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Israel – Explainer: What is Hamas, the militant group that rules Gaza?
Administrator of Gaza’s health service and movement committed to the murder of Israelis – Hamas is many things

The massacre of more than 1,200 Israeli citizens – the vast majority of them civilians – has focused global attention on the question of what Hamas is and what it represents.
An acronym for the Islamic Resistance Movement, Hamas was founded as an offshoot of the Muslim Brotherhood in 1987 on three pillars: religion, charity and the fight against Israel – although arguably its earliest enemy was Fatah, Yasser Arafat’s rival Palestinian faction.
One of its key founders was the group’s spiritual leader Sheikh Ahmed Yassin, a wheelchair-bound cleric with a reedy voice, whose lack of physical presence belied an uncompromising view.
As the movement’s founding charter made clear, Hamas was dedicated from the start to extinguishing the existence of the state of Israel. It saw armed violence as part of that struggle, modelling its early armed wing on the fedayeen, Palestinian armed groups that emerged in the 1950s after the establishment of the state of Israel.
That armed wing would come to be known as the Izz ad-Din al Qassam brigades [al-Qassam brigades] who from their very beginning embraced the use of terror tactics against Israel, carrying out their first suicide bombing in 1993 in conjunction with Islamic Jihad.
But the movement attracts substantial popular support, and also incorporates teachers, surgeons, urban planners and police in its civil administration of Gaza.
The reality is Hamas is many things. While it runs Gaza’s health service, it is also a sinister organisation committed to the mass murder of Israelis. It administers the education service while its police have broken the bones of children caught wearing scarfs signalling family affiliation with the rival Fatah movement.
It runs the courts while, during the 2014 Gaza war, its forces abducted, tortured and murdered Palestinians accused of “collaborating” with Israel and others. It is unavoidably part of the fabric of the life in Gaza.
The armed wing
For most people Hamas is represented by its armed wing, responsible for the brutal massacre at the weekend.
Israel Standing Strong in the Face of Enemies
The UN hosts an anti-Israel event as the world remembers Israel’s rebirth. Plus, we examine the differences between Hamas and Palestinian Islamic Jihad and their ties with Iran. And two men create art to inspire the Iranian people.
Eli Cohen enterre la hache de guerre avec le chef de la politique étrangère de l’UE
Josep Borrell a rencontré le ministre des Affaires étrangères à Bruxelles alors que Jérusalem cherche à désamorcer les tensions avec l’UE causée par le « parti pris palestinien »

Le ministre des Affaires étrangères, Eli Cohen, et le responsable de la politique étrangère de l’Union européenne (UE), Josep Borrell, se sont rencontrés à Bruxelles mardi, alors que le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu cherche à désamorcer une période de relations tendues avec l’UE.
Bruxelles et Jérusalem ont connu une brève période d’amélioration de leurs relations sous le précédent gouvernement d’union dirigé par les anciens Premiers ministres Yaïr Lapid et Naftali Bennett, mais les relations se sont détériorées après la mise en place de la nouvelle coalition radicale de Netanyahu le 29 décembre, en raison de divergences plus marquées sur la question palestinienne.
Cohen a invité Borrell, un diplomate espagnol, en Israël. Selon le ministre des Affaires étrangères, les deux hommes ont convenu d’organiser à Jérusalem la réunion annuelle du Conseil d’association UE-Israël entre les différents ministres des Affaires étrangères de l’UE et Cohen.
Toutefois, le communiqué de l’UE – qui a été publié en même temps que la déclaration israélienne, autre signe d’accord – indique seulement que Borrell « espère une nouvelle réunion du Conseil d’association cette année ».
Les 27 États membres de l’UE doivent encore approuver la tenue de la réunion du Conseil d’association, mais comme elle a eu lieu l’année dernière, il est peu probable qu’il y ait un retour en arrière.
Borrell a également condamné les récentes attaques à la roquette et les attentats terroristes contre Israël et a réaffirmé le droit d’Israël à se défendre, tout en rappelant à Israël que « toute réponse doit être proportionnée et conforme au droit international ».
Borrell, considéré par Israël comme l’une des personnalités les plus hostiles au sommet des institutions européennes, a insisté sur l’appel lancé par l’UE à Israël pour qu’il mette fin aux « mesures susceptibles d’accroître le niveau de tension déjà élevé et de compromettre la possibilité même d’une paix future juste et durable fondée sur la solution des deux États ».
Il a également souligné l’importance de respecter le statu quo à Jérusalem.
Cohen a déclaré qu’Israël « ouvrait une nouvelle page dans ses relations avec l’UE ».
Il a également exigé que Borrell dénonce clairement le fait que l’Autorité palestinienne (AP) paie des salaires aux terroristes et a demandé que l’UE renouvelle ses sanctions à l’encontre de l’Iran.
Mise en garde contre un éventuel transfert de l’ambassade britannique à Jérusalem
L’archevêque de Westminster a avertit la nouvelle Première ministre britannique qu’une telle décision compromettrait les chances d’une solution à deux États

Le plus haut dirigeant catholique d’Angleterre a écrit à la nouvelle Première ministre britannique, Liz Truss, pour l’exhorter à ne pas déplacer l’ambassade du pays de Tel Aviv à Jérusalem.
« Un tel transfert de l’ambassade du Royaume-Uni serait gravement préjudiciable à toute possibilité de paix durable dans la région et à la réputation internationale du Royaume-Uni », a écrit le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, jeudi sur Twitter.
Les responsables du Parti conservateur ont indiqué à plusieurs reprises qu’ils envisageraient de transférer l’ambassade à Jérusalem, tout récemment lors de la conférence des Conservative Friends of Israel à Birmingham, dimanche.
Lors d’une réception organisée par Conservative Friends of Israel à l’occasion de cette conférence, Truss a déclaré qu’elle était « une grande sioniste et une grande partisane d’Israël » et s’est engagée à « renforcer les relations entre le Royaume-Uni et Israël ».
Le président du Parti conservateur, Jake Berry, a promis de soutenir Israël « dans sa lutte pour assurer sa sécurité et pour que la capitale, Jérusalem, soit le siège de notre nouvelle ambassade ».
Mais le cardinal Nichols a réitéré la conviction de l’Église que la ville sainte devrait être internationale, et non détenue par l’une ou l’autre des parties.
« Le pape François et les dirigeants des églises de Terre Sainte demandent depuis longtemps que le statu quo international sur Jérusalem soit maintenu, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies. La ville doit être partagée comme un patrimoine commun, sans jamais devenir le monopole exclusif d’une partie », a-t-il écrit.
« Je ne vois aucune raison valable d’envisager un déménagement maintenant. Je demande sincèrement à la Première ministre de reconsidérer l’intention qu’elle a exprimée et de concentrer tous les efforts sur la recherche d’une solution à deux États, dans laquelle Jérusalem aurait un statut spécial garanti », a déclaré Nichols.
Lundi, le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, a fait part de son inquiétude quant à l’éventualité d’un déménagement.
(source: fr.timesofisrael.com)
Faute d’horizon politique, de jeunes Palestiniens renouent avec la lutte armée contre Israël
Une nouvelle génération voit dans les armes le seul moyen de résister à l’occupation israélienne, souvent hors du jeu des factions palestiniennes traditionnelles.

Le dernier attentat a eu lieu dans la nuit du samedi 13 août au dimanche 14. Un Palestinien de 26 ans a tiré sur un bus qui revenait du mur des Lamentations, à Jérusalem, blessant huit personnes, dont une femme enceinte. L’assaillant, résident de la partie orientale de la ville, s’est rendu à la police quelques heures plus tard ; il ne semble être affilié à aucun mouvement.
Depuis le début du printemps, une série d’attaque ont fait dix-huit victimes en Israël et aux abords d’une colonie israélienne de Cisjordanie occupée. Les auteurs, de jeunes hommes, ont pour beaucoup un profil de loups solitaires. Mais la multiplication de ces attaques est en lien avec la montée d’une nouvelle résistance armée en Cisjordanie ces derniers mois. En réponse, l’armée israélienne a intensifié les arrestations violentes en Cisjordanie et mené une opération à Gaza.
Le 5 août, Israël a bombardé l’enclave palestinienne, lançant une confrontation meurtrière de trois jours avec le Jihad islamique lors de laquelle 49 Palestiniens ont été tués, en grande majorité des civils, selon les sources palestiniennes. Le 9 août, l’armée israélienne a encore abattu trois Palestiniens lors d’une incursion à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. Parmi eux, Ibrahim Al-Nabulsi, 19 ans, était l’un des symboles de cette nouvelle génération.
(source: lemonde.fr)
Gelée depuis des mois, l’aide européenne sera versée aux Palestiniens sans condition
Oliver Varhelyi, commissaire européen et fidèle du président hongrois Viktor Orban, voulait soumettre le versement de 224 millions d’euros à une révision des manuels scolaires en Palestine, régulièrement mis en cause par les groupes de pression israéliens.

Mardi 14 juin, le premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh affichait un large sourire en accueillant à Ramallah la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Les Vingt-Sept venaient de parvenir à débloquer les 224,8 millions d’euros d’aide européenne à la Palestine, gelés depuis des mois dans un imbroglio politique et institutionnel. Tous les pays membres ont voté pour ce déblocage, à l’exception de la Hongrie. Son commissaire, Oliver Varhelyi, proche du premier ministre nationaliste Viktor Orban, est celui qui bloquait ce financement. Contre l’avis des autres Etats membres, il demandait que l’aide européenne soit conditionnée à un remaniement des manuels scolaires palestiniens, régulièrement accusés par Israël d’inciter à la violence. Il a été débouté : les financements seront versés et ils ne sont assortis d’aucune condition. « Toutes les difficultés sont derrière nous, a assuré Mme Von der Leyen, à Ramallah. L’Union européenne continue d’être le plus gros donateur en Palestine. »
Pour l’économie palestinienne sous perfusion internationale, ce blocage, qui s’ajoute à l’assèchement des aides arabes et américaine, a des conséquences directes. Ces derniers mois, 120 000 familles pauvres ne recevaient plus leur allocation trimestrielle, les fonctionnaires palestiniens ont vu leurs salaires amputés de 20 % et les hôpitaux de Jérusalem-Est tournaient au ralenti, contraints de refuser certains patients malades du cancer, faute de fonds.
L’aide aurait dû être programmée depuis début 2021, mais à l’époque, l’assistance extérieure de l’Union européenne (UE) est suspendue pour des raisons techniques. Le problème une fois résolu, le commissaire Varhelyi fait obstacle au versement des fonds, exigeant de les conditionner à la modification des manuels scolaires. Pour appuyer sa demande, il brandit le rapport de l’Institut allemand Georg Eckert, commandé par la Commission européenne et remis fin 2020, sur le sujet. L’étude a pourtant conclu que les livres scolaires palestiniens respectaient globalement les standards de l’Unesco ; elle a trouvé deux exemples de contenus jugés antisémites, qui ont été modifiés ou supprimés depuis.
Bataille idéologique
Malgré l’opposition de la majorité des pays européens, « il a fallu six mois et quatre votes différents au sein du Conseil, c’est-à-dire
Le Royaume-Uni rejette le rapport d’Amnesty sur « l’apartheid israélien »
La Grande-Bretagne a uni sa voix aux États-Unis et à l’Allemagne en dénonçant les conclusions de l’organisation qui accuse Israël d’opprimer intentionnellement les Palestiniens.

Le Royaume-Uni a rejeté, jeudi, un rapport d’Amnesty International qui accuse Israël d’apartheid.
« Nous ne souscrivons pas à l’usage de cette terminologie », a déclaré le porte-parole du Beau des Affaires étrangères et du Commonwealth au Times of Israel.
« Tout jugement portant d’éventuels crimes graves, conformément à la définition du droit international, qui auraient été commis relève d’une décision judiciaire et non d’instances gouvernementales ou non-judiciaires », a-t-il ajouté.
Le porte-parole a ajouté « qu’en tant qu’ami d’Israël, nous avons des relations régulières s’agissant des droits de l’Homme. Ce qui comprend encourager le gouvernement d’Israël à se soumettre à ses obligations en matière de droit international, et à faire tout ce qui est en son pouvoir pour promouvoir la valeur de l’égalité pour tous ».
Le siège d’Amnesty International se trouve à Londres.
Amnesty a prétendu dans un rapport majeur qui a été diffusé mardi qu’Israël maintenait « un système d’oppression et de domination » sur les Palestiniens depuis l’établissement de l’État en 1948, un système qui, selon le groupe, répond à la définition internationale de l’apartheid.
Le Royaume-Uni joint ainsi sa voix à celles d’Israël, des États-Unis et de l’Allemagne qui ont rejeté ce rapport de 278 pages, qui a par ailleurs été dénoncé par des organisations juives du monde entier.
L’administration Biden ainsi que des députés américains des deux bords ont condamné rapidement le document.
Mansour Abbas: Israël restera un État juif, mais quel statut pour le citoyen arabe ?
« La question n’est pas de savoir quelle est l’identité de l’État – il est né comme ça et il restera comme ça. La question est de savoir quel est le statut du citoyen arabe »

Le chef du premier grand parti arabe à entrer dans une coalition gouvernementale a déclaré mardi que le statut d’Israël en tant qu’État juif ne pouvait pas être changé, conseillant à la communauté arabe de suivre son approche pragmatique plutôt que d’essayer de remettre en cause l’identité du pays.
Les commentaires de Mansour Abbas, au cours d’une conférence organisée par le magazine Globes à Tel Aviv, s’inscrivent dans le droit fil de ses tentatives, pour améliorer l’image de sa communauté en travaillant au sein du gouvernement, – une stratégie que certains autres politiciens arabes ont critiquée en la qualifiant de vente de la cause nationale palestinienne.
« Israël est né en tant qu’État juif. Et c’était la décision du peuple juif, d’établir un État juif. La question n’est pas de savoir quelle est l’identité de l’État. C’est ainsi que l’État est né, et c’est ainsi qu’il restera », a déclaré Abbas, le chef du parti islamiste Raam.
Les Arabes israéliens se débattent depuis des décennies avec leur identité en tant que minorité nationale au sein de l’État ouvertement juif. Certains s’identifient comme Palestiniens, d’autres comme Arabes israéliens, et d’autres encore simplement comme Arabes ou Bédouins.

Abbas a déclaré à l’auditoire qu’il avait protesté contre la loi de 2017 sur l’État-nation, qui a inscrit l’identité juive de l’État dans la législation. Mais il leur a également dit « de ne pas se donner d’illusions ».
« C’est la réalité. La question n’est pas de savoir quelle sera l’identité de l’État, mais quel sera le statut des citoyens arabes dans cet État », a déclaré M. Abbas.
Le parti Raam, d’Abbas, est le premier parti arabe israélien à rejoindre une coalition gouvernementale israélienne depuis des décennies. Depuis qu’il a rejoint la coalition en juin, Raam a cherché à promouvoir, des politiques qui bénéficient aux Arabes israéliens, tout en maintenant la cohésion du fragile gouvernement.
Antoine Basbous: «Le Liban doit préférer un mandat international à la tutelle iranienne»
FIGAROVOX/TRIBUNE – Le 4 août 2020, une double explosion avait lieu sur le port de Beyrouth, révélant les fragilités intrinsèques du Liban. Selon le directeur de l’Observatoire des pays arabes, qui raconte l’histoire tourmentée du Liban, il faut désormais le protéger des puissances régionales.

Antoine Basbous est fondateur et directeur de l’Observatoire des pays arabes.
Dans sa configuration géographique actuelle, le Liban a survécu un siècle à un environnement pour le moins hostile, avant de tomber en ruine et de se déliter. Coincé entre deux voisins impitoyables : Israël et la Syrie, il n’a pas bénéficié d’une réelle protection internationale pour leur résister. Sa faiblesse intrinsèque est due à sa diversité : dix-huit « peuples » cohabitent sur 10.450 km² et tirent souvent leurs forces de leurs parrains respectifs. Au point que le Liban est resté le théâtre de confrontation privilégié entre ses parrains qui aspirent à exercer leur tutelle sur le pays du Cèdre et à le soumettre. La présence et la puissance de ces parrains successifs sont fonction de la fluctuation du rapport de force international.
Si la France mandataire avait proclamé le Grand Liban dans ses frontières actuelles, le 1er septembre 1920, et imprimé sa marque sur la vie institutionnelle, culturelle et sociale du pays, la deuxième guerre mondiale a réduit son influence au Levant. Après l’accès à l’indépendance des pays arabes, le Liban s’est inséré dans le concert régional et, très vite, a été rattrapé par des puissances émergentes qui avaient mobilisé à leur profit des communautés nationales au sein d’une «nation» libanaise peu soudée. Aux multiples ingérences syriennes, a succédé l’hégémonie de Nasser qui a cultivé l’illusion de l’unité arabe. Une mini-guerre avait alors germé en 1958 opposant les Libanais entre eux et leurs parrains respectifs. L’élection du chef de l’armée, Fouad Chehab, à la Présidence de la République avait permis un répit mais sa tentative de créer un État de droit et une méritocratie ne lui a pas survécu.
En effet, une succession de conflits a éclaté à partir de 1969 entre l’OLP d’Arafat et ses adversaires libanais. Tous les pays de la région y ont participé. Le tissu national libanais était largement déchiré au point que le Mufti de la République a décrété en 1976 que l’OLP était l’armée des musulmans libanais, insinuant que l’armée officielle multiconfessionnelle ne les représentait pas.
L’invasion israélienne de 1982, soutenue par une partie des chrétiens qui souhaitaient démanteler l’État palestinien construit par Arafat au Liban, a permis à l’Etat hébreu de s’imposer à peine un an avant de céder la place au duo syro-iranien.
Antoine Basbous
L’OLP n’était pas la seule force qui piétinait la souveraineté du Liban. Outre le rôle central d’Israël et de la Syrie, l’Irak, L’Égypte, l’Arabie, la Libye de Kadhafi tiraient les ficelles ou intervenaient directement dans ce conflit qui n’est toujours pas clos. L’invasion israélienne de 1982, soutenue par une partie des chrétiens qui souhaitaient démanteler l’État palestinien construit par Arafat au Liban, a permis à Tel-Aviv de s’imposer à peine un an avant de céder la place au duo syro-iranien.
L’Afrique du Sud « consternée » par la nomination d’Israël en observateur à l’UA
L’Union africaine a accordé la semaine dernière à Israël le statut d’observateur, qu’il réclamait depuis des années – une victoire diplomatique pour l’État hébreu.

L’Afrique du Sud a dénoncé mercredi la décision « unilatérale » prise la semaine dernière par la Commission de l’Union africaine (UA) d’accorder à Israël un statut d’observateur au sein de l’organisation panafricaine.
Dans une déclaration sans équivoque, Pretoria, qui a assuré l’année dernière la présidence tournante de l’UA, s’est dite « consternée par la décision injuste et injustifiée de la Commission de l’UA d’accorder à Israël le statut d’observateur au sein de l’Union africaine ».
La Commission de l’UA a pris cette « décision unilatéralement sans » consulter ses membres, selon le ministère sud-africain des Affaires étrangères, qui l’a qualifiée « d’inexplicable » et « incompréhensible ».
L’UA a accordé la semaine dernière à Israël le statut d’observateur, qu’il réclamait depuis des années. Une victoire diplomatique pour l’État hébreu qui, selon les deux parties, devrait notamment permettre à Israël d’aider le continent à lutter contre la pandémie de COVID-19 et le terrorisme.
« La décision d’accorder à Israël le statut d’observateur est encore plus choquante en cette année où le peuple opprimé de Palestine a été persécuté par des bombardements destructeurs et la poursuite de la colonisation illégale sur ses terres », a ajouté le ministère.
L’Afrique du Sud soutient la cause palestinienne avec des relations diplomatiques officielles établies en 1995, un an après la fin de l’apartheid. Elle a dégradé son ambassade en simple bureau de liaison à Tel Aviv en 2019.
La « Palestine » a déjà le statut d’observateur à l’UA, où elle compte d’importants soutiens.
L’Afrique du Sud compte demander à Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, de s’expliquer sur cette décision, et espère que la question sera discutée entre chefs d’État et de gouvernement.
« L’Afrique du Sud est fermement convaincue que tant qu’Israël n’est pas disposé à négocier un plan de paix sans conditions préalables, il ne devrait pas avoir le statut d’observateur » au sein de l’UA, a-t-elle déclaré.
(source: huffingtonpost.fr)
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