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Ukraine: François Fillon démissionne de ses fonctions en Russie

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Face à l’invasion russe en Ukraine, “je ne saurais poursuivre ma participation aux conseils des entreprises russes Zarubeshneft et Sibur”, a affirmé François Fillon.

François Fillon démissionne de ses fonctions en Russie (Francois Fillon le 23 avril 2017 REUTERS/Christian Hartmann TPX IMAGES OF THE DAY)

FILLON – La guerre en Ukraine l’aura fait plier. L’ancien Premier ministre François Fillon a annoncé ce vendredi 25 février démissionner de ses mandats russes aux conseils d’administration du géant de la pétrochimie Sibur et de Zarubeshneft, entreprise spécialisée dans les hydrocarbures, a-t-il annoncé dans une tribune au JDDà paraître en intégralité dimanche.

Face à l’invasion russe en Ukraine, “je ne saurais poursuivre ma participation aux conseils des entreprises russes Zarubeshneft et Sibur”, a affirmé François Fillon, indiquant prendre cette décision avec “tristesse”.

“Faire avec les réalités”, “en fonction des intérêts de la France”

“Vladimir Poutine est le seul coupable d’avoir enclenché un conflit qui aurait pu, qui aurait dû être évité. Aujourd’hui, la guerre est de retour au cœur de l’Europe”, écrit-il.

“C’est un échec collectif mais dans la hiérarchie des responsabilités, Vladimir Poutine est le seul coupable d’avoir enclenché un conflit qui aurait pu, qui aurait dû être évité. En politique étrangère, il faut faire avec les réalités. En fonction des intérêts de la France et de ceux de la sécurité du pays”, poursuit l’ancien Premier ministre.

“Dans ces conditions, je ne saurais poursuivre ma participation aux conseils des entreprises russes Zarubeshneft et Sibur. Je le fais avec tristesse car j’y ai rencontré des hommes et des femmes de grandes valeurs, ouverts sur le monde, animés par la réussite de leur entreprise, désireux de la porter aux meilleurs standards internationaux, y compris sur les sujets d’environnement et de responsabilité sociale”, regrette-t-il.

“C’est une décision qui l’honore”, a réagi la candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse en marge d’un déplacement en Normandie, avant d’ajouter: “Aujourd’hui la Russie et les intérêts russes sont mêlés et l’attitude de Vladimir Poutine ne peut pas être dissociée de celle des grands groupes russes qui sont l’armature de l’État russe”.

François Fillon sévèrement critiqué pour sa position en faveur de la Russie

François Fillon était particulière critiqué ces derniers jours pour ne pas avoir démissionné plus tôt et pour avoir justifié sa position en postant un message ambigu. Ce dernier reprenait des éléments de langage russe sur l’expansion orientale de l’OTAN, offrant ainsi une justification à Moscou dans son entreprise guerrière, décidée sous forme de contestation de la légitimité même de l’État ukrainien.

“En 2014 j’ai regretté les conditions de l’annexion de la Crimée et aujourd’hui je condamne l’usage de la force en Ukraine. Mais depuis dix ans je mets en garde contre le refus des Occidentaux de prendre en compte les revendications russes sur l’expansion de l’OTAN. Cette attitude conduit aujourd’hui à une confrontation dangereuse qui aurait pu être évitée”, avait écrit François Fillon, déjà accusé en France de “complicité” à l’égard du régime russe. Une condamnation du bout des lèvres et une justification du comportement de la Russie qui ont provoqué un flot de réactions indignées.

François Fillon a rejoint en décembre 2021 le conseil d’administration de Sibur. Le groupe est contrôlé entre autres par Leonid Mikhelson, l’un des hommes les plus riches de Russie, et Guennadi Timtchenko, un proche du président Poutine, visé par de récentes sanctions du Royaume-Uni.

D’ailleurs, jeudi 24 février, le député conservateur et président du Comité des Affaires étrangères britannique Tom Tughendat a déclaré à la chaîne de télévision Channel 4 que l’ancien premier ministre pourrait se retrouver sur la liste des personnalités sanctionnées en raison de leur “coopération aux intérêts économiques de Vladimir Poutine”.

Une issue que sa démission devrait pouvoir lui éviter.

(source: huffingtonpost.fr)

Conférence de presse de la réunion extraordinaire du Conseil européen sur la situation en Ukraine.

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Conclusions du Conseil européen sur l’agression militaire non provoquée et injustifiée de la Russie contre l’Ukraine 

  1. Le Conseil européen condamne avec la plus grande fermeté l’agression militaire non provoquée et injustifiée de la Fédération de Russie contre l’Ukraine. Par ses actions militaires illégales, la Russie viole de façon flagrante le droit international et les principes de la charte des Nations unies, et porte atteinte à la sécurité et à la stabilité européennes et mondiales. Le Conseil européen souligne que cela inclut le droit de l’Ukraine de choisir son propre destin. La Russie porte l’entière responsabilité de cet acte d’agression ainsi que de toutes les destructions et pertes de vies humaines qu’il entraînera. Elle devra répondre de ses actions.
  2. Le Conseil européen appelle la Russie à cesser immédiatement ses actions militaires, à retirer sans condition toutes ses forces et équipements militaires de la totalité du territoire ukrainien et à respecter pleinement l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières reconnues au niveau international. Il demande à la Russie et aux formations armées qu’elle soutient de respecter le droit humanitaire international et de cesser leur campagne de désinformation et leurs cyberattaques.
  3. Le Conseil européen déplore les tragiques pertes de vies humaines et souffrances engendrées par l’agression russe. Il exprime sa solidarité avec les femmes, les hommes et les enfants dont les vies ont été touchées par cette attaque injustifiée et injustifiable. Il appelle la Russie et les formations armées qu’elle soutient à permettre un accès de l’aide humanitaire sûr et sans entrave à toutes les personnes qui en ont besoin.
  4. Le Conseil européen condamne en outre fermement l’implication de la Biélorussie dans cette agression contre l’Ukraine et lui demande de s’abstenir d’une telle action et de respecter ses obligations internationales.
  5. L’UE a réagi avec rapidité et détermination face à la reconnaissance des entités séparatistes autoproclamées de l’Ukraine par la Russie et au déploiement de ses forces armées en adoptant des mesures pour y répondre. Le Conseil européen marque aujourd’hui son accord sur de nouvelles mesures restrictives qui auront des conséquences lourdes et massives pour la Russie consécutivement à ses actions, en coordination étroite avec nos partenaires et alliés. Ces sanctions concernent le secteur financier, les secteurs de l’énergie et des transports, les biens à double usage ainsi que le contrôle des exportations et le financement des exportations, la politique des visas, des inscriptions supplémentaires de ressortissants russes sur les listes et de nouveaux critères d’inscription sur les listes. Le Conseil adoptera sans tarder les propositions élaborées par la Commission et le haut représentant.
  6. Le Conseil européen appelle à l’élaboration et à l’adoption en urgence d’un nouveau train de sanctions individuelles et économiques qui couvrira également la Biélorussie.
  7. Le Conseil européen réaffirme qu’il soutient sans réserve l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières reconnues au niveau international. Il invite tous les pays à ne pas reconnaître les deux entités séparatistes autoproclamées, et à ne pas les soutenir ou les aider de quelque manière que ce soit.
  8. L’UE est unie pour manifester sa solidarité avec l’Ukraine et, avec ses partenaires internationaux, elle continuera à apporter son appui à ce pays et à sa population, y compris par un soutien supplémentaire sur le plan politique, financier, humanitaire et logistique ainsi que par une conférence internationale des donateurs. À la suite de la décision prise en décembre 2016 par les chefs d’État ou de gouvernement de l’UE, le Conseil européen prend acte des aspirations européennes de l’Ukraine et de son choix de se tourner vers l’Europe, conformément à l’accord d’association.
  9. Le Conseil européen est fermement convaincu que le recours à la force et à la coercition pour modifier les frontières n’a pas sa place au vingt-et-unième siècle. Les tensions et les conflits devraient être résolus exclusivement par le dialogue et la diplomatie. L’UE continuera de coopérer étroitement avec ses voisins et réaffirme son soutien sans faille et son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Géorgie et de la République de Moldavie. Elle continuera de se coordonner étroitement avec ses partenaires et alliés, au sein des Nations unies, de l’OSCE, de l’OTAN et du G7.
  10. Le Conseil européen appelle à faire avancer les travaux pour se préparer et être prêts à tous les niveaux et il invite la Commission, en particulier, à proposer des mesures d’urgence, y compris en ce qui concerne l’énergie.
  11. Le Conseil européen restera saisi de la question.

(source: consilium.europa.eu/fr)

Le président américain, Joe Biden, s’exprime après l’invasion russe en Ukraine

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La communauté internationale a très largement condamné les actions russes. Joe Biden s’est exprimé depuis Washington. Il a assuré que « les États-Unis vont défendre chaque centimètre carré de territoire de l’OTAN avec toute la force de la puissance américaine. » Le président américain a également annoncé qu’une « série de sanctions » était prévue contre la Russie.

Russia’s invasion of Ukraine: War has returned to Europe

UN Guterres to Putin: « In the name of humanity, stop this war ! »

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UN chief Antonio Guterres condemned Russia’s actions in an impassioned appeal. “In the name of humanity bring your troops back to Russia,” he said. “In the name of humanity, do not allow a war to start in Europe which could be worst war since the beginning of the century with consequences not only devastating for Ukraine, not only tragic for the Russian Federation but with an impact cannot even foresee.”

Depuis la Grèce, Isaac Herzog réitère le soutien d’Israël à l’Ukraine

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Confiant sa crainte de lourdes pertes humaines, le président a invité les Israéliens d’Ukraine à rentrer sans délai en Israël

Le Président Isaac Herzog s’entretient à Athènes avec la Présidente grecque Katerina Sakellaropoulou le 24 février 2022. (Tal Schneider)

À l’occasion d’une réunion à Athènes avec la présidente grecque, Katerina Sakellaropoulou, jeudi matin le président Isaac Herzog a déclaré prier pour une résolution pacifique du conflit en Ukraine.

« Ce matin, je ressens une grande tristesse, craignant une tragédie humanitaire et -Dieu nous en garde- la mise en danger de civils innocents », s’est confié Herzog, « et je prie, comme beaucoup dans le monde, pour que revienne la paix dans ce conflit entre la Russie et l’Ukraine. »

Herzog a réitéré le soutien d’Israël à « l’intégrité territoriale de l’Ukraine » et a appelé les citoyens israéliens à « rentrer sans plus attendre en Israël par des points de passage terrestres ».

Il a également promis de « prendre soin du sort de la communauté juive en Ukraine » et d’offrir « toute la coopération humanitaire possible » au gouvernement ukrainien.

Le président Isaac Herzog devrait rencontrer, jeudi, le président et le Premier ministre grecs à Athènes lors d’une visite-éclair qui devrait rester dans l’ombre de son prochain déplacement en Turquie, l’adversaire régional de la Grèce.

Cette visite d’une journée dans la capitale de la Grèce a lieu une semaine avant le départ de Herzog à Chypre, autre rival de la Turquie, dans le cadre d’un changement potentiel des alliances régionales maritimes à travers tout l’Est de la méditerranée.

Par ailleurs, la prochaine visite de Herzog en Turquie, qui doit avoir lieu dans les prochaines semaines même si aucune date n’a pour le moment a été finalisée et annoncée, sera au cœur des entretiens qu’aura Herzog à Athènes, ainsi que les partenariats énergétiques naissants concernant l’Est de la méditerranée.

Herzog s’entretiendra dans la journée de jeudi avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, le président du parlement Konstantinos Tasoulas et enfin avec le chef de l’opposition Alex Tsipras. Le 2 mars, il devrait partir pour Chypre pour y rencontrer le président Nicos Anastasiades.

A Athènes, Isaac Herzog doit « insister sur le fait que la tentative d’améliorer les relations avec la Turquie ne se fera absolument pas aux dépends des relations avec la Grèce », a décrypté Oded Eran, chercheur à l’Institut national d’études stratégiques de Tel-Aviv.

Il devra mettre en évidence la volonté israélienne de « renforcer la coopération en Méditerranée orientale » avec les partenaires traditionnels de l’Etat hébreu, la Grèce mais aussi Chypre, où il se rendra la semaine prochaine.

Sous le couvert de l’anonymat, un responsable israélien a affirmé à l’AFP que « l’amélioration des relations avec la Turquie ne se fait pas aux dépens des relations très importantes avec la Grèce et Chypre ».

Dans un communiqué diffusé dimanche après-midi, Herzog a indiqué que pendant ses déplacements en Grèce et à Chypre, il évoquerait « des initiatives qui pourront élargir et approfondir à la fois la riche collaboration entre nos nations ».

Anastasiades et Mitsotakis étaient venus, au mois de décembre, en Israël à l’occasion d’un sommet tripartite avec le Premier ministre Naftali Bennett. Herzog avait accueilli des réunions de travail distinctes avec les leaders en séjour au sein de l’État juif.

Herzog avait initialement prévu de se rendre en Grèce à une date ultérieure de l’année mais le déplacement avait été avancé. Le voyage en Chypre est venu s’ajouter après l’annonce de la visite en Turquie, selon un responsable du bureau du président.

Le Premier ministre Naftali Bennett s’exprime avant la huitième réunion Grèce-Chypre-Israël aux côtés du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis (à gauche) et du président chypriote Nicos Anastasiades. (Crédit ; Amos Ben Gershom/GPO)

Les relations entre Israël, Chypre et la Grèce sont devenues de plus en plus amicales, ces dernières années.

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Israël: Lapid ordonne le transfert de l’ambassade d’Ukraine de Kiev à Lviv

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Les responsables du ministère des Affaires étrangères se préparent à une éventuelle évacuation terrestre des 150 000 à 200 000 Juifs du pays

Un soldat des forces militaires ukrainiennes vérifie son arme dans une tranchée sur la ligne de front avec les séparatistes soutenus par la Russie, près du village de Zolote, dans la région orientale de Lougansk, le 21 janvier 2022 (Crédit : Anatolii STEPANOV / AFP).

Israël a annoncé lundi sa décision de déplacer son ambassade en Ukraine de Kiev à Lviv, dans l’ouest du pays, après une multiplication de signes précurseurs d’une invasion russe de l’Ukraine, selon les Occidentaux.

« Le ministre des Affaires étrangères Yaïr Lapid a informé le personnel de l’ambassade d’Israël à Kiev de déménager dans les bureaux consulaires ouverts dans la ville de Lviv dans l’ouest de l’Ukraine », indique le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Selon la même source, cette décision permettrait de poursuivre l’aide apportée aux citoyens israéliens désireux de quitter le pays.

Lapid et le personnel du ministère à Jérusalem ont eu des discussions détaillées sur la logistique du transfert, a déclaré un porte-parole du ministère après une évaluation de la situation.

Par ailleurs, l’Agence juive pour Israël a annoncé lundi qu’elle déplaçait également ses émissaires de Kiev à Lviv.

Plus tôt ce mois, Israël avait décidé d’évacuer les familles des diplomates et du personnel de son ambassade.

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L’Otan réclame à Moscou des preuves concrètes de désescalade sur le terrain

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Premiers retraits militaires russes à la frontière ukrainienne.

Le ministère de la Défense russe a indiqué mardi que des unités des districts militaires du sud et de l’ouest de la Russie, jusqu’alors « en manœuvres » à proximité des frontières de l’Ukraine rejoindraient leurs casernements d’origine par le rail et la route.

Moscou a annoncé qu’une partie des troupes russes déployées dans des régions frontalières de l’Ukraine sont retournées dans leurs bases après avoir terminé leurs exercices militaires.

Paris salue un « signal positif » si le retrait militaire russe est confirmé. Mais l’OTAN dit ne constater « aucun signe de désescalade » sur le terrain avec le maintien des armements aux frontières avec l’Ukraine.

Le SPD allemand durcit le ton à l’égard de la Russie

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Depuis le début de la crise avec l’Ukraine, les sociaux-démocrates ont semblé faire preuve d’indulgence vis-à-vis de Moscou. Une position désormais débattue.

Frank-Walter Steinmeier, président de la République allemande, lors de son discours devant l’Assemblée fédérale, après sa réélection pour un deuxième mandat, le 13 février 2022. MICHAEL PROBST / AP

Même une pièce écrite d’avance peut réserver des surprises. Ce fut le cas, dimanche 13 février, en Allemagne. Comme prévu, Frank-Walter Steinmeier a été réélu président de la République pour un deuxième mandat de cinq ans. Comme prévu, les membres de l’Assemblée fédérale (députés du Bundestag et délégués des Länder) n’ont eu besoin que d’un tour de scrutin, puisque à l’exception de Die Linke (gauche radicale) et de l’AfD (extrême droite), tous les grands partis avaient appelé à voter pour lui. Sur 1 437 voix, M. Steinmeier en a obtenu 1 045.

Si le résultat du vote n’a étonné personne, le discours du vainqueur, lui, était tout sauf attendu. Loin de s’en tenir à des remerciements de circonstance, M. Steinmeier a saisi l’occasion pour s’adresser à son homologue russe. « Je lance un appel au [président] Poutine : relâchez le nœud coulant du cou de l’Ukraine ! Et cherchez avec nous un moyen de préserver la paix en Europe ! », a-t-il déclaré. « Le risque est celui d’une guerre dans l’est de l’Europe, et c’est la Russie qui en porte la responsabilité », a-t-il ajouté, en évoquant les conséquences que tirerait l’Allemagne en cas d’attaque contre l’Ukraine. « Les habitants [de ce pays] ont droit (…) à l’autodétermination et à la souveraineté. Aucun Etat dans le monde n’a le droit d’y porter atteinte. Si quelqu’un s’y risque, nous y répondrons avec détermination ! (…) Je le dis au président Poutine : ne sous-estimez pas la force de la démocratie ! »

Marquer la rupture avec M. Schröder

Il est rare qu’un président allemand, dont le rôle est surtout honorifique, se mêle de politique étrangère. Encore plus qu’il interpelle publiquement un autre chef d’Etat. Mais le plus étonnant est sans doute que de tels mots aient été prononcés par M. Steinmeier, qui a longtemps été classé parmi les « Russlandversteher » (« ceux qui comprennent la Russie »), un terme souvent utilisé en Allemagne pour critiquer les responsables politiques qui font preuve d’une indulgence excessive à l’égard du Kremlin.

(source; lemonde.fr)

Joe Biden avertit Vladimir Poutine de « répercussions sévères et rapides » en cas d’attaque russe de l’Ukraine

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Le président américain s’est entretenu avec son homologue russe, samedi. Il lui a dit que les Etats-Unis étaient ouverts au dialogue à propos de l’Ukraine mais aussi prêts à « tous les autres scénarios », a rapporté la Maison Blanche.

Joe Biden a eu son entretien téléphonique avec Vladimir Poutine à Camp David (Maryland), le 12 février 2022. AP

Les échanges téléphoniques se multiplient entre les Occidentaux et Moscou. Samedi 12 février en fin d’après-midi, le président des Etats-Unis, Joe Biden, et son homologue russe, Vladimir Poutine, se sont entretenus par téléphone pendant un peu plus d’une heure. Un échange qui s’annonçait tendu, compte tenu de la menace grandissante d’une invasion de l’Ukraine par la Russie ainsi que de l’annonce par la Russie, un peu plus tôt dans la journée, de la détection d’un sous-marin américain dans le Pacifique Nord, non loin des îles Kouriles.

Selon la Maison Blanche, M. Biden a fait savoir à M. Poutine que les Etats-Unis étaient ouverts au dialogue à propos de l’Ukraine mais aussi prêts à « tous les autres scénarios » – c’est-à-dire l’attaque de l’Ukraine. Si tel était le cas, Washington n’hésiterait pas à « [répondre] de manière résolue et [à imposer] des répercussions sévères et rapides à la Russie ».

Le conseiller diplomatique de M. Poutine, Iouri Ouchakov, a déclaré que « l’hystérie [avait] atteint son apogée », tout en précisant que « les présidents sont convenus de poursuivre les contacts à tous les niveaux ». « Ces derniers jours et ces dernières heures, la situation a été menée à l’absurde », a critiqué M. Ouchakov, affirmant que « les Américains annoncent la date même de l’invasion russe et en même temps gonflent les muscles militaires de l’Ukraine ».

Un peu plus tôt dans la journée, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, s’était entretenu au téléphone avec le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. M. Poutine s’est également entretenu avec Emmanuel Macron. Selon la présidence française, M. Macron a déclaré à son homologue russe qu’un « dialogue sincère n’était pas compatible avec une escalade » militaire. Ce à quoi M. Poutine a répondu que les déclarations de Washington, selon lesquelles la Russie était prête à envahir l’Ukraine, étaient des « spéculations provocatrices » de la part des Américains.

Mouvements de troupes

Plus de cent mille soldats ont été déployés par la Russie aux frontières ukrainiennes. Moscou mène par ailleurs des manœuvres en mer Noire et en Biélorussie, encerclant de facto son voisin pro-occidental.

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