Ukraine
Guerre en Ukraine : ce vote sur les « avoirs russes gelés » ressemble à un pied de nez au gouvernement
La résolution sur le soutien à l’Ukraine adoptée à l’Assemblée « exhorte l’Union européenne et ses États membres à procéder sans délai à la saisie des avoirs russes gelés ».

POLITIQUE – Peser sur la ligne du gouvernement. Les députés ont adopté ce mercredi 12 mars une résolution sur le renforcement du soutien à l’Ukraine, contenant notamment un appel à la saisie des avoirs russes gelés, à laquelle s’opposent François Bayrou et ses ministres. C’est pourquoi l’adoption de ce texte, certes non contraignant, ressemble à un pied de nez à l’exécutif.
Avec la saisie des avoirs russes, le Premier ministre et ses soutiens craignent en effet que la stabilité financière de l’Europe soit menacée. Tandis que le ministre de l’Économie Éric Lombard estime que cela serait même « contraire aux accords internationaux ». De son côté, Emmanuel Macron n’a pas non plus masqué son opposition à l’idée d’utiliser les 300 milliards d’euros d’avoirs russes pour financer la défense ukrainienne : « On peut prendre les revenus des avoirs gelés, mais on ne peut pas prendre les avoirs eux-mêmes », a-t-il affirmé lors d’une visite à la Maison Blanche le 24 février.
Et pourtant, même dans le camp des macronistes, les appels du pied au gouvernement se multipliaient ces derniers jours. « Nous sommes nombreux à ne plus partager la position du gouvernement », résumait Gabriel Attal, le 4 mars, en pleine séance publique à l’Assemblée.
LFI a voté contre, le RN s’est abstenu
Sur cette question, comme sur celle de la construction d’une Europe de la défense ou encore du soutien au processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, l’hémicycle s’est aussi montré divisé lors des débats, parfois houleux.
Le texte a finalement été adopté avec 288 voix pour, et 54 contre, avec le soutien notamment des députés macronistes, socialistes, écologistes, et des partis de droite Les Républicains et Horizons. La France insoumise (LFI) et des députés communistes ont voté contre. Le Rassemblement national (RN) s’est lui abstenu.
French Senator criticizes Trump
French politician Claude Malhuret critiqued the United States’ shifting stance on Ukraine and targeted President Donald Trump in his remarks during a general session of the French Senate on Tuesday.
Guerre en Ukraine : Macron appelle les Français au «courage» face à un «monde de dangers»
«Face à ce monde de dangers, rester spectateur serait une folie», a lancé le chef de l’État dans une allocution télévisée mercredi soir. Un sommet crucial de l’Union européenne à Bruxelles se tient aujourd’hui avec Volodymyr Zelensky pour acter un renforcement massif de la défense continentale.
Emmanuel Macron a prévenu solennellement les Français, dans une allocution mercredi soir, qu’il faudra «des réformes, du choix, du courage», dans la «nouvelle ère» qui s’esquisse face à un rapprochement entre les États-Unis et la Russie, potentiellement aux dépens de l’Europe et de l’Ukraine.
«Face à ce monde de dangers, rester spectateur serait une folie», a lancé le chef de l’État dans un discours télévisé d’une quinzaine de minutes, à la veille d’un sommet crucial de l’Union européenne (UE) à Bruxelles pour acter un renforcement massif de la défense continentale. Le président avait choisi de s’adresser à son pays afin, selon son entourage, de répondre à «une angoisse très forte chez les Français».
«Je veux croire que les États-Unis resteront à nos côtés. Mais il nous faut être prêts si tel n’était pas le cas», a expliqué Emmanuel Macron, décrivant une «menace russe» qui «nous touche» avec une «agressivité» qui «ne semble pas connaître de frontières».
(source: lefigaro.fr)
Les évêques de l’UE exhortent les États européens à soutenir l’Ukraine

Alors que les États-Unis viennent d’annoncer la suspension de l’aide à l’Ukraine, les évêques de l’Union européenne appellent les États membres à continuer à aider financièrement Kiev. Dans un communiqué publié ce mardi 4 mars, la Commission des épiscopats de l’Union européenne souhaite un accord de paix respectant le droit international, appuyé sur des garanties de sécurité, et impliquant «la victime de l’agression: l’Ukraine».
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
Quelques jours après l’altercation entre Volodymr Zelensky et Donald Trump dans bureau ovale de la Maison Blanche, l’administration américaine annonce ce mardi 4 mars la suspension de l’aide militaire à Kiev. Le dialogue semble ainsi rompu entre Kiev et Washington alors que les États-Unis sont le premier fournisseur d’aide au pays en guerre, et aurait apporté en l’espace de trois ans 64,1 milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine selon l’institut Kiel pour l’économie mondiale. Dans ce contexte, les évêques de l’Union européenne ont publié un communiqué appelant l’Union et les États membres à poursuivre leur aide à l’Ukraine, face à «l’invasion massive et injustifiable de la Russie».
«Une issue décisive pour le monde libre»
La Commission des épiscopats de l’Union européenne (COMECE) souligne le soutien «humanitaire, politique, économique, financier et militaire», apporté par les «décideurs de l’Union européenne» ainsi que les nombreuses organisations de la société civile par des «gestes concrets de solidarité».
À quelques jours d’un sommet spécial de l’Union européenne sur la défense prévu le 6 mars pour discuter des «garanties de sécurité» en faveur de l’Ukraine, la COMECE estime que l’issue de la guerre en Ukraine ne concerne pas le seul avenir de ce pays d’Europe de l’est, mais qu’elle sera «décisive pour le sort de l’ensemble du continent européen et d’un monde libre et démocratique». Car, rappellent-ils, «l’invasion de l’Ukraine par la Russie est une violation flagrante du droit international». Lire la suite »
Trump suspend l’aide militaire à l’Ukraine
Le président américain a ordonné lundi une « pause » dans l’aide militaire des Etats-Unis à l’Ukraine, trois jours après l’altercation à la Maison Blanche avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Un sommet crucial d’une quinzaine d’alliés de l’Ukraine ouvre à Londres
L’Europe traverse un « moment unique » pour sa « sécurité », a déclaré dimanche 2 mars le Premier ministre britannique en ouvrant une rencontre cruciale d’une quinzaine d’alliés de l’Ukraine en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky, deux jours après sa vive altercation avec Donald Trump.
Guerre en Ukraine: Londres et Kiev signent un accord de prêt de 2,26 milliards de livres
President Trump confirms no US security guarantee for Ukraine
President Trump has confirmed that there will be no significant US security guarantee for Ukraine, despite agreement on a deal to exploit the country’s minerals.
Speaking at his first full cabinet meeting since re-taking the White House, Mr Trump said Europe, not the US must underwrite Ukraine’s future security. Mr Trump also confirmed the US was signing a “very big agreement” with Ukraine for access to its mineral resources. He said it would to amount to around $300 billion.
President Zelensky, who is due to fly to Washington on Friday, said that without security guarantees there would be no justice and no real ceasefire in Ukraine.
Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution américaine refusant de soutenir l’Ukraine
Alors que l’administration de Joe Biden avait toujours soutenu Kiev, les votes américains à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité mettent en lumière le changement radical de la politique américaine avec l’arrivée de Donald Trump.

Trois ans après l’invasion russe, les Etats-Unis de Donald Trump se sont alliés, lundi 24 février, à la Russie lors de votes sans précédent à l’ONU sur le conflit ukrainien, poussant leur idée d’une paix rapide sans condamnation de Moscou, ni défense des frontières de l’Ukraine.
Alors que l’administration de Joe Biden avait toujours soutenu Kiev, les votes américains à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité mettent en lumière le changement radical de la politique américaine avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.
Lundi matin, une première résolution préparée par l’Ukraine et ses alliés européens a été adoptée à l’Assemblée par 93 voix pour, 18 contre, et 65 abstentions, sur 193 Etats membres.

Un succès pour ses partisans, même si l’Ukraine a perdu de nombreux soutiens, dont celui des Etats-Unis de Donald Trump qui ont voté contre, aux côtés de la Biélorussie, du Mali, du Nicaragua, de la Corée du Nord, ou de la Hongrie, mais aussi de la Russie, dont l’ambassadeur, Vassili Nebenzia, a dénoncé « un morceau de papier antirusse ».
La résolution reconnaît qu’il est « urgent » de mettre fin à la guerre « cette année », et répète sans équivoque les précédentes demandes de l’Assemblée : retrait immédiat des troupes russes du territoire ukrainien et arrêt des hostilités menées par la Russie.
A titre de comparaison, en 2022, une résolution condamnant l’agression russe en Ukraine et demandant à Moscou le retrait immédiat de ses troupes avait été adoptée à l’Assemblée par 141 voix pour, 5 contre, et 35 abstentions, sur 193 Etats membres.
Rencontre Trump-Macron : récit d’une journée historique
Macron: «La paix ne peut pas signifier la capitulation de l’Ukraine»
«La paix ne peut pas signifier la capitulation de l’Ukraine», a averti lundi Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse avec Donald Trump, qui poursuit sa volte-face dans le dossier ukrainien.
Keir Starmer va proposer à Donald Trump une « force de réassurance » européenne pour l’Ukraine
Le premier ministre britannique rencontrera le président américain, jeudi 27 février, à Washington, après qu’Emmanuel Macron s’y sera rendu lundi 24. Le plan, préparé en concertation avec Paris, serait conditionné à l’octroi par les Etats-Unis d’un mécanisme de garantie de sécurité.
Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a passé toute la journée à Downing Street, jeudi 20 février, pour préparer une rencontre délicate avec Donald Trump à Washington, prévue jeudi 27 février. Ce rendez-vous à la Maison Blanche, son premier avec le président américain depuis son investiture, le 20 janvier, avait été annoncé dès la fin de la Conférence sur la sécurité de Munich, le 16 février, alors qu’il devenait clair, à Londres comme ailleurs en Europe, que la relation transatlantique était en train de se désintégrer sous les yeux des Occidentaux.
Depuis, les propos sans fondement de Donald Trump à l’égard du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qu’il a traité à plusieurs reprises de « dictateur », et sa reprise mot pour mot de la propagande russe, ont rendu la tâche de Keir Starmer encore plus ardue.
Le chef du Parti travailliste a trois objectifs : tenter d’apaiser la relation très détériorée entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, prouver au dirigeant américain que les Européens, et les Britanniques en particulier, sont prêts à prendre bien davantage en charge leur propre défense, et lui proposer une solution de maintien de la paix en Ukraine – « une force de réassurance » selon des officiels occidentaux –, qui permettrait de rassurer la population ukrainienne et aurait un effet dissuasif suffisant pour éviter toute nouvelle agression russe.
(source: lemonde.fr)