Le chef de l’État français assure vouloir un « dialogue sérieux, calme et exigeant » et affirme que les équipes diplomatiques « travaillent » déjà à une éventuelle rencontre.
Le président français Emmanuel Macron prend la parole lors d’un sommet sur la souveraineté numérique européenne, à Berlin, en Allemagne, le 18 novembre 2025. Christian Mang / REUTERS
Emmanuel Macron s’est dit mardi «disponible» pour un «échange» avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune en marge du G20 en Afrique du Sud le week-end prochain, afin de pouvoir «avancer» dans les relations crispées avec l’Algérie, notamment en matière migratoire.
«Je tiens à ce que la France soit respectée et à ce qu’elle mène un dialogue sérieux, calme et exigeant», «et donc, si ces conditions sont remplies et qu’on peut obtenir des résultats, je suis disponible évidemment à tout échange à mon niveau», a dit le président français, en réponse à une question sur une potentielle rencontre en Afrique du Sud.
Début d’apaisement
«Nos équipes diplomatiques» sont «en train de travailler à cela», a-t-il ajouté. «Mon souhait, c’est que nous puissions avancer pour à la fois être plus efficaces sur les grandes questions économiques, sécuritaires, migratoires, afin d’œuvrer ensemble et de défendre chacun dans notre rôle», a-t-il ajouté.
Un début d’apaisement entre Paris et Alger semble s’esquisser, depuis la grâce accordée la semaine dernière par le président algérien à l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal. Ce dernier, qui se trouvait en Allemagne depuis sa libération de prison, a atterri mardi en France et a été reçu par le président Macron. «C’était une joie de pouvoir accueillir» à l’Élysée «Monsieur Boualem Sansal et son épouse. Et ils étaient émus, heureux de revenir en France et ils étaient en bonne forme. Et je veux ici leur dire toute l’affection de la nation», a dit le chef de l’État.
Au lancement d’un cycle de débats citoyens avec la presse quotidienne régionale, le président Emmanuel Macron a voulu mercredi à Toulouse « sonner le tocsin » sur le risque que font peser les réseaux sociaux sur la démocratie française.
« Il n’y a pas de liberté sans responsabilité », a-t-il martelé, n’hésitant pas à comparer les réseaux sociaux au « far west« devant 300 personnes réunies au siège de La Dépêche du Midi, avant un prochain débat similaire, le 19 novembre, à La Voix du Nord.
« L’objectif, c’est d’aller vers des décisions concrètes au début de l’année 2026 », a souligné le président de la République, le jour où la suspension de sa réforme phare des retraites doit être entérinée à l’Assemblée nationale.
A la manière des débats de l’époque des gilets jaunes, le chef de l’Etat, au centre d’un cercle de six rangées de sièges, a même admis qu’il n’excluait pas de sortir de certains réseaux, dont X, mais précisé qu’il ne le ferait pas « demain matin » car « la priorité c’est d’abord de mener la bataille en interne ».
A l’occasion de cette visite, le président Macron a ensuite reçu une délégation d’agriculteurs occitans, qui exigent de lui « des engagements clairs et fermes en faveur de l’agriculture française » suite à ses déclarations sur l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur.
« Ce sera le feu »
Quelque 250 agriculteurs à bord d’une soixantaine d’engins agricoles sont rassemblés depuis le matin, à l’appel de la FNSEA et des JA. Lire la suite »
La restitution par la France de deux « codex » est pour Mexico l’une des priorités de la venue du président français.
LUDOVIC MARIN / AFP Emmanuel Macron et la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum lors d’une cérémonie de bienvenue au Palais national de Mexico, le 7 novembre 2025.
INTERNATIONAL – Emmanuel Macron conclut ce vendredi 7 novembre sa tournée en Amérique latine par une visite à Mexico. Il entend y « resserrer les liens » politiques et économiques entre la France et le Mexique.
Mais durant cette visite, il est aussi question de la restitution par la France de deux « codex », œuvres illustrant l’histoire et la vie dans la civilisation mexica anciennement appelée aztèque, qui est pour Mexico une des priorités de cette venue d’Emmanuel Macron.
Au cœur des discussions : le Codex Borbonicus, conservé à l’Assemblée nationale, et le Codex Azcatitlan, qui se trouve dans les collections de la Bibliothèque nationale de France (BnF). « Notre intérêt majeur est la restitution de ces codex qui sont très importants pour le Mexique », a déclaré la présidente de gauche Claudia Sheinbaum le 30 octobre.
· Qu’est-ce qu’un codex ?
« Les chercheurs, de façon générale, parlent toujours de codex s’agissant des manuscrits mexicains », explique à l’AFP Olivier Jacquot, chargé de collection au département des manuscrits, à la BnF.
Ces documents, qui peuvent être pictographiques et/ou alphabétiques, racontent l’histoire, les rites et les croyances des peuples du territoire actuel du Mexique avant et après l’arrivée des colonisateurs espagnols au XVIe siècle.
Le Codex Borbonicus (voir l’image ci-dessous), ainsi nommé parce qu’il est conservé au palais Bourbon, bâtiment qui abrite l’Assemblée nationale française, représente les « calendriers divinatoires et solaires » de la civilisation mexica, selon le site du ministère français de la Culture.
Bridgeman Images via AFP
Le Codex Azcatitlan (voir l’image ci-dessous), lui, narre « l’histoire de Mexico-Tenochtitlan (capitale de l’empire aztèque, NDLR), jusqu’à la chute de l’empire mexica tombé aux mains des Espagnols et de leurs alliés indigènes en 1521 », selon le site Memórica du gouvernement mexicain.
La renomination de l’ancien ministre des armées pour former un « gouvernement de mission » qui sera « déconnecté des ambitions présidentielles », a ravivé les critiques à l’encontre du chef de l’Etat, accusé de persévérer dans le déni par les oppositions mais également, désormais, par son propre camp.
Sébastien Lecornu, à Paris, le 6 octobre 2025. STEPHANE MAHE / AFP
Démissionnaire le lundi, remissionné le vendredi. Quatre jours après avoir accepté sa démission, Emmanuel Macron a choisi de reconduire le premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, vendredi 10 octobre, malgré les mises en garde venues de son camp et l’hostilité des oppositions.
L’ancien ministre des armées a lui consenti « par devoir » de rempiler à Matignon, qu’il n’a d’ailleurs jamais quitté physiquement. S’il promet de « tout faire pour donner un budget à la France pour la fin de l’année », il a posé ses conditions. Elles ont été acceptées par le chef de l’Etat, qui « donne carte blanche au premier ministre », a assuré vendredi soir son entourage, aussi bien sur « les négociations » sur le fond avec les partis politiques, que sur « les propositions de nominations ».
Tirant les conclusions des tractations des dernières semaines, Sébastien Lecornu s’engage désormais à mettre dans le débat parlementaire « tous les dossiers évoqués pendant les consultations menées ces derniers jours ». Y compris, donc, la très controversée réforme des retraites, dont le Parti socialiste (PS) a fait un point dur de la négociation. « C’est une question de confiance vis-à-vis de nos interlocuteurs », précise son entourage.
Le chef de l’État dispose de trois options pour sortir de la crise qu’il a créée. Et aucune ne lui sera agréable.
SERGEI GAPON / AFP Emmanuel Macron photographié lors d’un déplacement à Copenhague le 2 octobre (Photo by Sergei GAPON / AFP)
POLITIQUE – On décrit souvent le Premier ministre comme le paratonnerre du chef de l’État. Sauf que ce lundi 6 octobre, c’est bien Matignon qui a déclenché la foudre. En remettant à Emmanuel Macron sa démission quelques heures à peine après la formation de son gouvernement contesté par ses propres partenaires, Sébastien Lecornu a fait la démonstration de ce que nombre d’acteurs et commentateurs politiques s’échinent à expliquer depuis le mois de juillet 2024 : l’issue du chaos politique se trouve à l’Élysée.
Et il appartient à son locataire de réparer les dégâts causés par une dissolution hasardeuse jetée comme un coup de poker. Le président de la République aura un choix à faire dans 48 heures, délai supplémentaire qu’il a accordé à Sébatien Lecornu pour tenter de recoller les morceaux avec Les Républicains.
À l’issue de ce délai, Emmanuel Macron « prendra ses responsabilités ». Et même en cas d’échec de ces tractations de la dernière chance, le roi n’est pas nu, en dépit des images crépusculaires le montrant marcher seul sur les quais de Seine après le coup de tonnerre. Il lui reste des cartes en main. Certes, ce ne sont pas les plus agréables à jouer, mais elles existent.
Une dissolution (risquée)
Pour le Rassemblement national, le chef de l’État doit de nouveau abattre celle de la dissolution de l’Assemblée nationale, qui se loge à l’article 12 de la Constitution. « Il ne peut y avoir de stabilité retrouvée sans un retour aux urnes », a immédiatement réagi le président du RN Jordan Bardella, certain que le parti d’extrême droite pourrait obtenir une majorité, et imposer une cohabitation en bonne et due forme au chef de l’État. « La seule décision sage dans ces circonstances, c’est d’en revenir aux urnes. On est au bout de la blague », a appuyé Marine Le Pen.
Ce mouvement n’est pas forcément le plus évident pour Emmanuel Macron qui a répété à plusieurs reprises ne pas vouloir retenter l’expérience de l’été 2024 puisqu’elle comporte plusieurs inconnues qui ont de quoi aggraver la crise qu’il a lui-même provoquée.
Premier risque réel : l’effondrement de sa famille politique, comme le laissent imaginer certains sondages, et une majorité offerte sur un plateau à l’extrême droite. Le chef de l’État resterait dans l’histoire comme celui qui a permis le retour au pouvoir de ce courant politique. Pas idéal pour un président de la République si inquiet de l’héritage qu’il laissera.
Autre perspective peu réjouissante dans la mesure où le mode de scrutin n’a pas changé : des résultats plus ou moins équivalents à ce qui est ressorti des urnes à l’été 2024. Ce qui ne réglerait rien au problème, et intensifierait les appels à la démission.
Une démission (ingrate)
Car c’est une autre carte qu’il peut abattre, celle qui se trouve à l’article 7 de la Constitution, prévoyant l’organisation d’une élection présidentielle anticipée. Sept Français sur dix la réclament, selon un sondage Odoxa publié dans la soirée par Le Figaro. Plusieurs personnalités politiques la souhaitent déjà. Les plus bruyants à ce sujet sont les responsables de la France insoumise, qui ne cessent de marteler que la seule et unique cause de l’impasse s’appelle Emmanuel Macron. Ils ont d’ailleurs relancé très vite ce lundi leur appel à la destitution du chef de l’État. Lire la suite »
Emmanuel Macron a défendu, dans une interview à une télévision israélienne, sa décision de reconnaître un Etat palestinien, « meilleure manière d’isoler le Hamas » à ses yeux, tout en condamnant à nouveau vivement l’offensive à Gaza qui « détruit totalement » la « crédibilité » d’Israël.
Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu speaks at a Christian Conference in Jerusalem, led by Pastor Paula White.
On July 27, 2025, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu addressed a Christian Conference in Jerusalem, rallying support amid global tensions and ICC charges. Facing protests and a Gaza war backlash, his speech emphasized Israel’s resilience and Christian solidarity. What did he say to inspire the audience? For more details, watch our story and subscribe to our channel, DRM News.
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Netanyahu, Wife Sara, and Paula White Discuss Israel’s Mission at ‘Christian Conference’
Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu took part in a special panel discussion at a Christian conference in Jerusalem, alongside his wife Sara Netanyahu and American televangelist Pastor Paula White. Addressing a supportive evangelical audience,
Netanyahu spoke about Israel’s biblical heritage, the importance of faith, and the enduring alliance between Israel and Christian communities worldwide. The conversation also touched on regional challenges, Israel’s war in Gaza, and the spiritual dimensions of leadership.
Sara Netanyahu shared personal reflections on their family’s journey and faith, while Paula White, former spiritual advisor to U.S. President Donald Trump, emphasized Christian support for Israel and the fulfillment of prophecy.
La France va reconnaître l’État de Palestine en septembre à l’ONU, a annoncé jeudi le président Emmanuel Macron, espérant créer une dynamique collective en ce sens. Une décision aussitôt décriée par Israël comme une « récompense de la terreur » et « fermement » rejetée par les États-Unis.
Reconnaissance de la Palestine : « La solution à deux États est la seule solution (…) La solution à deux États par la reconnaissance de l’État de Palestine est devenue un engagement de la France », Laurent Saint-Martin, ministre chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger.
« Ce qui se passe à Gaza est totalement insoutenable (…) La question est la suivante : est-ce que la France peut faire basculer par la reconnaissance de l’État de Palestine l’histoire et permettre un processus de paix durable, c’est ce que fait le président », ajoute-t-il.
L’interview de l’ambassadeur d’Israël en France en intégralité
Lors d’un échange avec Masoud Pezeshkian, le président français a fait part de sa « profonde inquiétude concernant le programme nucléaire iranien ».
YOAN VALAT / AFP « Sortir de la guerre et éviter de plus graves dangers », est la priorité numéro une d’Emmanuel Macron, comme il l’a expliqué au président de l’Iran ce samedi 21 juin 2025.
INTERNATIONAL – Échange constructif ? Emmanuel Macron a affirmé ce samedi 21 juin que les Européens allaient « accélérer les négociations » avec l’Iran pour tenter de mettre fin à ce conflit entamé depuis neuf jours avec Israël, après un appel à l’initiative du président iranien Masoud Pezeshkian.
« Je suis convaincu qu’il existe un chemin pour sortir de la guerre et éviter de plus graves dangers », a déclaré Emmanuel Macron dans un résumé de cette conversation téléphonique partagé sur X. « Pour y parvenir, nous allons accélérer les négociations engagées par la France et ses partenaires européens avec l’Iran. »
Ces derniers jours, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont exhorté d’une même voix l’Iran à négocier « sans attendre l’arrêt des frappes » israéliennes, après une première rencontre vendredi à Genève avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Durant ces échanges diplomatiques, les trois pays avaient appelé Téhéran à « poursuivre les discussions avec les États-Unis » sur son programme nucléaire. Ce que le ministre iranien a refusé d’accepter sans arrêt préalable des frappes israéliennes, qui se poursuivaient ce samedi.
Le président américain Donald Trump, qui s’est donné « deux semaines », au « maximum », pour participer ou non aux frappes de son allié israélien, a de son côté jugé « très dur actuellement de faire cette demande » à l’État hébreu, car il « est en train de gagner » selon lui.
Le sort de Cécile Kohler et Jacques Paris abordé Lire la suite »
Les frappes israéliennes ont conduit l’Elysée à reporter sine die la conférence onusienne avec le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, initialement prévue mercredi 18 juin, à New York.
Emmanuel Macron avant une conférence de presse sur la situation au Proche-Orient, à l’Elysée, à Paris, le 13 juin 2025. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »
Emmanuel Macron voulait marquer l’histoire. Etre à l’avant-garde d’une « solution politique » au conflit israélo-palestinien en lançant une « dynamique » internationale portée par la reconnaissance de l’Etat palestinien par la France, disait-il. La date de ce « chemin vers la paix » était fixée au mercredi 18 juin. A New York, depuis l’enceinte des Nations unies, le président français, de concert avec le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, devait ressusciter la solution à deux Etats, tombée en désuétude depuis de nombreuses années.
Les ambitions présidentielles se sont fracassées vendredi 13 juin au petit jour. Les frappes israéliennes en Iran, détruisant des sites nucléaires et militaires du régime et « décapitant », selon les mots israéliens, l’état-major iranien, ont bousculé le calendrier géopolitique. La conférence onusienne est reportée sine die. Officiellement pour des raisons « logistiques » et « sécuritaires », a expliqué Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse organisée dans la soirée de vendredi, à l’Elysée.
« Le prince héritier, comme le président de l’Autorité palestinienne, m’ont indiqué qu’ils n’étaient pas en situation logistique, physique, sécuritaire et politique de se rendre à New York », excuse-t-il. De la « pure lucidité », insiste-t-il. « Une date sera refixée (…) au plus vite », promet-il. Car « ce report ne saurait remettre en cause notre détermination à avancer vers la mise en œuvre de la solution des deux Etats, quelles que soient les circonstances », jure le président de la République, saluant la « dynamique inarrêtable » enclenchée par cette conférence.