Ukraine
Les dirigeants de l’UE veulent faire bloc sur la défense et l’économie
Vingt-six des 27 membres de l’Union européenne signent une déclaration commune de soutien à l’Ukraine
Tous les pays de l’Union européenne (UE), à l’exception de la Hongrie, ont signé, jeudi, une déclaration commune de soutien à l’Ukraine, rapporte l’agence de presse américaine Associated Press (AP), selon qui « c’est la deuxième fois en un mois que la Hongrie est le seul membre de l’UE à refuser de signer une telle déclaration de soutien ».
Avec ce texte, le Conseil européen « réaffirme le soutien continu et inébranlable de l’UE à l’indépendance, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine ». « L’Union européenne maintient son approche de la “paix par la force”, qui exige que l’Ukraine soit dans la position la plus forte possible, avec ses propres capacités militaires et de défense comme élément essentiel. […] L’UE reste déterminée, en coordination avec ses partenaires et alliés de même sensibilité, à fournir un nouveau soutien global à l’Ukraine et à son peuple, qui exerce son droit naturel à l’autodéfense contre la guerre d’agression menée par la Russie », peut-on également lire dans le document.
AP rapporte que le ministre des affaires étrangères hongrois avait prévenu plus tôt cette semaine qu’il refuserait de cosigner une telle déclaration. L’agence de presse américaine rappelle, par ailleurs, qu’il y a deux semaines, le président du Conseil européen, Antonio Costa, avait qualifié la Hongrie d’« isolée ». « Nous respectons la position de la Hongrie », avait-il alors déclaré. « Mais il s’agit d’un pays sur 27. »
En direct, guerre en Ukraine : Emmanuel Macron annonce la tenue d’un « sommet de la coalition des volontaires » à Paris le 27 mars
Le chef de l’Etat a fait cette annonce, jeudi, à l’issue d’un sommet de l’Union européenne au cours duquel tous les Etats membres, à l’exception de la Hongrie, ont réaffirmé « le soutien continu et inébranlable de l’UE à l’indépendance, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».
(source: lemonde.fr)
L’Ukraine visée par des frappes russes juste après l’annonce d’une « trêve limitée », dénonce Zelensky
Cessez-le-feu, négociations, conditions russes… Que se sont dit Trump et Poutine ?
Peu après la fin de l’appel entre Donald Trump et Vladimir Poutine, des sirènes d’alerte et des explosions ont retenti dans la capitale ukrainienne.

GUERRE EN UKRAINE – Pour Kiev, c’est la preuve que la Russie refuse un « un cessez-le-feu complet ». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé ce mardi 19 mars au soir que son pays avait fait l’objet de nouvelles frappes russes, quelques heures après l’annonce d’une « trêve limitée » avec des conditions établies par Washington et Moscou. L’attaque a notamment visé des infrastructures civiles à Kiev, dont un hôpital.
Les dirigeants américains Donald Trump et russe Vladimir Poutine venaient de convenir, lors d’un échange téléphonique très attendu, que Moscou ne devait plus viser pendant trente jours les infrastructures énergétiques, avec des contreparties imposées par le chef du Kremlin. Vladimir Poutine a aussi accepté que 175 prisonniers de guerre soient échangés mercredi avec l’Ukraine.
Drone « Shahed » sur un hôpital
Mais peu après la fin de l’appel entre les deux chefs d’État, des sirènes d’alerte et des explosions ont retenti dans la capitale ukrainienne.
« Il y a malheureusement des frappes, et précisément contre des infrastructures civiles », a écrit dans la nuit le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Telegram. Le dirigeant a fait état notamment d’une « frappe directe d’un (drone de conception iranienne) Shahed sur un hôpital à Soumy », dans le nord du pays, et d’autres attaques, y compris à Kiev.
Volodymyr Zelensky n’a mentionné aucune attaque directe contre des infrastructures énergétiques, objet de la trêve de 30 jours.
Continuer « à faire pression sur la Russie »
Mais « ce sont précisément ces attaques nocturnes de la Russie qui détruisent notre énergie, nos infrastructures et la vie normale des Ukrainiens. Et le fait que cette nuit n’ait pas été une exception montre que nous devons continuer à faire pression sur la Russie pour le bien de la paix », a-t-il souligné.
« Vladimir Poutine a en réalité refusé aujourd’hui la proposition d’un cessez-le-feu complet » lors de son entretien téléphonique avec Donald Trump, a-t-il estimé.
La Russie a de son côté affirmé avoir repoussé plusieurs tentatives d’incursion terrestre de l’armée ukrainienne dans la région russe frontalière de Belgorod. Et, dans la nuit de mardi à mercredi, Moscou a fait état d’un dépôt pétrolier en feu après une attaque de drones ukrainienne.
« La Russie a l’avantage »
Dans une interview sur Fox News dans la soirée, Donald Trump a reconnu que les négociations avec son homologue russe étaient « difficiles ». « La Russie a l’avantage, comme vous le savez », a-t-il dit.
Les dirigeants américain et russe ont convenu de commencer « immédiatement » des négociations, qui doivent se tenir au Moyen-Orient, sur un arrêt progressif des hostilités déclenchées en février 2022 par l’invasion russe, selon un communiqué de la Maison Blanche. Moscou a évoqué un échange « détaillé et franc ».
De son côté, Volodymyr Zelensky a demandé à connaître « les détails de ce que les Russes ont offert aux Américains ou de ce que les Américains ont offert aux Russes » dans le cadre de l’accord de mardi
(source: huffingtonpoist.fr)
Russie: Vladimir Poutine s’exprime sur la proposition de cessez-le-feu en Ukraine
Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko à Moscou, jeudi 13 mars, le président russe Vladimir Poutine s’est exprimé sur la proposition de cessez-le-feu de 30 jours en Ukraine. Il a déclaré être « pour » une trêve tout en évoquant des « nuances ». Il a soulevé de nombreuses questions comme le contrôle de la trêve alors que le front s’étire sur 2 000 kilomètres, sur l’évolution de la situation dans la région de Koursk, etc. Il a estimé qu’un règlement du conflit doit tenir compte des « causes profondes » et qu’il allait en discuter avec Washington.
Guerre en Ukraine : ce vote sur les « avoirs russes gelés » ressemble à un pied de nez au gouvernement
La résolution sur le soutien à l’Ukraine adoptée à l’Assemblée « exhorte l’Union européenne et ses États membres à procéder sans délai à la saisie des avoirs russes gelés ».

POLITIQUE – Peser sur la ligne du gouvernement. Les députés ont adopté ce mercredi 12 mars une résolution sur le renforcement du soutien à l’Ukraine, contenant notamment un appel à la saisie des avoirs russes gelés, à laquelle s’opposent François Bayrou et ses ministres. C’est pourquoi l’adoption de ce texte, certes non contraignant, ressemble à un pied de nez à l’exécutif.
Avec la saisie des avoirs russes, le Premier ministre et ses soutiens craignent en effet que la stabilité financière de l’Europe soit menacée. Tandis que le ministre de l’Économie Éric Lombard estime que cela serait même « contraire aux accords internationaux ». De son côté, Emmanuel Macron n’a pas non plus masqué son opposition à l’idée d’utiliser les 300 milliards d’euros d’avoirs russes pour financer la défense ukrainienne : « On peut prendre les revenus des avoirs gelés, mais on ne peut pas prendre les avoirs eux-mêmes », a-t-il affirmé lors d’une visite à la Maison Blanche le 24 février.
Et pourtant, même dans le camp des macronistes, les appels du pied au gouvernement se multipliaient ces derniers jours. « Nous sommes nombreux à ne plus partager la position du gouvernement », résumait Gabriel Attal, le 4 mars, en pleine séance publique à l’Assemblée.
LFI a voté contre, le RN s’est abstenu
Sur cette question, comme sur celle de la construction d’une Europe de la défense ou encore du soutien au processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, l’hémicycle s’est aussi montré divisé lors des débats, parfois houleux.
Le texte a finalement été adopté avec 288 voix pour, et 54 contre, avec le soutien notamment des députés macronistes, socialistes, écologistes, et des partis de droite Les Républicains et Horizons. La France insoumise (LFI) et des députés communistes ont voté contre. Le Rassemblement national (RN) s’est lui abstenu.
French Senator criticizes Trump
French politician Claude Malhuret critiqued the United States’ shifting stance on Ukraine and targeted President Donald Trump in his remarks during a general session of the French Senate on Tuesday.
Guerre en Ukraine : Macron appelle les Français au «courage» face à un «monde de dangers»
«Face à ce monde de dangers, rester spectateur serait une folie», a lancé le chef de l’État dans une allocution télévisée mercredi soir. Un sommet crucial de l’Union européenne à Bruxelles se tient aujourd’hui avec Volodymyr Zelensky pour acter un renforcement massif de la défense continentale.
Emmanuel Macron a prévenu solennellement les Français, dans une allocution mercredi soir, qu’il faudra «des réformes, du choix, du courage», dans la «nouvelle ère» qui s’esquisse face à un rapprochement entre les États-Unis et la Russie, potentiellement aux dépens de l’Europe et de l’Ukraine.
«Face à ce monde de dangers, rester spectateur serait une folie», a lancé le chef de l’État dans un discours télévisé d’une quinzaine de minutes, à la veille d’un sommet crucial de l’Union européenne (UE) à Bruxelles pour acter un renforcement massif de la défense continentale. Le président avait choisi de s’adresser à son pays afin, selon son entourage, de répondre à «une angoisse très forte chez les Français».
«Je veux croire que les États-Unis resteront à nos côtés. Mais il nous faut être prêts si tel n’était pas le cas», a expliqué Emmanuel Macron, décrivant une «menace russe» qui «nous touche» avec une «agressivité» qui «ne semble pas connaître de frontières».
(source: lefigaro.fr)
Les évêques de l’UE exhortent les États européens à soutenir l’Ukraine

Alors que les États-Unis viennent d’annoncer la suspension de l’aide à l’Ukraine, les évêques de l’Union européenne appellent les États membres à continuer à aider financièrement Kiev. Dans un communiqué publié ce mardi 4 mars, la Commission des épiscopats de l’Union européenne souhaite un accord de paix respectant le droit international, appuyé sur des garanties de sécurité, et impliquant «la victime de l’agression: l’Ukraine».
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
Quelques jours après l’altercation entre Volodymr Zelensky et Donald Trump dans bureau ovale de la Maison Blanche, l’administration américaine annonce ce mardi 4 mars la suspension de l’aide militaire à Kiev. Le dialogue semble ainsi rompu entre Kiev et Washington alors que les États-Unis sont le premier fournisseur d’aide au pays en guerre, et aurait apporté en l’espace de trois ans 64,1 milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine selon l’institut Kiel pour l’économie mondiale. Dans ce contexte, les évêques de l’Union européenne ont publié un communiqué appelant l’Union et les États membres à poursuivre leur aide à l’Ukraine, face à «l’invasion massive et injustifiable de la Russie».
«Une issue décisive pour le monde libre»
La Commission des épiscopats de l’Union européenne (COMECE) souligne le soutien «humanitaire, politique, économique, financier et militaire», apporté par les «décideurs de l’Union européenne» ainsi que les nombreuses organisations de la société civile par des «gestes concrets de solidarité».
À quelques jours d’un sommet spécial de l’Union européenne sur la défense prévu le 6 mars pour discuter des «garanties de sécurité» en faveur de l’Ukraine, la COMECE estime que l’issue de la guerre en Ukraine ne concerne pas le seul avenir de ce pays d’Europe de l’est, mais qu’elle sera «décisive pour le sort de l’ensemble du continent européen et d’un monde libre et démocratique». Car, rappellent-ils, «l’invasion de l’Ukraine par la Russie est une violation flagrante du droit international». Lire la suite »
Trump suspend l’aide militaire à l’Ukraine
Le président américain a ordonné lundi une « pause » dans l’aide militaire des Etats-Unis à l’Ukraine, trois jours après l’altercation à la Maison Blanche avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Un sommet crucial d’une quinzaine d’alliés de l’Ukraine ouvre à Londres
L’Europe traverse un « moment unique » pour sa « sécurité », a déclaré dimanche 2 mars le Premier ministre britannique en ouvrant une rencontre cruciale d’une quinzaine d’alliés de l’Ukraine en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky, deux jours après sa vive altercation avec Donald Trump.
Guerre en Ukraine: Londres et Kiev signent un accord de prêt de 2,26 milliards de livres
President Trump confirms no US security guarantee for Ukraine
President Trump has confirmed that there will be no significant US security guarantee for Ukraine, despite agreement on a deal to exploit the country’s minerals.
Speaking at his first full cabinet meeting since re-taking the White House, Mr Trump said Europe, not the US must underwrite Ukraine’s future security. Mr Trump also confirmed the US was signing a “very big agreement” with Ukraine for access to its mineral resources. He said it would to amount to around $300 billion.
President Zelensky, who is due to fly to Washington on Friday, said that without security guarantees there would be no justice and no real ceasefire in Ukraine.