Affaire des Boeing 777 – Vingt-deux personnes en détention préventive

Publié le

Les vingt-deux personnes déférées au Pôle anti-corruption (PAC) dans le cadre de l’affaire des Boeing 777 ont été placées en détention préventive.

Toutes les personnes déférées au PAC dans l’affaire des Boeing 777 ont été placées sous mandat de dépôt.

Le parquet du PAC a rendu sa décision samedi concernant les cinq Boeing 777 immatriculés à Madagascar et retrouvés en Iran. Les personnes déférées sont poursuivies pour plusieurs chefs d’accusation, dont atteinte à la sûreté de l’État, association de malfaiteurs, recel de malfaiteurs, faux en écriture publique et corruption. Leur répartition dans les établissements pénitentiaires est la suivante : neuf détenus à la prison d’Avaradrano, deux à Tsiafahy et un à Antanimora, tandis que les autres ont également été placés à Antanimora.

Parmi les personnes concernées figurent plusieurs cadres et agents de l’Aviation civile de Madagascar (ACM), dont le directeur général, le colonel Gervais Damasy. Celui-ci a conservé ses fonctions à ce stade de la procédure. Sont également cités dans l’affaire le directeur de la supervision de la sécurité, deux inspecteurs ayant procédé à des contrôles des avions en Chine, un stagiaire ainsi que deux agents impliqués dans la transmission des codes transpondeurs utilisés lors des vols des appareils vers l’Iran.

Deux opérateurs

Deux opérateurs liés à la société Udaan Aviation, identifiée dans l’enquête comme un intermédiaire dans le processus de transfert des avions, ont aussi été placés en détention préventive : le ressortissant indien Singh Kushwinder et le ressortissant malgache Rijasoa Andriamananarivo. Lire la suite »

« La crise la plus grave entre l’Algérie et la France depuis l’indépendance », selon Benjamin Stora

Publié le Mis à jour le

L’historien Benjamin Stora, spécialiste de l’histoire algérienne, (nommé par E. Macron), a accordé un entretien à France 24. Il est revenu en longueur sur la crise diplomatique entre la France et l’Algérie, « la plus grave depuis l’indépendance » selon lui. La commission mixte d’historiens algériens et français qu’il dirige n’avance plus dans son travail sur la mémoire de la colonisation. Il plaide pour une reprise de ce travail mémoriel, fondamental pour les mémoires blessées et la jeune génération des deux pays.

 


Communiqué de la Présidence de la République française, en date du 19 septembre 2024, sur les travaux de la de la Commission mixte franco-algérienne d’historiens.

Prononcé le

Intervenant(s) : 

Auteur(s) moral(aux) :Présidence de la République

Circonstance : Réunion avec les membres de la Commission Stora

Texte intégral

Le Président de la République a reçu les membres français de la Commission mixte franco-algérienne d’historiens, au Palais de l’Elysée, le jeudi 19 septembre 2024.

Le chef de l’Etat a tout d’abord réitéré sa détermination à poursuivre le travail de mémoire, de vérité et de réconciliation engagé depuis 2017 et noué avec l’Algérie dans le cadre de la Déclaration d’Alger, signée par le Président de la République et le Président TEBBOUNE, le 27 août 2022.

Lors de cette réunion de travail, le chef de l’Etat a vivement remercié tous les membres de la Commission pour l’excellence des travaux conduits et a appelé de ses vœux à ce qu’ils se poursuivent afin que les propositions concrètes formulées par la Commission mixte franco-algérienne d’historiens puissent être mises en œuvre.

Le Président de la République souhaite que ces propositions permettent à notre pays de porter un regard lucide sur le passé et de construire, dans le temps long, une réconciliation des mémoires, dans une démarche d’éducation et de transmission pour les jeunesses française et algérienne.

(source: vie-publique.fr)

Discours complet de Mario Draghi : La dure réalité de l’Europe : impuissante sur la scène internationale

Publié le Mis à jour le

Regardez le discours complet de Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne et ancien Premier ministre italien, qui livre une analyse historique et sans concession du déclin de l’influence mondiale de l’Europe.

(pour la traduction, cliquez sur le petit écran avec tirets , 4ème icône en bas de page droite) 


Draghi affirme que l’Union européenne a perdu l’illusion d’être un acteur décisif sur la scène mondiale. Il prévient que 2025 a révélé une douloureuse vérité : l’Europe ne peut plus compter uniquement sur son poids économique pour asseoir sa puissance géopolitique.

.De la soumission aux droits de douane et aux exigences américaines en matière de dépenses de défense à l’indifférence dans les conflits à Gaza, en Iran et en Ukraine, Draghi accuse l’UE de ne pas défendre ses propres intérêts et valeurs.

C’est l’un des discours les plus audacieux prononcés par un dirigeant européen depuis des années, soulevant des questions cruciales sur la compétitivité de l’UE, son unité future et son rôle dans l’élaboration des affaires mondiales.

Discours complet avec analyse et contexte — L’Europe est-elle finie en tant que puissance mondiale, ou peut-elle se réinventer ?

Madagascar Airlines – Thierry de Bailleul prolonge son mandat

Publié le Mis à jour le

Crédit photo : fourni

Thierry de Bailleul, directeur général de Madagascar Airlines, a annoncé sur le réseau social professionnel en ligne  LinkedIn qu’il prolonge son mandat à la tête de la compagnie. Dans ce message posté il y a une semaine, il explique que sa décision vise à assurer la continuité et la stabilité dans une période encore fragile.« C’est dans cet esprit que j’ai accepté de prolonger ma mission à la tête de Madagascar Airlines, avec comme objectifs d’assurer la continuité et de maintenir le cap dans un environnement encore fragile », a-t-il écrit.

Depuis son arrivée à la tête de cette compagnie aérienne, Thierry de Bailleul conduit le plan Phénix, un programme de redressement appelé Phoenix 2030. Ce plan vise à rendre la compagnie rentable et fiable. Les progrès commencent à apparaître. «  La flotte est passée d’un seul avion opérationnel à cinq, ce qui a permis d’atteindre un taux de ponctualité de 85 % », a-t-il ajouté dans une autre source. Le réseau intérieur a aussi été renforcé, avec 12 destinations désormais desservies. Antananarivo est devenu un centre de correspondance, grâce à des horaires mieux adaptés et des partenariats avec Emirates et Air France. De nouvelles liaisons directes entre les Provinces, comme vers Nosy Be, Toliara ou Sainte-Marie, facilitent les déplacements et soutiennent le tourisme.

Amélioration

Sur le plan financier, Madagascar Airlines a réduit sa dette de 40 à moins de 20 millions de dollars. Avec l’appui du Gouvernement et de la Banque mondiale, la compagnie prépare une ouverture aux investisseurs privés, prévue pour l’année 2026. Cependant, les défis restent importants. En 2023, seulement 400.000 passagers ont voyagé avec Madagascar Airlines, alors que le marché potentiel est estimé à 1,5 million. Pour le DG, il est essentiel de continuer à regagner la confiance des voyageurs à travers la régularité et la fiabilité des vols. A rappeler que le Conseil d’administration avait annoncé que le mandat de Thierry de Bailleul avait pris fin le 31 juillet dernier. En décidant d’y rester, le dirigeant confirme sa volonté de poursuivre le redressement de la compagnie et de consolider les résultats obtenus.

(source Carinah Mamilalaina – laverite.mg

Pétanque: Sacre à Mulhouse; et domination à Nevers, France

Publié le

À Nevers, en France, l’équipe malgache de pétanque a brillé lors de la cinquième étape des Masters 2025.

Yves, Tianakely et Balôty ont dominé les Français de Dylan Rocher sur un score sans appel de 13 à 3. Une victoire qui confirme la montée en puissance de la triplette malgache sur la scène internationale.

Une victoire expéditive

Copyright Image : © Fsbm

La cinquième étape des Masters de pétanque 2025 s’est tenue hier à Nevers. Une fois de plus, les Malgaches ont marqué les esprits. Opposée à l’équipe du champion français Dylan Rocher, la triplette composée d’Yves, Tianakely et Balôty n’a laissé aucune chance à ses adversaires. Dès le début de la partie, les Malgaches ont pris l’avantage. Après seulement sept “mènes”, le match était déjà plié. Le tableau affichait 12 à 0 en faveur de Madagascar, avant que l’équipe de Rocher ne sauve l’honneur avec trois points. Mais l’issue ne faisait plus de doute : la maîtrise collective et la précision malgache ont eu raison de l’expérience française. Score final : 13 à 3.

La confirmation d’une équipe redoutable

Si la victoire est collective, certains gestes individuels ont marqué la rencontre. Balôty, notamment, s’est distingué par sa précision au tir et sa capacité à engranger des points dans les moments clés. Ce réalisme a permis aux Malgaches de garder le contrôle de bout en bout. Ce succès n’est pas isolé. Déjà, le 25 juillet dernier à Cluses, la même équipe avait remporté la troisième étape des Masters, en battant en finale l’équipe Bonetto, autre poids lourd de la discipline. Avec ce nouveau triomphe à Nevers, Yves, Tianakely et Balôty confirment qu’ils comptent parmi les grandes forces de cette édition 2025. Pour les observateurs, la progression des Malgaches illustre le sérieux de leur préparation et leur complicité sur le terrain. Chaque joueur sait se mettre au service de l’autre, combinant tactique et technique avec efficacité. À mesure que les étapes s’enchaînent, l’équipe de Madagascar s’affirme comme une candidate sérieuse au titre final. De quoi nourrir l’espoir d’une consécration historique dans un tournoi où peu attendaient les Malgaches à ce niveau.

(source: moov.mg)

République Démocratique du Congo: la peine de mort requise contre Joseph Kabila

Publié le

RDC: la peine de mort est requise contre Joseph Kabila. L’ancien président de République démocratique du Congo jugé pour crime de guerre, trahison, et complicité présumée avec l’AFC/M23, a été reconnu coupable de ces chefs d’inculpation par le ministère public.

Présidence du Syndicat des administrateurs civils – Rakotondramanana Solofotahiana plébiscité par ses pairs

Publié le Mis à jour le

Présidence du Syndicat des administrateurs civils – Rakotondramanana Solofotahiana plébiscité par ses pairs

Le Syndicat national des Administrateurs civils (SYNAD) s’est offert un nouveau souffle hier, lors de son assemblée générale élective organisée à l’Espace Rose By-pass. A l’issue d’un scrutin marqué par une participation modérée mais néanmoins engagée (45,7%), Rakotondramanana Solofotahiana a remporté une victoire sans équivoque face au président sortant Raholinarivo Paolo Emilio. Porté par sa liste aux accents trumpistes, « Make SYNAD Great Again ! », le nouveau président, un administrateur civil en chef de classe exceptionnelle, a recueilli 222 voix contre 101 pour son adversaire.

Le verdict des urnes est clair. Près de sept électeurs sur dix ont donc choisi la voie du renouveau, un plébiscite qui ne laisse place à aucune contestation. Sur les 714 inscrits, 326 votants se sont exprimés, dont 324 suffrages valides. Le score de 68,5% traduit une adhésion massive au programme de Solofotahiana et confirme que les administrateurs civils attendent un syndicat plus dynamique, plus audible et surtout plus offensif dans la défense de leurs intérêts.

La campagne victorieuse s’est distinguée par son discours rassembleur et des engagements précis. Transparence, modernisation des outils syndicaux et un dialogue renforcé avec les membres sont autant de promesses qui ont séduit une majorité d’adhérents. A cela s’ajoute une volonté affichée de tenir tête aux réformes gouvernementales jugées défavorables, ce qui donne au SYNAD une posture d’acteur incontournable dans la fonction publique.

« Cette victoire est celle des administrateurs qui croient en un SYNAD dynamique et audible. Nous œuvrerons pour restaurer notre influence », a déclaré Solofotahiana, préfet en poste à Maintirano, à l’issue du scrutin. Son adversaire Paolo Emilio, pour sa part, a reconnu sa défaite avec fair-play, promettant de rester engagé au service du syndicat.

Les observateurs estiment que ce changement de leadership pourrait profondément reconfigurer les équilibres internes et donner une nouvelle impulsion aux administrateurs civils dans leur rôle stratégique au sein de l’appareil d’Etat. Pour l’heure, le message envoyé est limpide, les membres du SYNAD ont choisi de tourner une page et d’inscrire leur syndicat dans une dynamique de renouveau.

(Recueillis par Lalaina A. – laverite.mg)

Au Brésil, les dissensions au sein du clan Bolsonaro exposées par la police : « Espèce d’ingrat de merde »

Publié le Mis à jour le

Les forces de sécurité brésiliennes ont rendu public un rapport préconisant l’inculpation de l’ancien président, et de son fils Eduardo, exilé aux Etats-Unis, pour tentative d’entrave à la justice. Le jugement sur la tentative de coup d’Etat sera discuté à partir du 2 septembre.

L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro, à Brasilia, le 16 août 2025. ERALDO PERES/AP

Courage, fuyons ? A deux semaines du verdict de son procès pour tentative de coup d’Etat, Jair Bolsonaro voit s’aggraver un peu plus ses ennuis judiciaires. Mercredi 20 août, la police brésilienne a révélé avoir retrouvé des messages sur le téléphone portable de l’ancien président brésilien, trahissant son intention de prendre la fuite vers l’Argentine pour y réclamer l’asile politique. Un nouveau coup dur, désastreux en matière d’image.

Selon les forces de sécurité, le dirigeant d’extrême droite aurait sauvegardé dans son smartphone, le 10 février 2024, une demande officielle de protection internationale à son allié, le président argentin, Javier Milei. « Je suis, dans mon pays d’origine, persécuté pour des motifs et des délits essentiellement politiques », écrit Jair Bolsonaro dans une missive de trente-trois pages, rédigée quelques jours après le déclenchement d’une vaste opération de police visant plusieurs de ses proches.

Aussi éloquent soit-il, le document ne constitue qu’une partie d’un volumineux rapport d’enquête rendu public mercredi par la police fédérale. Celle-ci affirme avoir réuni suffisamment de preuves pour recommander l’inculpation de l’ancien président et celle de l’un de ses fils, le député Eduardo Bolsonaro, exilé aux Etats-Unis, pour « coercition » et tentative d’entrave à la justice. Il encourt pour cette affaire jusqu’à douze ans de détention.