Culture
Me Toky RAMILISON: les « Îles éparses » [Nosy Malagasy des Nations Unies] au regard de la Loi – Communiqué du parti MMM
QUID de la Gouvernance, de la Représentation nationale et de la composition de la Délégation malagasy à la réunion de la Commission Mixte Madagascar-France le 30 Juin 2025 à Paris (?)
Via FACEBOOK – Rajoelina veut interagir directement avec la population

Le président de la République annonce que, dorénavant, il échangera directement avec les citoyens sur Facebook. Au nom de la vérité et de la transparence, selon ses dires, il apportera des explications sur les décisions prises.
Vérité et transparence. Ces mots sont mis en avant par Andry Rajoelina, président de la République, pour faire part de sa décision d’échanger directement avec les citoyens sur sa page Facebook.
Dans une publication, hier en début de journée, le chef de l’État annonce : « J’ai pris la décision d’échanger directement avec vous. Puisque vous avez le droit de connaître la vérité sur tous les faits. Puisque le développement de Madagascar est une responsabilité qui incombe à tous. Puisque l’honnêteté et la transparence sont les fondements de la confiance.» Il ajoute : « À partir d’aujourd’hui, les décisions à prendre vous seront expliquées de manière simple et claire. »
Parlant d’une « communication directe », le locataire d’Iavoloha indique, par ailleurs, qu’elle sera interactive. En affirmant que les citoyens « font partie de la solution », le Président assure qu’ils pourront « exprimer librement leurs opinions », demandant néanmoins que cela se fasse de manière respectueuse. Selon les explications de sources avisées, l’initiative du chef de l’État est aussi « pour lutter contre la désinformation ».
Avec cette initiative, le président de la République s’engage sur Lire la suite »
Culture: Miss Monde 2025 : Cyria Olivine, ambassadrice malagasy engagée

Miss Madagascar 2024 ne se contente pas de représenter la beauté nationale : Cyria Olivine s’apprête à porter la voix des enfants albinos malgaches sur la scène mondiale, lors de Miss Monde 2025 en Inde. Un parcours construit entre détermination personnelle, responsabilité sociale et fierté culturelle.
Une Miss déterminée
À la veille de son départ pour l’Inde, Cyria Olivine Temagnombe a finalisé une préparation de plusieurs mois, aussi intense que stratégique. Coaching en prise de parole, entraînement physique, renforcement de son anglais et maîtrise de la scène : rien n’a été laissé au hasard. À ses côtés, un comité mobilisé, convaincu que Cyria n’est pas seulement prête à défiler, mais à convaincre. Ce que la jeune femme défendra avant tout, c’est un projet fort : la protection des enfants atteints d’albinisme à Madagascar, thème de son engagement dans le cadre du programme Beauty with a Purpose de Miss Monde. Un sujet qu’elle porte avec constance depuis son élection, à travers des actions concrètes sur le terrain.
Une porte-voix pour la culture
Cyria ne sera pas seule dans cette aventure : les stylistes malgaches Lovatsara K et Simply by Mi assureront son image lors des différentes épreuves, tandis que Fenosoa, jeune créatrice et ancienne Miss régionale, signera sa tenue pour le challenge “World Designer”. À travers elle, c’est aussi la mode et le savoir-faire local qui rayonneront. Lors de la cérémonie “Gift of Charity”, elle remettra un objet d’artisanat Zafimaniry, témoignage fort de l’identité culturelle malgache. Un geste symbolique, à l’image de son approche : porter le pays avec élégance et profondeur. Plus qu’une compétition de beauté, Miss Monde devient ainsi pour Cyria une tribune. Celle d’une jeunesse féminine malgache consciente, ambitieuse, et connectée aux enjeux sociaux et culturels de son temps.
(source: moov.mg)
La justice administrative saisie du refus de retirer la Légion d’honneur à Nicolas Sarkozy
Quelques jours après qu’Emmanuel Macron a exclu de retirer la distinction à l’ancien président de la République, une demi-douzaine de requérants, tous enfants ou petits-enfants de décorés, déposent un recours devant le tribunal administratif de Paris pour contester ce refus.

Le feuilleton du retrait de la Légion d’honneur à Nicolas Sarkozy devrait connaître un nouvel épisode : Me Julien Bayou va déposer, mardi 6 mai, un recours devant le tribunal administratif de Paris pour contester le refus de l’ordre de la Légion d’honneur d’exclure l’ancien chef de l’Etat. Dans ce document de treize pages que Le Monde a pu consulter, l’avocat, ancien secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, demande au juge administratif d’« enjoindre » à l’ordre de constater « l’exclusion de droit de M. Sarkozy de la Légion d’honneur ».
Définitivement condamné, le 18 décembre 2024, à trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire des écoutes, ou affaire Paul Bismuth, l’ancien chef de l’Etat devrait, en vertu du code de la Légion d’honneur, se voir exclu des ordres nationaux. La dégradation, dans ce cas de figure, est « de droit », déclarait, le 4 mars, le général Lecointre, grand chancelier de la Légion d’honneur, annonçant le lancement de la procédure disciplinaire.
(source: lemonde.fr)
Ilontsera : Pour une loi sur l’accès à l’information
À Madagascar, la presse n’est toujours pas sortie de sa période critique, marquée par une pression croissante et un affaiblissement inquiétant des garde-fous institutionnels censés protéger le droit à l’information. Cette situation, selon l’Observatoire des Médias et de la Communication à Madagascar, Ilontsera, traduit une véritable crise de gouvernance de l’information dans le pays, avec un affaiblissement notable des mécanismes de soutien aux médias. Dans une déclaration rendue publique le 3 mai dernier à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Ilontsera tire la sonnette d’alarme et propose des mesures concrètes et urgentes pour préserver l’espace médiatique malgache et renforcer le rôle des journalistes dans la démocratie. Face à l’érosion progressive de la liberté d’expression et à la précarisation des médias, des solutions concrètes peuvent et doivent être envisagées pour inverser la tendance.
La première urgence soulignée par Ilontsera est juridique. Il est impératif de légiférer sur l’accès à l’information publique, estime cette organisation. En l’absence d’un cadre clair, les journalistes se heurtent à l’opacité administrative et s’exposent à des poursuites simplement pour avoir tenté d’informer. Instaurer un droit d’accès aux documents publics offrirait non seulement une garantie démocratique, mais permettrait aussi de sécuriser l’exercice du journalisme dans ses fonctions essentielles. Pour l’Observatoire, ce droit est un pilier fondamental d’une gouvernance transparente et responsable. Un avant-projet de loi sur l’accès à l’information à caractère public a été déjà élaboré par différents acteurs, dont le ministère de la Communication, sous l’initiative du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité, en 2018, mais le projet de texte n’a jamais vu le jour jusqu’à présent malgré les différentes interpellations des professionnels de l’information.
Mais garantir l’information ne suffit pas : encore faut-il que les citoyens puissent l’analyser et en comprendre les enjeux. Ilontsera insiste, en effet, sur l’importance d’une éducation aux médias et à la pensée critique dès l’école. En formant les jeunes à décrypter l’information et à développer leur esprit critique, Madagascar pourra former une génération de citoyens éclairés, capables de faire face aux dérives informationnelles. Le renforcement des programmes de formation continue des journalistes est une autre priorité identifiée. Il s’agirait, selon Ilontsera, de créer des ponts entre les ONG, les universités et les réseaux régionaux ou continentaux, pour doter les professionnels des médias des outils nécessaires à la couverture de sujets sensibles tels que la démocratie, la citoyenneté, ou encore la gouvernance.
L’Observatoire Ilontsera appelle aussi à un soutien accru aux radios communautaires, qui jouent un rôle essentiel dans les zones rurales et isolées. Ces médias de proximité sont souvent les seuls vecteurs d’information pour une grande partie de la population, et participent pleinement à l’animation d’une écologie médiatique pluraliste. La liberté de la presse ne saurait se résumer à une date symbolique dans le calendrier. À Madagascar, elle est l’un des derniers remparts face à l’arbitraire. En cette Journée mondiale, l’heure n’est plus à la dénonciation seule, mais à l’adoption de mesures concrètes, pour garantir aux journalistes leur liberté, et aux citoyens leur droit fondamental à l’information.
(source: Rija R. – Midi M/kara)
Santé – L’éducation complète à la sexualité dès le primaire

L’éducation complète à la sexualité se renforce dans les établissements scolaires. Un projet pilote est lancé dans le cadre du Programme d’appui aux droits et à la santé sexuelle et reproductive (PADSSR).
Dès le cycle primaire, les élèves recevront des informations sur la sexualité et la santé sexuelle et reproductive. Le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec le Mouvement Malagasy pour le Planning Familial (MMPF), prévoit d’intégrer cette éducation dès le plus jeune âge. Ce programme sera expérimenté dans quatre établissements : l’école primaire publique Soamandrakizay (Analamanga), le collège Miarinarivo (Itasy), le lycée Rakotoarisoa (Amoron’i Mania) et le lycée Lara Antsirabe (Vakinankaratra).
« L’objectif de ce programme est de promouvoir l’éducation complète à la sexualité en milieu scolaire, afin de démontrer que parler de sexualité chez les jeunes ne doit plus être considéré comme un sujet tabou. Il s’agit de donner des informations adaptées à chaque âge, sur la sexualité. L’éducation complète à la sexualité ne se limite pas aux relations sexuelles. Différents sujets seront abordés, comme les transformations qui surviennent à l’âge de la puberté, le consentement, les violences basées sur le genre, l’hygiène corporelle, les méthodes contraceptives et toute prise de décision sur son corps, la prévention des grossesses précoces, l’autonomisation des jeunes filles, la responsabilisation des garçons et le développement des capacités à prendre des décisions éclairées, pour que chaque individu soit responsable de sa vie sexuelle », explique Juliana Hantarisoa Faniloniaina, directrice exécutive du MMPF.
Préoccupants
Ce programme, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) pour une durée de trois ans, vise à réduire les grossesses précoces, à freiner la propagation des infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH/Sida, et à renforcer l’autonomie des jeunes en matière de santé reproductive.
Les indicateurs sur les IST chez les jeunes et les grossesses précoces sont préoccupants. En 2023, le Secrétariat exécutif du Comité national de lutte contre les IST-Sida a signalé une hausse des nouveaux cas de VIH, en particulier chez les jeunes. Selon un article du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) publié en mars 2024, plus de 40 % des jeunes filles sont enceintes ou ont déjà un enfant avant l’âge de 18 ans. Trois adolescentes âgées de 12 à 19 ans meurent chaque jour des suites d’un accouchement ou de complications liées à la grossesse.
Les jeunes filles sont particulièrement exposées au décrochage scolaire. Une étude de l’UNESCO, menée en 2021 dans le cadre de l’Initiative mondiale en faveur des enfants non scolarisés, montre que le taux d’abandon augmente avec le niveau d’étude : il passe de 30 à 40 % au premier cycle du secondaire, à plus de 60 % au second cycle. Le mariage précoce en est la principale cause.
Le rapport 2021 de l’Abus et de l’Exploitation sexuels des enfants en ligne (AESEL) révèle que 68 % des jeunes de 12 à 24 ans accèdent à Internet sans surveillance parentale, avec une faible utilisation des outils de protection. L’étude menée par Youth First en 2019 indique, quant à elle, que 87,7 % des élèves naviguent sur Internet sans supervision, et près de 60 % ont été victimes ou témoins de harcèlement en ligne, incluant abus sexuels et exposition à des contenus inappropriés.
Tous ces constats soulignent un besoin urgent d’éducation et de sensibilisation. Le programme d’éducation complète à la sexualité en milieu scolaire entend répondre à ces défis.
(source: Miangaly Ralitera – lexpress.mg)
Kolonely manao antso avo amin’ny Filoha sy ny Praiminisitra
Crise au sein de l’armée : Le colonel Patrick Rakotomamonjy dénonce et entre en cavale

Une nouvelle affaire secoue l’institution militaire du pays. Le colonel Patrick Rakotomamonjy est accusé d’avoir tenu des allégations mensongères et de désertion par le ministère des Forces armées.
Le colonel Patrick Rakotomamonjy, directeur technique adjoint du Centre hospitalier universitaire de Soavinandriana (CENHOSOA) et officier de l’armée, est devenu l’épicentre d’une tempête politico-militaire après la diffusion d’une vidéo explosive sur les réseaux sociaux, dans laquelle il dénonce des faits présumés de corruption et de prétendus dysfonctionnements au sein du ministère des Forces armées.
Dans cet enregistrement largement relayé en ligne, l’officier cite nommément le ministre des Forces armées, le général Monja Delphin Sahivelo, ainsi que le secrétaire général du ministère, le vice-amiral Bemarivo Jeannot Assany. Il évoque notamment la gestion du CENHOSOA, des soupçons de détournements liés à la caisse de retraite militaire, et même un projet confidentiel de directoire militaire, suggérant de fortes tensions internes.
La vidéo survient dans un contexte tendu. Le colonel Patrick Rakotomamonjy avait été auditionné par la gendarmerie, selon le communiqué du ministère des Forces armées. Il aurait toutefois échappé à la surveillance des forces de l’ordre, ce qui soulève de nombreuses interrogations sur les conditions de sa garde-à-vue. Depuis, il est activement recherché par les autorités, mais reste introuvable, bien qu’il ait trouvé dans les réseaux sociaux un moyen d’expression inhabituel pour un officier en activité. Ce médecin militaire est en cavale et depuis un certain temps, il ne s’est plus présenté à son poste, selon les informations du ministère des Forces armées. Dans sa vidéo, il affirme également avoir bénéficié de soutiens dans le corps diplomatique pour échapper à cette audition, un point particulièrement sensible qui pourrait compliquer davantage l’affaire.
Agrégation CAMES : Pour la transparence du processus

« Le professeur Cousin Germain Ravonjiarison, agrégé en sciences de gestion du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) et vice-doyen de la Faculté d’Économie, de Gestion et de Sociologie (EGS) de l’Université d’Antananarivo, souligne l’importance de l’agrégation pour l’enseignement supérieur malgache. »
19 pays africains. Contrairement à une idée répandue, le CAMES ne forme pas uniquement à la recherche. Il vise également à préparer les enseignants à transmettre efficacement les savoirs et à accompagner les étudiants dans le développement de leurs compétences pratiques. Pour le professeur Cousin Germain, l’enseignement ne se limite pas à la théorie ; il doit aussi permettre aux étudiants de s’approprier le savoir-faire et de le mettre en œuvre sur le terrain. « C’est cette complémentarité entre théorie et pratique qui fait la force du CAMES », a-t-il affirmé. Aujourd’hui, 19 pays africains, dont Madagascar, sont membres du CAMES. Pourtant, peu d’enseignants malgaches s’engagent dans le parcours d’agrégation, préférant souvent l’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR). Le professeur rappelle pourtant que « L’agrégation, diplôme internationalement reconnu, témoigne de la compétence, de la rigueur et du mérite de ceux qui l’obtiennent ».
Normes internationales
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