Mois: juillet 2019

Mort de Johny Clegg, le « Zoulou blanc » et symbole de la lutte anti-apartheid

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L’Afrique du Sud vient de perdre une icône. Le chanteur Johnny Clegg est décédé, mardi 16 juillet, d’un cancer, à l’âge de 66 ans.

« Johnny est décédé paisiblement aujourd’hui, entouré de sa famille à Johannesburg (…), après une bataille de quatre ans et demi contre le cancer », a déclaré son manager Roddy Quin sur la chaîne de télévision publique SABC.

« Il a joué un rôle majeur en Afrique du Sud en faisant découvrir aux gens différentes cultures et en les rapprochant », a-t-il ajouté dans un communiqué. « Il nous a montré ce que cela signifiait d’embrasser d’autres cultures sans perdre son identité ».

Un mélange inédit des cultures

Musicien engagé, Johnny Clegg incarnait en effet avec ses chansons, mélange inédit de rythmes zoulou et de pop occidentale, la résistance à l’apartheid puis la réconciliation. Longtemps victime de la censure en Afrique du Sud, il a connu le succès à l’étranger avant d’accéder au statut de star dans son pays.

Pendant les pires heures du régime raciste, ses chansons ont été interdites. Pour contourner la censure, il a été contraint de se produire avec son groupe Juluka, formé avec le musicien zoulou Sipho Mchunu, dans les universités, les églises, les foyers de migrants et chez des particuliers.


Paroles et traduction de la chanson «Asimbonanga (Mandela)» par Johnny Clegg

[Chorus] (x2)
[Refrain] (x2)
Asimbonanga
Nous ne l’avons pas vu
Asimbonang’ uMandela thina
Nous n’avons pas vu Mandela
Laph’ekhona
A l’endroit où il est
Laph’ehleli khona
A l’endroit où on le retient prisonnier

Oh the sea is cold and the sky is grey
Oh, la mer est froide et le ciel est gris
Look across the Island into the Bay
Regarde de l’autre coté de l’Ile dans la Baie
We are all islands till comes the day
Nous sommes tous des îles jusqu’à ce qu’arrive le jour
We cross the burning water
Où nous traversons la mer de flammes

Littérature malagasy – Un prix en l’honneur de Bakoly Domenichini Ramiaramanana

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Pr. Bakoly Domenichini Ramiaramanana
Pr. Bakoly Domenichini Ramiaramanana

Donner à la langue malagasy la place qu’elle mérite. Tel était le leitmotiv de la première femme malagasy Docteur d’Etat en Lettres, Bakoly Domenichini-Ramiaramanana. Effectivement, au fil des années, elle s’est toujours attelée à valoriser la langue malagasy à travers ses différentes actions. « Elle resta toute sa vie le défenseur de la littérature orale dont les racines s’enfoncent dans un passé plurimillénaire. C’est la première idée qu’elle défendit dans son article sur la littérature malgache pour l’ « Encyclopaedia Universalis», dans des articles comme « Princesses du Ciel et princes de la Terre » pour l’exposition de Neuchâtel en Suisse et dans la traduction des « Ohabolan’ny Ntaolo » qu’imprima l’Académie.

Et avec les écrivains, elle retenait surtout ceux dont l’oeuvre restait enracinée dans la tradition comme Rabearivelo ou Fredy Rajaofera. Elle n’a pas non plus hésité à se faire mettre en congé sans solde trois ans durant par le C.N.R.S. où elle avait le plus haut rang de directeur de recherche pour diriger l’Office national des langues de Madagascar de l’Académie Malgache », témoigne un membre de son entourage. Lire la suite »

Trump’s racism stance: Congresswomen hit back in his race row

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Four congresswomen (all coloured people) attacked by President Trump in a series of tweets have dismissed his comments. Ayanna Pressley, Ilhan Omar, Alexandria Ocasio-Cortez and Rashida Tlaib said the tweets were a distraction from their criticism of the president’s border control policy.


‘Go back’? Trump’s grandfather’s German hometown has a different message for the U.S. president

BERLIN — When it became clear Donald Trump would be the Republican nominee for president in 2016, the German village of Kallstadt suddenly became a destination for journalists and tourists curious about the unlikely candidate’s roots.

Trump’s grandfather had been born there and migrated to the United States in search of opportunity. Many of the 1,200 residents of the town, uncomfortable with the spotlight and the populist rhetoric Trump espoused, wished the eventual American president would forget about their quiet corner in Germany.

Now, in the aftermath of Trump urging four Democratic congresswomen to “go back” to the “crime infested places from which they came,” some in this once economically depressed town are urging the U.S. president to remember where his own family came from.

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Alerte Santé: la fièvre hémorragique Ebola à Goma (RDCongo), la plus grande ville touchée depuis le début de l’épidémie

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Un premier cas d’Ebola confirmé à Goma en RD Congo, un pasteur en provenance de Butembo.

Le Ministère de la Santé de la RD Congo a annoncé dimanche 14 juillet qu’un cas de fièvre hémorragique Ebola a été identifié à Goma (un million d’habitants). Il s’agit de la plus grande ville touchée depuis le début de l’épidémie le 1er août 2018. Le gouvernement appelle à garder son calme.

 

CAN2019: Sénégal et Algérie, finalistes, sont issus du même Groupe C

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L’un attend son premier sacre dans la compétition après une finale perdue face au Cameroun aux tirs au but en 2000. L’autre rêve de second titre 29 ans après un succès face au Nigeria (1-0). Le Sénégal et l’Algérie s’affrontent en finale de la 32e Coupe d’Afrique des Nations. L’affiche est programmée vendredi 19 juillet à 21h (heure française), au stade international du Caire.

Dimanche 14 juillet, les « Fennecs » algériens ont arraché la qualification face au Nigeria (2-1) au bout du temps additionnel (95e) grâce à un coup franc chirurgical de leur star Riyad Mahrez. Un peu plus tôt, les « Lions de la Teranga » sont venus à bout de la Tunisie en prolongation (1-0, but contre son camp de Dylan Bronn à la 101e).

Programme et résultats de la phase à élimination directe

8es de finale :

Vendredi 5 juillet :
Maroc – Bénin : 1-1, 1-4 t.a.b.
Ouganda  – Sénégal : 0-1 Lire la suite »

La Turquie défie les États-Unis et l’Otan avec ses missiles russes

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La livraison des missiles russes S-400, démarrée la veille, s’est poursuivie, samedi 13 juillet à Ankara, malgré les avertissements de Washington.

Les membres du Congrès appellent à des sanctions.

En quoi consiste le système de missile S-400 ?

– Le S-400 est un système de défense aérienne, fabriqué par le constructeur russe Almaz-Anteï. Une batterie de S-400 consiste en un centre de commande, différentes stations radar mobiles et jusqu’à 12 véhicules de lancement, dotés de quatre missiles chacun, d’une portée de 400 km. Plusieurs dizaines de batteries ont déjà été déployées à travers la Russie. La péninsule ukrainienne de Crimée, annexée par la Russie en 2014, a reçu quatre S-400 et deux batteries ont aussi été déployées en Syrie pour y protéger les bases russes de Tartous et Hmeimim.

La Chine a été le premier pays étranger à acheter quatre à six batteries en 2014 et les livraisons ont commencé en avril 2018. L’Inde a acheté cinq batteries dont la livraison doit débuter fin 2020. D’autres pays sont intéressés, notamment l’Irak, le Qatar et l’Arabie saoudite.

(…)

Quelle est la position de Donald Trump ?

– Donald Trump n’est pas totalement aligné sur le point de vue du Pentagone et des chefs militaires. Le président américain fait porter la responsabilité de la situation à son prédécesseur. Selon lui, les Turcs se sont sentis obligés d’acheter le système russe parce que Barack Obama n’avait pas réussi à leur vendre le système de défense aérienne américain Patriot. « C’est un gâchis » a-t-il commenté, fin juin, lors de la réunion du G20. « Et honnêtement, ce n’est pas vraiment la faute d’Erdogan ». À l’issue de sa rencontre avec Donald Trump à Osaka, Recep Tayyip Erdogan avait, lui, affirmé ne pas craindre d’exposer son pays à des sanctions américaines en achetant les S-400.

(… lire l’intégralité dans La Croix)

Arrivée des Barea de Madagascar à Ivato

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Retour en images sur l’arrivée des joueurs de l’équipe nationale malagasy à Ivato lors du CAN 2019. Une foule immense, de la joie, une fierté nationale retrouvée , de l’aéroport jusqu’à Mahamasina!

Beaucoup de mots, peu de solutions? Macron ouvre une première discussion avec les diasporas africaines

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Emmanuel Macron a réitéré sa volonté d’ouvrir « une nouvelle page » dans la relation entre la France et l’Afrique lors de l’échange avec un public de près de 400 personnes.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo et Emmanuel Macron, entourés de personnalités liées à l’Afrique (entrepreneurs, représentants associatifs, célébrités), le 11 juillet à l’Elysée. Ludovic Marin / AP

A écouter les discussions des invités pénétrant la cour d’honneur, observer leurs visages fiers et les tenues parfois trop apprêtées pour l’occasion, il régnait, jeudi 11 juillet, une atmosphère d’aboutissement à l’Elysée, le sentiment qu’un moment longuement attendu était enfin arrivé. Pour la première fois, après quatre siècles d’une histoire franco-africaine écrite le plus souvent au profit d’une seule partie, les diasporas africaines étaient reçues à la présidence française pour un échange avec le chef de l’Etat.

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Défense: la France va se doter d’un commandement militaire de l’espace

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Qualifiant l’espace de « véritable enjeu de sécurité nationale, par la conflictualité qu’il suscite », le président avait assuré en 2018 vouloir doter la France d’« une stratégie spatiale de défense », qui est désormais prête, a-t-il affirmé samedi. « La nouvelle doctrine spatiale et militaire qui m’a été proposée par la ministre des armées, que j’ai approuvée, permettra d’assurer notre défense de l’espace et par l’espace », a-t-il souligné.

« Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active », a promis le chef de l’Etat, en assurant que « les nouveaux investissements indispensables seront décidés ».

Dans un entretien accordé au Monde vendredi 12 juillet, le général François Lecointre, chef d’état-major des armées avait indiqué l’importance à venir du domaine spatial pour la défense nationale :

L’espace (…) Jusqu’à présent, nous le pensions comme l’endroit à partir duquel on applique des effets sur la Terre. Maintenant nous pensons l’action dans l’espace. Il est un champ de manœuvre, non de bataille. La France se refuse à l’arsenalisation et continuera à militer, dans les enceintes internationales, pour la prévenir. Mais elle va se défendre et développe ses capacités de détection des menaces sur ses satellites.

(… lire l’intégralité sur le Monde)