« Le prince héritier, comme le président de l’Autorité palestinienne, m’ont indiqué qu’ils n’étaient pas en situation logistique, physique, sécuritaire et politique de se rendre à New York », excuse-t-il. De la « pure lucidité », insiste-t-il. « Une date sera refixée (…) au plus vite », promet-il. Car « ce report ne saurait remettre en cause notre détermination à avancer vers la mise en œuvre de la solution des deux Etats, quelles que soient les circonstances », jure le président de la République, saluant la « dynamique inarrêtable » enclenchée par cette conférence.
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L’attaque en Iran percute la reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France
Les frappes israéliennes ont conduit l’Elysée à reporter sine die la conférence onusienne avec le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, initialement prévue mercredi 18 juin, à New York.

Emmanuel Macron voulait marquer l’histoire. Etre à l’avant-garde d’une « solution politique » au conflit israélo-palestinien en lançant une « dynamique » internationale portée par la reconnaissance de l’Etat palestinien par la France, disait-il. La date de ce « chemin vers la paix » était fixée au mercredi 18 juin. A New York, depuis l’enceinte des Nations unies, le président français, de concert avec le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, devait ressusciter la solution à deux Etats, tombée en désuétude depuis de nombreuses années.
Les ambitions présidentielles se sont fracassées vendredi 13 juin au petit jour. Les frappes israéliennes en Iran, détruisant des sites nucléaires et militaires du régime et « décapitant », selon les mots israéliens, l’état-major iranien, ont bousculé le calendrier géopolitique. La conférence onusienne est reportée sine die. Officiellement pour des raisons « logistiques » et « sécuritaires », a expliqué Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse organisée dans la soirée de vendredi, à l’Elysée.
Plus de 400 personnalités d’Hollywood dénoncent la montée de l’antisémitisme

Le monde de la musique est également représenté avec des artistes de renom tels qu’Ozzy Osbourne (Black Sabbath), Jonny Greenwood (Radiohead), Gene Simmons (KISS), ou encore la compositrice multi-nommée aux Oscars Diane Warren.
Plus de 400 figures influentes de l’industrie du divertissement ont signé une lettre ouverte publiée le 28 mai 2025, condamnant la recrudescence de l’antisémitisme qu’ils estiment attisée par la désinformation pro-palestinienne depuis le 7 octobre 2023. Parmi les signataires figurent les actrices Mayim Bialik (The Big Bang Theory), Uzo Aduba (Orange Is the New Black), Julianna Margulies (The Good Wife), ainsi que les acteurs Dean Cain (Lois & Clark) et Joshua Malina (Scandal).
Le monde de la musique est également représenté avec des artistes de renom tels qu’Ozzy Osbourne (Black Sabbath), Jonny Greenwood (Radiohead), Gene Simmons (KISS), ou encore la compositrice multi-nommée aux Oscars Diane Warren.
Des producteurs et figures majeures de l’audiovisuel hollywoodien se joignent aussi à cet appel, dont Jenji Kohan (créatrice de Weeds et Orange Is the New Black), Greg Berlanti (producteur de Arrow et Riverdale), ainsi que le magnat israélo-américain Haim Saban, connu notamment pour avoir lancé la franchise Power Rangers.
Publiée par l’organisation Creative Community for Peace (CCFP), cette lettre fait notamment référence à l’attentat perpétré à Washington D.C. le 21 mai 2025, où deux employés de l’ambassade d’Israël, Sarah Milgram et Yaron Lishinsky, ont été tués. Lire la suite »
A Djakarta, Emmanuel Macron s’accroche à une « solution politique » au Proche-Orient
En vue du sommet international sur la question palestinienne à New York, fin juin, Paris espère une déclaration conjointe avec le pays musulman le plus peuplé du monde.

Emmanuel Macron voulait enclencher une « dynamique » avant le sommet international sur la question palestinienne, que la France coprésidera avec l’Arabie saoudite, à New York, fin juin. Mercredi 28 mai, de Djakarta, où le président français a été reçu en grande pompe par son homologue indonésien, Prabowo Subianto, dans le cadre de sa tournée en Asie du Sud-Est, le chef d’Etat français a savouré un premier geste venu de ce pays, dont la population musulmane est la plus importante au monde. Lors d’une déclaration à la presse, du palais présidentiel de Djakarta, l’ancien général que Macron désigne comme un « frère » a déclaré qu’« une fois qu’Israël aura reconnu la Palestine, [l’Indonésie] sera prête à reconnaître Israël et à établir des relations diplomatiques » avec l’Etat hébreu.
La reconnaissance d’Israël par l’Indonésie, pays où l’opinion publique est profondément choquée par les exactions commises par l’armée israélienne à l’égard des civils gazaouis, est conditionnelle. La perspective qu’Israël reconnaisse un jour la Palestine est faible et rend chimérique cette promesse indonésienne. Mais ce propos, qui complète les mots déjà formulés par Prabowo Subianto, le 12 avril, en Turquie, où il plaidait pour une solution à deux Etats, vient conforter les efforts de la France en accroissant la pression sur les épaules de l’Etat hébreu. L’Indonésie dit soutenir le sommet de New York. « Nous sommes à vos côtés », s’est réjoui dans la foulée Emmanuel Macron, répétant aux Indonésiens qu’il n’y avait pas, de la part de la France de « double standard », consistant à se soucier davantage du sort des Ukrainiens que de celui des Gazaouis.
(source: lemonde.fr)
Haavara: l’accord oublié entre sionistes et nazis
En 1933, un accord surprenant est signé entre le mouvement sioniste et le régime nazi: l’accord Haavara. Ce pacte économique controversé permettait à des Juifs de quitter l’Allemagne pour rejoindre la Palestine… avec l’accord des nazis. Pourquoi cet accord a-t-il été conclu ? Quels en étaient les enjeux pour les deux camps ? Pourquoi reste-t-il méconnu aujourd’hui ? Cette vidéo revient sur un épisode troublant de l’Histoire.
La Ligue arabe adopte un projet égyptien pour la reconstruction de la bande de Gaza
L´Egypte présente son plan de 53 milliards de dollars pour Gaza (sans déplacement de la population palestinienne)
Les dirigeants arabes ont convenu de créer un fonds destiné à financer la reconstruction du territoire palestinien, en appelant à une contribution internationale pour accélérer le processus.
Les dirigeants arabes ont adopté, mardi 4 mars, un plan pour la reconstruction de la bande de Gaza et le retour de l’Autorité palestinienne dans l’enclave. Le projet est présenté comme une alternative au projet de Donald Trump de placer le territoire sous contrôle américain.
Réunis au Caire, les dirigeants des pays de la Ligue arabe ont mis en garde contre les tentatives « odieuses » de déplacement de la population de la bande de Gaza et appelé à unifier les Palestiniens sous le parapluie de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), excluant de fait le Hamas, au pouvoir à Gaza, qui n’en fait pas partie.
Ils ont convenu de créer un fonds destiné à financer la reconstruction de l’enclave, détruite par quinze mois de guerre entre Israël et le Hamas, en appelant à une contribution internationale pour accélérer le processus. La bande de Gaza serait administrée durant une période transitoire par un comité de technocrates palestiniens, avant que l’Autorité palestinienne n’en reprenne le contrôle.
Lors de ce sommet, l’Egypte a présenté un plan d’un montant de 53 milliards de dollars sur cinq ans, une estimation équivalente à celle de l’ONU, pour reconstruire la bande de Gaza. Le président Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré que ce plan garantirait le maintien des 2,4 millions d’habitants dans le territoire, une réponse au projet du président américain qui prévoit leur expulsion vers l’Egypte et la Jordanie pour faire de Gaza la « Riviera du Moyen-Orient ».
Il n’a toutefois pas critiqué le plan de Donald Trump, qui avait soulevé un tollé international, début février. Au contraire, il a affirmé que le président américain était « capable de parvenir à la paix » dans la région.
« Toute tentative odieuse de déplacer le peuple palestinien ou (…) d’annexer une partie des territoires palestiniens occupés plongerait la région dans une nouvelle phase de conflits (…) ce qui constitue une menace claire pour (…) la paix » au Proche-Orient, indique le communiqué final du sommet.
Le Caire cherchera à obtenir pour son plan le soutien des nations musulmanes à l’occasion d’un sommet d’urgence de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), vendredi à Djeddah (Arabie saoudite), afin que ce projet « devienne à la fois un plan arabe et un plan islamique », selon le ministre égyptien des affaires étrangères, Badr Abdelatty.
Le Hamas « salue » le plan arabe
Ce sommet s’est réuni dans un contexte de blocage sur la suite du cessez-le-feu en place depuis le 19 janvier, entre Israël, qui réclame la « démilitarisation totale » de la bande de Gaza, et le Hamas, qui insiste pour y rester. Le mouvement islamiste s’était emparé du pouvoir dans le territoire en 2007, après en avoir chassé l’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas. Lire la suite »
A l’université d’Oxford, un débat pour déterminer si Israël est « un État d’apartheid responsable d’un génocide »
L’Oxford Union society, qui a accueilli des présidents américains, des célébrités et des néo-nazis, a suscité à nouveau la controverse cette semaine

LONDRES – De Mère Theresa à Albert Einstein en passant par Muammar Kadhafi et O.J. Simpson, l’Oxford Union Society – une institution étudiante de débat renommée établie au sein de l’université la plus prestigieuse du Royaume-Uni – a accueilli du bon, du moins bon et le pire.
L’attachement de l’Union à la liberté d’expression et sa volonté de susciter la controverse seront à nouveau mis en évidence, le 28 novembre, lors d’un débat qui a été intitulé « This House Believes Israel is an Apartheid State Responsible for Genocide » (« Cette assemblée estime qu’Israël est un État d’apartheid responsable d’un génocide »).
Interviendront d’un côté du débat, qui devrait attirer de très nombreux étudiants de l’Université d’Oxford, le politologue américain Norman Finkelstein, l’activiste et auteur israélo-américain Miko Peled, l’autrice palestino-américaine Susan Abulhawa et Mohammed El-Kurd, écrivain, poète et activiste palestinien. Prendront place, de l’autre côté de la table, Natasha Hausdorff et Jonathan Sacerdoti, journaliste britannique qui couvre le Royaume-Uni et l’Europe pour i24 News.
L’Arabie saoudite annonce une coalition pour œuvrer à l’établissement d’un Etat palestinien
Un responsable de l’OCI a indiqué que cette coalition est principalement constituée de pays musulmans et membres arabes de l’OCI, ainsi que des pays européens »

L’Arabie saoudite a annoncé vendredi, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, une « alliance internationale » regroupant des pays arabes, musulmans et européens, pour œuvrer à l’établissement d’un Etat palestinien, selon l’agence officielle saoudienne SPA.
Le ministre des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a indiqué que l’objectif de cette coalition est de « mettre en oeuvre la solution à deux Etats », israélien et palestinien vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, selon des propos rapportés par SPA, sans plus de détails.
La guerre longue de près d’un an entre Israël et le groupe terroriste palestinien Hamas ne peut plus être justifiée comme de « l’autodéfense » par Israël, a-t-il estimé.
Israël mène une offensive dans Gaza depuis le 7 octobre 2023 en riposte au pogrom commis par le Hamas, dans le sud d’Israël, qui a entraîné la mort de 1 205 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur les chiffres officiels israéliens incluant les otages morts ou tués à Gaza.
« L’autodéfense ne peut pas justifier le meurtre de dizaines de milliers de civils, la destruction systématique, les déplacements forcés et l’utilisation de la famine comme arme de guerre », a déclaré le ministre saoudien, d’après SPA. Des accusations souvent reprises par les opposants d’Israël.

La guerre a mis fin aux discussions pour la reconnaissance d’Israël par l’Arabie saoudite, un poids lourd du Moyen-Orient et gardienne des deux sites les plus saints de l’islam. Lire la suite »
Yahya Sinouar nommé nouveau chef du Hamas
Le Hamas palestinien a annoncé mardi avoir nommé son actuel numéro un dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar, comme chef du groupe à la suite de l’assassinat d’Ismaïl Haniyeh la semaine dernière. Yahya Sinwar est, selon Israël, l’un des architectes de l’attaque du 7 octobre dernier. Il se cache depuis dans la bande de Gaza.
La Chine se pose en médiatrice entre le Hamas et le Fatah palestiniens
Les deux partis ennemis ont signé, mardi à Pékin, une déclaration d’intention en faveur d’une réconciliation. La Chine estime que le rôle du Hamas ne pourra être ignoré dans l’après-guerre.

La Chine n’a pas ménagé ses efforts pour obtenir, mardi 23 juillet, un texte commun du Hamas et du Fatah en faveur d’une réconciliation intrapalestinienne qui la pose en médiatrice, sans toutefois régler les profonds contentieux entre eux. Les deux partis ennemis, réunis avec les principales factions palestiniennes – soit quatorze groupes au total –, dans la capitale chinoise depuis dimanche, ont signé à la résidence des hôtes d’Etat Diaoyutai, autour du ministre des affaires étrangères chinois, Wang Yi, une commune « déclaration pour en finir avec la division et renforcer l’unité nationale palestinienne ».
Alors que le conflit à Gaza est entré dans son dixième mois, la déclaration prévoit, selon la partie chinoise, la création d’un « gouvernement intérimaire de réconciliation nationale », qui devra se focaliser sur la reconstruction de l’enclave après la guerre. Aucun calendrier ni détail ne sont avancés. « La clé de la réconciliation palestinienne est de renforcer la confiance, de rester dans la bonne direction, et de faire des progrès par étapes », a justifié M. Wang.
La Chine renforce ainsi sa stature diplomatique, se posant en faiseuse de réconciliation. Sous son égide, l’Iran et l’Arabie saoudite avaient déjà scellé la normalisation de leurs relations, en mars 2023, mais Pékin récoltait alors un fruit quasiment mûr. Cette fois, les divergences persistent sur le fond. Deux délégations du Hamas et du Fatah s’étaient déjà rendues dans la capitale chinoise en avril pour plusieurs jours de discussions, mais l’absence de communiqué commun à leur issue signifiait le peu d’avancées concrètes.
« Séparer les Palestiniens est un échec »
La République populaire de Chine est un soutien historique de la Palestine, même si elle a renforcé ces dernières années ses liens avec Israël. Mais elle a longtemps considéré qu’il n’y aurait que des coups à prendre à s’immiscer dans les tentatives de règlement du conflit, s’en tenant à distance. Gagnant en confiance et se posant aujourd’hui en contre-modèle des Etats-Unis, elle tente désormais d’obtenir des avancées dont elle peut revendiquer la paternité.
(suite dans: lemonde.fr)
Justice internationale (CIJ) – Palestine
Reconnaissance de la Palestine – La plus haute juridiction de l’ONU ordonne à Israël de stopper son offensive à Rafah. Elle évoque une possible « destruction physique » des Palestiniens de Gaza. Elle réclame aussi la libération immédiate et inconditionnelle des otages du Hamas. Décryptage.
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