
Israël n’a pas officiellement notifié à la France sa récente décision de suspendre tous ses achats d’armes auprès de ce pays, a déclaré lundi au Times of Israel une source française proche du dossier, tout en critiquant les motifs invoqués pour justifier cette mesure.
Un porte-parole du ministère israélien de la Défense avait indiqué dimanche avoir suspendu tous ses achats d’équipements militaires auprès de la France, en réponse à des mesures françaises qui ont « porté atteinte à la sécurité d’Israël », avec notamment l’interdiction faite aux avions israéliens d’utiliser l’espace aérien français pour participer à la guerre contre le régime iranien, confirmant ainsi des informations récemment relayées par la presse israélienne.
Le porte-parole avait évoqué une « tendance persistante » dans les actions de la France qui « ont porté atteinte à la sécurité d’Israël et aux capacités opérationnelles de son industrie de la défense », dont la plus récente est « l’interdiction faite aux avions israéliens transportant des munitions destinées à des opérations contre l’Iran de survoler l’espace aérien français ».
« La France entrave activement le transfert de munitions vers Israël, qui mène des opérations contre l’Iran – un pays dont les missiles balistiques sont capables d’atteindre des villes européennes, y compris Paris », avait déclaré le porte-parole, reprenant les affirmations des responsables israéliens selon lesquelles l’Iran possède de telles capacités.
« L’interdiction française a été imposée malgré une coordination préalable, malgré des explications claires indiquant que les munitions étaient destinées uniquement à l’Iran, et malgré la prise de conscience que cet effort est également crucial pour la sécurité européenne. »
Le porte-parole avait également cité d’autres griefs, notamment le fait que la France ait empêché « des dizaines » d’entreprises de défense israéliennes d’exposer au salon Eurosatory 2024 à Paris et au Salon du Bourget 2025, le gel des licences d’exportation vers Israël et le fait d’avoir mené une initiative des Nations unies l’an dernier au cours de laquelle Paris et d’autres nations européennes ont reconnu un État « palestinien ».








