En l’absence du DUP, l’Assemblée et le gouvernement régional ne pouvaient siéger, les pouvoirs législatif et exécutif nord-irlandais devant être partagés à égalité entre les partis unionistes et nationalistes (favorables à la réunification irlandaise). Le nouvel accord, dit « Windsor Framework », décroché par le premier ministre britannique, Rishi Sunak, auprès de la Commission européenne, début 2023, n’a rien fait, dans un premier temps, pour amadouer les unionistes. Pourtant, il prévoit un allégement significatif des contrôles douaniers pour les biens provenant de Grande-Bretagne et à destination du marché nord-irlandais.
Mois: janvier 2024
Corruption : une nouvelle loi permet aux États-Unis de poursuivre des responsables étrangers

La loi promulguée en décembre dernier par Joe Biden sanctionnant les entreprises délivrant des pots-de-vin cible désormais les receveurs : des responsables de gouvernements étrangers.
Les militants anticorruption à travers le monde nourrissent de gros espoirs grâce à une nouvelle loi américaine qui permet pour la première fois aux États-Unis de poursuivre des responsables étrangers qui acceptent des pots-de-vin. Ce texte étend la portée de la loi de 1977 sur la corruption étrangère (Foreign Corrupt Practices Act, FCPA), destinée à sanctionner les entreprises versant des pots-de-vin et leurs agents.
La loi sur la prévention de l’extorsion étrangère (FEPA), promulguée en décembre par le président Joe Biden dans le cadre de la réglementation sur la Sécurité nationale, cible désormais le camp receveur : des responsables de gouvernements étrangers qui réclament et acceptent de tels versements. Auwal Musa Rafsanjani, un militant des droits humains et anticorruption au Nigeria, espère que ce texte va instiller «un certain degré d’inquiétude» chez les dirigeants qui estimaient jusque-là jouir d’une «impunité».
Scott Greytak, directeur du plaidoyer de l’ONG Transparency International aux États-Unis, s’attend à ce que la FEPA réduise la corruption. «Chaque employé de chaque gouvernement étranger est prévenu que le poids du gouvernement des États-Unis peut lui tomber dessus», relève-t-il. Selon lui, «cela va changer les comportements». Mais Mike Koehler, professeur à l’école de droit de l’université Southern Illinois, considère que la nouvelle mesure n’est que «symbolique», incitant plutôt les autres pays à appliquer leurs propres législations anticorruption.
Une loi datant de la Guerre Froide
La FCPA a vu le jour dans le contexte d’enquêtes liées au scandale du Watergate, après des révélations de paiements effectués au bénéfice de responsables étrangers par de grandes entreprises américaines, comme les groupes de défense Lockheed Martin et pétrolier Mobil Oil. Si cette loi datant de la Guerre froide interdit aux entreprises américaines de procéder à de tels paiements, elle empêche en revanche de poursuivre des représentants de gouvernements étrangers par crainte pour les intérêts diplomatiques des États-Unis.
Le ministère de la Justice est néanmoins parvenu au fil des ans à faire des mises en accusation grâce à d’autres mesures, comme le blanchiment d’argent. Parmi les plus grosses affaires menées dans le cadre de la FCPA, figure une sanction de 2,9 milliards de dollars en octobre 2020 contre la banque Goldman Sachs, au sujet du versement, pour décrocher des contrats, de pots-de-vin à des responsables de Malaisie et de l’émirat d’Abou Dhabi. En particulier une émission obligataire de 6,5 milliards de dollars pour le fonds souverain de Malaisie 1MDB.
Le militant nigérian Auwal Musa Rafsanjani cite une affaire lancée par le ministère de la Justice américain et ses homologues, notamment en France et en Italie, à l’encontre d’un consortium de quatre entreprises ayant remporté pour 6 milliards de dollars de contrats pour construire des infrastructures de gaz naturel liquéfié à Bonny Island, au Nigeria. Mais aucun responsable nigérian n’a été emprisonné, selon lui.
Réticence à extrader
L’indice annuel de perception de la corruption, publié mardi par Transparency International, montre que deux-tiers des pays se situent en dessous de 50 à cause, entre autres maux, de forces de l’ordre sous-payées. Le Nigeria obtient 25, quand le meilleur score est 100. Reste que des considérations de politique étrangère pourraient toujours entraver des poursuites, malgré l’avènement de la FEPA, remarquent des experts juridiques, soulignant également la probable réticence des gouvernements à extrader leurs responsables mis en cause.
Les partisans de cette loi la voient comme un moyen de faire de la lutte contre la corruption une priorité. Elle prévoit en particulier la publication par le ministère de la Justice d’un rapport annuel sur l’ampleur du phénomène et un bilan de ses poursuites. La FEPA place le combat contre la corruption «au premier plan», relève Patrick Stokes, qui se trouvait du côté de l’accusation lors des poursuites dans l’affaire Bonny Island. «En pratique, le nouveau texte n’étend que marginalement les outils du DoJ (ministère de la Justice) pour traquer la corruption», estime-t-il. Mais il «peut avoir un réel effet dissuasif en établissant clairement que les responsables étrangers peuvent être poursuivis pour avoir demandé ou accepté des pots-de-vin», ajoute M. Stokes.
Pour Jason Linder, ancien procureur fédéral, la demande de pots-de-vin reste «robuste parce que la corruption est endémique dans certains pays» et que les législations des pays développés ne s’appliquent qu’à «un très faible pourcentage» de ces activités. La FEPA représente une «étape très constructive» mais «reste à voir comment le DoJ va l’appliquer», insiste-t-il. Et l’ampleur de sa réussite devra être mesurée «dans les prochaines décennies».
(source: lefigaro.fr)
La Malaisie investit son nouveau roi, le sultan milliardaire Ibrahim Sultan Iskandar

Le sultan milliardaire, connu pour son franc-parler, a prêté serment de loyauté lors d’une cérémonie traditionnelle au palais national de Kuala Lumpur
Au cours d’une cérémonie empreinte de tradition, la Malaisie a investi mercredi son nouveau roi, un sultan milliardaire connu pour son franc-parler et déterminé à jouer un rôle clef pour garantir la stabilité politique de son pays.
Ibrahim Sultan Iskandar, influent sultan de 65 ans, a prêté serment au palais national de la capitale Kuala Lumpur. «Par ce serment, je (jure) solennellement et sincèrement d’être loyal, de régner de manière juste pour la Malaisie en accord avec les lois et la Constitution», a déclaré le nouveau souverain, lors de l’événement retransmis à la télévision auquel assistait le premier ministre Anwar Ibrahim et d’autres membres de l’élite dirigeante.
L’an dernier, le sultan avait été désigné comme futur roi de cette monarchie constitutionnelle où, tous les cinq ans, les chefs des familles des neuf anciens royaumes du pays choisissent l’un d’entre eux pour régner sur la Malaisie. Une cérémonie de couronnement doit avoir lieu dans plusieurs mois.
Les critiques du roi passibles d’emprisonnement
La fonction du roi est essentiellement honorifique en Malaisie mais son rôle s’est accru ces dernières années face à la fracture du paysage politique malaisien, l’intervention du roi ayant notamment été nécessaire à trois reprises pour désigner un premier ministre. En plus de superviser les nominations politiques importantes, le souverain dispose du droit de grâce et est le chef officiel de l’islam dans ce pays à majorité musulmane, ainsi que le commandant en chef des forces armées.
Les critiques considérées comme une incitation à le mépriser sont passibles d’emprisonnement. Dans un entretien au quotidien singapourien The Straits Times en décembre, le sultan a dit ne pas souhaiter être un «roi fantoche». «Vous (les parlementaires) êtes 222 au Parlement. Ils (les Malaisiens) sont plus de 30 millions à l’extérieur. Je ne suis pas avec vous, je suis avec eux», a-t-il déclaré au quotidien. «Je soutiendrai le gouvernement mais si je pense qu’ils font quelque chose de mal, je le leur dirai», a-t-il ajouté, selon le quotidien.
Ibrahim est issu de la riche et puissante famille royale de Johor, qui dispose de sa propre armée privée. Bloomberg estime la fortune du sultan et de sa famille à au moins 5,7 milliards de dollars. Il est proche du premier ministre réformiste Anwar Ibrahim, nommé fin 2022, et commente régulièrement l’actualité politique du pays. C’est un dirigeant actif qui a été formé comme officier militaire, en partie aux Etats-Unis, et aussi un passionné de moto, père de six enfants
(source: lefigaro.fr)
Irlande du Nord : les unionistes acceptent de revenir au pouvoir avec le Sinn Fein
La décision du parti majoritaire chez les protestants met fin à deux années de paralysie institutionnelle à Belfast, consécutive aux contrôles douaniers avec la Grande-Bretagne, conséquence du Brexit. Les unionistes devront gouverner avec les nationalistes irlandais du Sinn Fein, vainqueurs des élections régionales de 2022.

Après deux années de paralysie politique, l’Irlande du Nord devrait enfin pouvoir aller de l’avant. Dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 janvier, Jeffrey Donaldson, le chef du Parti unioniste démocrate (DUP), est parvenu à convaincre une majorité de ses membres qu’ils devaient se résoudre à participer de nouveau à l’Assemblée régionale nord-irlandaise (au palais de Stormont) et à accepter les termes d’un accord péniblement négocié avec le gouvernement britannique. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les institutions démocratiques de la province, complexes et toujours fragiles, vingt-cinq ans après le traité de paix du Vendredi saint, qui a mis fin à des décennies de guerre civile entre la communauté protestante et unioniste (en faveur du maintien dans le Royaume-Uni) et la communauté catholique, majoritairement en faveur d’une réunification de l’Irlande.
En février 2022, le DUP avait claqué la porte de Stormont, refusant d’endosser le nouveau statut de l’Irlande du Nord issu du Brexit négocié en 2019 entre le premier ministre, Boris Johnson, et Bruxelles. Contrairement au reste du Royaume-Uni, la province restait partie du marché intérieur européen pour la circulation des biens, aussi un contrôle douanier en mer d’Irlande (avec la Grande-Bretagne) devait-il dès lors être institué. Cette nouvelle frontière était considérée comme une atteinte à leur identité britannique, donc inacceptable, par les unionistes du DUP (mais aussi par ceux du Parti unioniste de l’Ulster – UUP, un parti plus modéré – et les membres du Traditional Unionist Voice – TUV, des unionistes ultras).
Parti politique – L’ADN forme ses chefs de file régionaux
Le parti ADN du ministre Edgard Razafindravahy entame sa rentrée politique. Pour cela, le parti a organisé, la semaine dernière, une formation pour ses chefs de file régionaux.
Refondation à la base. Telle est l’ambition première du parti Arche de la nation (ADN). C’est dans cette optique que le parti a organisé, la semaine dernière, une rencontre ponctuée de formation de ses chefs de file régionaux en guise de rentrée politique pour cette nouvelle année. Formation chapeautée par le chef de file national du parti, Edgard Razafindravahy, ministre de l’Industrialisation et du commerce, le secrétaire général Serge Andrianjava ainsi que quelques têtes pensantes du parti. Lors de sa prise de parole, le secrétaire général a insisté sur le fait que la formation a lieu car le parti se soucie de l’effectivité des trois piliers de la Politique générale de l’État instaurée par le président de la République. L’ADN se veut en même temps être l’instigateur du changement positif de la pratique politique dans le pays laquelle, selon toujours le secrétaire général, doit être centrée sur le capital humain car en plus d’être la réelle solution pour les maux du pays, il figure dans la liste des priorités du président Andry Rajoelina.
Lors de cette rencontre, il a été rappelé aux chefs de file régionaux ce qu’est la bonne pratique politique consistant à la Refondation qui se trouve être le leitmotiv de l’ADN depuis sa création. Afin de pouvoir établir cette Refondation, le parti se base surtout sur le capital humain et les relations harmonieuses entre les hommes dans le but de pouvoir identifier les besoins réels de la population et d’y apporter les solutions adéquates. D’où l’importance du rôle des chefs de file locaux qui sont au plus près du peuple et qui doivent rapporter au parti les attentes de la population. «Souvent, la refondation n’est qu’une promesse en l’air des partis politiques. Mais l’ADN tient à l’appliquer réellement avec des descentes fréquentes sur le terrain car le développement du pays doit provenir des idées reçues au sein de la société.» Ce sont les mots de Rina Rasoava, membre du bureau politique du parti pour déclarer la volonté de l’ADN de participer au processus de développement du pays.
Fédéralisme «sahaza»
«Savoir, savoir faire, faire savoir et faire.» Tel est le message que le chef de file national, Edgard Razafindravahy, a martelé aux chefs de file régionaux à l’issue de la formation afin de devenir des piliers pour le développement du pays tant au niveau local que national.
Serge Andrianjava a expliqué que le développement doit provenir de la base pour pouvoir être pérenne et durable. D’où l’initiative de l’Arche de la nation d’élaborer le Fédéralisme sahaza. «Loin de nous l’idée de diviser le peuple malgache, le but du Fédéralisme sahaza est que chaque région, district, commune ou même fokontany sache ce qui pourrait être le moteur du développement de sa collectivité, et l’appliquer par la suite», a expliqué le secrétaire général de l’ADN. La refondation à la base se trouve aussi être un moyen plus facile de procéder à l’industrialisation du pays car la quasi-totalité des régions a des potentiels industriels non négligeables, c’est la genèse de l’initiative du ministre chargé de l’Industrialisation et du commerce d’élaborer le «One district, one factory» afin que chaque district possède une industrie propre permettant aux coopératives de jouir des potentialités de leurs collectivités. À noter que les coopératives sont composées de paysans et de producteurs locaux qui sont depuis longtemps laissés pour compte et à la merci des gros investisseurs. Lire la suite »
Naivo Raholdina reproche aux ministres de snober les députés
Naivo Raholdina, vice-président de la Chambre basse, a remplacé hier la présidente Christine Razanamahasoa au perchoir de l’Assemblée Nationale lors de l’ouverture de la session parlementaire extraordinaire.
Même si la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire extraordinaire à Tsimbazaza s’est surtout résumée au discours de félicitations au Premier ministre pour sa reconduction et aux membres du gouvernement pour leur nomination, le bouillonnant député du 5è arrondissement de la capitale, élu récemment vice-président de l’Assemblée Nationale, n’a pas manqué de lancer des piques à l’endroit des ministres. Il accuse certains ministres de snober les députés. « Il y a des ministres qui ne décrochent jamais », s’est-il plaint.
« Une fois j’ai fait l’éloge d’un ministre qui prenait toujours mes appels mais depuis il ne m’a plus répondu », lance-t-il. L’allocution de Naivo Raholdina a crée l’effervescence à Tsimbazaza et suscité le rire aux éclats de ses pairs dans une salle à moitié pleine. Si on en juge à l’ambiance hier à Tsimbazaza, la tension entre les députés et le gouvernement Ntsay est loin d’être apaisée.
Au Sénat, l’ambiance était plus calme. Les membres du gouvernement ont été accueillis avec plus de respect. A l’issue de la cérémonie, le président de la Chambre haute, le général Richard Ravalomanana, a notamment indiqué que les sénateurs sont pour les lois visant à punir les auteurs des viols. Ils soutiennent également les textes sur les collectivités décentralisés qui vont être débattu lors de cette session qui durera 12 jours.
(source: madagascar-tribune.com)
James Clerk Maxwell: the scientist who inspired Einstein
When Einstein was asked if he stood on the shoulders of Newton, he replied “No, on the shoulders of Maxwell”; he gave Maxwell’s photo pride of place on his study wall (100 years on, is this Einstein’s greatest gift to humanity?, 7 December)
100 years on, is this Einstein’s greatest gift to human understanding?

The detection of gravitational waves will open up a new spectrum of the universe – finally demonstrating a theory presented a century ago.
What are Maxwell’s equations, why are they important and why were they created in the first place? Meet a charming Scotsman, his scientist wife and their important interactions with a young Lord Kelvin and an aging Michael Faraday.
DON BOSCO
Vidéo Publié le Mis à jour le
31 Janoary: Fetin’ny Fiangonana katôlika voadidy ho hamasinina – Md Don Bosco
Écoles catholiques: un nouveau document fait le point sur leur identité
Une nouvelle Instruction de la Congrégation pour l’éducation catholique a été publiée ce 29 mars: 2022 elle rappelle l’importance d’un pacte éducatif mondial, promeut le dialogue entre la raison et la foi, ainsi que la collaboration entre les écoles et les familles.
Éduquer est une passion toujours renouvelée: tel est le principe qui sous-tend l’instruction de la Congrégation pour l’éducation catholique publiée ce 29 mars et intitulée L’identité de l’école catholique pour une culture du dialogue (disponible en français). Un outil synthétique et pratique fondé sur deux motivations: «la nécessité d’une conscience plus claire et d’une cohérence de l’identité catholique des institutions éducatives de l’Église dans le monde» et la prévention «des conflits et des divisions dans le secteur essentiel de l’éducation». Ce document s’inscrit dans le cadre du pacte éducatif mondial vivement souhaité par le Pape François, afin que l’Église, forte et unie dans le domaine de l’éducation, puisse mener à bien sa mission évangélisatrice et contribuer à la construction d’un monde plus fraternel.

L’Église est mère et maîtresse
Il est souligné d’abord que l’Église est «mère et maîtresse»: son action éducative n’est pas «une œuvre philanthropique», mais une partie essentielle de sa mission, qui s’appuie sur certains principes fondamentaux: le droit universel à l’éducation; la responsabilité de tous – en premier lieu des parents, qui ont le droit de faire des choix éducatifs pour leurs enfants en toute liberté et selon leur conscience, et ensuite de l’État, qui a le devoir de rendre possibles différentes options éducatives dans le cadre de la loi – le devoir d’éduquer, qui est spécifique à l’Église, dans lequel s’entremêlent évangélisation et promotion humaine intégrale; la formation initiale et continue des enseignants, afin qu’ils soient des témoins du Christ; la collaboration entre parents et enseignants et entre écoles catholiques et non catholiques; le concept de l’école catholique comme «communauté» imprégnée de l’esprit évangélique de liberté et de charité, qui forme et ouvre à la solidarité. On rappelle également qu’«une éducation sexuelle positive et prudente» est un élément non négligeable que les élèves peuvent recevoir dans des établissements catholiques.
La culture du soin
L’école catholique a également pour mission d’éduquer à la «culture du soin», de transmettre les valeurs fondées sur la reconnaissance de la dignité de chaque personne, communauté, langue, groupe ethnique, religion, peuple et de tous les droits fondamentaux qui en découlent. Véritable «boussole» pour la société, la culture de l’attention apprend à écouter, à engager un dialogue constructif et à se comprendre, est-il expliqué.
Une éducation en dialogue
En dialogue constant avec l’ensemble de la communauté, les établissements d’enseignement catholique ne doivent pas être un modèle fermé, dans lequel il n’y aurait pas de place pour ceux qui ne sont pas «totalement» catholiques. L’Instruction met en garde contre cette attitude, en rappelant le modèle de l’«Église en sortie»: «Nous ne devons pas perdre l’élan missionnaire pour nous enfermer dans une île et en même temps nous devons avoir le courage de témoigner d’une « culture » catholique qui soit universelle, en cultivant une conscience saine de notre identité chrétienne», peut-on lire.
Clarifier les compétences et la législation
Un autre point central du document est la nécessité de clarifier les compétences et la législation. Il peut arriver que l’État impose aux institutions publiques catholiques des «comportements non conformes» à la crédibilité doctrinale et disciplinaire de l’Église, ou des choix qui s’opposent à la liberté religieuse et à l’identité catholique d’une école. Dans ces cas, il est recommandé de «prendre des mesures raisonnables pour défendre les droits des catholiques et de leurs écoles, tant par le dialogue avec les autorités de l’État que par le recours aux tribunaux compétents».
Culture et identité
L’instruction conclut en soulignant que les écoles catholiques «l’Évangile constituent un apport de valeur à l’évangélisation de la culture, même dans les pays et les villes où une situation défavorable nous encourage à faire preuve de créativité pour trouver les chemins adéquats». Mais il faut pour cela prendre conscience de son identité, car «nous ne pouvons pas créer une culture du dialogue si nous n’avons pas d’identité», comme l’expliquait le Pape François en 2019.
(source: vaticannews.va/fr)
Basketball – Smatch’In ou le projet étudiant qui devient une institution avec dix éditions
Après dix éditions, les organisateurs voient encore plus loin, et ambitionnent de voir parmi les participants des étudiants venant des autres provinces de Madagascar, voire des îles de l’océan Indien.
Mamintina fohy ny làlana nizorana hatrany am-piandohana i Lucas sy Loïc Ramarozaka
Dossier Madagascar-France: vu par l’ambassadeur Arnaud Guillois
ARNAUD GUILLOIS – “La relation entre Madagascar et la France va très au-delà des îles éparses”

Après une année 2023 chahutée par les débats électoraux, l’heure est maintenant au travail. Une posture qu’adoptent, également, les partenaires internationaux de Madagascar, dont la France. Arnaud Guillois, ambassadeur français, donne justement un florilège des champs de coopérations entre la Grande île et l’Hexagone. Une coopération qui, selon lui, est humaine, dense et tous azimuts. Une relation qui transcende les points de friction.
L’Express de Madagascar. Comment définiriez-vous l’état des relations entre la France et Madagascar actuellement ?
Arnaud Guillois. Tout d’abord, je voudrais souhaiter une excellente année à la population malgache. Je lui souhaite joie, prospérité et paix. Je pense que c’est une chose importante dans le monde de confrontation dans laquelle nous vivons.
La relation franco-malgache que j’ai le grand honneur d’animer, avec mes collègues et amis malgaches depuis un an et demi, je la vois à la fois comme dense, comme tous azimuts et portée vers l’avenir. Je ne pense pas qu’il y ait des activités d’ordre public dans lesquelles la France et Madagascar ne coopèrent pas. Il y a, bien sûr, une coopération politique, avec des échanges politiques à tous les niveaux.
Les deux chefs d’État se sont rencontrés et ont discuté à de nombreuses reprises en 2023. La présidente de l’Assemblée nationale malgache et le président du Sénat malgache ont été reçus par leurs homologues français à Paris. Et puis, nous avons eu la chance, ici à Antananarivo, d’avoir de nombreuses visites qui sont des gages d’amitiés et qui permettent d’accélérer les programmes. Je pense à deux ministres français qui se sont rendus à Madagascar, en 2023. La ministre de la coopération et des partenariats [Chrysoula Zacharopoulou], en mai, et plus récemment le ministre Hervé Berville [secrétaire d’État à la mer], au mois de décembre pour l’investiture du président Rajoelina. Nous avons aussi eu des visites de parlementaires. Les relations interparlementaires sont importantes aussi.
Les relations franco-malgaches se fondent sur l’humain. C’est presque ce sur quoi, je fonde mon action au quotidien. Des centaines de milliers de Malgaches en France, des dizaines de milliers de Français à Madagascar qui constituent tous les jours un pont entre nos deux pays.
Quels sont alors les grands points de cette coopération entre les deux pays ?
D’abord la coopération éducative, sociale et culturelle. Nous avons, à Madagascar, le plus grand réseau d’écoles françaises au monde. Il y a vingt-trois établissements de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), pour plus de treize mille élèves. Nous avons le premier réseau d’Alliance française pour l’Afrique sub-saharienne, soit vingt-neuf Alliances françaises pour près de quarante mille apprenants. Celle d’Antananarivo, en termes d’apprenants, est la première Alliance française du monde.
Nous avons une action de coopération tous azimuts très importante. Il y a l’Agence française de développement (AFD), et il y a le service culturel et d’action de coopération de l’ambassade de France. Une coopération dans des domaines très variés, l’éducation, l’agriculture, le développement urbain, l’aménagement du territoire, l’appui à la société civile, sujet majeur et important pour nous qui est d’appuyer le dialogue permanent avec la société civile dans sa diversité. Je pourrais aussi vous parler de nos relations économiques. En dépit de la concurrence qui ne cesse de se développer et qui est parfaitement saine, la France reste un des tous premiers partenaires économiques de Madagascar, un de ses premiers investisseurs. Rendez-vous compte, en 2022, le commerce entre la France et Madagascar avait augmenté de plus de 20%. Je dois avouer que je n’ai pas encore les chiffres de 2023. Il y a, à Madagascar, des dizaines de filiales d’entreprises françaises qui emploient des dizaines de milliers de Malgaches, qui les forment. Moi, ce qui me fait plaisir, c’est quand je vais voir une entreprise française, ou qui a un lien avec la France, et que 99,5% des personnes que je rencontre sont des Malgaches. Ce qui veut dire que c’est vraiment du gagnant-gagnant.
Il y a d’autres domaines dans lesquels on coopère. Le domaine de la sécurité, par exemple. Nous sommes aussi des voisins dans l’océan Indien par La Réunion et par Mayotte. Je pense à la coopération décentralisée qui est très active. Madagascar est le premier pays dans lequel les collectivités locales françaises sont investies. Aujourd’hui, vous avez près d’une quarantaine de partenariats ou de jumelages qui existent entre les collectivités françaises et malgaches. Ce qui est très positif puisque derrière, il y a des relations humaines qui se créent. Il y a des compréhensions mutuelles qui se fondent. Mais, il y a aussi des projets de partenariats et de coopération extrêmement dynamiques. Par exemple, le Grand Est, la région Alsace et Lorraine a beaucoup investi dans les domaines médicaux du côté de Mahajanga. C’est un exemple des choses que nous voulons faire grandir et développer.
Je ne vous cacherai pas qu’il est difficile d’être concis sur cette problématique, puisqu’en réalité, la relation franco-malgache, elle est vraiment protéiforme et touche à toutes les activités, dans le fond, de la France et de Madagascar.
Vous avez évoqué le voisinage dans l’océan Indien. Justement, ce point a été une source de friction entre les deux pays, à cause des îles éparses. Ce froid qui s’est installé dans les relations franco-malgaches, sur la période 2020, 2021 et 2022 s’est-il réchauffé ou bien le fond du problème est-il toujours entier ?
La réalité est que la question des îles éparses est un sujet de différend entre la France et Madagascar. Je crois que deux pays amis, deux pays souverains doivent pouvoir, dans un cadre bilatéral, dans un cadre normé, discuter des sujets de divergence. C’est la raison pour laquelle les deux chefs d’État, à savoir le président Rajoelina et le président Macron, ont décidé la mise en place d’une commission mixte sur les îles éparses du Canal de Mozambique pour discuter de ce sujet. Pour voir comment avancer ensemble et ne pas en faire un sujet de friction permanente, pour reprendre votre expression. Alors, la réalité est que cette commission ne s’est réunie qu’une fois, en fin 2019, à Antananarivo. Il y a plusieurs raisons qui font qu’elle ne s’est pas réunie depuis lors. Lire la suite »
Antsirabe sy Betafo: mihodina ny taninketsa indostrialy
Am-perinasa tanteraka ny milina mpanodim-bokatra napetraky ny minisitry ny Fampiroboroboana ny indostria sy ny varotra, (MIC) Razafindravahy Edgard, ao Antsirabe I sy Betafo, ny sabotsy teo. Mamokatra paoma hatrany amin’ny 10 000 t isaky ny taom-pamokarana Antsirabe. Noho izany, hanodina paoma 500 kg isan’ora ny milina fanamboarana “cidre”, hotantanin’ny Ampalia Madagasikara, ao an-toerana. Hahazo tombontsoa mivantana amin’ny tetikasa “One District One Factory” (ODOF) ny tantsaha mpamokatra sy ny mpandraharaha hitantana ny orinasa ary ny fanjakana. “Mandalo dingana maro ny fihodinan’ny milina. Aterina any amin’ireo distrika sy kaominina misitraka izany ny milina aorian’ny fahatongavan’ireo fitaovana nohafarana. Mandeha aorian’izany ny antso ho an’ny tetikasa, ho an’ny mpandraharaha hitantana izany izay vao manomboka ny fananganana, ny andrana teknika ary ny fampandehanana”, hoy ny minisitra.
Manakaiky vahoaka
Voafantina hitantana ny taninketsa indostrialy manodina ovy ho lasa “chips” ny kaoperativa Fanirisoa. Hamokatra chips 150 kg isan’ora ny milina raha toa ka mahatratra hatrany amin’ny 30 000 t isan-taona ny vokatra ovy ao an-toerana mandritra ny taom-pamokarana. Ankoatra izay, hojeren’ny fanjakana akaiky ny vidin’ny ovy ao an-toerana sy ny masonkarenan’ny tantsaha ary ny vokatra aorian’ny fahatongavan’ny milina.
(source: Henintsoa H. – newsmada.com)

