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Union européenne : Emmanuel Macron réaffirme son soutien à des négociations d’adhésion de l’Ukraine

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Emmanuel Macron. POOL / REUTERS

Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE doivent se prononcer jeudi et vendredi sur le lancement des négociations d’adhésion de l’Ukraine.

Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé dimanche à son homologue Volodymyr Zelensky le «soutien de la France» à l’ouverture de négociation d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, actuellement bloquée par la Hongrie.

Au cours d’un appel téléphonique, Emmanuel Macron a salué l’adoption par le parlement ukrainien les 8 et 9 décembre «de plusieurs textes de loi décisifs, portant notamment sur les droits des minorités nationales, la réforme de la justice et la lutte anti-corruption», selon l’Élysée. «L’Ukraine manifeste ainsi sa détermination à répondre dès maintenant aux recommandations qui lui ont été faites par la Commission européenne», a ajouté la présidence française.

Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE doivent se prononcer jeudi et vendredi sur le lancement des négociations d’adhésion de l’Ukraine.

Orban inflexible

Mais le premier ministre hongrois Viktor Orban reste inflexible dans son opposition à l’ouverture de ce processus. «L’Ukraine est connue pour être l’un des pays les plus corrompus du monde. C’est une plaisanterie ! Nous ne pouvons pas prendre la décision d’entamer un processus de négociation d’adhésion», a-t-il affirmé après avoir rencontré Emmanuel Macron jeudi dernier à Paris.

Le président français a aussi «réitéré le soutien indéfectible de la France à l’Ukraine face à la guerre d’agression menée par la Russie», a dit l’Élysée.

De son côté, Volodymyr Zelensky a indiqué sur la plateforme X avoir informé son homologue français des développements militaires sur la ligne de front. «Nous avons discuté de nos besoins prioritaires et du prochain paquet d’aide militaire français qui va significativement renforcer la puissance de feu de l’Ukraine», a-t-il écrit.

(source: lefigaro.fr)

RDC : retour sur l’annulation de l’Union européenne de sa mission d’observation • RFI

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L’Union européenne (UE) a annoncé, mercredi 29 novembre, l’annulation de sa mission d’observation électorale en RDC pour n’avoir pas reçu l’autorisation de déployer ses matériels de communication. Quelles sont les raisons du retrait inattendu des observateurs européens, à seulement trois semaines du scrutin ?

Le Niger reçoit une délégation russe et met fin à deux missions de sécurité de l’UE

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Le ministère nigérien des Affaires étrangères issu du coup d’État de juillet au Niger a annoncé lundi mettre fin à deux missions de sécurité et de défense de l’Union européenne dans le pays. Au même moment, une délégation russe conduite par le vice-ministre de la Défense est arrivée à Niamey pour échanger avec les autorités militaires.

Des manifestants brandissent le drapeau nigérien ainsi qu’un drapeau du groupe paramilitaire russe Wagner, alors qu’ils réclament le départ des troupes françaises, le 16 septembre 2023 à Niamey. Des manifestants brandissent le drapeau nigérien ainsi qu’un drapeau du groupe paramilitaire russe Wagner, alors qu’ils réclament le départ des troupes françaises, le 16 septembre 2023 à Niamey. © AFP

Le régime militaire issu du coup d’État de juillet au Niger a annoncé lundi 4 décembre mettre fin à deux missions de sécurité et de défense de l’Union européenne (UE) dans le pays, au moment où il accueille une délégation russe à Niamey.

Depuis le renversement du président élu Mohamed Bazoum, les militaires au pouvoir rompent peu à peu les liens avec les partenaires occidentaux du régime déchu. Après avoir notamment obtenu le départ des forces françaises, en cours jusqu’à fin décembre, ils se cherchent de nouveaux alliés et se sont notamment rapprochés de la Russie.

Le ministère nigérien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué la dénonciation de l’accord passé par l’État du Niger avec l’Union européenne relatif à la mission civile européenne « EUCAP Sahel Niger », active depuis 2012. Cette mission basée à Niamey dit compter 120 Européens et soutenir « les forces de sécurité intérieure, les autorités nigériennes ainsi que les acteurs non-gouvernementaux ».

Le ministère a également déclaré le « retrait par l’État du Niger du consentement accordé pour le déploiement d’une mission de partenariat militaire de l’UE » au Niger nommée « EUMPM ». Cette mission a été lancée en février « à la demande des autorités nigériennes », pour « soutenir le pays dans sa lutte contre les groupes armés terroristes », selon le site du Conseil de l’UE. Le Niger est en proie à des violences jihadistes dans l’ouest et le sud-est du pays.
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Le gouvernement nigérien ajoute qu’il « décide du retrait des privilèges et immunités accordées » dans le cadre de cette mission, sans précisions.

Nouveaux alliés

Lundi également, une délégation russe conduite par le vice-ministre de la Défense est arrivée à Niamey pour échanger avec les autorités militaires. Il s’agit de la première visite officielle d’un membre du gouvernement russe dans ce pays depuis le coup d’État du 26 juillet qui a bouleversé les relations diplomatiques entre le Niger et ses partenaires internationaux.

La délégation russe, conduite par le vice-ministre de la Défense, le colonel-général Yunus-bek Yevkurov, a été reçue lundi par le chef du régime militaire nigérien, le général Abdourahamane Tiani. À l’issue de cette rencontre, les deux parties ont signé des documents « dans le cadre du renforcement » de leur coopération militaire, ont indiqué les autorités nigériennes.

Le Niger s’est également rapproché du Burkina Faso et du Mali voisins, partenaires comme lui de la Russie et dirigés par des militaires issus de coups d’État.

Après le Mali l’an dernier, le Niger et le Burkina ont annoncé samedi leur départ de l’organisation G5 Sahel, dédiée à la lutte contre le jihadisme. Une décision qui a pris effet dès le 29 novembre, neuf ans après la création de l’organisation dont les membres restant sont la Mauritanie et le Tchad. Largement financée par l’Union européenne, cette force représentait aux yeux des partenaires internationaux du Sahel une porte de sortie dans une région en proie aux violences jihadistes.

En septembre, le Niger, le Burkina et le Mali ont créé l’Alliance des États du Sahel, pour renforcer leur coopération.

Comme le Niger, le Burkina et le Mali, pourtant minés par les violences jihadistes, ont suspendu des médias français et ont obtenu le retrait des soldats français.

(source: france24 Avec AFP)

Iraky ny SADC – Fanarahamaso ny fifidianana: mamintina ny fihaonana i Monja Roindefo sy Josep Borrell (Haut Représentant de Union Européenne)

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Haut représentant de l’Union européenne : Pour un « dialogue inclusif et constructif »

Josep Borrell, chef de la diplomatie de l’Union européenne

Dans une déclaration poignante, Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne (UE), a exprimé de fortes inquiétudes quant à la situation politique qui prévaut actuellement dans le pays. 

Bruxelles est sorti de son silence. À travers son haut représentant chargé des affaires étrangères et de la politique de sécurité des 27, Josep Borrell, l’Union européenne a partagé ses préoccupations à propos de la situation politique dans le pays. Ces plusieurs semaines de climat politique tendu, marqué par des manifestations agitées, ont particulièrement attiré l’attention de Bruxelles. En effet, l’UE lance un appel à toutes les forces politiques et sociales, les exhortant à agir de manière pacifique. Dans une déclaration sortie le samedi 11 novembre dernier, Josep Borrell souligne l’importance d’un « dialogue inclusif et constructif pour restaurer la confiance dans le processus électoral ». Les partenaires du pays souhaitent de plus en plus ​la stabilité politique, à travers des discussions ouvertes.

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Coup de tonnerre : la Pologne laisse tomber l’Ukraine

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Coup de tonnerre en pleine guerre : la Pologne a annoncé mercredi soir qu’elle ne fournissait plus d’armes à l’Ukraine, à un moment clé de la contre-offensive menée par Kiev contre la Russie. Le pays était pourtant l’un des plus grands fournisseurs d’armes à l’Ukraine.


Et lors d’une conférence de presse à New York, le président polonais Andrzej Duda a même comparé l’Ukraine à un homme qui se noie, risquant d’entraîner au fond et de noyer aussi celui qui cherche à le sauver, pour justifier le fait que la Pologne ne fournisse plus d’armes à Kiev. Alors, la Pologne est-elle en train de laisser tomber l’Ukraine ? Vladimir Poutine a-t-il réussi a brouiller des pays alliés ?

En Géorgie, Josep Borrell presse le gouvernement d’accélérer ses réformes : « La Russie sera ravie si nous échouons »

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Le chef de la diplomatie européenne était pour la première fois en visite dans ce petit pays du Caucase, au cœur d’une lutte d’influence entre l’UE et la Russie.

Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, lors d’une conférence de presse, à Tbilissi, le 7 septembre 2023. STRINGER / AFP

La Géorgie doit redoubler d’efforts pour espérer obtenir, d’ici à la fin de l’année, le statut de candidat officiel à l’Union européenne (UE). C’est le message qu’a délivré le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, lors de sa première visite dans le pays, jeudi 7 et vendredi 8 septembre. Le statut de candidat, auquel aspire plus de 80 % de la population géorgienne, « doit être obtenu en adoptant des réformes profondes et en adhérant aux valeurs de l’Union européenne. Pour être franc, il y a encore du travail à faire », a ajouté le haut représentant de l’UE.

Son déplacement intervient à un moment crucial pour cette ancienne république soviétique, au cœur d’une lutte d’influence entre la Russie et l’UE, sur fond de tension liée à la guerre en Ukraine. Ce petit pays du Caucase, dont 20 % du territoire est occupé par les troupes russes depuis la guerre avec Moscou en 2008, a jusqu’à la fin de l’année pour mettre en œuvre les douze recommandations imposées par Bruxelles avant d’obtenir un éventuel feu vert.

Or, depuis des mois, le gouvernement, proche de Moscou, semble tout faire pour enrayer le processus, bien qu’il clame le contraire. Le dernier épisode en date remonte au 1er septembre, lorsque Tbilissi a lancé, de façon spectaculaire et inédite, une procédure de destitution contre la présidente géorgienne, Salomé Zourabichvili. Le gouvernement, dirigé par le parti Rêve géorgien, l’accuse d’avoir violé la Constitution en effectuant une tournée en Europe sans son accord.

La présidente, une ancienne diplomate française, a un rôle essentiellement symbolique dans le pays, mais ses positions pro-occidentales et son opposition à la politique gouvernementale de proximité avec la Russie, en ont fait une interlocutrice privilégiée des dirigeants européens, soucieux de ne pas laisser le pays retomber dans les griffes de Moscou en pleine guerre en Ukraine.

Démarche « alarmante »

En Géorgie, une dizaine d’ONG ont dénoncé la démarche « alarmante » du gouvernement et l’ont appelé à mettre fin au processus de destitution. Dénonçant « une attaque directe contre l’UE », ils rappellent que la Constitution géorgienne elle-même oblige le président et le gouvernement à prendre toutes les mesures pour assurer l’intégration du pays dans l’Union européenne.

En France, Emmanuel Macron a apporté mercredi un soutien appuyé à Salomé Zourabichvili, saluant « le combat courageux qu’elle mène, pour la démocratie, pour l’Etat de droit et pour ce qu[’il croit] l’avenir du peuple géorgien, c’est-à-dire véritablement cet ancrage européen ». Malgré le coup de force du gouvernement, le processus de destitution a peu de chances d’aboutir. Il nécessite en effet le vote de cent députés, alors que le parti au pouvoir, Rêve géorgien, n’en compte que quatre-vingt-deux. Le gouvernement devra donc convaincre au moins douze membres de l’opposition.

(source: lemonde.fr)

Ursula von der Leyen : « A long terme, il est impossible que l’Ukraine ne soit pas membre de l’UE »

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Dans un entretien au « Monde », la présidente de la Commission européenne salue les progrès de l’Ukraine pour adhérer à l’UE, mais ne donne pas de calendrier précis.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le premier jour de la conférence sur l’Ukraine à Londres, le mercredi 21 juin 2023. HENRY NICHOLLS / AP

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, n’est pas arrivée les mains vides à Londres, mercredi 21 juin, pour la conférence internationale consacrée à la reconstruction de l’Ukraine, organisée sous l’égide du Royaume-Uni. La veille, l’exécutif communautaire a demandé aux Vingt-Sept de dégager 50 milliards d’euros (17 milliards de dons, 33 milliards de prêts) pour aider l’Ukraine sur quatre ans, jusqu’en 2027.

Etonnante conférence : alors que la guerre fait rage en Ukraine, elle rassemble investisseurs privés et dirigeants politiques, dont les ministres d’une quarantaine de pays, et il y est discuté d’un avenir où le pays investirait dans la transition numérique et l’énergie propre. Déconnectée de la réalité ? « Nous envoyons un message politique fort, à savoir que nous sommes aux côtés de l’Ukraine pour le long terme, répond Mme von der Leyen, dans un entretien à cinq journaux européens, dont Le Monde. Mais c’est aussi très concret. Nous nous engageons pour un budget de soutien au-delà de 2023. Je propose que les Etats membres allouent 50 milliards d’euros pour l’Ukraine, alors même que la guerre continue. »

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« Si l’Union européenne s’inquiète aujourd’hui de sa dépendance en matières premières, c’est assurément à raison »

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Le chercheur Sacha Courtial et l’économiste Adrien Lehman détaillent, dans une tribune au « Monde », la stratégie volontariste que l’Union européenne entend mener concernant 51 minerais essentiels quant à la production d’éoliennes, de panneaux solaires et de batteries électriques.

La Commission européenne a publié à la mi-mars sa stratégie concernant les matières premières critiques (CRM, pour Critical Raw Material), laquelle inclut une liste de 51 minerais qu’elle qualifie de « bientôt plus importants que le charbon et le pétrole ». La Commission suit cet enjeu avec attention depuis 2008 car il s’agit de ressources nécessaires à la production de nombreuses technologies-clés pour la transition énergétique, comme les éoliennes, les panneaux solaires et les batteries électriques.

Ainsi, la décarbonation des systèmes énergétiques nécessite des quantités importantes de ces minerais, parmi lesquels le lithium, le nickel, le cobalt, le cuivre ou encore les terres rares. L’Union européenne (UE) ne produisant sur son territoire qu’une infime partie de ses besoins, de larges dépendances à des pays tiers apparaissent.

Diversification et sécurisation

L’objectif de la Commission européenne est clair : garantir l’approvisionnement européen en matières premières critiques sur le long terme, et ce malgré deux éléments : une explosion attendue de la demande d’ici à 2050 et une dépendance forte sur toute la chaîne de valeur auprès de pays extra-européen et en particulier de la Chine.

La stratégie annoncée repose sur deux piliers. Premièrement, européaniser les chaînes de valeurs, c’est-à-dire accroître le pourcentage de minerais produits et raffinés qui dépendent uniquement de l’UE. Ainsi, un dixième des matières premières stratégiques devra être extrait au sein de l’UE, contre 3 % actuellement. Au moins 40 % de la transformation et du raffinage des matériaux devront également être effectués dans l’UE, contre moins de 20 % aujourd’hui, et les objectifs de recyclage sont fixés à 15 %.

Deuxièmement, la Commission souhaite engager une stratégie pour diversifier la provenance des importations, ce qui signifie accroître le pourcentage de minerais produits et raffinés qui dépendent de pays alliés à l’UE.

Pour atteindre cet objectif intermédiaire, la Commission prévoit de sécuriser les chaînes d’approvisionnement par le biais du commerce avec des pays proches. A cette fin, des accords de libre-échange ont déjà été conclus avec les pays membres du Mercosur [Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay] (2019), le Canada (2021), le Chili (2022) et le Kazakhstan (2022). Des accords avec l’Indonésie et l’Australie sont aussi en cours de négociation.

A un prix de marché

Si l’Union européenne s’inquiète aujourd’hui de sa dépendance en matières premières, c’est assurément à raison. Certains concluent de cette situation la nécessité de retrouver une indépendance, voire une forme de « souveraineté économique », en relocalisant au maximum

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Union Européenne: le Traité de Nice

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Le siège de la Commission européenne, à Bruxelles.

Le traité de Nice est un traité signé le par les États membres de l’Union européenne (UE), entré en vigueur le . Il fixa les principes et les méthodes d’évolution du système institutionnel au fur et à mesure que l’UE s’élargit avec l’entrée des Pays d’Europe centrale et orientale (« PECO »).

En effet, dans la perspective d’un élargissement à 28 États membres à l’horizon 2007, les modalités de prise de décision au sein des institutions ont dû faire l’objet d’adaptations. Une nouvelle répartition des voix attribuées à chaque État au Conseil, ainsi que la définition d’un nouveau calcul de la majorité qualifiée, ont paru nécessaires au bon fonctionnement de cette instance décisionnelle menacée de paralysie.

Le traité de Nice et l’élargissement ont fait l’objet d’un référendum en en Irlande. Les Irlandais avaient alors dit « non » le 2 ; après un second référendum, ils ont finalement ratifié le traité.

Période pré-traité

Début 2004, le système de répartition des voix au Conseil de l’Union européenne est le suivant :

La majorité qualifiée nécessite de rassembler 62 voix sur 87, soit 71,2 % des voix, alors que la minorité de blocage est atteinte avec 26 voix. C’est le système de votes pondérés : un acte est adopté lorsque le total des voix qu’il recueille est au moins égal au nombre de voix définissant le seuil de majorité qualifiée, soit 62 voix (correspondant au vote favorable d’au moins 10 États membres). La minorité de blocage peut être obtenue par trois grands États membres, ou même par deux grands États membres et l’Espagne. Lire la suite »

L’Union européenne prend de nouvelles sanctions contre le groupe Wagner pour ses exactions en Afrique

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Entrée du PMC Wagner Center, associé au fondateur du groupe militaire privé Wagner à Saint-Pétersbourg, le 4 novembre 2022. Olga MALTSEVA / AFP

Le groupe de mercenaires russes est à nouveau épinglé pour ses violations des droits humains en Centrafrique, au Soudan et au Mali.

L’Union européenne a annoncé samedi de nouvelles sanctions contre le groupe russe Wagner pour ses «violations des droits humains» en Centrafrique, au Soudan et au Mali. Onze personnes – neuf en Afrique et deux en Ukraine – et sept entités liées au groupe ont été ajoutées à la liste du bloc européen imposant des gels d’avoirs et des interdictions de voyager.

Déjà fin 2021, le groupe Wagner lui-même, qui combat activement avec l’armée russe en Ukraine, avait été sanctionné par l’Union européenne en 2021 pour ses «actions de déstabilisation» menées en Ukraine et dans plusieurs pays d’Afrique. Les sanctions consistaient en une interdiction de visas pour les personnes et le gel des avoirs dans l’UE.

«Menace pour les populations»

Ces nouvelles sanctions ont été décidées «au vu de la dimension internationale et de la gravité des activités du groupe, ainsi que de son impact déstabilisateur sur les pays où il est actif», a écrit le Conseil européen dans un communiqué. «Les activités du groupe Wagner sont une menace pour les populations des pays où ils opèrent et pour l’Union européenne», a déclaré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrel.

Le Conseil européen a précisé que huit membres de Wagner et les sept entités visées par ces nouvelles sanctions relevaient du régime mondial de sanctions en matière de droits humains de l’UE pour les activités du groupe en Centrafrique et au Soudan.

Un neuvième membre de Wagner a quant à lui été frappé par un régime de sanctions de l’UE qui s’applique spécifiquement au Mali. Il s’agit du chef des forces de Wagner dans ce pays où des combattants du groupe «ont été impliqués dans des actes de violence et de multiples violations des droits de l’homme, y compris des exécutions extrajudiciaires».

Minerais et diamants

Plusieurs personnes mises sous sanctions par l’UE en Centrafrique sont des membres de premier plan de Wagner, dont «le conseiller à la sécurité» du président Faustin Archange Touadera et le porte-parole du groupe dans le pays. Wagner s’est implanté en Centrafrique à l’invitation du président pour réprimer une rébellion.

Des sociétés aurifères et diamantaires liées à Wagner en Centrafrique et au Soudan sont aussi visées par les sanctions européennes. Une station de radio centrafricaine, Lengo Sengo, est également sous le coup d’une procédure «pour s’être livrée à des opérations d’influence en ligne au nom de la Russie et du groupe Wagner dans le but de manipuler l’opinion publique».

(source: lefigaro.fr)