Refondation

Refondation : Militarisation des rouages du pouvoir

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Les participants lors des deuxièmes assises militaires lancées le lundi 26 janvier dernier.

De la Présidence aux établissements publics, des ministères aux agences stratégiques, l’administration se restructure autour d’un noyau militaire dur.

Le pouvoir se redessine, en treillis. Depuis la prise de pouvoir d’octobre dernier, la militarisation des rouages de l’État s’accélère et se structure à tous les niveaux de l’appareil institutionnel. Au sommet, le chef de l’État, Michaël Randrianirina, colonel de l’armée, gouverne aux côtés de quatre hauts conseillers militaires, dont deux généraux de brigade et deux autres colonels, formant le noyau dur du nouveau centre de décision. Une architecture du pouvoir clairement marquée par l’empreinte des forces armées. Lire la suite »

Dissolution de la HCC, du Sénat…: 103 partis politiques à l’unisson

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Alors que le début de la concertation nationale se fait attendre, les partis politiques annoncent déjà la couleur de la refondation en vue de la période de la transition. 103 partis politiques viennent de signer un mémorandum d’entente visant à dissoudre la Haute cour constitutionnelle (HCC), le sénat et d’autres institutions.

Les partis politiques veulent avoir voix au chapitre de la refondation et de la transition. Dans cette optique, 103 partis politiques en concertation hier au stade Barea, estiment que la dissolution de la HCC et du Sénat, est un passage obligé pour refonder la gouvernance et la démocratie à Madagascar.
Selon les initiateurs de cet accord politique, ces institutions ne remplissent plus leur rôle et représentent désormais un frein à la refondation du système politique. Leur dissolution s’inscrit ainsi comme la première étape d’une transition politique dont la durée est limitée à trois ans.
Et ces deux institutions ne sont pas les seules en mauvaise posture. Ce mémorandum d’entente prévoit également la dissolution de l’Assemblée nationale, du gouvernement et de plusieurs autres institutions. En contrepartie, la mise en place d’une Haute Autori­té de la Refondation dirigée par Michaël Randrianirina est annoncée pour assurer la conduite des affaires de l’Etat durant la transition. Celle-ci sera accompagnée d’un gouvernement d’union nationale, dont le nombre de ministres sera réduit.

Haute cour de la Refondation

Sur le plan judiciaire, le remplacement de la HCC par une Haute Cour de la Refon­da­tion et la reconnaissance de la Cour Suprême comme plus haute autorité en matière judiciaire, pourrait refléter un changement structurel majeur. L’accord prévoit également la suppression des organes de lutte contre la corruption tels que le Bianco et le Samifin, une décision qui suscite des interrogations quant à l’avenir du combat contre la corruption et à la préservation de l’Etat de droit.
Concernant les élections, plusieurs options sont évoquées, dont la restitution de leur organisation au ministère de l’Intérieur ou la création d’une juridiction électorale spéciale. Le plafonnement des dépenses de campagne et l’obligation pour les candidats d’être investis par des partis politiques sont présentés comme des mesures visant à renforcer la transparence, mais qui pourraient également restreindre l’ouverture du jeu démocratique.
A noter que l’Irmar n’y a pas apposé sa signature, bien qu’ayant pris part aux discussions initiales. Selon le coordinateur Guy Maxime Ralaise­heno, ce texte constitue la base des discussions à venir lors des assises nationales.

(source: S.A – newsmada.com)

Refondation – La concertation nationale à boucler en un an

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Le ministère d’État chargé de la refondation veut boucler la concertation nationale avant la fin de l’année. Une proposition de calendrier y afférent a été présentée à la presse, hier.

Maître Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État auprès de la Présidence, chargée de la refondation.

“Cette année sera celle de la concertation nationale.” Cette phrase a été déclamée avec enthousiasme par maître Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État auprès de la Présidence, chargée de la refondation, durant un petit-déjeuner de presse organisé au siège de son département, à Ambohitsorohitra, hier.

Durant cette sortie médiatique, la ministre d’État a présenté une proposition de calendrier pour la tenue de la concertation nationale. “Nous comptons boucler toutes les étapes de la concertation avant la fin de cette année”, déclare l’avocate. Dans cette proposition, l’année 2026 est découpée en deux tranches de six mois. Pour la première tranche, les trois premiers mois serviront à la conception d’un cadre méthodologique.

Les trois autres mois seront destinés au renforcement de capacités de ceux qui conduiront les débats. Selon les explications, ce temps imparti pour un renforcement de capacités est nécessaire puisque la concertation démarrera à partir des fokontany. “Il y aura plusieurs milliers de personnes à former”, note la membre du gouvernement. La concertation proprement dite se tiendra ainsi durant la deuxième tranche des six mois. Lire la suite »

Diplomatie – Refondation : l’ONU confirme son appui

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(©madagascar-tribune.com)

Une bonne nouvelle pour la diplomatie et les relations internationales de Madagascar. Les Nations Unies ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner la Grande île dans la mise en œuvre de son processus de refondation institutionnelle. Cette déclaration qui consolide celle des autres pays comme la France, et des organisations régionales comme l’Union africaine ou encore la SADC, est intervenue lors la rencontre entre le Président la Refondation et la mission de haut niveau onusienne, samedi dernier au Palais d’État d’Iavoloha.

La mission de l’ONU dans le pays s’est déroulé du 8 au 14 décembre. Elle avait pour objectif principal d’établir un diagnostic partagé de la situation politique et institutionnelle du pays, tout en identifiant les leviers d’un appui international mieux ciblé.

Les échanges à Iavoloha marquant la fin de la mission ont permis d’aborder les grandes orientations de la refondation engagée par les autorités, ainsi que les défis liés à la gouvernance, à la stabilité politique et à la préparation des échéances institutionnelles à venir. Dans ce cadre, les Nations Unies ont exprimé leur volonté d’adapter leur accompagnement aux priorités exprimées par Madagascar, notamment dans les domaines de l’ingénierie institutionnelle, du renforcement démocratique et de l’appui aux processus électoraux.

La délégation onusienne a consulté plusieurs acteurs clés de la vie politique et institutionnelle durant leur séjour dans le pays. Des échanges ont notamment eu lieu avec la ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa et la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, ainsi qu’avec des parlementaires. La visite au sein de l’Assemblée nationale a permis d’aborder les préoccupations liées à la situation socio-économique, aux attentes citoyennes et à l’agenda politique des prochains mois.

À l’issue de cette semaine de consultation, les Nations Unies ont souligné l’importance du dialogue inclusif et de la coordination avec les partenaires techniques et financiers. À travers le PNUD et les mécanismes de coopération avec l’Union africaine, l’organisation entend soutenir Madagascar dans une trajectoire axée sur la stabilité, la crédibilité institutionnelle et le renforcement durable de l’État.

(source: madagascar-tribune.com)

FFKM : Vers une refondation à partir des fokontany

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Les chefs d’Églises du FFKM vont mener les consultations au niveau national.

Le FFKM prévoit de lancer très prochainement des consultations populaires à la base, au niveau des fokontany, suivant une méthodologie inspirée du concept de fokonolona.

Le processus de Refondation de la République pourrait prendre une tournure déterminante dans les prochains jours, avec l’implication renforcée du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM). Selon certaines sources, le FFKM s’apprête à lancer une vaste consultation populaire débutant au niveau des fokontany, dans une démarche participative qui place le fokonolona au cœur de sa méthodologie. Cette approche, encore en phase de préparation interne, dit-on, s’inscrit dans le cadre du mandat officiel confié par la présidence de la Refondation de la République le 19 novembre dernier.

Ébauche

D’après les informations recueillies, le FFKM entend mettre en œuvre une consultation à la base dont la particularité repose sur le recours à la tradition du fokonolona, structure sociale ancestrale de gestion collective. L’objectif affiché serait de recueillir les aspirations populaires avant toute décision institutionnelle majeure. Cette orientation vise à distinguer la Refondation actuelle des précédentes réformes politiques conduites principalement depuis le sommet de l’État. En effet, cette première étape devrait ouvrir la voie à une concertation nationale élargie à l’issue de laquelle pourrait être engagée la rédaction d’une nouvelle Constitution. Plusieurs sources affirment ainsi que le FFKM dispose déjà d’une ébauche méthodologique, dont les paramètres sont en cours de finalisation.  D’ailleurs, une réunion qui aurait eu lieu hier après-midi entre les quatre chefs d’Église membres du FFKM et les responsables de la Présidence de la Refondation aurait abordé le sujet relatif au mandat du conseil œcuménique.

Mobilisation

Le régime actuel, qui a placé le mot d’ordre de Refondation au centre de son programme, aurait fait du FFKM un acteur pivot de la démarche, en raison de sa réputation de neutralité et de son rôle historique dans la médiation politique. Lire la suite »

Affaires politiques – Le FFKM veut ratisser large

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Durant le culte à l’EKAR Saint Michel, le FFKM a clairement indiqué  que son initiative est apolitique.

Les chefs des églises et le bureau central du FFKM se sont réunis, mardi, au sujet de «la reconstruction nationale». Une initiative dans laquelle le Conseil oecuménique compte impliquer toutes ses ouailles, à commencer par ses démembrements régionaux.

Reconstruction nationale. Le terme a été acté durant une réunion entre les membres du bureau central et les quatre chefs des églises au sein du Conseil oecuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), mardi, en milieu d’après-midi. Ce terme de «reconstruction nationale», selon les explications, est à la fois l’intitulé, mais est également l’objectif de la démarche engagée par le FFKM. Une initiative lancée officiellement lors d’un culte à la paroisse catholique Saint Michel, à Ampa­ribe, le 17 septembre. «Le but est de parvenir à la construction d’une vraie nation malgache, qui oeuvrera de concert pour le bien-être commun et celui de chaque habitant, ainsi que le développement national», explique le pasteur Hery Rabarimanana, membre du bureau central du FFKM.

Dans cette optique, le Conseil oecuménique compte ratisser large, confirme le pasteur Rabarimanana. Le FFKM passera concrètement à l’action lors de la réunion annuelle de son Comité central qui se tiendra à Amba­tondrazaka, du 22 au 25 novembre. «Ce sont les représentants des trente-cinq régions du FFKM qui vont déterminer, lors de cette réunion, la voie à suivre», ajoute le membre du bureau central du Conseil oecuménique. «En somme, ce que nous allons faire, c’est que l’Église va réunir ses enfants», indique le pasteur Rabarimanana.

Comment et quand le Conseil oecuménique compte-t-il réunir ses ouailles et quelles seront les questions auxquelles les participants au rendez-vous d’Ambatondra­zaka devront répondre. Ils auront, également, à répondre à la question, comment parvenir à la reconstruction nationale. Un point sur lequel le Conseil oecuménique compte s’appliquer à hermétiser son initiative contre les visées politiques. Le pasteur Rabari­manana a mis les choses au clair d’entrée lors du culte du 17 septembre.

FFKM: Hiantso ny zanany rehetra ny Fiangonana hanao Fikaonandoha nasionaly any Ambatondrazaka ny volana Novambra 2022.

Nouvelle tentative

«Si vous attendez autre chose, si vous êtes ici pour d’autres raisons, vous faites fausse route», a-t-il lancé dans son homélie. Des mots prononcés face à un parterre de politiciens, essentiellement d’opposition, venus en nombre à Amparibe. Une ligne qu’il a réaffirmée durant un entretien par téléphone, hier.

«Il n’y aura pas de partage de gâteau. Le FFKM n’a pas de siège à distribuer (…)», souligne-t-il, en ajoutant, «cela ne signifie pas que nous allons écarter les politiciens du processus. C’est juste qu’ils n’auront pas l’apanage des débats». Le pasteur Rabarimanana note qu’outre les politiciens, le FFKM «a des fils et des filles qui ont des compétences dans différents domaines et qui occupent de hautes responsabilités dans différents secteurs».

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Emmanuel Macron lance le site internet du CNR et invite chacun à participer

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Avec « conseil-refondation.fr », le président de la République espère obtenir des initiatives locales sur la santé, l’école et de nombreux autres sujets.

POLITIQUE – Emmanuel Macron n’entend pas lâcher son « bébé », le CNR. Le conseil national de la refondation, lancé sous les critiques le 8 septembre, trouve désormais un débouché citoyen. Un site internet vient d’être lancé et officiellement annoncé par Emmanuel Macron ce lundi 3 octobre : conseil-refondation.fr.

C’est dans une vidéo enregistrée et diffusée sur YouTube le même jour que le président a tenu à expliquer sa « nouvelle méthode », théorisée et promise pendant la campagne présidentielle, et faire la promotion de cet outil de participation citoyenne auquel il tient.

13 minutes en col roulé

Dans cette vidéo de 13 minutes au cours de laquelle il porte un col roulé gris anthracite assorti à son costume – décidément, Bruno Le Maire a lancé la mode – le président de la République commence par un bref rappel du bilan de son premier quinquennat, dont il semble satisfait : « nous avons innové avec le grand débat », « nous avons dégagé des solutions très concrètes et changé les choses », assure le président qui cite par exemple la création des « maisons France service », la réouverture des « petites lignes de chemin de fer » ou la prise en compte des familles monoparentales.

« Je le sens à travers le courrier, les déplacements, ce que vous me dites : il y a une volonté d’être associés, d’être des acteurs de l’action publique », croit savoir Emmanuel Macron qui donne donc loisir à tout un chacun de prendre part au « débat » qu’il entend lancer sur ce site internet de la refondation.

« En changeant de toutes petites choses, on change des vies »

Parmi les thématiques possibles, le climat, le travail, le vieillissement ou encore le logement. Deux sujets sont particulièrement mis en avant : « notre santé » et « notre école » où chaque citoyen peut proposer un « projet local ». Selon Emmanuel Macron, ces deux priorités de son quinquennat peuvent se gérer de manière « différenciée » selon les territoires.

Le président de la République espère ainsi « apporter des réponses différenciées » et écouter le terrain plutôt que de tout décider depuis Paris. « En changeant de toutes petites choses, on change des vies », a-t-il conclu de manière un brin naïve tout en promettant de « donner le pouvoir aux soignants, en tout cas plus de responsabilités ». Une façon, selon lui, de respecter le slogan de sa campagne, « Avec vous ». Il termine sa prise de parole par cette formule : « Ces révolutions de l’école et de la santé, je les ferai avec vous ».

Une allocution qui a immédiatement été raillée par l’opposition. « Macron aligne les mots creux et le jargon technocratique pour ne rien dire. Une seule conclusion : face à la vie chère, à l’inaction climatique, à la crise de l’hôpital public, il n’y a rien à attendre de lui », a taclé l’insoumis Manuel Bompard, tandis que Jean-Luc Mélenchon a fustigé un « jargon hors-sol et abscons ». Dans la même veine, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a renchéri : « On n’attend rien de Macron, mais il arrive quand même à nous décevoir ».

(source: huffingtonpost.fr)

Reconstruction nationale – L’État rejette la démarche du FFKM

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L’initiative  du  FFKM  démarre  mal  avec  le  véto  posé  par  l’État.

Par la voie de la porte-parole du gouvernement, l’État botte en touche l’intention du FFKM d’engager un processus de reconstruction nationale. Une initiative que l’Église compte démarrer par un culte, ce jour.

Une fin de non-recevoir. Avec courtoisie, mais directe, Lala­tiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture, et porte-parole du gouvernement, pose un véto étatique à l’intention du Conseil oecuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM). Une initiative qui vise «la reconstruction nationale».

Comme chaque vendredi, sauf quelques exceptions, la porte-parole du gouvernement était sur le plateau de la radio Madaga­sikara (RNM), hier. Un des sujets abordés concerne la décision du FFKM de monter au créneau pour initier un processus pour définir «de façon concertée», des solutions aux maux qui rongent la nation. «Avec tout le respect que je dois au FFKM, notamment, aux chefs d’églises, j’estime qu’il n’appartient pas à l’Église de jouer un rôle purement politique», déclare la ministre de la Communica­tion et de la culture.

Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo ajoute, «le FFKM devrait s’en tenir à son statut et son rôle de balise morale». À entendre la membre du gouvernement, les tenants du pouvoir lisent dans l’initiative du Conseil oecuménique une façon déguisée pour mettre en œuvre la concertation nationale voulue par l’opposition. Dans l’émission «Tsy ho tompontrano mihono», sur la RNM, hier, c’est sans équivoque que la ministre de la Communication et de la culture y fait référence.

«Ce n’est pas une concertation nationale qui n’a pour objectif qu’une redistribution des sièges au sein du pouvoir qui apportera une solution au problème économique mondial qui impacte Madagascar», avance la porte-parole du gouvernement. Sur sa lancée, elle soutient que «certes, il y a une crise économique à Madagascar, comme dans tous les autres pays du monde. Mais il n’y a pas de crise politique qui justifierait une recomposition des institutions sans passer par les élections».

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