Science / Technologie
Le prix Nobel de chimie 2024 remis à David Baker ainsi qu’à Demis Hassabis et John M. Jumper de Google DeepMind
Les prix Nobel expliqués par « Downton Abbey »
Malgré des travaux encore très récents, les recherches sur l’IA ont le vent en poupe avec déjà un deuxième Nobel remis à des chercheurs sur cette thématique cette année.

SCIENCE – Semaine des Nobel, jour 3 à Stockholm. Après le « microARN » lundi et l’intelligence artificielle mardi, des travaux liés à l’IA se sont une nouvelle fois imposés au palmarès de la saison 2024 des prix Nobel. De quoi prendre conscience de la place primordiale qu’occupe désormais cette technologie pour l’avenir de la découverte scientifique.
Car le troisième prix Nobel décerné cette semaine, celui de chimie, a été remis ce mercredi 9 octobre à l’Américain David Bakert d’une part « pour la conception computationnelle (informatique) de protéines » et de l’autre au Britannique Demis Hassabis et l’Américain John M. Jumper « pour la prédiction de la structure de presque toutes les protéines connues » à l’aide de l’IA.
Combinés, leurs travaux permettent de « comprendre et de maîtriser parfaitement les outils chimiques de la vie : les protéines ». Lors de la remise du prix ce mardi, en Suède, il a d’ailleurs été souligné que « le potentiel de leurs découvertes est énorme ». En effet, le duo composé de Demis Hassabis et John Jumper a « mis au point un modèle d’intelligence artificielle pour résoudre un problème vieux de 50 ans : prédire les structures complexes des protéines » quand David Baker « a réussi l’exploit presque impossible de construire des protéines entièrement nouvelles ». Lire la suite »
Le prix Nobel de physique 2024 récompense les pionniers de l’IA qui se sont inspirés de la physique des aimants et des gaz
Fin des spéculations… Ce 8 octobre 2024, l’Académie royale des sciences de Suède a fait savoir qu’elle avait décidé d’attribuer le prix Nobel de physique 2024 à John J. Hopfield et Geoffrey E. Hinton « pour leurs découvertes et inventions fondamentales qui permettent l’apprentissage automatique avec des réseaux de neurones artificiels ».
Les décisions de l’Académie surprennent souvent, mais sont toujours justifiées. Les deux hommes se sont inspirés pour leurs travaux sur l’IA qui sont derrière bon nombre d’applications miracles de celle-ci depuis plus d’une décennie de la mécanique statistique des gaz et des aimants.
au sommaire
- Des neurones artificiels derrière de grandes découvertes de la physique et de l’astronomie
- Des réseaux de neurones artificiels décrits par la théorie des aimants
L’année précédente, le neurophysiologiste Warren McCulloch et le mathématicien Walter Pitts avaient publié un article fondateur décrivant selon eux dans les grandes lignes le fonctionnement de neurones biologiques en les représentant à l’aide de circuits électriques, posant l’une des bases de la révolution de l’intelligence artificielle (IA) au XXIe siècle, sous la forme des réseaux de neurones artificiels actuels et du deep Learning, dont certains se demandent si elle ne contient pas en germe l’accès à la conscience artificielle.
Ces réseaux de neurones artificiels qui permettent par exemple de faire fonctionner ChatGPT, marcher des robots et conduire des voitures ou chercher dans des masses de données concernant des images ou des mesures des Patterns comme on dit en anglais, ce que l’on peut traduire par des motifs, schémas, structures ou régularités ont un fonctionnement qui doit lui aussi beaucoup aux équations de la mécanique statistique.
Il s’agit d’une branche de la physique qui explique comment décrire des systèmes physiques avec un grand nombre de paramètres sans les connaître avec précision, principalement quand il s’agit de retrouver les propriétés macroscopiques des objets composés de particules comme des gaz, des conducteurs, des aimants, des liquides etc. à partir de calculs sur des moyennes théoriques des propriétés des particules comme leurs positions et leurs vitesses. On retrouve notamment les lois de la thermodynamique de ces objets comme le fait qu’un aimant ferromagnétique perd son aimantation quand on le chauffe ou au contraire en acquiert à nouveau quand il refroidit plongé dans un champ magnétique extérieur.
(… lire l’intégralité de l’article)
« GODFATHER OF AI » GEOFFREY HINTON
« Il n’existe aucune garantie de sécurité face aux progrès de l’intelligence artificielle », prévient Geoffrey Hinton, pionnier de l’IA. Il partage ses réflexions sur les avantages et les dangers de l’IA avec Scott Pelley.
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Pr Irène Rabenoro – Première femme élue présidente de l’Akademia Malagasy

La Pr Irène Rabenoro succède au Pr François Rajaoson (2021-2024) à la tête de l’Akademia Malagasy pour un mandat de trois ans (2024-2027) non renouvelable conformément aux statuts de cette société savante. L’élection par les membres titulaires a eu lieu mardi après-midi en son siège à Tsimbazaza. Une communication du chancelier, en la personne du Pr Aimé Lala Razafinjara, a fait part de la nouvelle le lendemain.
C’est pour la première fois dans les annales de cette société savante qui a 124 ans cette année qu’une femme accède à la plus haute fonction. C’est pour la première fois aussi qu’un membre de la section I « sciences de l’art et du langage » est devenu son président. En réalité, l’actuelle présidente de l’Akademia Malagasy se met sur les traces de son père, Dr Césaire Rabenoro, qui dirigeait cette institution académique de 1973 à 2002.
Tour à tour, la benjamine des Rabenoro a été membre correspondant de 1993 à 2000, année à laquelle elle a été admise en membre associé avant de devenir membre titulaire à partir de 2004. Titulaire d’un doctorat d’Etat ès lettres et sciences humaines de l’université de Paris 7 (1995), Irène Rabenoro est parmi les rares chercheurs au monde qui ont obtenu ce plus haut diplôme universitaire sans passer par le doctorat de troisième cycle.
Son parcours se résume difficilement en quelques mots. Ses spécialités sont la sociolinguistique (analyse de discours politique et politique linguistique) et éducation multilingue et interculturelle fondée sur la langue maternelle. Admise à la retraite depuis mars, elle a consacré sa vie aux fonctions enseignante, diplomatique et académique.
Directrice du Centre national d’enseignement de la langue anglaise (CNELA, de 1982 à 1993), enseignante-chercheure à l’université d’Antananarivo dont elle a été vice-présidente (2005-2006), conseillère technique des deux Premiers ministres (Jacques Sylla et Charles Rabemananjara, de 2006 à avril 2007), ambassadrice déléguée permanente de Madagascar auprès de l’UNESCO et représentante de Madagascar auprès de la Francophonie (2007-2010), membre du Conseil scientifique de l’Agence universitaire de la Francophonie (2006-2012) : voilà quelques exemples des responsabilités dont elle s’est occupée auparavant.
A l’université d’Antananarivo, jusqu’aux prochaines élections, elle est élue présidente du collège des enseignants de la faculté des Lettres et Sciences humaines et responsable de l’équipe d’accueil doctorale « Interculturalité, linguistique et didactique des langues étrangères – formation et pédagogie universitaire » et membre de la commission des spécialistes habilitation à diriger des recherches (HRD) à l’école doctorale sciences humaines et sociales.
En dehors du cercle universitaire et académique pur, elle porte le titre d’expert-évaluateur pour le domaine des sciences humaines et sociales, membre du comité de sélection des candidats à une bourse d’excellence du gouvernement français pour les doctorats en 2023 et 2024 (SCAC/ambassade de France), collaboratrice depuis 2019 de VID Specialized University, Stavanger (Norvège) et, depuis 2023, de l’université de Stavanger (projet ERASMUS +).
(source: M.R. – laverite.mg)
Pierrre Lellouche, ancien ministre: « L’Iran a de quoi faire immédiatement trois bombes atomiques »
Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, répond aux questions de Sonia Mabrouk au sujet de la pluie de missiles balistiques iraniens sur Israël, de Tsahal qui promet une riposte, de la situation un an après les attaques du 7 octobre et d’une recomposition géopolitique globale déterminé à en finir avec la domination occidentale.
Pourquoi le Maroc soutient Israël ?
Le Maroc renforce ses liens avec Israël pour devenir une puissance militaire incontournable en Afrique du Nord. Face aux menaces de l’Algérie et du Polisario, le Maroc mise sur des technologies de pointe israéliennes pour moderniser son arsenal et développer sa propre industrie de défense.
Le royaume du Maroc posséderait déjà la 2e plus grosse flotte de drones militaires d’Afrique ! Cette alliance stratégique, officialisée en 2020, lui permet de sécuriser son flanc sud et la province du Sahara Occidental, vitale pour ses projets d’influence en Afrique. Le contexte dans la bande de Gaza et les critiques de l’opinion publique marocaine remettent en question ce partenariat sans pouvoir l’arrêter. Plongez dans les dessous de ce partenariat militaire surprenant et ses implications pour l’équilibre des pouvoirs dans la région.
A la tête de Sciences Po, Luis Vassy, un diplomate de « sang-froid » pour « faire baisser la pression »
Ex-directeur de cabinet au Quai d’Orsay, ce fils d’un réfugié uruguayen a pris ses fonctions mardi 1ᵉʳ octobre à la tête d’une école qu’il refuse de voir comme « un objet politique ».

Pour mieux se glisser dans sa nouvelle peau de directeur de Sciences Po, Luis Vassy, 44 ans, est remonté aux sources. Quoi de mieux qu’une biographie d’Emile Boutmy, bâtisseur de l’Ecole libre des sciences politiques en 1871 ? A l’évocation du physique du père fondateur, décrit comme « frêle », « avec un léger strabisme », par François et Renaud Leblond, auteurs d’Emile Boutmy, le père de Sciences Po (Anne Carrière, 2013), il n’a pu s’empêcher de faire le rapprochement avec sa propre apparence. « Chacun en déduira ce qu’il veut ! », ironise-t-il, lunettes sur le nez.
Mardi 1er octobre, l’ex-directeur du cabinet de l’ancien ministre des affaires étrangères Stéphane Séjourné a investi son nouveau bureau, rue Saint-Guillaume, à Paris. Adoubé les 19 et 20 septembre par une majorité des membres du conseil de l’Institut d’études politiques et du conseil de la Fondation nationale des sciences politiques, il prend les rênes d’une école de 15 000 étudiants, dotée de 250 millions d’euros de budget, qu’il a lui-même fréquentée à la fin des années 1990, simultanément avec l’Ecole normale supérieure de Cachan et avant de passer par l’ENA – promotion Sédar Senghor, la même qu’Emmanuel Macron.
La démission de son prédécesseur, Mathias Vicherat, au mois de mars, renvoyé devant la justice avec son ex-compagne pour des faits de violences conjugales, puis la mobilisation étudiante déclenchée par la guerre menée par Israël à Gaza à la suite de l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023 ont marqué l’établissement, qui voudrait bien ouvrir une nouvelle page. L’ancien ambassadeur à La Haye entre 2019 et 2022 fait justement de l’« apaisement » son mantra. Ses projets sont multiples, parmi lesquels l’« adaptation des procédures » de recrutement, la création d’une « école de la gouvernance et des politiques du climat », la formation des étudiants en bachelor aux méthodes de la recherche en sciences humaines.
Répression
Lorsqu’il vivait, enfant, dans un HLM de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), Luis Vassy se voyait architecte, dessinant sans cesse des plans de maisons. Il s’est passionné ensuite pour l’informatique, avant de réaliser que l’ouverture au monde offerte par les carrières diplomatiques correspondait à ce qu’il cherchait.
L’histoire familiale des Vasilskis est faite de ruptures, de départs forcés, de violences. « Réfugié politique en France en 1974, mon père a francisé (…suite dans lemonde.fr)
Atom structure and Quantum Theory – La Vie de Niels Bohr
This is the story of the life of Niels Bohr told by the people who knew him the best, his colleagues, students and friends. From winning the Nobel Prize in 1921, to his heated debates with Einstein and his contribution to the development of the infamous atom bomb with Oppenheimer, Bohr’s life and work still fascinates to this day.
« Laudate Deum », la voix des scientifiques et des activistes se joint au cri du Pape

Le monde de la science, de la culture, les associations catholiques et non engagées sur les questions environnementales au niveau international se mobilisent pour protéger la maison commune et soutenir l’exhortation apostolique du Pape François. Pour le prix Nobel Giorgio Parisi, un transfert massif de ressources des pays les plus avancés vers les pays pauvres est nécessaire pour créer les conditions d’un environnement durable.
Dans les jardins du Vatican, espace vert préservé au cœur de Rome, l’exhortation apostolique
Laudate Deum
a été présentée à la presse jeudi 5 octobre. Des universitaires, chercheurs, activistes, représentants de la société civile et du monde de la culture, se sont succédés pour unanimement approuver un document qui, intégrant l’encyclique Laudato si’ de 2015, incite les institutions et les nations à s’engager d’urgence à faire face aux conséquences du changement climatique mondial.
Le Nobel Giorgio Parisi: « les guerres rendent difficile la solidarité de l’humanité »
L’exhortation apostolique est écrite de manière simple et claire. Ainsi elle s’adresse à tous, et c’est un mérite, a déclaré le prix Nobel de physique, le professeur Giorgio Parisi, qui a pris la parole à l’ouverture de la présentation. Convaincu, comme le Souverain pontife, que les plus faibles souffrent bien plus que les autres des effets du changement climatique, l’universitaire se réjouit de la manière dont le Pape souligne l’urgence d’un engagement mondial et d’une démarche équitable et solidaire: «Bloquer le phénomène avec succès demande un effort monstrueux de la part de tous», affirme Giorgio Parisi, insistant ensuite sur l’importance d’un «transfert massif de ressources des pays les plus avancés vers les pays les moins riches».
Mondiale de robotique à Athènes : Médaille d’or pour la Team Madagascar !

Ils l’ont fait ! La Team Madagascar reviendra au pays, parée d’or après avoir participé au concours mondial de « FIRST Global Challenge » 2024 à Athènes, en Grèce, du 26 au 29 septembre 2024.
Sahaza, Emrick, Aina Finaritra, Grace et Maria, les cinq jeunes passionnés de robotique qui composent la Team Madagascar, ainsi que leur mentor, Sahaza et leur team manager, Hanitra Rasoanaivo, ont « fait le travail ». Ils ont été sacrés champions du monde, hier, à l’issue d’une finale palpitante de la compétition mondiale de robotique, FIRST Global Challenge 2024 (FGC2024), qui s’est tenue à Athènes où plus de 190 pays ont été représentés. L’équipe de Madagascar reviendra ainsi au pays avec une médaille d’or autour du cou, la récompense d’une année d’efforts intenses. Leur savoir-faire, la bonne stratégie qu’ils ont adoptée – car la compétition inclut des alliances avec d’autres équipes, conformément aux principes du jeu – et un mental d’acier, ont eu raison des difficultés rencontrées lors de cette prestigieuse compétition. L’équipe malgache soutenue par leurs deux coaches, a remporté la médaille d’or aux côtés de plusieurs autres équipes alliées dont la Chine, la Moldavie et les îles Cook. Les membres de la Team Madagascar ont préparé hier soir même leur retour au pays, fourbus de fatigue, certes, mais heureux !
STEM
Le FIRST Global Challenge, également appelé Robot Olympics pour son principe qui suit le modèle olympique, est une compétition internationale mettant en scène la robotique. Elle a été initiée par FIRST Global, un organisme public de bienfaisance basé aux États-Unis, créé par Dean Kamen, fondateur de FIRST (acronyme de « For Inspiration and Recognition of Science and Technology » (pour l’inspiration et la reconnaissance de la science et de la technologie). L’objectif de cet organisme est alors d’inspirer le leadership et l’innovation chez les jeunes de toutes les nations, en leur donnant les moyens d’agir grâce à l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques, ou STEM (science, technology, engineering, and mathematics). Ainsi, le FGC est le mécanisme permettant à l’organisme initiateur d’atteindre son objectif : faire en sorte que les jeunes parviennent à relever collectivement les défis les plus pressants du monde, et à proposer des solutions améliorant la qualité de vie des humains. Ce, en favorisant la communication et la coopération interculturelles entre des lycéens des quatre coins du globe par le biais des STEM. Aussi dans le cadre de la compétition de robotique les équipes sont-elles amenées à travailler ensemble pour accomplir des tâches dans le jeu. C’est dans ce cadre que la compétition inclut des alliances stratégiques, permettant de mettre à profit leurs capacités techniques et leur imagination.
« Nourrir l’Avenir » !
Chaque année, le FGC a pour thème l’un des plus grands défis auxquels la planète est confrontée, y compris les 14 grands défis de l’ingénierie, dans le but de favoriser la compréhension et la coopération entre les jeunes à travers le monde. Cette année, le thème du FGC2024 est « Feeding the future » (Nourrir l’avenir). Un thème en lien avec l’alimentation, l’agriculture et l’eau, la production alimentaire durable étant l’un des défis majeurs du XXIe siècle. Ainsi, ce thème de 2024 met au défi les équipes participantes d’aborder les obstacles et les possibilités de fournir à la population mondiale une alimentation nutritive, équitable et respectueuse de l’environnement.
(source: Hanitra R. – Midi M/kara)