Gendarmerie nationale : Vague d’affectation d’officiers

Publié le

(©midi-madagasikara.mg)

Un vent de refondation souffle dans les rangs. Une vague d’affectations frappe actuellement le corps de la gendarmerie nationale. Plusieurs officiers supérieurs, parmi lesquels les colonels Tojo et Fabrice, viennent d’être déplacés de leurs postes stratégiques à Antananarivo. Des mutations qui, selon plusieurs observateurs, traduisent une recomposition interne après les controverses liées aux opérations de maintien de l’ordre durant les récentes manifestations. Connu du grand public pour avoir dirigé les opérations sur terrain lors du mouvement GenZ, le colonel Tojo a longtemps incarné la fermeté de la gendarmerie face aux manifestants. Mais les méthodes employées, jugées violentes par l’opinion, ont terni son image et celle de l’institution. Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des interventions particulièrement brutales. Proche du pouvoir à une certaine époque, le jeune officier semble aujourd’hui payer le prix de cette exposition. Il est désormais affecté à l’École de la gendarmerie à Moramanga, un poste perçu comme plus administratif et loin de la scène politique.

Autre figure concernée : le colonel Fabrice, ex-chef du Service des recherches criminelles. Il s’était illustré dans plusieurs dossiers sensibles, notamment l’affaire Roberto Carlos, un civil abattu à Andohanimandroseza dans des circonstances toujours floues. Ses actions lors du “hetsika fotsy”, où il avait coordonné la dispersion des manifestants, avaient consolidé sa position au sein de la hiérarchie. Mais, tout comme Tojo, il fait partie des officiers désormais déplacés, dans ce qui s’apparente à une purge silencieuse. Ces deux colonels appartiennent au cercle rapproché du général Bômba, dont plusieurs protégés perdent progressivement leur influence. Des informations internes évoquent d’autres mouvements touchant des unités comme le GSIS et certains commandements régionaux. Dans une récente intervention télévisée, la ministre de la Justice a affirmé que « tous ceux qui ont agi en dehors de la loi durant les manifestations feront l’objet d’enquêtes ». Si ces affectations marquent la volonté d’un nettoyage institutionnel, elles ne suffisent pas à apaiser la colère d’une partie de la population. De nombreuses victimes attendent toujours que les auteurs des exactions — tirs à balles réelles, violences et humiliations — soient traduits en justice. Pour beaucoup, une simple mutation ne vaut pas justice.

(source: D.R – Midi M/kara)

Table ronde économique – Les acteurs privés veulent prendre part à la refondation

Publié le

Le secteur privé malgache et l’Union européenne s’unissent pour relancer l’économie. La 8e Table Ronde Économique souligne le rôle des entreprises dans l’emploi, l’innovation et l’investissement.

La 8ᵉ Table Ronde Économique au Radisson Blu Ambodivona.

Le secteur privé malgache et l’Union européenne affichent une volonté commune de soutenir la relance économique. La 8e Table ronde économique (TRE), organisée mardi à Ambodivona, a réuni représentants du gouvernement, entreprises et partenaires internationaux autour des questions de compétitivité et d’amélioration du climat des affaires.

Selon Priscilla Andrianarivo, secrétaire générale du ministère de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé, le poids économique des entreprises demeure déterminant, mais celles-ci « restent confrontées à des défis structurels ». Le ministère dit travailler à des solutions conjointes avec les acteurs concernés.

Le secteur privé représente aujourd’hui plus de 80 % du PIB, 90 % des emplois formels et informels ainsi que 85 % des recettes fiscales, faisant de lui un pilier de la création de richesses et de l’investissement, notamment dans les secteurs innovants et ceux liés à la transition écologique.

Pour le président du Fivmpama, la phase de refondation politique et économique engagée à Madagascar devrait s’accompagner d’un environnement d’affaires plus favorable.

Un partenaire de premier plan

Les difficultés, essentiellement structurelles, nécessitent selon lui une analyse globale, du financement à l’entrepreneuriat.

L’Union européenne a réaffirmé son rôle dans le soutien au tissu privé malgache. L’ambassadeur de l’UE, Roland Kobia, a rappelé que les entreprises européennes ont généré 117 000 emplois directs en 2024 et représentent 40 % des investissements directs étrangers à Madagascar. L’Union dit accompagner le pays pour stimuler la croissance, encourager la création d’emplois et favoriser une économie plus compétitive et responsable.

Les échanges menés lors de cette TRE ont mis en avant plusieurs initiatives liées à la responsabilité sociale et environnementale, à l’innovation ou encore à la formation professionnelle. Les propositions issues des débats seront intégrées au Dialogue public-privé et contribueront à la création d’un Observatoire du secteur privé chargé de suivre les performances économiques et sociales des entreprises.

Par ailleurs, l’accord de partenariat économique entre Madagascar et l’Union européenne est en voie d’achèvement. Il devrait élargir le champ des échanges au-delà des biens de consommation, en incluant les services, les investissements ou les règles d’origine, afin de renforcer les flux commerciaux. L’Europe, qui absorbe plus d’un tiers des exportations malgaches, demeure ainsi un partenaire stratégique pour Antananarivo.

(source: Irina Tsimijaly – lexpress.mg)

Economie – Modernisation du port d’Ehoala – La Douane et QMM collaborent

Publié le

(©laverite.mg)

Plusieurs priorités ont été définies pour moderniser le port de Fort-Dauphin. Ce projet fait suite à une réunion entre la Douane malagasy et QIT Madagascar Minerals (QMM), dans le cadre du Plan stratégique douanier 2025-2029. En effet, les deux parties partagent un objectif commun. Elles veulent rendre les opérations plus efficaces et plus transparentes au port d’Ehoala. Parmi les actions prévues, la création d’un bureau des Brigades douanières à l’intérieur du port constitue une priorité.

« Cette présence permanente permettra un contrôle renforcé des flux de marchandises et garantira le respect des procédures, ainsi que la sécurité des échanges », explique la douane. Une aire de visite couverte et sécurisée sera également aménagée. Elle servira aux contrôles physiques des cargaisons dans de meilleures conditions. « Reliée en temps réel au centre de liquidation du bureau des douanes, cette infrastructure assurera une meilleure traçabilité et une plus grande rapidité dans le traitement des dossiers », ajoute un responsable au sein de l’Administration.

Gestion

Le site destiné au futur scanner portuaire a été identifié. Cet outil de travail issu de la dernière génération permettra une inspection non intrusive des conteneurs. Il facilitera la gestion des risques, réduira les délais de dédouanement et améliorera la fluidité du commerce international. Parallèlement à cela, les procédures douanières au sein du port seront harmonisées. Cette standardisation, alignée sur les normes internationales, simplifiera les démarches, réduira les coûts logistiques et offrira une meilleure prévisibilité aux opérateurs économiques. En travaillant main dans la main, la Douane et QMM posent les bases d’une collaboration durable pour soutenir le développement économique régional. « Grâce à cette modernisation, le port d’Ehoala aspire à devenir un modèle d’efficacité et de transparence. Une étape importante vient d’être franchie pour attirer davantage d’investisseurs et soutenir la croissance du commerce extérieur », conclut notre source.

(source: Carinah Mamilalaina – laverite.mg)

Conjoncture – Recouvrement des bien mal acquis : l’Etat engage deux cabinets internationaux

Publié le

(©madagascar-tribune.com)

Le gouvernement s’offre les services de deux cabinets internationaux pour récupérer les fonds qui devraient revenir dans les caisses de l’État, aussi bien au niveau national qu’international, si on en croit les dires du président de le Refondation, le Colonel Michael Randrianirina, hier lors d’une entrevue au téléphone avec la diaspora malagasy en France où il a abordé les défis de la Refondation.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche de préservation du patrimoine national et de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent à Madagascar, affirme-t-il.

A Madagascar, un cabinet norvégien mènera cette mission, a confié l’homme fort du régime, la Norvège étant réputée pour son efficacité dans la lutte contre la corruption. À l’international, un cabinet américain sera mandaté pour retracer les biens mal acquis dissimulés à l’étranger. À cela s’ajoutent les actions déjà entreprises par le ministère de la Justice, dirigé par Fanirisoa Ernaivo, a-t-il conclu.

Lors de sa prise de fonction, Fanirisoa Ernaivo a annoncé vouloir rapatrier sur la Grande île jusqu’à cinq milliards de dollars de fonds et de biens mal acquis placés à l’étranger, en l’espace de deux mois.

(source; madagascar-tribune com)

Qui sont les huit sénateurs démocrates qui ont voté la fin du «shutdown» avec les républicains ?

Publié le

Huit sénateurs démocrates ont rompu avec le parti pour voter avec les républicains et faire avancer une loi visant à mettre fin à la paralysie du gouvernement.

Le sénateur américain Tim Kaine au Capitole à Washington, le 10 novembre 2025. Elizabeth Frantz / REUTERS

Deux d’entre eux prendront leur retraite et aucun des autres n’envisage de se représenter en 2026. Huit sénateurs démocrates ont rompu dimanche soir avec la ligne de leur parti pour voter avec les républicains et mettre fin au blocage budgétaire («shutdown») qui paralyse le gouvernement américain depuis le 1er octobre. La proposition de loi, qui étend le budget actuel jusque fin janvier, a été adoptée lundi à 60 voix pour et 40 contre. En contrepartie, le chef de la majorité républicaine John Thune a promis de permettre un vote en décembre sur l’extension des subventions d’assurance maladie, la principale exigence démocrate.

Le texte doit désormais être débattu et adopté à partir de mercredi à la Chambre des représentants, avant d’atterrir sur le bureau de Donald Trump pour une promulgation qui mettra officiellement fin à la paralysie d’une partie de l’État fédéral.

(source: lefigaro.fr

A Washington, le président syrien, Ahmed Al-Charaa, confirme sa mue politique et son rapprochement avec les Etats-Unis

Publié le Mis à jour le

L’ancien djihadiste, qui a été détenu par l’armée américaine en Irak, a été reçu par Donald Trump. De la Maison Blanche à Fox News, en passant par le Congrès, il a défendu la levée définitive des sanctions pesant encore contre son pays.

Le président syrien, Ahmed Al-Charaa, et le président américain, Donald Trump, à la Maison Blanche, à Washington, le 10 novembre 2025. (Photographie mise à disposition par le service de presse de la présidence syrienne.) SANA VIA AFP

Ahmed Al-Charaa n’a pas eu le droit à l’entrée principale de la Maison Blanche et aux échanges diplomatiques chaleureux devant les caméras. Il est passé par une porte latérale, à l’abri des regards. Le symbole n’en est pas pour autant dévalué. Un ancien djihadiste, qui fut détenu par l’armée américaine en Irak, a été reçu avec les honneurs à la Maison Blanche. Des photos prises dans le bureau Ovale ont témoigné d’une ambiance décontractée. En ce lundi 10 novembre, cette visite était lourde d’enseignements sur les bouleversements survenus au Moyen-Orient depuis deux ans. Elle dit l’accélération brutale d’un destin, celui du président de transition syrien, Ahmed Al-Charaa, et celui de son pays, muant de paria en allié.

Le qualifiant d’« homme dur » et de « leader fort », Donald Trump a expliqué, lundi après-midi, qu’Ahmed Al-Charaa pouvait conduire son pays au succès. « Si vous regardez la Syrie sur des années, ils avaient des médecins, des avocats, ils avaient tellement d’esprits brillants, et c’est un lieu incroyable avec des personnes formidables.

Et nous voulons que la Syrie ait du succès comme le reste du Moyen-Orient. Nous avons donc confiance qu’il sera en mesure d’accomplir ce travail. »

France : liberté sous contrôle judiciaire pour Nicolas Sarkozy

Publié le Mis à jour le

La cour d’appel de Paris a ordonné lundi la remise en liberté de Nicolas Sarkozy, incarcéré depuis vingt jours après sa condamnation au procès libyen, et l’a placé sous contrôle judiciaire, lui interdisant notamment d’entrer en contact avec Gérald Darmanin.