Education
Interview: biographie de Mikhaïl Gorbatchev
Archive de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel – France)
Cao Bang: les soldats sacrifiés d’Indochine
« Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le dépasse, c’en sera fini de tout un monde, peut-être de toute une civilisation » CDt Hélie de Saint Marc
Jean Louis Ravelomanantsoa: la légende malgache des Jeux Olympiques nous a quitté!
Le plus grand athlète malagasy de tous les temps s’en est allé ce mardi 26 Septembre 2016 à Lyon, France, à l’âge de 73 ans. Il fut le seul malgache, et aussi à notre connaissance le seul africain, à avoir couru le Sprint au cours de 3 Jeux Olympiques consécutifs 1964 à Tokyo, 1968 à Mexico City, et en 1972 à Munich. On le voit ci-dessous en 1964 lors des J.O de Tokyo, du haut de ses 1,65m pour 68 kg.


Jim Hines, Charlie Greene et Ronnie Ray Smith (lire l’article « Night of Speed ») furent les premiers américains à être descendus sous les 10″ au 100m plat (en 9″9) au cours de la mémorable journée des Championnats des Etats-Unis à Sacramento, Californie en 1968.
En Australie, Jean Louis Ravelomanantsoa s’est également fait un nom dans l’histoire en devenant le premier athlète à remporter la prestigieuse course de Stawell Gift en 1975 (une course à handicap) après avoir parcouru la distance complète de 120m sans handicap et dépassant ses adversaires (en 12″0).
Jean Louis Ravelomanantsoa (cliquer pour voir l’arbre généalogique), finaliste olympique lors des J.O de Mexico en 1968, co-détenteur du record du monde du 60 yards dash en 5″ 9 établi le 22 janvier 1971 à Kansas City dans le Missouri, détenteur du record d’Afrique et de Madagascar du 100 m en 10″ lors des Jeux du monde disputés à Helsinki en novembre 1971. Il fut de la même fournée que les autres grands noms du sprint mondial: les américains Bob Hayes et Mel Pender, le français Roger Bambuck, le russe Valery Borzov…


Serge Ramiandrasoa: ‘⚡ Prends bien soin de tes souvenirs ♥’ »
L’invasion de Madagascar en 1895: récits du corps expéditionnaire français
LES ÉVÉNEMENTS DE MADAGASCAR
SEPTEMBRE
19. – Le général Duchesne télégraphie par voie d’Andriba, le 23
septembre :
Premier et deuxième groupe de la colonne légère ont enlevé
aujourd’hui, 19 septembre, le passage des monts Ambohimena. Le
général Metzinger a trouvé la route occupée par toutes les forces
hovas, avec 30 canons. Mais l’apparition des troupes du général
Voyron, qui, parti avant le jour, avait réussi à dérober sa marche, a
suffi pour déterminer la déroute complète de l’ennemi.
Nos pertes sont nulles. – Nos avant-postes sont sur l’Antoby.
Entrain troupes remarquable, peu d’éclopés, malgré grandes fatigues.
– D’autre part, le Times publie la dépêche suivante, venue de
Tananarive, 23 septembre :
Les Français sont à trente milles de la capitale et s’avancent vivement.
Le cimetière anglais et l’observatoire français ont été détruits(1).
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(1) L’observatoire avait été construit il y a quatre ans à peine par la
Compagnie de Jésus sur la colline d’Ambohidempona, située à 2.500 mètres environ de Tananarive.
Cet établissement, bâti sur les plans de M. Lequeux, se composait d’un octogone central de 8 mètres de diamètre au-dessus duquel s’élevait une grande coupole surmontée d’une boule d’un mètre de diamètre qui servait de point géodésique et de signal pour l’heure. Trois pavillons flanqués de tours étaient adossés sur trois côtés de l’octogone.
Fort ignorants et superstitieux à l’excès, dit le P. Colin, directeur de
l’observatoire, les visiteurs malgaches, qui voient dans cette lunette les personnes et les objets renversés, les étoiles traversant le champ au moment indiqué, même en plein jour, sont persuadés qu’il y a dans nos études et nos instruments quelque pratique secrète de la sorcellerie.
La reine a prononcé un discours dans un kabary : « Les Français
sont près de vous, a-t-elle dit ; vous avez dit que vous combattriez
pour moi, mais n’avez pas combattu. Je ne fuirai pas ; je mourrai
dans mon palais. »
Les Hovas s’apprêtent à tenter une dernière défense à Ambohimanga.
(… lire ce document de 73 pages)

L’altermondialisme, 10 ans après
Vidéo Publié le Mis à jour le
FOCUS – Pour son anniversaire, le Forum social mondial (FSM) sest offert un séminaire à Porto Alegre, la ville brésilienne qui la vu naître. Pendant cinq jours, les grands acteurs du FSM ont été invités à dresser le bilan de cette décennie de rencontres.
Sampras Rakotondrainibe champion d’Afrique U12
Tennis : Sampras Rakotondrainibe, deux titres en un mois
Champion de Madagascar en U12 cette saison, Sampras vient d’ajouter une nouvelle étoile à son palmarès et pas des moindres, champion d’Afrique. En l’espace d’un mois, Sampras a survolé deux compétitions.
« Ce championnat s’intègre dans un programme de détection des talents africains par l’ITF. C’est une première sortie ITF/CAT en dehors de la zone australe pour Sampras, nous avons pu constater la diversité, le niveau élevé et la puissance physique des jeunes joueurs Nord Africains.
C’est une région qui a une forte culture tennistique et avec un championnat arabe de bon niveau et des tournois qui s’étalent tout au long de l’année. La relève malgache doit participer à un maximum de rencontres internationales pour diversifier les adversaires, car déjà au niveau africain, le niveau des régions Central/Ouest monte considérablement, notamment chez les filles » explique sa mère Hanitra Rakotondrainibe, et néanmoins ancienne joueuse internationale, qui a suivi Sampras au Maroc pour constater de visu la situation.
T.H ‘ (Midi Madagasikara)

Du sport à la culture: pour connaitre les activités de la Fondation Marisol Education Madagascar. Interview.
Fampahafantarana ny sehatr’asan »ny Fondation Marisol Education Madagascar ataon’ny tompon’andraikitra eto amin’ny Nosy.
Pour cette année, la Fondation Marisol Education Madagascar, dirigée sur place par Nicole Ratsimiala Ratandra, a opéré une approche aussi innovante qu’utile.
En effet, dans le cadre de la Journée mondiale du Livre (23 avril), elle a réussi a mobiliser des adhérents de la Bibliothèque municipale, située à Analakely, afin de procéder au ravalement, non pas de la façade mais de l’intérieur de la salle de lecture. Ce, en collaboration avec la société SITMA qui a fourni la peinture.
Bon, trêve de bla-bla-bla : reportez-vous à la vidéo de l’interview exclusive de Nicole Ratsimiala Ratandra, réalisée par Jeannot Ramambazafy
Biographie: Saint Augustin, Docteur de l’Eglise
Saint Augustin, né le 13 novembre 354, est l’un des trois enfants de Patrice et Monique, petits exploitants agricoles à Thagaste (aujourd’hui Souk Ahras, aux confins de l’Algérie et de la Tunisie). Augustin, son frère et sa sœur vécurent là une enfance heureuse. Il n’aimait pas l’école et ses brutalités. Mais son intelligence y brilla rapidement ; et ses parents firent tout ce qu’ils pouvaient pour favoriser sa réussite, dont ils espéraient profiter eux aussi. Il fit donc d’excellentes études primaires, secondaires, et finalement universitaires à Carthage ; et il devint bientôt professeur de lettres.

Sa mère, la future sainte Monique, était une bonne chrétienne. Son père, Patrice, était quant à lui un païen qui ne fit pas obstacle à ce que la mère donnât une éducation chrétienne aux enfants. Bébé, Augustin reçut le sacrement des catéchumènes : le signe de la croix sur le front, les grains de sel sur les lèvres, ce qu’on appelait naguère les «rites préliminaires» du baptême. Plus tard, vers sept ans, il tomba gravement malade ; en danger de mort, il réclama instamment le baptême. Mais il se rétablit et on différa la cérémonie. Il y avait, en effet, à l’époque, deux catégories de chrétiens, les «fidèles», qui avaient reçu le baptême et promis de vivre en chrétiens, et les «catéchumènes» qui préféraient se tenir confortablement sur le seuil, en se disant qu’il serait toujours temps de faire le nécessaire plus tard.
Augustin fut donc toujours chrétien : il avait bu, dit-il dans ses Confessions, le nom de son Sauveur avec le lait de sa mère et il le retenait au fond de son cœur d’enfant. Mais il est bien probable qu’il n’y pensa guère au cours des années un peu folles de son adolescence.
Entre sagesse et passion
A 17-18 ans, étudiant à Carthage, il se lia à une compagne qui lui donna un enfant. Ils le prénommèrent Adéodat, «Dieudonné». Adéodat reçut le baptême à 15 ans, en même temps que son père, dans la nuit pascale de 387. Mais il mourut prématurément vers l’âge de 18 ans.
Entre temps, enthousiasmé par un dialogue philosophique de Cicéron, tiraillé entre son amour de la Sagesse (la philosophie) et ses passions de jeune homme ardent et ambitieux, Augustin se lança dans une longue quête de la Vérité. Il tenta de lire la Bible, mais fut rebuté par le mauvais latin de vieilles traductions. Il lisait tout ce qu’il trouvait d’ouvrages philosophiques, séduit tantôt par le scepticisme, tantôt par l’épicurisme. Il était en recherche.
Il fut ensuite séduit par la secte des manichéens, qu’il fréquenta pendant presque neuf ans.Le manichéisme était une religion orientale, fondée par Mani, qui professait un dualisme radical: l’opposition du Bien et du Mal, de la Lumière et des Ténèbres etc… Cette secte qui prétendait offrir une explication rationnelle du monde, eut une grande influence sur les cercles aristocratiques du IVè siècle en Afrique du Nord. Après sa conversion, à travers les Confessions et dans les autres ouvrages, saint Augustin s’attacha à combattre vivement le manichéisme dans et hors de l’ Eglise.
A l’âge de 29 ans (en 383), il quitte Carthage pour Rome, puis pour Milan, résidence impériale, où il obtient une chaire. Il devient fonctionnaire : c’est le sommet de sa carrière ! Jeune, ambitieux, Augustin court après les honneurs, la richesse, le mariage. Il voudrait obtenir un poste de gouverneur de province pour commencer, puis entrer dans l’ordre sénatorial… Sa mère l’a rejoint à Milan et s’entremet pour lui trouver une riche épouse : il faut (déjà) de l’argent pour entrer en politique ! Augustin se résigne à répudier celle qui est sa compagne depuis seize ans : il dit que son cœur en fut déchiré…
La conversion et le baptême
Dès son arrivée à Milan, Augustin avait fait une visite de courtoisie à l’évêque, Ambroise, qui le reçut paternellement. Il prit l’habitude d’aller l’écouter le dimanche, d’abord pour évaluer le talent de l’orateur. Mais son coeur s’ouvrit peu à peu à la vérité du discours. Il découvrit le sens spirituel de l’Ancien Testament. Ce fut un événement de première importance : Augustin pouvait se trouver désormais chez lui dans la Bible.
A la lecture des philosophes platoniciens qui lui conseillaient de se retourner de l’extérieur vers l’intérieur, autrement dit de se «convertir», il entra en lui-même, sous la conduite de Dieu, et découvrit la pure spiritualité de l’âme et de Dieu, son créateur.
Mais Augustin s’interrogeait toujours sur la personnalité du Christ. Il l’imaginait comme un homme d’une éminente sagesse, qui, au témoignage des Évangiles, avait mangé et bu, dormi et marché, s’était réjoui et attristé, avait conversé avec ses amis, avait donc mené une vraie vie d’homme. Mais il n’avait aucune idée du mystère du «Verbe fait chair», jusqu’à ce que Simplicien, un grand intellectuel chrétien, lui présentât le Prologue de l’Évangile de Jean comme un condensé de la doctrine chrétienne : le Christ est à la fois le Verbe, la Parole de Dieu en Dieu, et la Parole faite chair, l’homme Jésus Christ, Médiateur de Dieu et des hommes. Ce fut un autre moment important : Augustin découvrit la cohérence de la pensée chrétienne.
Mais il lui restait encore à mettre sa vie en conformité avec le christianisme. Ce ne fut pas sans mal ! Vint un jour un crise décisive dans le jardin de sa résidence à Milan. Après un moment de forte agitation, il s’abattit sous un figuier et laissa libre cours à ses larmes. C’est alors qu’il entendit une voix d’enfant qui chantonnait : «Prends, lis ! prends, lis !» Il se saisit du livre des lettres de Paul, l’ouvrit au hasard et lut : «Pas d’orgies et de beuveries, pas de coucheries et de débauches, pas de disputes et de jalousies ; mais revêtez-vous du seigneur Jésus-Christ ; et n’ayez souci de la chair pour en satisfaire les convoitises» (Romains 13, 13-14). Cela suffit pour dissiper les ténèbres du doute.
A la fin de l’année universitaire, Augustin, sa famille et deux jeunes disciples firent retraite dans une villa, dans les collines au nord de Milan, qui était mise à leur disposition par un collègue. Ils passèrent là des mois paisibles, s’adonnant à des entretiens philosophiques, à des méditations personnelles, à des prières aux accents des Psaumes qui enthousiasmaient Augustin.
En mars 387, ils revinrent à Milan pour l’inscription sur le registre des candidats au baptême. Augustin, un de ses amis et son fils Adéodat suivirent la catéchèse d’Ambroise. Au cours de la nuit pascale du 24-25 avril 387, comme les autres, Augustin fut baptisé par Ambroise dans la piscine baptismale.
La retraite anticipée
Augustin n’avait désormais plus rien à faire en Italie. Il prit le chemin du retour avec sa famille. En automne 387, ils étaient à Ostie, en attente d’embarquement pour l’Afrique. C’est là qu’Augustin et Monique, accoudés à une fenêtre, connurent ensemble un moment de bonheur mystique, l’«extase» ou la «contemplation» d’Ostie. Cinq jours après, Monique fut prise de fièvre et mourut au bout de neuf jours, à l’âge de cinquante-six ans.
De retour au pays, en 388, Augustin et ses compagnons s’installèrent dans la maison familiale à Thagaste. De retour en Afrique du Nord, il fonde une petite communauté contemplative. Il est appelé comme prêtre, puis comme évêque à Hippone. Il combat continuellement les déviations de la foi chrétienne. Il meurt en 430, pendant le siège de sa ville Hippone par les Vandales. Docteur de l’Église, il est l’un des quatre «Pères de l’Église d’Occident» avec saint Ambroise, saint Jérôme et Grégoire Ier.
Ses oeuvres majeures
Drones : une révolution militaire
Les drones, ces avions sans pilote, discrets et économiques, font la fierté d’une trentaine d’armées dans le monde. Mais ces vaisseaux télécommandés sont également critiqués à cause des dommages collatéraux occasionnés sur le terrain. Nos reporters aux États-Unis vous proposent un reportage exceptionnel tourné dans une base de l’armée américaine au Nouveau-Mexique.
Historiquement, il y a certaines armes dont l’apparition a changé en profondeur la façon qu’ont les hommes de faire la guerre. L’invention de la poudre et les premières armes à feu font partie de ces grandes révolutions de l’art de la guerre. Ensuite, l’arme atomique, bien entendu, a considérablement modifié les stratégies. Et de nos jours, les drones, à leur manière, marquent sans doute une nouvelle révolution dans les conflits armés.
Quasi absents des terrains de combat au début des années 2000, ces appareils sans pilote sont devenus, avec les guerres en Irak et en Afghanistan, une pièce centrale du jeu militaire, d’abord pour les Américains, puis à travers le monde.
Les États-Unis disposent aujourd’hui de plus de 8 000 drones, selon plusieurs estimations. Des chiffres difficiles à vérifier, puisque l’US Air Force, l’US Army ou encore la Navy ont chacun leur propre flotte — sans oublier, bien sûr, la CIA, qui communique très peu sur son programme de drones.
Sur la base d’Holloman, au Nouveau-Mexique, où nous nous sommes rendus pour tourner ce reportage, nous avons pu constater que 700 pilotes de drones sont en train d’être formés pour l’US Air Force. Les États-Unis forment désormais plus de pilotes de drones que de pilotes embarqués !
Conférence de Basarab Nicolescu: Unité du monde physique, biologique et psychique
« Qu’est-ce que la Réalité? Unité du monde physique, biologique et psychique » est le titre de l’intervention de Basarab Nicolescu , qui a lieu dans le cadre du Colloque « Les nouvelles logiques du vivant », organisée par l’Université Interdisciplinaire de Paris et la Fondation Denis Guichard le 12 avril 2014 à l’Espace Bellechasse à Paris.
Un dialogue est impossible en l’absence de méthodologie