Mois: août 2024
Assemblée nationale – Le Premier ministre a présenté les piliers de la PGE

La nouvelle politique générale de l’État, présentée par le Premier ministre, Christian Ntsay, à l’Assemblée nationale hier repose sur trois piliers fondamentaux. Ce sont les ressources humaines, le développement de l’industrie et du commerce, et la bonne gouvernance. L’événement a été marqué par des échanges dynamiques et des débats constructifs sur les grands axes de cette politique, tout en dénotant une absence signalée du groupe parlementaire d’opposition.
L’importance de former et de valoriser le capital humain du pays, considéré comme un levier essentiel pour le développement économique et social concerne notamment la valorisation des ressources humaines. Des mesures seront mises en place pour renforcer les compétences des travailleurs, notamment à travers des programmes de formation adaptés aux besoins du marché.
Un accent particulier a également été mis sur la nécessité de promouvoir l’industrialisation et de soutenir le secteur commercial pour diversifier l’économie malgache. Le gouvernement envisage de faciliter l’accès au crédit pour les entrepreneurs et de créer des infrastructures adaptées pour encourager l’investissement et la création d’emplois.
Le Premier ministre, Christian Ntsay a souligné que la transparence et l’intégrité des institutions sont des prérequis pour instaurer la confiance citoyenne et favoriser un climat d’affaires sain. Des réformes seront mises en œuvre pour améliorer la gestion des affaires publiques et renforcer la lutte contre la corruption.
La présentation du Premier ministre a suscité diverses propositions de la part des députés, notamment celles des Présidents des différents groupes parlementaires, visant à enrichir la politique publique et à assurer des solutions durables aux défis du pays. Toutefois, la participation a été marquée par l’absence du groupe parlementaire d’opposition, dont le Vice-président a exprimé des réserves sur le format et le contenu de l’exposé présenté par le gouvernement.
La suite des événements sera suivie de près, alors que le pays aspire à mettre en œuvre ces grandes orientations stratégiques.
(source: madagascar-tribune.com)
L’équipe de campagne de Trump dit avoir subi un piratage et insinue que l’Iran est à la manœuvre
L’équipe du candidat républicain affirme avoir subi un piratage, accusant des « sources étrangères » d’avoir fait filtrer des communications internes et un dossier sur J.D Vance, le colistier de l’ex-président.

Faux sites d’information, cyberattaques, piratages, l’Iran a augmenté ses efforts pour tenter d’avoir un impact sur l’élection américaine du 5 novembre, a affirmé, jeudi, l’éditeur Microsoft dans un rapport d’alerte. Deux jours plus tard, samedi 10 août, l’équipe de campagne du candidat républicain Donald Trump a affirmé avoir subi un piratage, accusant des « sources étrangères » d’avoir fait filtrer des communications internes et un dossier sur J. D. Vance, le colistier de l’ex-président.
L’équipe de Trump a insinué que l’Iran était à la manœuvre, le site américain Politico ayant auparavant rapporté avoir reçu des e-mails contenant des informations sur la campagne du républicain de la part d’une source qui a refusé de s’identifier.
« Ces documents ont été obtenus illégalement auprès de sources étrangères hostiles aux Etats-Unis, avec l’intention d’interférer dans l’élection de 2024 et de semer le chaos dans notre processus démocratique », a fustigé dans un communiqué le porte-parole de l’équipe de la campagne Trump, Steven Cheung, sans fournir de preuve de l’implication de l’Iran. M. Cheung s’est contenté d’évoquer le rapport publié par Microsoft signalant que des pirates iraniens avaient « envoyé un mail d’hameçonnage en juin à un haut responsable d’une campagne présidentielle ».
Précédent de la campagne de 2016
Parmi les informations communiquées à Politico : un document de 271 pages regroupant des informations accessibles au public sur le passé de J. D. Vance, colistier de Donald Trump voué à devenir son vice-président en cas d’élection du candidat républicain en novembre.
En 2016, les e-mails du comité national des démocrates avaient également été piratés, la fuite mettant notamment au jour des échanges internes concernant Hillary Clinton, la candidate alors choisie par le parti pour affronter Donald Trump. Donald Trump, vainqueur de l’élection présidentielle, avait été critiqué pour avoir encouragé ce piratage de données attribué à la Russie.
Interrogée sur les allégations de l’équipe de campagne de Trump, la mission iranienne auprès des Nations Unies a nié toute implication. « Nous n’accordons aucun crédit à
10 Août 1991 Diaben’ny Fahafahana: 33 Taona lasa
« Ho an’ny Taranaka »: Ny Tantara tsy mba fanadino
Elisé Harimino Asinome : « Dirigées par les chefs d’Églises, les sociétés civiles ont déclenché la crise de 1991 »

Le 10 août 1991 marque un évènement exceptionnel dans l’histoire politique de Madagascar : le carnage à Iavoloha qui a fait une centaine de victimes suite au Diaben’ny fahafahana, la grande marche de la liberté. La confédération des Églises chrétiennes à Madagascar (FFKM) a joué un rôle déterminant avant, pendant et après la crise. L’historien contemporanéiste Harimino Elisé Asinome, enseignant-chercheur à l’Université d’Antananarivo et chercheur associé à l’Institut Ralaimongo d’Histoire et Études politiques, nous fait l’autopsie d’une crise que le FFKM a marqué de son empreinte.
Midi Madagasikara (M.M) : Quel rôle ont joué les chefs d’Églises pendant la crise socio-politique de 1991 ?
Elisé Harimino Asinome (E.H.A) : La crise de 1991 constitue la clé de voûte pour comprendre l’implication du FFKM (Conseil crétien des Églises de Madagascar) dans les affaires nationales. Mais l’implication des chefs d’Églises (catholique, protestante, luthérienne et anglicane) dans la médiation remonte à mai 1972.
L’entrée en scène pour les Églises a eu lieu quand le mouvement social conduit par des étudiants a pris sa tournure suite au débordement survenu le 13 mai. La capitale était en feu. Des scènes de casses et de pillages de magasins et de bâtiments publics ont particulièrement marqué cette journée. C’est juste après cette journée noire que les négociations se sont engagées, du 14 au 18 mai, au niveau de différentes instances pour libérer les 372 exilés à Nosy Lava. On assiste à un véritable ballet de négociations où les chefs d’Églises chrétiennes s’activent dans la démarche de sortie de crise.
Puis, devant la foule sur l’avenue de l’Indépendance, les chefs des quatre Églises ont annoncé que leur demande a été acceptée par le président de la République au sujet du retour des exilés. On peut donc dire que la crise de mai 1972 constitue le premier succès des chefs d’Églises sur le terrain politique en matière de négociation ou de lobbying. Suite à cela, ils ont bénéficié d’une aura de plus en plus imposante et importante sur tous les plans.
M.M : Comment le FFKM s’immisce dans les affaires nationales du pays ?
E.H.A : Le FFKM s’impose dans l’échiquier politique avec une démarche qui s’inscrit dans la justice sociale, à travers l’organisation systématique et la mobilisation des forces vives de la nation pour transformer les relations et les ordres sociaux injustes.
Dans son rôle de prophète, en tant que porte-parole, révélateur et témoin des « vérités de l’Évangile » et aussi dans sa posture de Raiamandreny, le FFKM incarne l’espoir d’une Nation qui peine à se relever depuis l’Indépendance. La société malgache à majorité chrétienne fait donc appel à l’intervention de cette organisation de plus en plus puissante.
Le premier congrès de 1982 à Antsirabe se consacre à débattre sur un sujet lié à l’implication effective des chrétiens aux efforts de développement du pays. C’est à partir de cette date qu’on a ressenti la mobilisation des gens pour la prise de responsabilité dans les affaires nationales. Les paroissiens font partie du peuple, ce qui fait écho à l’appel du FFKM à ses membres devant la situation dans le pays, d’où la naissance du slogan d’inspiration biblique « Ento miakatra ity firenena ity » ou Fais monter ce peuple. Le livre d’Exode a raconté l’appel de Dieu à Moïse pour délivrer le peuple d’Israël du joug égyptien. Dans cette optique, l’appel du FFKM vise nécessairement à inviter les chrétiens à s’engager et à libérer le pays de la situation de pauvreté dont le système socialiste de Didier Ratsiraka a infligé aux Malgaches depuis 1975.
M.M : Le FFKM était-il donc de plus en plus engagé contre le régime de Didier Ratsiraka ?
Au Brésil, la délicate position du président Lula face à la crise vénézuélienne
Alors que le chef de l’Etat brésilien réitère ses demandes au Vénézuélien Nicolas Maduro de publier les procès-verbaux du scrutin du 28 juillet, la direction du Parti des travailleurs a reconnu la victoire du chavisme.
Faire respecter la norme démocratique sans s’aliéner un allié historique : voilà la difficile équation que tente de résoudre le gouvernement de Luiz Inacio Lula da Silva face à la crise électorale au Venezuela. Depuis la présidentielle du 28 juillet, dont le président, Nicolas Maduro, revendique la victoire avec 51 % des voix, le chef de l’Etat brésilien multiplie les appels au pouvoir chaviste à publier les procès-verbaux des bureaux de vote. Lundi 5 août, encore, Lula signait avec Emmanuel Macron un communiqué en ce sens, disant soutenir « l’aspiration du peuple vénézuélien à une élection transparente ».
Pourtant, six jours plus tôt, l’ex-métallurgiste ne voyait « rien de grave » dans la situation en cours chez son voisin. A cette date, la répression des soutiens du candidat de l’opposition, Edmundo Gonzalez Urrutia, qui assure avoir obtenu 70 % des suffrages, avait déjà fait 11 morts. Au 8 août, le bilan atteignait 24 tués, selon diverses organisations de défense des droits humains.
Les apparentes oscillations du président brésilien peuvent d’abord s’expliquer par l’impératif de ne pas connaître le même sort que les sept pays (Argentine, Chili, Costa Rica, Panama, Pérou, République dominicaine et Uruguay) qui ont vu leurs ambassadeurs à Caracas renvoyés le 29 juillet, après avoir demandé la preuve des résultats.
« Un réel risque de guerre civile »
Car le Brésil mène, avec la Colombie et le Mexique, une coalition de pays dirigés par la gauche espérant pouvoir profiter de leur relative proximité avec le régime chaviste pour trouver une issue aux tensions en cours. Jeudi, les trois pays ont publié un nouveau communiqué conjoint, rappelant qu’il « est souhaitable de permettre une vérification impartiale des résultats, dans le respect du principe fondamental de la souveraineté populaire ».
(suite dans: lemonde.fr)
Rapport américain : Madagascar parmi les pays préoccupants pour le trafic d’espèces sauvages
Le Département d’État américain vient de publier un rapport en vertu de la loi END Wildlife Trafficking Act. Ce rapport place Madagascar parmi les pays préoccupants pour 2024 en matière de trafic d’espèces sauvages.

Un crime transnational grave
Le trafic d’espèces sauvages demeure un crime transnational grave qui menace la sécurité, la prospérité économique, l’État de droit, ainsi que les efforts de conservation. Ce trafic contribue également à la propagation de maladies, posant ainsi des risques pour la santé humaine. La loi américaine Eliminate, Neutralize and Disrupt (END) Wildlife Trafficking Act exige la publication d’un rapport annuel sur les pays où ce type de crime est particulièrement présent. Pour 2024, Madagascar figure parmi les pays préoccupants identifiés par ce rapport. Le rapport du Département d’État s’appuie sur des données collectées par les ambassades américaines à travers le monde. Ces données incluent des informations sur les enquêtes, les poursuites judiciaires et les sanctions infligées dans des affaires de trafic d’espèces sauvages. Le rapport évalue également les cadres juridiques nationaux pour déterminer leur efficacité à combattre ce problème. Dans le cas de Madagascar, le pays est désigné comme une source, un point de transit, ou un consommateur majeur de produits issus du trafic d’espèces sauvages.
Lutte contre la corruption
Madagascar est l’un des six pays considérés comme préoccupants en 2024 pour leur rôle dans le trafic d’espèces sauvages, aux côtés du Cambodge, du Cameroun, de la République démocratique du Congo, du Laos, et du Nigeria. Cette désignation n’implique pas nécessairement une implication directe ou systémique de toutes les branches du gouvernement malgache, mais elle soulève de sérieuses inquiétudes quant à une possible implication à haut niveau. Face à ces préoccupations, les États-Unis expriment leur engagement à soutenir les efforts de Madagascar pour lutter contre ce fléau. L’ambassade des États-Unis collabore avec le gouvernement malgache à travers des programmes de formation et de renforcement des capacités, visant particulièrement les juges, les autorités environnementales, et les forces de l’ordre. Ces initiatives cherchent à renforcer la coopération en matière d’application de la loi et à améliorer les mécanismes de lutte contre la corruption, identifiée comme un facteur facilitant le trafic d’espèces sauvages.
(source: moov.mg)
Le jeu des Ukrainiens en Afrique pour contrer les menées des Russes de Wagner

Kiev, qui a revendiqué avoir joué un rôle dans la sanglante déroute subie par les mercenaires au Mali, a aussi envoyé un petit contingent de forces spéciales au Soudan.
Les conséquences de la lourde défaite subie par l’armée malienne et par les mercenaires de Wagner, fin juillet, n’en finissent plus. Si les suites militaires dans l’extrême nord du Sahel étaient prévisibles, les tensions diplomatiques qu’elle a engendrées l’étaient moins. Au centre de ces frictions, la revendication par l’Ukraine d’un rôle dans cette offensive et, d’une manière plus générale, le nouvel activisme de Kiev en Afrique pour s’opposer aux menées russes sur le continent.
Ces derniers jours, le Mali puis le Niger ont rompu leurs relations diplomatiques avec l’Ukraine tandis que Moscou menaçait. « Incapable de vaincre la Russie sur le champ de bataille, le régime criminel de Volodymyr Zelensky a décidé d’ouvrir un deuxième front en Afrique et soutient des groupes terroristes dans des États du continent favorables à Moscou », a dénoncé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.
(suite dans : lefigaro.fr)
Bangladesh : Muhammad Yunus, le « banquier des pauvres » devenu premier ministre
Le professeur d’économie, fondateur de la Grameen Bank et Prix Nobel de la paix 2006, a prêté serment, jeudi 8 août, en tant que chef du gouvernement intérimaire. A 84 ans, celui qui se disait « mal à l’aise avec la politique » va devoir apaiser un pays déchiré.
Pour prendre la mesure de la saisissante destinée du « banquier des pauvres », Muhammad Yunus, ce Prix Nobel de la paix 2006 qu’une révolution populaire et sanglante vient de propulser à la tête du Bangladesh – il a prêté serment, jeudi 8 août, en tant que chef du gouvernement intérimaire –, il faut remonter au milieu des années 1970. A l’époque, ce professeur d’économie de l’université de Chittagong, le grand port du sud bangladais, eut une drôle d’idée dans cette nation où pauvreté et surpopulation sont souvent considérées comme inéluctables : « Je me suis dit qu’il fallait changer la vie des pauvres ! », se remémorait-il en 1987, sourire aux lèvres, nous recevant dans son bureau de la capitale, Dacca.
« En revenant chez moi après plusieurs années passées aux Etats-Unis, continuait-il, j’ai compris que le gouvernement était incapable de subvenir aux besoins des plus pauvres. Et je me suis fait la réflexion suivante : après tout, pourquoi ces pauvres ne pourraient-ils pas contribuer eux-mêmes à améliorer leur sort ? »
Cette idée, il l’avait eue après la terrible famine qui avait décimé son pays en 1974, une tragédie qui avait fait, au bas mot, des centaines de milliers de morts. Cette famine, évidemment, n’avait fait que plonger un peu plus dans la détresse cette ancestrale terre de misère et de fertilité, irriguée par le Gange et le Brahmapoutre mais régulièrement endeuillée et appauvrie par cyclones et inondations.
Poursuivant son idée, Muhammad Yunus créa en 1983 la Grameen Bank – la « banque des villages », en bengali –, une institution qui prêterait de l’argent aux plus démunis. L’essentiel, selon Yunus, était d’apporter le capital nécessaire à tout individu désireux de créer son entreprise, un projet devant permettre aux bénéficiaires de s’extirper de la pauvreté.
(suite dans: lemonde.fr)
NASA says Boeing Starliner astronauts may be stranded, stuck until 2025
The two NASA astronauts who have been stuck in space for more than 60 days, may have to wait until February 2025 before they can return to Earth.
NASA also said the astronauts, who arrived to the International Space Station on the Boeing Starliner, may have to be rescued by the SpaceX CrewDragon.
Suni Williams and Butch Wilmore launched from Florida on June 5 on a trip that was supposed to last just eight days. Once in space, the crew found a series of concerning helium leaks and thruster failures that have left NASA and Boeing scrambling to find a solution.
Guerre Israël-Hamas : des avions de chasse furtifs américains déployés au Moyen-Orient

LE POINT SUR LA SITUATION – Ce déploiement s’inscrit dans le «changement de posture des forces américaines» et vise à «faire face aux menaces présentées par l’Iran», a dit le commandement militaire américain.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré qu’Israël avait commis une «erreur stratégique» en tuant le chef politique du Hamas. Londres redoute les conséquences pour les réfugiés d’une escalade au Moyen-Orient. Pendant ce temps, selon le ministre norvégien des Affaires étrangères , la révocation par Israël du statut diplomatique des représentants norvégiens auprès de l’Autorité palestinienne est une «action extrême» et aura «des conséquences». Le Figaro fait le point sur la situation ce jeudi 8 août.
Des avions de chasse furtifs américains déployés au Moyen-Orient
L’armée américaine a indiqué que des avions de chasse furtifs F-22 étaient arrivés jeudi au Moyen-Orient, où les États-Unis renforcent leur présence militaire dans le contexte de la riposte attendue de l’Iran et de ses alliés contre Israël.
(suite dans: lefigaro.fr)