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La Russie prépare le lever de rideau
La Russie avance à grands pas dans la mise en place des accords de Genève de juin dernier. Elle fait rentrer à nouveau la Syrie dans le concert des nations, se prépare à expulser la Turquie, à réconcilier Israël et l’Iran, prend pied en Afrique et distribue des armes absolues en Asie. Les États-Unis ne sont plus les maîtres du monde. Ceux qui ne suivent pas les bouleversements actuels seront les perdants de la nouvelle ère en préparation.

L’application des conclusions du sommet USA-Russie de Genève (dit « Yalta II »), du 16 juin 2021, se poursuit. Il semble que les concessions faites par Washington à Moscou soient beaucoup plus importantes que l’on a cru. Le président Vladimir Poutine poursuit la remise en ordre du monde non seulement au Moyen-Orient élargi, mais aussi en Afrique et en Asie. Des changement substantiels sont déjà observables en quatre mois. Selon la tradition russe, rien n’est annoncé, mais tout sera révélé en bloc lorsque les choses seront devenues irréversibles.
Les Anglo-Saxons ont accepté leur défaite
Début septembre 2021, les États-Unis ont laissé entendre qu’ils autorisaient le Hezbollah à violer les lois US d’embargo de la Syrie et de l’Iran et à se procurer du fuel iranien via la Syrie. Puis, la Jordanie a rouvert sa frontière avec la Syrie. Enfin, la presse anglo-saxonne a débuté une série d’articles visant à dédouaner le président Bachar el-Assad des crimes dont on l’accusait et à le réhabiliter. Tout a commencé avec un article de The Observer, l’édition du dimanche de The Guardian, titrant « Le paria Assad vendu à l’Ouest comme clé de la paix au Proche-Orient » [1].
De fil en aiguille, Newsweek a carrément affiché le président syrien en couverture sous le tire : « Il est de retour », suivi du sous-titre : « Dans un triomphe sur les États-Unis, le leader syrien Bachar el-Assad réclame une place sur la scène mondiale » [2]. La version informatique de l’hebdomadaire enfonce même le clou avec la légende d’une photographie parlant de l’attaque chimique « présumée » de la Ghoutta, là où les présidents US et français, Barack Obama et François Hollande, avaient accusé nommément le « régime criminel » d’avoir franchi « la ligne rouge ». Adieu donc la rhétorique décennale du « Bachar doit partir ! ».
La défaite militaire que le président Joe Biden avait admise à Genève en juin est désormais assimilée par la presse anglo-saxonne. Le reste de l’Occident ne pourra que suivre.
Le rétablissement de la Syrie sur la scène internationale est en cours : Interpol a pris des mesures correctrices pour mettre fin à sa mise à l’écart, le roi Abdallah II de Jordanie et le cheikh Mohamed ben Zayed des Émirats arabes unis ont fait savoir qu’ils s’étaient entretenus avec le président Assad. Le Haut-commissaire de l’Onu pour les Réfugiés, Filippo Grandi, s’est discrètement rendu à Damas pour discuter, enfin, du retour des expatriés. Les Occidentaux s’y étaient opposés durant une décennie et payaient grassement les pays qui les hébergeaient pour ne surtout pas les laisser retourner chez eux.

La Turquie victime de son double-jeu
Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a présenté à son parlement la reconduction de la mission de son armée pour combattre les terroristes kurdes du PKK en Iraq et en Syrie ; deux pays qu’il occupe illégalement.
Il joue un double jeu : membre de l’Otan, il négocie des armes avec Washington (80 avions de combat F-16 et 60 kits de modernisation de sa flotte), mais il en négocie d’autres avec Moscou auquel il a déjà acheté des S-400 ; un jeu risqué qui touche à sa fin. Washington et Moscou apportent des armes en Syrie et pourraient s’être unis pour remettre Ankara à sa place comme ils le firent, en 1956, avec Londres, Tel-Aviv et Paris lors de l’expédition de Suez. Contrairement aux apparences, la Russie sait qu’elle ne parviendra pas à séparer la Turquie des USA. Elle se bat contre l’armée turque en Libye et en Syrie, se souvient de l’engagement personnel du président Erdoğan en Tchétchénie, et plus généralement de l’opposition entre la Russie et les Ottomans.
L’armée syrienne a clos à son avantage la bataille de Deraa (sud de la Syrie), permettant à la Jordanie de rouvrir sa frontière. Les jihadistes y ont préféré déposer les armes que de se réfugier à Idleb, sous protection de l’armée turque. Désormais, les troupes syriennes se massent devant le gouvernorat d’Idleb occupé (nord du pays), prêtes à libérer leur territoire.
La presse occidentale n’a pas donné d’information sur cette terrible bataille, étant entendu que Deraa n’aurait pas pu être libérée sans le discret retrait d’Israël et des États-Unis. La population, qui a beaucoup souffert, semble pour le moment haïr aussi bien ses compatriotes que ses alliés d’hier qui l’ont abandonnée.
La Turquie se met progressivement tous ses partenaires à dos. Elle rivalise avec les États-Unis et la France en Afrique. Son armée se bat en Libye. Elle dispose d’une base militaire en Somalie, accueille des militaires maliens en formation sur son sol, vend de l’armement à l’Éthiopie et au Burkina, et a signé un accord de coopération avec le Niger (sans parler de sa base militaire au Qatar et de son engagement en Azerbaïdjan).
L’affaire Osman Kavala, du nom de cet homme d’affaire de gauche devenu l’homme de George Soros en Turquie, arrêté en 2017, augure mal. Une dizaine d’États —dont les États-Unis, la France et l’Allemagne— a fait circuler sur les réseaux sociaux une lettre exigeant la libération immédiate du prévenu accusé d’être impliqué dans la tentative de coup d’État militaire du 15 juillet 2016. Le 22 octobre, le président Erdoğan a réagi en apostrophant les ambassadeurs concernés avec son arrogance habituelle : « Est-ce à vous de donner une leçon à la Turquie ? Pour qui vous prenez-vous ? ».
La position personnelle du président Erdoğan semble de plus en plus délicate. Un vent de fronde souffle dans son propre parti politique. Il pourrait être remercié par les siens si les choses tournaient mal pour son pays à Idleb.

Le Liban entre lendemain radieux et guerre civile
Le président Joe Biden semble décidé à laisser le Liban à la Russie et à exploiter les réserves de gaz et de pétrole à cheval entre le Liban et Israël. Il a envoyé son conseiller de longue date, l’Israélo-US Amos Hochstein, faire la navette entre Beyrouth et Tel-Aviv. Sa présence atteste l’extrême importance du sujet. Cet officier de Tsahal fut conseiller de Joe Biden lorsqu’il était vice-président des États-Unis. À l’époque, en 2015, il avait déjà géré ce dossier et était presque parvenu à un accord. Il peut réussir, dans la mesure où cet homme d’affaires amoral connaît aussi bien le dossier politique que les contraintes techniques de l’exploitation des hydrocarbures. Il pousse à une exploitation des réserves sans résoudre l’épineuse question des frontières. Les deux pays pourraient exploiter ensemble et se répartir les bénéfices par convention préalable.
Au Liban, les leaders des groupes confessionnels tentent toutes les manœuvres possibles pour conserver leur pouvoir finissant, quitte à détruire l’avenir du pays.
Crise diplomatique entre Washington et Paris au sujet des sous-marins australiens
Canberra a rompu le « contrat du siècle » avec le français Naval Group, au profit de technologies nucléaires américaines et britanniques. Jeudi, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a évoqué un « coup dans le dos » de la part de l’Australie.

« Aukus » est un acronyme abscons, mais ses implications paraissent déjà considérables. Souhaitant resserrer leurs liens face à la Chine dans la zone Indo-Pacifique, les Etats-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni ont annoncé, mercredi 15 septembre, un partenariat stratégique inédit. « Un pas historique », selon Joe Biden. Sa première traduction devrait permettre à l’Australie d’accomplir un énorme saut technologique et militaire, avec la construction de sous-marins à propulsion nucléaire. Un saut qui implique un rare partage de technologie américain, mais aussi un abandon très amer pour la France : celui des douze sous-marins à propulsion classique, qu’elle devait livrer dans le cadre d’un accord intergouvernemental et d’un contrat industriel scellés en 2019 pour cinquante ans.
Selon nos informations, la France n’avait pas été officiellement alertée avant les premiers articles de presse parus mercredi 15 septembre, puis l’annonce de la décision, en fin d’après-midi, lors d’une vidéoconférence réunissant Joe Biden, le premier ministre australien, Scott Morrison, et son homologue britannique, Boris Johnson. Le dirigeant australien n’a même pas mentionné la France dans son discours. Plus tard, devant la presse, il a évoqué « non pas un changement d’avis, mais un changement de besoin ». L’offre américaine aurait été impossible à rejeter, a-t-il dit, reconnaissant, « évidemment, une décision très difficile et décevante pour la France ».
Lors de la présentation à la Maison Blanche, Joe Biden, lui, s’est contenté d’une référence symbolique, qui ne dit rien de la crise diplomatique se dessinant entre Washington et Paris. La France « a une présence importante dans l’Indo-Pacifique, et il s’agit d’un partenaire et d’un allié-clé », a dit le président américain. Cette amabilité ne pèse guère au vu du revirement australien, sous pression probable des Etats-Unis, selon Paris, et ce alors que devait justement être finalisée, ce mois-ci, une nouvelle étape importante du contrat de Naval Group (ex-DCNS) avec Canberra concernant le basic design des sous-marins.
Voyage en France : Le vaccin Covishield reconnu
L’agence européenne des médicaments n’a pas encore changé son verdict contrairement aux autorités françaises qui viennent de reconnaître le vaccin Covishield.
Ceux qui ont reçu les deux doses du vaccin Covishield peuvent actuellement voyager en France. La décision vient d’être publiée hier par le gouvernement français. « Il est enfin précisé que le vaccin Covishield, dont la composition et le procédé de fabrication sont similaires à ceux du vaccin Vaxzevria du laboratoire AstraZeneca, est désormais reconnu pour le pass sanitaire », a déclaré hier dans un communiqué le Premier ministre français, Jean Castex. Le pass sanitaire, qui est entré en vigueur en France depuis le 09 juin dernier afin de « sécuriser la reprise des activités et minimiser les risques de contamination », est exigé à toutes personnes et consiste en la présentation d’une preuve sanitaire, dont le certificat de vaccination, pour, entre autres, faciliter le passage aux frontières françaises.
Bonne nouvelle. L’information sonne comme un soulagement surtout pour les pays qui n’ont administré que des doses de Covishield à leur population, comme Madagascar. Au pays, plus de 150 000 doses de ce sérum indien, générique de l’AstraZeneca, ont été injectées lors de la première campagne de vaccination en mai dernier. D’autres livraisons sont attendues d’ici le mois d’août, toujours dans le cadre de l’initiative Covax de l’Union africaine et de l’Organisation mondiale de la Santé, avec d’autres doses de Janssen du laboratoire américain Johnson & Johnson. La reconnaissance du Covishield est donc une « bonne nouvelle pour tous ceux qui ont été vaccinés à Madagascar », a déclaré sur Facebook, Jean Hervé Fraslin, conseiller des Français de l’étranger.
Contraintes levées. Ce changement de cap a été pris par le gouvernement de Castex qui, notons-le, n’a pas fermé ses frontières étant donné « la dynamique épidémique qui repart à la hausse au plan mondial et sur le territoire national, sous l’effet de la diffusion rapide du variant Delta », a souligné Jean Castex dans le communiqué. D’autre part, les autorités françaises ont également décidé « d’adapter leurs mesures de contrôle des arrivées en provenance des pays tiers » et lèvent depuis samedi dernier « les contraintes pesant sur les voyageurs bénéficiant d’un schéma vaccinal complet avec un vaccin reconnu par l’Agence européenne du médicament (Pfizer, Moderna, AstraZeneca ou Janssen) quel que soit le pays de provenance ».
Polémique. Par rapport aux autres pays européens, le gouvernement français a pris du temps pour reconnaître finalement le vaccin majoritairement utilisé en Afrique, surtout francophone. En juin dernier, les autorités françaises ont encore mis une barrière aux voyageurs ayant reçu des doses de Covishield sous prétexte que le sérum n’a pas encore eu la bénédiction de l’agence européenne des médicaments. « L’entrée sur le territoire de la France métropolitaine est de nouveau possible, quel que soit le motif de séjour et sans laissez-passer spécifique, sur présentation d’une preuve de vaccination complète au moyen de l’un des quatre vaccins reconnus par l’Union européenne, Moderna, Pfizer, AstraZeneca ou Johnson & Johnson, et uniquement l’un de ceux-là. Le vaccin Covishield n’est à ce stade pas reconnu par les autorités sanitaires européennes », lit-on sur une publication sur la page Facebook officielle de l’ambassade française. Cette annonce a surchauffé la toile. Les réseaux sociaux ont reçu avec indignation cette disposition et alimentent la polémique. Mais, le 14 juillet dernier, l’ambassadeur de France a commencé à déminer le terrain en annonçant, durant son discours à l’occasion de la célébration locale de la fête nationale française à Ivandry, que « le processus de reconnaissance du vaccin Covishield est en cours, et que nous espérons une décision très prochainement ».
15 pays. Au bout de quelques semaines, le gouvernement de Jean Castex révise alors sa décision et l’aligne avec 15 autres pays européens qui reconnaissent déjà le vaccin Covishield. La semaine dernière, Soumya Swaminathan, scientifique en chef à l’Organisation mondiale de la Santé, a annoncé que les pays comme l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Islande, Islande, l’Irlande, la Lettonie, les Pays-Bas, la Slovénie, l’Espagne, la Suède et la Suisse reconnaissent le vaccin produit par Serum Institute of India.
(source: Rija R. – Midi M/kara)
François Fillon rejoint le conseil d’administration d’un groupe pétrolier détenu par l’Etat russe
L’ancien premier ministre a été confirmé au conseil d’administration de la société publique Zaroubejneft, spécialisée dans l’exploitation des gisements d’hydrocarbures, notamment à l’étranger.

C’est désormais officiel. François Fillon a été nommé au conseil d’administration du groupe pétrolier public russe Zaroubejneft, selon la liste de ses membres disponible, samedi 3 juillet, sur le site du Centre de la divulgation des informations d’affaires, spécialisé dans la divulgation d’informations des entreprises russes et géré par l’agence de presse russe Interfax. La candidature de l’ancien premier ministre français, proposée par le gouvernement russe, avait été annoncée dans un document officiel russe rendu public le 11 juin, comme l’avait révélé Le Monde.
France: L’institution judiciaire se défend de l’accusation de laxisme

« Le problème de la police, c’est la justice! ». Ce slogan choc, lancé par un syndicat lors du rassemblement de milliers de policiers devant l’Assemblée nationale il y a une semaine, a indigné l’institution judiciaire qui se défend vivement de l’accusation de laxisme.
Directement mis en cause, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti s’est insurgé dans le Journal du Dimanche contre « une affirmation fausse et grave ».
« Rien n’est plus subjectif que l’appréciation d’une peine juste », a-t-il aussi plaidé, devant les députés.
« 132.000 peines d’emprisonnement fermes ont été prononcées en 2019 alors qu’elles étaient 120.000 en 2015: est-ce cela le laxisme? », a demandé le ministre en présentant son projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire, à l’Assemblée nationale.
« Le nombre total d’années d’emprisonnement prononcées par les juridictions est en hausse: 113.000 années d’emprisonnement en moyenne (annuelle, ndlr) entre 2016 et 2019 contre 89.000 années d’emprisonnement entre 2001 et 2005 », a insisté le ministre avant de rappeler qu’entre 2002 et 2020, avant le confinement, la population carcérale a augmenté de près de 25.000 personnes.
Colonisation : Alger réclame toujours la «repentance» de la France
L’Algérie célèbre ce samedi sa première «Journée nationale de la Mémoire».

Alger maintient son exigence d’une repentance de la France pour les crimes commis durant ses 132 ans de colonisation de l’Algérie, a déclaré le ministre algérien de la communication et porte-parole du gouvernement, à l’occasion de la célébration, ce samedi, pour la première fois, de la «journée de la Mémoire».
«L’Algérie reste attachée au règlement global du dossier mémoriel» qui repose sur «la reconnaissance officielle, définitive et globale, par la France, de ses crimes (…) la repentance et des indemnisations équitables», a déclaré Ammar Belhimer, dans un message diffusé par l’agence officielle APS. L’Algérie célèbre samedi sa première «Journée nationale de la Mémoire» pour honorer les victimes de la répression sanglante par la France de manifestations indépendantistes le 8 mai 1945.
La commémoration de la journée de la Mémoire a été décidée il y a un an par le président Abdelmadjid Tebboune «en reconnaissance des énormes sacrifices consentis par le peuple algérien lors des massacres du 8 mai 1945 et du déclenchement de la Guerre de libération nationale le 1er novembre 1954». Sous le slogan «Une mémoire qui refuse l’oubli», les festivités officielles doivent se dérouler samedi à Sétif, à 300 km à l’est d’Alger, épicentre de la répression.
30 Rafales vendus à l’Égypte: la France se justifie face aux critiques
Les ONG accusent le régime égyptien de bafouer les droits de l’Homme et d’utiliser des armements contre des civils.
ÉGYPTE – La commande de 30 avions de combat Rafale par Le Caire pour quelque 4 milliards d’euros “renforce encore le partenariat stratégique et militaire entre la France et l’Égypte”, a salué ce mardi 4 mai le ministère français des Armées.

“Ce contrat illustre le caractère stratégique du partenariat que la France entretient avec l’Égypte, alors que nos deux pays sont engagés résolument dans la lutte contre le terrorisme et œuvrent à la stabilité dans leur environnement régional”, affirme dans un communiqué le ministère dirigé par Florence Parly.
Le Caire et Paris affichent volontiers leur convergence dans la lutte antiterroriste et sur d’autres enjeux de sécurité régionale, comme les rivalités avec la Turquie en Méditerranée orientale ou le conflit israélo-palestinien. Ce nouveau contrat “traduit la confiance renouvelée de notre partenaire dans l’avion français”, estime par ailleurs le ministère.
Consternation du côté des ONG
Pas de quoi rassurer les défenseurs des droits de l’Homme. Ces derniers étaient déjà consternés, en décembre dernier, de voir la France “dérouler le tapis rouge” au président égyptien lors d’une visite diplomatique.
Les ONG réclamaient alors que le président conditionne, par exemple, le soutien militaire de la France à l’Égypte à la libération des prisonniers politiques. Ces derniers seraient au nombre de 6.000, selon les organisations.
L’annonce de la vente des avions de combat ne fait qu’accentuer les inquiétudes, puisque les ONG accusent Al-Sissi de non seulement bafouer les droits humains, mais aussi d’utiliser des armements contre des civils.
Des ventes “vitales” pour l’industrie de défense
Face à ces critiques, le ministère plaide que “les exportations de matériels militaires s’inscrivent dans la politique de défense et de sécurité de la France”. Elles sont par ailleurs “vitales pour notre industrie de défense et l’équipement de nos forces armées (et) contribuent également à l’autonomie stratégique et au rayonnement de notre pays”, selon lui. Ce contrat doit générer l’équivalent de 7.000 emplois en France pendant trois ans.
“Cette nouvelle commande vient compléter la première acquisition de 24 Rafale signée en 2015 et portera alors à 54 le nombre de Rafale aux couleurs égyptiennes, faisant ainsi de l’armée de l’Air égyptienne la seconde au monde après l’armée de l’Air et de l’Espace française, à opérer une telle flotte de Rafale”, se réjouit de son côté Dassault Aviation dans un communiqué séparé.
Elle est la “preuve du lien indéfectible qui unit l’Égypte (…) à Dassault Aviation depuis près de 50 ans”, selon son PDG Éric Trappier, cité dans le communiqué. La commande comporte trois contrats pour la livraison de 30 avions et des équipements associés avec Dassault Aviation, le missilier MBDA et le motoriste et groupe de défense Safran, précise le ministère.
Le premier avion sera livré trois ans après l’entrée en vigueur de ce contrat. Le montant de la transaction s’élève à 3,95 milliards d’euros, dont 200 millions pour les missiles, selon le média d’investigation français Disclose, qui avait révélé l’information lundi.
(source: huffingtonpost.fr)
Relations Chine-Europe: le point de non retour ?
Avis de tempête sur les relations entre Pékin et l’Union Européenne… Coup sur coup les ambassadeurs chinois en France, en Belgique, en Allemagne et au Danemark se sont vus convoquer pour répondre de sanctions.
De son côté, la Chine a sanctionné 10 personnalités européennes dont l’eurodéputé français Raphael Glucksman, tous coupables aux yeux des autorités chinoises d’être un peu trop sensibles au sort des Ouïghours. Une situation qui a justement incité l’Union Européenne cette semaine à sanctionner quatre dirigeants passés ou actuels du Xinjiang.
Exercice militaire européen en Méditerranée orientale, sur fond de tensions gréco-turques
La Grèce, la France, l’Italie et Chypre commencent un exercice militaire conjoint en Méditerranée orientale. Le président turc a averti qu’il ne ferait « aucune concession » pour défendre ses intérêts gaziers.
« Chypre, la Grèce, la France et l’Italie se sont mis d’accord pour déployer une présence commune en Méditerranée orientale dans le cadre de l’initiative quadripartite de coopération », a annoncé mercredi le ministère de la défense grec. Cet exercice doit avoir lieu entre mercredi et vendredi en Méditerranée orientale, au sud et au sud-ouest de Chypre, selon une source militaire.
La France a averti mercredi la Turquie que la Méditerranée orientale ne pouvait pas constituer « un terrain de jeu » pour des « ambitions » nationales. « La Méditerranée ne doit pas être un terrain de jeu des ambitions de certains ; c’est un bien commun » où « le respect du droit international doit être la règle et non l’exception », a déclaré la ministre des armées française, Florence Parly, dans un Tweet, confirmant le début de cet exercice militaire conjoint.
La cérémonie du 14 juillet 2020 en France
Crise sanitaire oblige, le traditionnel défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Élysées est cette année remplacé par une cérémonie d’hommage aux soignants, place de la Concorde. Une première depuis 1945 !
L’Interview
