobilisé certains groupuscules extrémistes violents, mais la plupart ont, depuis, disparu».

Azov est l’un des soi-disant bataillons de volontaires financés de sources privées, qui a participé à l’opération militaire dans le Donbass. Kiev a plus tard déclaré qu’il ne devrait pas y avoir de groupes armés illégaux dans le pays. Le ministère de la Défense a invité ces bataillons de volontaires à rejoindre les rangs des forces armées. Azov est ainsi devenu une unité spéciale de la Garde nationale.

(source: sputniknews.fr)

 

La relance du débat sur « l’apartheid » en Israël

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La mise en garde de Jean-Yves Le Drian sur « le risque fort d’apartheid » en Israël fait suite à la dénonciation de « crimes d’apartheid » par des organisations de défense des droits humains, relançant un débat houleux.

Une des cartes du rapport d’Human Rights Watch (HRW) accusant Israël de « crimes d’apartheid »

Le chef de la diplomatie française a, le 23 mai, mis en garde contre un « risque fort d’apartheid » en cas d’abandon de la solution à deux Etats entre Israël et la Palestine, précisant que, en ce cas, « on aurait alors les ingrédients d’un apartheid qui durerait longtemps ». Dès 2006, Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis et artisan, en 1979, de la première paix israélo-arabe (entre Israël et l’Egypte), publiait un livre au titre provocateur: « Palestine, la paix, pas l’apartheid ». En écho du « camp de la paix » en Israël, il argumentait qu’Israël ne pouvait rester un Etat à la fois juif et démocratique si se perpétuait l’occupation des territoires palestiniens: soit la population de ces territoires accédait aux mêmes droits que les Israéliens, dont l’Etat ne serait plus fondamentalement juif; soit elle serait exclue de ces droits, compromettant le caractère démocratique d’Israël.

LA DENONCIATION DES « CRIMES D’APARTHEID »

Ce débat, aussi ancien donc que l’impasse, depuis deux décennies, du processus de paix, a été relancé par la publication de deux rapports d’organisations de défense des droits humains, B’Tselem en Israël en janvier 2021, puis Human Rights Watch (HRW) aux Etats-Unis, trois mois plus tard. Pour B’Tselem, le « régime de suprématie juive entre le Jourdain et la Méditerranée » est de l’ordre de « l’apartheid », car il repose sur des droits garantis à la population juive sur l’ensemble de cet espace, alors que la population arabe ressort de quatre statuts différents suivant son lieu de résidence.

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Paris dénonce des manœuvres « extrêmement agressives » de la Turquie contre un bateau militaire français en Méditérranée

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Alors qu’il cherchait à identifier un cargo suspecté de transporter des armes vers la Libye, le bâtiment français a fait l’objet de trois « illuminations radar » de la part d’un navire turc, pourtant allié de l’OTAN.

Un navire français participant à une mission de l’OTAN en Méditerranée a récemment fait l’objet d’une manœuvre « extrêmement agressive » de la part de frégates turques, a révélé, mercredi 17 juin, le ministère des armées français, dénonçant une affaire « très grave » impliquant un partenaire de l’Alliance atlantique.

Alors qu’il cherchait à identifier un cargo suspecté de transporter des armes vers la Libye, le bâtiment a fait l’objet de trois « illuminations radar » de la part d’un navire turc, « un acte extrêmement agressif qui ne peut pas être l’acte d’un allié vis-à-vis d’un navire de l’OTAN », commente-t-on au ministère des armées. Mercredi doit se tenir une réunion des ministres de la défense de l’Alliance.

« Cette affaire est, à nos yeux, très grave. On ne peut pas accepter qu’un allié se comporte comme cela, fasse cela contre un navire de l’OTAN sous commandement OTAN menant une mission OTAN », a fait valoir Paris, en prévenant que la ministre des armées, Florence Parly, allait « mettre les points sur les i », lors de cette réunion, sur « l’attitude turque dans le conflit libyen ».

Opposition sur le conflit libyen

« Ces norias de bateaux entre la Turquie et Misrata, parfois accompagnées par des frégates turques, ne contribuent pas à la désescalade », a souligné le ministère, dénonçant, par ailleurs, le fait que les bâtiments turcs « utilisent des indicatifs OTAN » pour s’identifier lors de ses missions d’escorte.

En Libye, la Turquie soutient militairement le Gouvernement d’union libyen (GNA) de Fayez Al-Sarraj, reconnu par les Nations unies, face aux forces dissidentes du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est soutenu notamment par la Russie, l’Egypte et les Emirats arabes unis.

Dans ce contexte de tensions, le ton n’a cessé de monter entre Paris et Ankara ces derniers jours. Lundi, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a condamné « le soutien militaire croissant » de la Turquie au GNA en « violation directe de l’embargo des Nations unies ». La veille, la présidence française avait déjà dénoncé l’interventionnisme « inacceptable » d’Ankara.

La Turquie a rejeté ces critiques sur son soutien armé au gouvernement de Tripoli en Libye, accusant, à son tour, Paris de faire « obstacle à la paix » en appuyant le camp adverse. La France, bien qu’elle s’en défende publiquement, est également accusée de soutenir Haftar, qui a récemment subi de lourdes défaites sur le terrain.

La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime Kadhafi en 2011. Depuis avril 2019, le conflit a fait des centaines de morts, dont de nombreux civils, et poussé plus de 200 000 personnes à fuir leur domicile.

(Le Monde avec AFP)

Restitution des « îles éparses »: la position de Madagascar reste inchangée

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Droit dans ses bottes.

Le ministère des Affaires étrangères s’est exprimé sur la question des îles éparses. Dans un communiqué publié hier, le MAE a assuré que « l’Etat malagasy souhaite poursuivre ses actions avec le même dynamisme et la même conviction qu’auparavant en vue de la restitution de ces îles malagasy de l’Océan Indien ».

Une façon de prévenir que le Gouvernement ne lâchera pas du lest, alors que plusieurs détracteurs avaient remis en cause la volonté de l’Exécutif de lutter effectivement pour la restitution de ces îles après la visite récente du ministre des Affaires étrangères français.

Pour rappel, la visite à Madagascar du ministre français en charge de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, du 20 au 21 février 2020, « a permis de faire avancer les discussions au niveau des relations entre les deux pays ». A  cette occasion, le ministre français avait voulu confirmer la solidarité et le soutien de la France aux efforts nationaux de développement. En effet, la concrétisation des projets inscrits dans la Politique générale de l’Etat et du Plan émergence Madagascar requiert la contribution de tous les pays amis et partenaires de Madagascar.

« Afin de dissiper tout le malentendu », le ministère des Affaires étrangères malagasy a voulu réaffirmer la volonté de la partie malagasy. « Ce soutien n’entrave nullement et n’influe pas sur le processus de discussion en cours avec la France au sujet des iles malagasy de l’Océan Indien », indique le MAE. Et ce, avant de rajouter que la visite du ministre français en charge de l’Europe et des Affaires étrangères a été, « bien au contraire, l’opportunité de rйaffirmer la position de Madagascar sur cette question ».

La volonté de l’Etat malagasy de revendiquer sa souveraineté pleine et entière sur ces îles, « par le dialogue et en vertu du droit international, reste intacte », conformément au communiqué conjoint publié à l’issue de la première réunion de la Commission mixte le 18 novembre 2019.

Dans le point 6 de ce communiqué, il est notamment dit que « pour Madagascar, le différend porte sur le processus de décolonisation inachevée du pays, conformément au droit international (…) ». Le même point ajoute que « à cet effet, la restitution de la souveraineté de Madagascar sur ces îles reste une question fondamentale dans la négociation et constitue une question devant être abordée préalablement à l’examen et à l’adoption d’une solution commune de développement ».

En clair, contrairement aux allégations des détracteurs du pouvoir en place, la récente visite du ministre français n’impacte nullement sur la volonté de la partie malagasy à lutter pour la rétrocession de ces îles malagasy. La missive d’hier du MAE, en guise de conclusion, rappelle d’ailleurs que « les discussions sont en cours avec la partie française en vue de la poursuite des négociations y afférentes dans le cadre de la Commission mixte ».

(La Rédaction: journal La Vérité)

La France débloque 240 millions d’euros pour le Plan Emergence Madagascar

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La rencontre entre les autorités malgaches dirigées par président de la République, Andry Rajoelina, d’un côté, et le ministre français en charge de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, d’un autre s’est soldée par la signature des accords de partenariat. La France débloquera un appui budgétaire de 240 millions d’euros en guise de son soutien à la mise en œuvre du Plan émergence Madagascar.

Le ministre français Jean-Yves Le Drian aux côtés du président Andry Rajoelina au Palais d’Etat d’Iavoloha.

« La France tient à réaffirmer sa volonté d’être un partenaire de premier plan pour l’Émergence de Madagascar », a déclaré le chef de la diplomatie française. Ce serait pour cette raison que le gouvernement français a décidé de mobiliser cette somme pour les quatre années à venir, pour la mise en œuvre des projets prioritaires inscrits dans le plan émergence Madagascar. La moitié de cette enveloppe sera offerte à titre de dons et l’autre moitié à titre de prêt et sera activé par l’Agence française de développement (AFD).

Sera principalement concerné par ce financement le social, plus particulièrement le domaine de l’éducation. Le président malgache a en effet rappelé que la difficulté d’accès à l’école et le manque d’infrastructures constituent l’un des problèmes de l’éducation dans le pays. Ainsi, l’État envisage-t-il de multiplier les actions notamment dans la distribution de kits scolaires et l’amélioration des infrastructures de base dans toutes les régions de la Grande île.

La révision à la hausse du budget du Ministère de l’Éducation nationale est envisagée afin d’augmenter le taux de scolarisation des enfants malgaches. Par ailleurs, Andry Rajoelina a aussi évoqué que l’enseignement supérieur rencontre les mêmes problèmes. Mais il n’a pas non plus manqué de solliciter le soutien de la France pour le projet de reforestation de Madagascar. Le 19 janvier, lors du lancement de la campagne de reboisement national, le président malgache avait déclaré que son objectif est de planter 60 millions d’arbres chaque année.

Deux conventions ont été signées à l’issue de cette rencontre. La première porte sur la subvention de 14,3 millions d’Euros pour un appui au plan sectoriel de l’éducation (PSE).

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