Famille
Nodimandry ny Commissaire Divisionnaire Rabeson Jacques André
Maneho ny fiaraha-miory sy mirary fiononana feno ho an’ny Fianakaviany
R.R. Majunga: Olo-malazan’ny kalo fahiny
Raymond Razafimbahiny (1919 – 1963): Souvenrs d’antan, l’idole de plusieurs générations et grande célébrité artistique de la Première république malagasy.
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Ci-dessous également les autres grands succès de sa génération pour votre plaisir:
Rainandriamampandry: 120ème anniversaire de son exécution sommaire par le Général Galliéni
15 octobre 1896 – 15 octobre 2016
120ème anniversaire de son exécution
RAINANDRIAMAMPANDRY, UN MODÈLE POUR LES FRANCOPHONES
Méconnu voire inconnu pour la grande majorité. Avec un nom difficilement prononçable en français. Plutôt anglophone de surcroît !
Qu’à cela ne tienne, cet enseignant-historien-écrivain résolument engagé dans le dialogue des cultures et l’articulation entre la tradition et la modernité, pasteur-évangéliste grand serviteur de Dieu, et gouverneur-chef militaire-ministre du Royaume de Madagascar mérite de figurer parmi les modèles à suivre pour les francophones du monde entier aujourd’hui !
Mieux que le Gouverneur général qui l’a fait exécuter au terme d’une mascarade de procès, Joseph Simon Galliéni, grand serviteur de cet ersatz officiel de Dieu pour son pays qu’est la France, traumatisé par la défaite de 1870 lui ayant valu personnellement six mois d’humiliation en tant que prisonnier de guerre avant de faire oublier cet affront national et personnel en devenant plus tard le légendaire colonial !
Mieux que les autres interlocuteurs français durant les années de conflit entre la France et le Royaume précédant le protectorat puis l’annexion, comme l’amiral Miot, l’amiral Galiber, l’émissaire Baudais, le Résident Général Le Myre de Vilers et d’autres.
Les Le Myre de Vilers, Galliéni et autres souffraient du « mal français » – forme radicale d’une crise majeure en Occident – propagé depuis le 18ème siècle, l’adoption voire l’adoration d’un sacré laïc, la Nation, à la place de Dieu. Et le fait d’avoir jeté vigoureusement le bébé avec l’eau du bain, le Christ avec l’Église !
Cet affligeant rejet dû à une malheureuse confusion entre le Christ, le christianisme et le cléricalisme s’est traduit concrètement par un relativisme de fait et la multiplication de modèles à suivre faute de trouver une femme ou un homme pouvant remplacer Le Modèle absolu suivi pendant des siècles subitement récusé, le Christ !
Cela explique l’engouement ou l’envoûtement exercé en France par des maîtres éphémères, des étoiles jetables, des sophistes de haut vol, des gourous cupides et autres fourbes! Les difficultés actuelles face à l’islam devenu une des toutes premières religions dans l’ancienne fille aînée de l’Église s’inscrivent également dans ce cadre.
Par le biais de la colonisation et de sa suite, ce « mal français » a également atteint à des degrés divers la plupart des pays francophones. Causant partout une triple crise de repères, d’identité et de sens sans précédent et sans issue certaine jusque-là.
Une piste pour en sortir ou tout au moins pour en atténuer les méfaits se trouve chez Rainandriamampandry. Une méditation sur sa vie et ses œuvres nous apprendra que, sans être parfait, il s’était avéré beaucoup plus civilisé que celles et ceux qui se prétendaient « investi de la mission civilisatrice en son temps ! »
Beaucoup de descendants et autres héritiers spirituels de ces derniers sont même devenus des néo-barbares aujourd’hui. Et le meilleur hommage que nous puissions justement rendre à Rainandriamampandry est de marcher sur ses traces pour remettre ces néo-sauvages sur le droit chemin !
Un exemple de l’actualité de Rainandriamampandry
LA CONJURATION ANTICHRÉTIENNE
LA C O N J U R A T I ON A N T I C H R É T I E N N E
Le Temple Maçonnique
voulant s’élever sur les ruines de
l’Église Catholique
Les puissances de l’enfer ne prévaudront
pas contre Elle.
(MATTH , x v i . Ï8.)
TOME I
Société Saint-Augustin
Desclée, De Brouwer et 0
LILLE, 41 , Rue du Metz
NIHIL OBSTAT
Insulis, die 11 Novembris 1910.
II. QUILLIET, s. th. d.
librorum censor.
IMPRIMATUR
Cameraci, die 12 Novembris 1910.
A. MASSART, vic. gen.
Domus Pontificiae Antistes.
(Ce livre, écrit avant la première guerre mondiale, n’a rien perdu, ni de son acuité, ni de son actualité )
-> Cliquer pour lire, Tome I, 319 pages.)
Cliquer pour lire, Tome II, 443 pages.)
Cliquer pour lire, Tome III, 595 pages.)
Jean Louis Ravelomanantsoa: la légende malgache des Jeux Olympiques nous a quitté!
Le plus grand athlète malagasy de tous les temps s’en est allé ce mardi 26 Septembre 2016 à Lyon, France, à l’âge de 73 ans. Il fut le seul malgache, et aussi à notre connaissance le seul africain, à avoir couru le Sprint au cours de 3 Jeux Olympiques consécutifs 1964 à Tokyo, 1968 à Mexico City, et en 1972 à Munich. On le voit ci-dessous en 1964 lors des J.O de Tokyo, du haut de ses 1,65m pour 68 kg.


Jim Hines, Charlie Greene et Ronnie Ray Smith (lire l’article « Night of Speed ») furent les premiers américains à être descendus sous les 10″ au 100m plat (en 9″9) au cours de la mémorable journée des Championnats des Etats-Unis à Sacramento, Californie en 1968.
En Australie, Jean Louis Ravelomanantsoa s’est également fait un nom dans l’histoire en devenant le premier athlète à remporter la prestigieuse course de Stawell Gift en 1975 (une course à handicap) après avoir parcouru la distance complète de 120m sans handicap et dépassant ses adversaires (en 12″0).
Jean Louis Ravelomanantsoa (cliquer pour voir l’arbre généalogique), finaliste olympique lors des J.O de Mexico en 1968, co-détenteur du record du monde du 60 yards dash en 5″ 9 établi le 22 janvier 1971 à Kansas City dans le Missouri, détenteur du record d’Afrique et de Madagascar du 100 m en 10″ lors des Jeux du monde disputés à Helsinki en novembre 1971. Il fut de la même fournée que les autres grands noms du sprint mondial: les américains Bob Hayes et Mel Pender, le français Roger Bambuck, le russe Valery Borzov…


Serge Ramiandrasoa: ‘⚡ Prends bien soin de tes souvenirs ♥’ »
Benja Emadisson à l’IFM: un tour du monde mélodieux de concert classique
Un pianiste talentueux et jeune par son expérience sur la scène. Benja Emadisson a transcendé le public venu l’écouter hier après-midi avec son épopée musicale.
Entre poésie et romantisme, c’est un soixante-onzième concert classique de midi aussi bien entraînant qu’enchanteur qui s’est tenu sur la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM), hier. Tantôt gracieux, tantôt énergique dans sa manière de jouer de son instrument de prédilection, le piano, Benja Emadisson, polytechnicien de formation, a alors su charmer avec toute sa modestie le public de l’IFM. En toute simplicité, lui seul, laissant se balader aisément ses doigts sur son piano, enivre ainsi la salle, tout au long de ce qui s’annonce comme un tour du monde enchanteur et mélodieux qui regorge d’histoire.

De Madagascar à la Hongrie, en passant par la Turquie pour se terminer en Pologne, Benja Emadisson transporte littéralement les spectateurs qui se laissent transporter par les notes qui fusent de son piano. Constamment en quête de nouveaux talents à valoriser, Madagascar Mozarteum, organisateur de ces concerts classiques de midi, a ainsi, une fois encore, ravi le public avec ce talent exceptionnel qu’il a mis à l’affiche. Au programme donc, une ribambelle d’interprétations que le pianiste maîtrise et joue aisément à sa manière, à travers lesquelles il relate l’historique de quelques danses populaires du monde. Avec son amie Valérie Raveloson à la narration précédant chaque composition, le public se laisse facilement bercer.
Éloquent
Près d’une dizaine de compositions de renom ont garni le répertoire du pianiste pour son concert.
« C’est là pour moi, la toute première fois que je joue devant un public. J’avoue que c’est très difficile, mais c’est tout aussi plaisant et satisfaisant et j’en suis ravi », confie Benja Emadisson.
Son piano et lui se trouvent dans le coin gauche de la scène, avec la lumière tamisée et des images projetées sur l’écran géant de la salle illustrant chaque composition. Le concert a alors débuté tambour battant, où dans ce cas-ci, un piano remplace le tambour, avec une interprétation du « Afindrafindrao » de Razafindriantsoa, de quoi mettre vivement le public dans l’ambiance. S’ensuit une épopée vers l’Europe où, entre autres, avec « Tango tzigane » de Jacob Gade et « My wild irish rose » de Keith Jarett, le pianiste se découvre en douceur et frénésie en conjuguant les notes graves et aigües.
Son interprétation de «Tanisa» de Naly Rakotofiringa a notamment marqué le public, une mélodie folklorique malgache que Benja Emadisson a fait sienne, le temps d’un concert. Adoubé d’un « bis » son interprétation n’a rien à envier à celles des grands compositeurs qu’il idolâtre. Sa reprise de « Tanisa » d’une manière classique a fait vibrer le tout IFM du début jusqu’à la fin. Pour finir justement, le pianiste a interprété la « Polonaise héroïque » de Frédéric Chopin avec fougue et vivacité, en accompagnant en musique les fresques du peintre polonais Marek Langowski projetés sur scène.
Benja Emadisson est actuellement professeur de piano à temps plein au Cercle germano-malgache (CGM), après avoir fait ses études musicales au Centre national de l’enseignement de la musique (CNEM).
Andry Patrick Rakotondrazaka
(L’Express de Madagascar)
L’invasion de Madagascar en 1895: récits du corps expéditionnaire français
LES ÉVÉNEMENTS DE MADAGASCAR
SEPTEMBRE
19. – Le général Duchesne télégraphie par voie d’Andriba, le 23
septembre :
Premier et deuxième groupe de la colonne légère ont enlevé
aujourd’hui, 19 septembre, le passage des monts Ambohimena. Le
général Metzinger a trouvé la route occupée par toutes les forces
hovas, avec 30 canons. Mais l’apparition des troupes du général
Voyron, qui, parti avant le jour, avait réussi à dérober sa marche, a
suffi pour déterminer la déroute complète de l’ennemi.
Nos pertes sont nulles. – Nos avant-postes sont sur l’Antoby.
Entrain troupes remarquable, peu d’éclopés, malgré grandes fatigues.
– D’autre part, le Times publie la dépêche suivante, venue de
Tananarive, 23 septembre :
Les Français sont à trente milles de la capitale et s’avancent vivement.
Le cimetière anglais et l’observatoire français ont été détruits(1).
——————————————————————
(1) L’observatoire avait été construit il y a quatre ans à peine par la
Compagnie de Jésus sur la colline d’Ambohidempona, située à 2.500 mètres environ de Tananarive.
Cet établissement, bâti sur les plans de M. Lequeux, se composait d’un octogone central de 8 mètres de diamètre au-dessus duquel s’élevait une grande coupole surmontée d’une boule d’un mètre de diamètre qui servait de point géodésique et de signal pour l’heure. Trois pavillons flanqués de tours étaient adossés sur trois côtés de l’octogone.
Fort ignorants et superstitieux à l’excès, dit le P. Colin, directeur de
l’observatoire, les visiteurs malgaches, qui voient dans cette lunette les personnes et les objets renversés, les étoiles traversant le champ au moment indiqué, même en plein jour, sont persuadés qu’il y a dans nos études et nos instruments quelque pratique secrète de la sorcellerie.
La reine a prononcé un discours dans un kabary : « Les Français
sont près de vous, a-t-elle dit ; vous avez dit que vous combattriez
pour moi, mais n’avez pas combattu. Je ne fuirai pas ; je mourrai
dans mon palais. »
Les Hovas s’apprêtent à tenter une dernière défense à Ambohimanga.
(… lire ce document de 73 pages)

Biographie: Saint Augustin, Docteur de l’Eglise
Saint Augustin, né le 13 novembre 354, est l’un des trois enfants de Patrice et Monique, petits exploitants agricoles à Thagaste (aujourd’hui Souk Ahras, aux confins de l’Algérie et de la Tunisie). Augustin, son frère et sa sœur vécurent là une enfance heureuse. Il n’aimait pas l’école et ses brutalités. Mais son intelligence y brilla rapidement ; et ses parents firent tout ce qu’ils pouvaient pour favoriser sa réussite, dont ils espéraient profiter eux aussi. Il fit donc d’excellentes études primaires, secondaires, et finalement universitaires à Carthage ; et il devint bientôt professeur de lettres.

Sa mère, la future sainte Monique, était une bonne chrétienne. Son père, Patrice, était quant à lui un païen qui ne fit pas obstacle à ce que la mère donnât une éducation chrétienne aux enfants. Bébé, Augustin reçut le sacrement des catéchumènes : le signe de la croix sur le front, les grains de sel sur les lèvres, ce qu’on appelait naguère les «rites préliminaires» du baptême. Plus tard, vers sept ans, il tomba gravement malade ; en danger de mort, il réclama instamment le baptême. Mais il se rétablit et on différa la cérémonie. Il y avait, en effet, à l’époque, deux catégories de chrétiens, les «fidèles», qui avaient reçu le baptême et promis de vivre en chrétiens, et les «catéchumènes» qui préféraient se tenir confortablement sur le seuil, en se disant qu’il serait toujours temps de faire le nécessaire plus tard.
Augustin fut donc toujours chrétien : il avait bu, dit-il dans ses Confessions, le nom de son Sauveur avec le lait de sa mère et il le retenait au fond de son cœur d’enfant. Mais il est bien probable qu’il n’y pensa guère au cours des années un peu folles de son adolescence.
Entre sagesse et passion
A 17-18 ans, étudiant à Carthage, il se lia à une compagne qui lui donna un enfant. Ils le prénommèrent Adéodat, «Dieudonné». Adéodat reçut le baptême à 15 ans, en même temps que son père, dans la nuit pascale de 387. Mais il mourut prématurément vers l’âge de 18 ans.
Entre temps, enthousiasmé par un dialogue philosophique de Cicéron, tiraillé entre son amour de la Sagesse (la philosophie) et ses passions de jeune homme ardent et ambitieux, Augustin se lança dans une longue quête de la Vérité. Il tenta de lire la Bible, mais fut rebuté par le mauvais latin de vieilles traductions. Il lisait tout ce qu’il trouvait d’ouvrages philosophiques, séduit tantôt par le scepticisme, tantôt par l’épicurisme. Il était en recherche.
Il fut ensuite séduit par la secte des manichéens, qu’il fréquenta pendant presque neuf ans.Le manichéisme était une religion orientale, fondée par Mani, qui professait un dualisme radical: l’opposition du Bien et du Mal, de la Lumière et des Ténèbres etc… Cette secte qui prétendait offrir une explication rationnelle du monde, eut une grande influence sur les cercles aristocratiques du IVè siècle en Afrique du Nord. Après sa conversion, à travers les Confessions et dans les autres ouvrages, saint Augustin s’attacha à combattre vivement le manichéisme dans et hors de l’ Eglise.
A l’âge de 29 ans (en 383), il quitte Carthage pour Rome, puis pour Milan, résidence impériale, où il obtient une chaire. Il devient fonctionnaire : c’est le sommet de sa carrière ! Jeune, ambitieux, Augustin court après les honneurs, la richesse, le mariage. Il voudrait obtenir un poste de gouverneur de province pour commencer, puis entrer dans l’ordre sénatorial… Sa mère l’a rejoint à Milan et s’entremet pour lui trouver une riche épouse : il faut (déjà) de l’argent pour entrer en politique ! Augustin se résigne à répudier celle qui est sa compagne depuis seize ans : il dit que son cœur en fut déchiré…
La conversion et le baptême
Dès son arrivée à Milan, Augustin avait fait une visite de courtoisie à l’évêque, Ambroise, qui le reçut paternellement. Il prit l’habitude d’aller l’écouter le dimanche, d’abord pour évaluer le talent de l’orateur. Mais son coeur s’ouvrit peu à peu à la vérité du discours. Il découvrit le sens spirituel de l’Ancien Testament. Ce fut un événement de première importance : Augustin pouvait se trouver désormais chez lui dans la Bible.
A la lecture des philosophes platoniciens qui lui conseillaient de se retourner de l’extérieur vers l’intérieur, autrement dit de se «convertir», il entra en lui-même, sous la conduite de Dieu, et découvrit la pure spiritualité de l’âme et de Dieu, son créateur.
Mais Augustin s’interrogeait toujours sur la personnalité du Christ. Il l’imaginait comme un homme d’une éminente sagesse, qui, au témoignage des Évangiles, avait mangé et bu, dormi et marché, s’était réjoui et attristé, avait conversé avec ses amis, avait donc mené une vraie vie d’homme. Mais il n’avait aucune idée du mystère du «Verbe fait chair», jusqu’à ce que Simplicien, un grand intellectuel chrétien, lui présentât le Prologue de l’Évangile de Jean comme un condensé de la doctrine chrétienne : le Christ est à la fois le Verbe, la Parole de Dieu en Dieu, et la Parole faite chair, l’homme Jésus Christ, Médiateur de Dieu et des hommes. Ce fut un autre moment important : Augustin découvrit la cohérence de la pensée chrétienne.
Mais il lui restait encore à mettre sa vie en conformité avec le christianisme. Ce ne fut pas sans mal ! Vint un jour un crise décisive dans le jardin de sa résidence à Milan. Après un moment de forte agitation, il s’abattit sous un figuier et laissa libre cours à ses larmes. C’est alors qu’il entendit une voix d’enfant qui chantonnait : «Prends, lis ! prends, lis !» Il se saisit du livre des lettres de Paul, l’ouvrit au hasard et lut : «Pas d’orgies et de beuveries, pas de coucheries et de débauches, pas de disputes et de jalousies ; mais revêtez-vous du seigneur Jésus-Christ ; et n’ayez souci de la chair pour en satisfaire les convoitises» (Romains 13, 13-14). Cela suffit pour dissiper les ténèbres du doute.
A la fin de l’année universitaire, Augustin, sa famille et deux jeunes disciples firent retraite dans une villa, dans les collines au nord de Milan, qui était mise à leur disposition par un collègue. Ils passèrent là des mois paisibles, s’adonnant à des entretiens philosophiques, à des méditations personnelles, à des prières aux accents des Psaumes qui enthousiasmaient Augustin.
En mars 387, ils revinrent à Milan pour l’inscription sur le registre des candidats au baptême. Augustin, un de ses amis et son fils Adéodat suivirent la catéchèse d’Ambroise. Au cours de la nuit pascale du 24-25 avril 387, comme les autres, Augustin fut baptisé par Ambroise dans la piscine baptismale.
La retraite anticipée
Augustin n’avait désormais plus rien à faire en Italie. Il prit le chemin du retour avec sa famille. En automne 387, ils étaient à Ostie, en attente d’embarquement pour l’Afrique. C’est là qu’Augustin et Monique, accoudés à une fenêtre, connurent ensemble un moment de bonheur mystique, l’«extase» ou la «contemplation» d’Ostie. Cinq jours après, Monique fut prise de fièvre et mourut au bout de neuf jours, à l’âge de cinquante-six ans.
De retour au pays, en 388, Augustin et ses compagnons s’installèrent dans la maison familiale à Thagaste. De retour en Afrique du Nord, il fonde une petite communauté contemplative. Il est appelé comme prêtre, puis comme évêque à Hippone. Il combat continuellement les déviations de la foi chrétienne. Il meurt en 430, pendant le siège de sa ville Hippone par les Vandales. Docteur de l’Église, il est l’un des quatre «Pères de l’Église d’Occident» avec saint Ambroise, saint Jérôme et Grégoire Ier.
Ses oeuvres majeures
« Amoris Laetitia »: Exhortation apostolique du Pape François sur la Famille
L’exhortation apostolique Amoris Laetitia sur la famille a été présentée aux Nations-Unies à Genève ce jeudi 23 juin par Mgr Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la Famille. Devant les représentants de l’ONU, le prélat est revenu sur le contenu de ce document très dense qui fait la synthèse des deux Synodes sur la famille convoqués par le Pape François en 2014 et 2015. Un document qui peut tout à fait devenir un outil par l’ONU pour atteindre les dix-sept objectifs de développement durable pour 2015-2030, selon Mgr Paglia.
Mgr Paglia a structuré son propos en plusieurs thèmes. Dans un premier temps, il souligne que la famille est au cœur de l’attention de l’Église. Le Pape clarifie dans ce texte, «la nouvelle relation que l’Église doit avoir avec les familles d’aujourd’hui, dans leur réalité concrète». Malgré de profonds changements qui touchent la famille depuis des décennies, poursuit l’archevêque italien, le Pape continue de poser un regard de «grande sympathie» sur les familles, pour les «aider à vivre la joie de leur vocation et leur mission».
Ce n’est pas une définition de la famille que donne le Pape, prévient-il, mais au contraire il propose d’accepter la réalité que les familles «ne tombent pas du ciel parfaitement formées mais ont besoin de grandir et mûrir constamment dans leur capacité à aimer» comme l’écrit le Pape dans l’exhortation. Face aux nouvelles réalités de la famille aujourd’hui, «le Pape demande à l’Église de la regarder dans une nouvelle lumière» car la famille n’est pas qu’une question d’individus mais de l’histoire réelle du monde», un changement qui doit aussi s’appliquer à l’Église pour qu’elle forme, elle aussi une famille.
Le Pape ne veut aucun malentendu, précise Mgr Paglia devant l’assemblée de l’ONU. «L’Église n’est pas une cour de justice, n’accuse pas, n’enregistre pas les transgressions sans prendre en compte la souffrance», insiste-t-il en expliquant les propos du Saint-Père.
(RV)
Cliquer pour lire ou télécharger l’Exhortation Amoris Laetitia
(document PDF de 264 pages: veuillez patienter!)

