Education

La théorie de l’évolution de Darwin supprimée dans les écoles turques

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Les écoliers turcs n’entendront plus parler de Darwin et de sa théorie de l’évolution. C’est ce qu’a annoncé  Alpaslan Durmuş, l’un des responsables de l’enseignement en Turquie, dans une vidéo diffusée sur le site du ministère de l’éducation, mercredi 21 juin.

L’évolutioniste Charles Darwin

Le chapitre sur l’évolution sera donc supprimé des programmes de troisième. Le sujet pourra seulement être étudié à l’université. « Nous estimons que ces sujets dépassent la compréhension des élèves », a déclaré Alpaslan Durmuş.

Cette annonce était presque prévisible. Déjà en début d’année, le vice-premier ministre Numan Kurtulmus affirmait que la théorie de l’évolution était « archaïque et dépourvue de preuves« .

L’Ordre des Templiers, victime d’un roi maudit?

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Le 13 octobre 1307, le Roi de France Philippe le Bel lance une vaste opération policière, en vue de faire arrêter les membres du puissant et mystérieux Ordre des Templiers. Des dizaines de chevaliers Templiers, accusés d’hérésie, finissent sur le bûcher.

Pourtant, il semble que cette affaire ait été montée de toutes pièces. Quels secrets cache l’acharnement sans relâche de Philippe le Bel ? Et comment le monarque est-il parvenu à bout d’un ordre que l’on croyait intouchable ? Franck Ferrand tente de lever le voile sur cet événement, qui a alimenté bon nombre de légendes. Une enquête méticuleuse, ainsi que la découverte d’archives, permet de révéler certaines vérités cachées concernant l’Ordre du Temple. A l’issue de l’émission, Franck Ferrand et Clémentine Portier-Kaltenbach animent un débat en compagnie de leurs invités.

Les rois maudits

Routes de l’Esclave: Une Vision Globale de l’ONU

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Documentaire de  l’UNESCO.

Ce film présente la diversité des histoires et des patrimoines issus de la traite négrière et de l’esclavage


Grâce à la compilation d’images, aux narrations historiques et aux entrevues avec des experts de tous les continents, le documentaire montre comment les esclaves africains et leurs descendants ont contribué à façonner le monde moderne en remettant ainsi en question les théories erronées sur les «races». Son principal objectif est de donner une vision globale des différentes dimensions de la traite négrière et de l’esclavage et de poser des questions importantes sur leurs conséquences dans les sociétés modernes et sur la façon de gérer cette mémoire collective.

10 Mai non connu de tous: L’Esclavage défini comme crime contre l’Humanité

 

Le Saint-Siège reproche au DMU de l’ONU de faciliter l’avortement

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(RV) Le Saint-Siège ne veut pas s’associer aux paragraphes d’une résolution des Nations unies qui promeuvent l’avortement. C’est l’observateur permanent du Saint-Siège à Genève, Mgr Ivan Jurkovic qui l’a fait savoir lors d’une session du segment des affaires humanitaires du Conseil économique et social de l’ONU le 23 juin 2017, consacrée au texte portant sur le renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence.

Le représentant du Saint-Siège a clairement fait savoir que le Dispositif Médical d’Urgence (DMU) ne pouvait pas être entendu comme « la réponse adéquate à des situations déjà dramatiques que vivent de nombreuses femmes et enfants ». Le DMU, fourni aux femmes et aux jeunes filles en âge de procréer par l’UNFPA, le fonds des Nations unies pour les populations, est présenté par l’ONU comme une « série coordonnée d’actions prioritaires conçues pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles et en gérer les conséquences, prévenir la morbidité et la mortalité dans le domaine de la santé reproductive, réduire la transmission du VIH et prévoir l’apport de services complets de santé reproductive lors des premières phases des situations d’urgence ».

Un kit controversé

Or, parmi le kit numéro 10 distribué dans le cadre du DMU, se trouve une ventouse obstétricale, « la méthode la plus commune pour avorter » comme le précise Mgr Jurkovic. Ce qui est inacceptable aux yeux du Saint-Siège qui rappelle son opposition à toute tentative de promouvoir ou de faciliter l’avortement. « Les services de santé ne doivent jamais être entendus, ou opérés, contre la vie des plus vulnérables ou contre les enfants à naître », souligne l’observateur permanent.

Autre point de désaccord exprimé par Mgr Jurkovic, la référence au « genre ». Par « genre », « le Saint-Siège entend le terme comme enraciné dans l’identité biologique et sexuelle et dans la différence ». Pas question donc de l’utiliser dans un autre contexte.

Dans son discours, Mgr Jurkovic a reconnu que les débats avaient été particulièrement difficiles pour parvenir à ce projet de résolution concernant l’aide humanitaire d’urgence. Il a tout de même salué les progrès réalisés en matière de lutte contre la famine et l’insécurité alimentaire. (XS)

 

Dr Adrien Ratsimbaharison: maridrefy siantifikan’ny demokrasia

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Voka-pikarohana nataon’ny Profesora taranja Siansa Politika malagasy tany Etazonia

Ce Professeur de Sciences politiques aux USA publiera ce mois-ci aux éditions Rowman and Littlefield , un livre intitulé « The Political Crisis of March 2009 in Madagascar » (La Crise Politique de Mars 2009 à Madagascar) qui peut être commandé sur Internet.

Joseph Ravoahangy Andrianavalona: Biographie

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Biographie de la IVe République (française)

RAVOAHANGY-ANDRIANAVALONA (Joseph)
Né le 28 octobre 1893 à Fianarantsoa (Madagascar)
Décédé le 21 août 1970 à Befelatanana (Madagascar)

Député de Madagascar de 1945 à 1951

Joseph Ravoahangy-Andrianavalona est, avec Jean Ralaimongo, la figure dominante du mouvement national malgache au XXème siècle. Il en aura été un acteur majeur, de ses origines avant 1914, jusqu’à l’indépendance en 1960, sur le terrain provincial comme à Tananarive et à Paris.

C’est dans ce cadre qu’il faut replacer ses mandats parlementaires aux deux Assemblées constituantes de 1945-1946 et à la première Chambre de la Quatrième République, de 1946 à 1951. Ce dernier mandat a été interrompu par son arrestation en avril 1947 et la suspension corollaire de son immunité parlementaire, le 18 juillet suivant. Mais Joseph Ravoahangy, n’en ayant pas été déchu, a donc été député de Madagascar de 1946 à 1951.

L’homme qui exerce un important charisme sur les Malgaches en 1945-1947 n’est pas facile à cerner. Dissimulait-il un tempérament de nationaliste intransigeant, xénophobe, révolutionnaire même, comme les accusations l’ont souligné, ou était-il un modéré, légaliste, attaché au dialogue avec la France, foncièrement conservateur sur le plan social, assez proche finalement d’un Bourguiba dont les circonstances ont empêché qu’il connaisse le même destin ? La seconde description semble la plus juste.

Ses origines éclairent le personnage. Né à Fianarantsoa, en pays betsileo en 1893, il appartient à l’aristocratie Andriana de l’Imerina, plus exactement aux Andriamasinavalona, le plus élevé des groupes non-royaux. Il en tire toujours une grande fierté, suscitant même les railleries de ses compagnons de lutte, et le refus de la démagogie. Ce groupe mobile fournit nombre de tompomenakely, féodaux au service du souverain dans les provinces, qui ne dédaignent pas les activités économiques, tels que le commerce et la prospection minière dans le cas de son père.

Protestant luthérien, le jeune Ravoahangy fréquente l’école de la Mission protestante française (MPF), puis l’école régionale publique de Fianarantsoa, pour entrer ensuite, à Tananarive, à l’école Le Myre de Vilers, école de fonctionnaires malgaches créée par Gallieni. Enfin, en 1912, il rejoint l’école de médecine. C’est là que, enthousiasmé par les thèses du pasteur Ravelojaona proposant le modèle japonais à la jeunesse malgache, il fonde en 1913, avec quelques disciples, la « VVS » (Vy, Vato, Sakelika, « fer », « pierre », « ramification »), association travaillant à un risorgimento, un réveil culturel et national malgache.

Mais le pouvoir colonial, à la fin de l’année 1915, y a vu une société secrète complotant sur l’extermination des Européens. En février 1916, Joseph Ravoahangy est l’un des sept condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Il s’est agi, en fait, d’une condamnation pour délit d’opinion, qui s’est soldée par une grâce en 1922, avec réintégration à l’école de médecine en 1923. Mais une répression injustifiée a eu pour effet d’ériger la « VVS » plus tard en acte fondateur du nationalisme malgache, et a servi l’aura de Joseph Ravoahangy dans l’opinion.

De 1923 à 1936, il devient le lieutenant de Jean Ralaimongo, l’ancien combattant et instituteur betsileo qui a milité en France pour l’amnistie des « VVS ». Après trois années accomplies comme médecin de l’Assistance médicale indigène (AMI) à Tuléar, Joseph Ravoahangy, empêché de s’établir comme médecin libre à Diego Suarez, s’y rend néanmoins en octobre 1927, à temps pour remplacer Jean Ralaimongo à L’Opinion de Diego Suarez. Ce journal fait campagne pour l’accession en masse des Malgaches à la citoyenneté française, et s’en prend aux erreurs et abus coloniaux.

Jean Ralaimongo a été emprisonné. Dans cette fonction de remplacement, Joseph Ravoahangy est ainsi amené à critiquer le redoutable décret foncier de 1926 ou la construction du chemin de fer Fianaramtsoa-Côte Est (FCE) dont il démontre le coût excessif et l’inutilité. Il dénonce enfin le travail forcé des jeunes conscrits du Service de la main-d’œuvre des travaux d’intérêt général (SMOTIG), qui vaut à la France une condamnation à la conférence du travail de Genève en 1930.

Avec Jean Ralaimongo et Dussac, un colon créole qui les a rejoints en 1928, Joseph Ravoahangy rédige en 1929 une pétition résumant les aspirations malgaches, que Dussac va présenter au Gouverneur général à Tananarive. Telle est l’origine de la fameuse manifestation du 19 mai 1929, qui revendique la naturalisation en masse et officiellement, mais qui, dès cette époque, est perçue, par un Joseph Ravoahangy, comme une étape vers l’indépendance.

Pour les procès qui suivent, le PCF envoie à Madagascar un avocat, Maître Foissin, qui fait une tournée dans l’île avec Joseph Ravoahangy et y implante le Secours rouge international (SRI), les partis politiques étant toujours interdits aux Malgaches. Et, comme à cette époque, dans son Mémoire sur l’action économique à faire dans la lutte contre l’impérialisme (mai 1930), Joseph Ravoahangy s’exprime dans une phraséologie proche du marxisme-léninisme, le pouvoir en place ne tarde pas à l’étiqueter communiste, ce qu’il n’a jamais été.

En mai 1930, le nouveau gouverneur général Cayla lui inflige cinq ans de résidence forcée à Maintirano, sur la côte ouest. Le déporté, qui s’est inscrit à la SFIO en 1929, est alors défendu par un jeune député socialiste, Marius Moutet, qu’il retrouvera comme ministre de la France d’Outre-mer en 1946-1947. En 1935, il rentre à Tananarive pour participer à la création d’un nouveau journal, La Nation malgache, et il devient le rédacteur en chef du journal suivant, en 1936, Le Prolétariat malgache, organe du nouveau parti communiste de la région de Madagascar (PCRM), autorisé enfin grâce au Front populaire.

Joseph Ravoahangy prend aussi une part active à la création des premiers syndicats malgaches, affiliés à la Confédération générale du travail (CGT), et soumis à des conditions de restriction dont il parvient à obtenir la levée en 1938. Mais son alliance circonstancielle avec les communistes ne dure guère. En juillet 1937, il patronne l’association L’Avenir (ny ho avy), d’inspiration nationaliste et anticommuniste. En fait, l’aristocrate fier de ses ancêtres et de ses capacités, attaché à la religion et à la conservation d’un ordre social ancien qu’il croyait modernisable sans bouleversement, ne peut que rejeter le marxisme et toute tutelle extérieure quelle qu’elle soit.

De 1938 à 1943, le militantisme de Joseph Ravoahangy est en sommeil. Il épouse alors la fille d’un pasteur, Flora Rabesandratana, l’une des premières bachelières malgaches, qui lui donnera quatre enfants. Il revient à la médecine, et n’essaie pas de mettre à profit l’affaiblissement de la France en 1940-1942. Cette attitude est motivée moins par la crainte de la répression vichyste que par un attachement à l’action légale : car on ne trouve aucune trace d’adhésion de Joseph Ravoahangy aux sociétés secrètes (Panama, Jiny-Jina) créées à partir de 1942, et qui seront le détonateur de l’insurrection de 1947.

Mais à la mort de Jean Ralaimongo en 1943, il est le seul candidat potentiel à sa succession à la tête du mouvement national. Seul, il connaît aussi bien la bourgeoisie nationaliste de Tananarive que les réseaux multi-ethniques de province issus de l’ex-PCRM qui a implosé et disparu en 1939. Il peut alors s’affirmer comme l’homme fort du moment, tant à la faveur des erreurs du pouvoir que dans l’espace de liberté qui s’ouvre avec la conférence de Brazzaville de février 1944.

Le retour des gaullistes à Madagascar s’accompagne de graves abus en matière de réquisition et de marché noir, avec un désastreux office du riz qui crée un mécontentement profond dans la paysannerie. Joseph Ravoahangy relance alors l’action syndicale en présidant un syndicat des agriculteurs et des planteurs, au prix d’ailleurs d’un sérieux conflit avec la CGT communiste et son représentant Boiteau. Il participe, avec les principales figures du nationalisme, à un « Comité de salut public », porte-parole des doléances de la population.

Joseph Ravoahangy-Adrianavalona s’impose enfin, en 1945, en jouant sur deux registres. D’une part, il s’est acquis l’estime et l’appui de hauts responsables coloniaux, contre le pasteur Ravelojaona vu comme le représentant du nationalisme « vieux hova » antifrançais. D’autre part, il mobilise les militants d’avant-guerre et de l’ex-PCRM dans des « comités Ravoahangy » qui donnent une dimension nationale à sa candidature comme député à la première Assemblée nationale constituante de 1945-1946. Le 18 novembre 1945, il est élu au second tour contre Ravelojaona, par 15 878 voix contre 6 833, dans la première circonscription (centre et Est de l’île). Le second siège, celui de l’ouest, échoit à Raseta, candidat désigné. L’année suivante, aux élections de la seconde Constituante, le 2 juin 1946, il est plébiscité par plus de 90 % des électeurs : entre-temps, il est devenu l’idole des foules grâce à son action en France, et à la résonance qu’elle rencontre à Madagascar.

Le premier combat, essentiel à ses yeux, est celui qu’il mène au Parlement à Paris. Inscrit à aucune commission parlementaire sous les deux Constituantes, il dépose trois textes au total : une proposition de loi et deux propositions de résolution. Le 9 avril 1946, s’inspirant de la Charte de San Francisco et de l’exemple d’Ho Chi Minh, il dépose une proposition de loi faisant de Madagascar « un Etat libre, ayant son gouvernement, son parlement et son armée, au sein de l’Union française ». Le même jour, il dépose une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à engager des négociations avec la délégation parlementaire malgache et à procéder à l’élection d’une Assemblée constituante malgache, en vue de l’institution d’un Etat malgache libre, associé à l’Union française.

De gauche à droite, les docteurs Joseph Ravoahangy Andrianavalona et Joseph Raseta, et l’intellectuel poète Jacques Rabemananjara.

Mais il se heurte à l’attitude dilatoire des partis, le PCF compris. Le Mouvement républicain populaire (MRP) objecte que Raseta et lui ne représentent que les «Hova ». Les socialistes, eux, demandent l’accord des futures assemblées provinciales, un projet dont Joseph Ravoahangy ne veut à aucun prix, y voyant une volonté de diviser les Malgaches. Sous la première Constituante, il n’intervient qu’à deux reprises : dans la discussion qui entend fixer le régime électoral et la compétence des assemblées locales des territoires d’Outre-mer ; dans la discussion sur le projet de loi relatif aux assemblées locales de Madagascar.

Concernant la création d’un Etat malgache indépendant, il n’obtient pas plus de résultats auprès de la seconde Constituante, quand il essaie de reprendre le problème, le 18 septembre 1946. Il espère que Madagascar pourra choisir par référendum le statut d’Etat associé dans l’Union française. Mais finalement, l’île reste un territoire d’Outre-mer dans la République une et indivisible, et le Gouvernement impose par décret ses cinq assemblées provinciales coiffées par une assemblée représentative à Tananarive.

Joseph Ravoahangy estime pourtant son bilan parlementaire de 1946 positif : il a collaboré de près avec Houphouët-Boigny à la loi du 11 avril 1946 abolissant le travail forcé. Et l’accès des Malgaches à la citoyenneté a progressé grâce à l’abolition de l’indigénat, à l’unification de la justice et à la loi Lamine-Gueye du 25 avril 1946. Le 4 octobre 1946, à l’Assemblée nationale, il prend la parole dans la discussion sur l’élection des députés, notamment sur les dispositions relatives aux territoires d’Outre-mer. Tous ces progrès, il va pouvoir s’en prévaloir auprès des Malgaches, car il dispose désormais de puissants relais politiques.

Le premier est un nouveau parti politique, le Mouvement démocratique de la rénovation malgache (MDRM), créé à Paris en février 1946, car la loi de 1901 n’est pas encore promulguée à Madagascar. Même si l’initiative en revient surtout à des Malgaches fixés en France comme Jacques Rabemananjara, Joseph Ravoahangy en est le chef incontesté. Autre relais, les tirailleurs toujours en attente de rapatriement en 1946. Dès janvier 1946, il leur rend visite dans leurs camps du midi et, en juillet 1946, obtient le retour de plus de 6 000 d’entre eux sur l’Île-de-France. Leur rancœur contre une France jugée ingrate, bien plus que le discours que le député de Madagascar leur adresse à Cherbourg, le 13 juillet 1946, devait faire d’eux les agents dévoués du MDRM et les cadres actifs de l’insurrection de 1947.

Un premier retour à Tananarive, le 5 mai 1946, a déjà été un triomphe pour Joseph Ravoahangy, accueilli par la foule à l’aéroport. Une presse nationaliste bourgeonnante ne cesse de marteler que tous les acquis récents sont dus aux députés, et à Joseph Ravoahangy d’abord, qui est dépassé par les événements. La fin du travail forcé entraîne une crise de main-d’œuvre qui paralyse ports et plantations. Le Haut commissaire de Coppet juge bon de faire appel au député, en lui prêtant son avion personnel pour une tournée de l’île en août 1946. Partout, Joseph Ravoahangy prononce des discours modérés, appelant au travail, qu’il présente comme la condition de l’indépendance future. Mais les populations, travaillées par un MDRM en plein essor, voient dans cette tournée la preuve qu’une passation des pouvoirs est en cours. Sur la côte Est, des Betsimisaraka baisent la main du député et clament : « voici notre sauveur ». Le 10 novembre 1946, sa réélection à l’Assemblée nationale, par 44 701 voix contre 5 718 à son suivant immédiat, n’est qu’une formalité.

En fait, Joseph Ravoahangy va se trouver pris en tenailles entre une aile extrémiste du MDRM, noyautée par les sociétés secrètes, et une administration coloniale désormais décidée à combattre les « séparatistes » par tous les moyens. Les premiers lui reprochent sa « trahison » depuis sa conférence du Lutétia, le 17 septembre 1946 à Paris, où il avait réaffirmé son objectif, celui de négocier une indépendance dans l’Union française. Les extrémistes veulent l’indépendance totale, arrachée au besoin par la force. Les « miaramila Ravoahangy », la milice organisée dans la zone forestière fin 1946, sont une création de ses adversaires dans le MDRM, désireux d’utiliser son nom et de le compromettre. L’administration coloniale accuse Joseph Ravoahangy de duplicité. Elle est persuadée qu’il est aux ordres du PCF.

Quand l’insurrection éclate, le 29 mars 1947, Joseph Ravoahangy la désavoue immédiatement et propose sa collaboration au pouvoir, mais il se fait éconduire. Pourtant, de Coppet, disposant de renseignements précis, doute fort de l’implication de Joseph Ravoahangy dans le mouvement. Mais le 12 avril 1947, le secrétaire général adjoint du MDRM, Martin Rakotovao, soumis à des sévices policiers, met en cause le député, qui est immédiatement arrêté en dépit de son immunité parlementaire. Après enquête d’une commission présidée par Maurice Viollette, et dont le rapporteur est le futur président de la République René Coty, cette immunité est levée par un vote du Parlement le 1er août 1947. Durant ce mandat parlementaire raccourci à une année, le député de Madagascar a siégé à la commission des moyens de communication et à celle des territoires d’Outre-mer. Il a déposé une proposition de résolution et une proposition de loi. La première a souhaité inviter le gouvernement à prendre des dispositions pour la nationalisation de la banque de Madagascar (27 février 1947). La seconde a tendu à fixer le régime électoral, la composition, le fonctionnement et la compétence de l’Assemblée représentative de Madagascar (7 mars 1947). Le député malgache n’a pris la parole qu’à une seule reprise, lorsque son immunité parlementaire a été suspendue, le 18 juillet 1947.

A la suite du procès dit « des parlementaires », tenu à Tananarive de juillet à septembre 1948, Joseph Ravoahangy est condamné à mort le 4 octobre 1948. Son pourvoi en cassation est rejeté le 7 juillet 1949, mais dès le 15, le président Auriol commue la peine en détention à perpétuité dans une enceinte fortifiée.
Joseph Ravoahangy était-il coupable ? En fait, le pouvoir a bien douté de la valeur des preuves policières, mais il a imputé au député la responsabilité du climat pré-insurrectionnel qui s’était instauré à Madagascar avant le 29 mars 1947. De surcroît, une condamnation politique exemplaire réaffirmait aux yeux des populations malgaches la volonté de la France de maintenir sa souveraineté sur Madagascar. Comme la reine Ranavalona III en 1896-1897, Joseph Ravoahangy a payé l’utilisation que les insurgés ont faite de son nom.

Après l’indépendance en 1960, il continue à nier toute participation à ce que les nationalistes malgaches considèrent comme la page la plus glorieuse de leur lutte de libération. En 1967, lors de la première commémoration officielle de l’insurrection, il appelle ses compatriotes à oublier le « cauchemar » de 1947. De fait, ce drame a ruiné ses chances de devenir le premier président d’une république indépendante de Madagascar.

Pour autant, son rôle n’est pas terminé après 1948. Emprisonné aux Comores, puis en septembre 1950 à Calvi en Corse, il est libéré le 29 mars 1956, mais est astreint à résidence fixe à Toulouse, où il travaille comme médecin dans un hôpital. Il exerce une véritable magistrature morale sur le nationalisme malgache, qui fait de son amnistie et de son retour, son premier objectif. Nombre d’observateurs croient, en 1958-1959, que ce retour donnera le pouvoir aux intransigeants de l’AKFM, le parti qui se veut l’héritier du MDRM, au détriment de Tsiranana et de son Parti social démocrate (PSD) francophile. En réalité, l’influence de Joseph Ravoahangy s’exerce toute entière dans le sens de la modération. Il reste très méfiant vis-à-vis de l’AKFM soviétophile (russophile). Il pousse les anciens chefs locaux du MDRM à rallier Tsiranana, et se déclare lui-même en faveur de l’entrée de Madagascar dans la communauté en décembre 1958. Tsiranana, de son côté, accroît son crédit dans l’opinion malgache en ramenant les exilés à Madagascar en juillet 1960. En échange, Joseph Ravoahangy lui apporte la caution mérina et protestante qui lui fait défaut. Aux législatives de septembre 1960, la liste indépendante, mais pro-Tsiranana, de Joseph Ravoahangy obtient deux des cinq sièges de Tananarive, face à l’AKFM.

Dans le premier gouvernement malgache indépendant, Joseph Ravoahangy est ministre de la santé. Il est, par la suite, après 1965, ministre d’Etat, délégué à la présidence de la République. Mais, si son prestige personnel reste intact, l’échec de sa liste aux élections municipales de Tananarive en 1969 montre qu’il est atteint par l’usure du régime et que son influence décline progressivement. A sa mort, le 21 août 1970, il reçoit des funérailles nationales et laisse à l’historien l’image d’un destin inachevé.

(source: Assemblée nationale – IVème République)

Pasteur Tolotra Ratefy: Jiosy ny Malagasy!

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Ratefy Tolotra dia Mpitandrina, nandalina Teolojia, Hebreo, Arameana sy Akadiana tany amin’ny Oniversiten’i Münster, ary ny Fitsaboana Alemana.
Nanao fikarohana mitondra ny lohateny hoe « Sind die Madagassen Jüden. » midika hoe: « Jiosy ve ny Malagasy »? (Vakio ny santionany), na jereo ity fandaharana tao amin’ny Televiziona malagasy ity (Jiona 2017)

Raha araka ny fikarohana rehetra dia Jiosy avy any Israël ny ankamaroan’ny Razana malagasy.

Tsindrio eto raha te hamaky ilay boky « La 12ème Planète » voalazan’ny fandaharana.


Tudor Parfitt

Surnommé « l’Indiana Jones britannique », il est né le est un explorateur britannique, historien et écrivain. Il est spécialisé dans l’étude de la communauté juive à travers le monde, en particulier en Afrique, Amérique et Asie. Il a mis au jour des communautés ignorant leur judaïcité d’origine.

Parfitt est professeur émérite à la School of Oriental and African Studies où il a fondé le centre d’étude juive. Il est également professeur distingué à l’Université internationale de Floride, directeur du programme d’étude juive, membre du Hutchins Center du Harvard College et associé senior du centre d’étude juive d’Oxford. Il est fellow à la Royal Historical Society.

Il a publié une soixante-dizaine d’articles et écrit, traduit ou édité 24 livres. Il a donné une conférence sur le sujet à Antananarivo au mois de Mai 2016.



TANY sy ny LANITRA: Fanadihadiana TVM (Faly Rafehivola – 2017)


Jaka: mitaky fanaraham-pomba ny « FANDROANA ».

 

De Gaulle, Pompidou, Sarkozy et l’OTAN

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Conférence de presse du général de Gaulle à l’Elysée le 21 février 1966. Georges Pompidou, premier ministre, le 28 mars 1966 dans l’émission « face à face ».

Extraits du discours de Nicolas Sarkozy à l’école militaire, le 11 mars 2009, sur la réintégration de la France dans le commandement de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord ( OTAN ).

Version consolidée du traité sur l’Union européenne ( TUE )

Article 42 1. La politique de sécurité et de défense commune fait partie intégrante de la politique étrangère et de sécurité commune. Elle assure à l’Union une capacité opérationnelle s’appuyant sur des moyens civils et militaires. L’Union peut y avoir recours dans des missions en dehors de l’Union afin d’assurer le maintien de la paix, la prévention des conflits et le renforcement de la sécurité internationale conformément aux principes de la charte des Nations unies. L’exécution de ces tâches repose sur les capacités fournies par les États membres.

2. La politique de sécurité et de défense commune inclut la définition progressive d’une politique de défense commune de l’Union. Elle conduira à une défense commune, dès lors que le Conseil européen, statuant à l’unanimité, en aura décidé ainsi. Il recommande, dans ce cas, aux États membres d’adopter une décision dans ce sens conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. La politique de l’Union au sens de la présente section n’affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres, elle respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre.

Le président Nicolas Sarkozy devait annoncer le retour de la France au sein du commandement intégré de lOtan, après plus de 30 ans d’absence. En 1991, en pleine guerre du Golfe, François Mitterrand, alors président , avait entamé, dans le plus grand secret, des pourparlers allant dans ce sens.

Donald Trump, toujours fidèle à lui-même. Le président américain, habitué aux déclarations fracassantes, s’en est cette fois pris à ses alliés de l’OTAN (Juillet 2018). Il insiste pour que ces derniers augmentent leurs dépenses militaires pour qu’elles atteignent 4% de leur PIB, un chiffre bien supérieur à l’objectif initial de 2%.

 

Face-à-face Marine Le Pen / Najat Vallaud-Belkacem

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Débat d’idées et d’actions: Emission politique« Laissez-moi vous dire ».

Marine Le Pen, candidate du Front national, a débattu avec Najat Vallaud-Belkacem dans L’Émission Politique de France 2, ce jeudi 9 février 2017.

Sur le plateau de David Pujadas et Léa Salamé, Marine Le Pen présidente du Front National, a évoqué les grandes lignes du programme de son parti face à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La ministre de l’Éducation a notamment estimé que la candidate voulait « organiser un tri sélectif des enfants dès l’âge de 12 ans. Les parents doivent savoir ». Elle ajoute aussi aimer la République « et quand on l’aime, on l’enseigne ».

 

Fantaro ny mpanoratra Michèle Rakotoson

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Entin’ny mpanolotra Fandaharana « Confessions », Heri-Lanto, ho fantatry ny mpiara-belona i Ramatoa Michèle Rakotoson izay fanta-daza hatrany ampita eo amin’ny Haisoratra sy ny Teny ary ny Fanontàna boky.