Politique

Guerre de visas entre les Etats-Unis et la Turquie

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La Turquie a annoncé hier dimanche 8 octobre 2017, arrêter de délivrer des visas à des Américains, hors visas d’immigration, après une décision similaire prise par Washington.

Cette suspension concerne toutes les demandes de visas de tourisme, de voyages professionnels.
L’ambassade américaine à Ankara a d’abord déclaré dimanche que les Etats-Unis ont décidé de suspendre la délivrance des visas depuis la Turquie.

En réponse à cette décision, la Turquie a annoncé une décision similaire, faisant copier-coller du communiqué américain.
« Les événements récents ont contraint le gouvernement turc à réévaluer l’engagement du gouvernement des Etats-Unis en faveur de la sécurité des installations et du personnel de la mission turque », poursuivait sur Twitter l’ambassade turque à Washington.

La décision de Washington intervient suite à l’arrestation d’un employé du consulat américain à Istanbul qui a été placé en détention provisoire accusé de liens avec le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau du coup d’Etat avorté de juillet 2016, source de tension persistante entre les deux pays.

(Agences)

Les Etats-Unis lèvent l’embargo économique de 20 ans contre le Soudan

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Washington avait imposé cette mesure en 1997 en raison du soutien présumé du Soudan aux groupes islamistes. Le pays reste malgré tout sur la liste des « sponsors du terrorisme ».

Dans un communiqué, le ministère soudanais des affaires étrangères a salué cette annonce. « Les dirigeants du Soudan, le gouvernement du Soudan et le peuple du Soudan saluent la décision positive prise par le président américain Donald Trump de lever complètement les sanctions économiques. »

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Espagne: discours de fermeté du roi Felipe VI

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Le roi d’Espagne Felipe VI accuse les dirigeants catalans de s’être mis « en marge du droit et de la démocratie »

Une prise de parole exceptionnelle pour le garant de l’unité de l’Espagne. Dans un discours d’une rare fermeté, le roi Felipe VI a accusé mardi 3 octobre les dirigeants indépendantistes de la Catalogne de menacer la stabilité de l’Espagne.

L’épreuve de force entre le gouvernement central et les dirigeants catalans, qui menacent de déclarer l’indépendance, a plongé l’Espagne dans sa crise la plus grave depuis le retour de la démocratie en 1977. Dans une charge aussi rare que cinglante, Felipe VI a accusé les dirigeants catalans de s’être placés « en marge du droit et de la démocratie » en organisant le référendum de dimanche.

« Avec leur conduite irresponsable, ils peuvent même mettre en danger la stabilité de la Catalogne et de toute l’Espagne », a dit le souverain qui ne s’était pas exprimé sur la crise depuis dimanche. L’Etat doit assurer « l’ordre constitutionnel en Catalogne », a-t-il ajouté dans une allocution télévisée.

Face à cela, « c’est la responsabilité des pouvoirs légitimes de l’Etat d’assurer l’ordre constitutionnel et le fonctionnement normal des institutions, le respect de l’Etat de droit et l’autonomie de la Catalogne », a déclaré Felipe VI, sur le trône depuis 2014.

(HP)

Référendum sur l’indépendance de Catalogne: le chaos

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Le référendum d’indépendance a bel et bien eu lieu, mais de nombreuses entorses aux règles électorales font douter de sa crédibilité. Les violences creusent le fossé entre Madrid et la Catalogne.

Au terme de la journée, il semble que le match que chacun des deux camps s’obstinait à gagner se solde par l’échec de tous.

Daech diffuse un message attribué à Abou Bakr Al Baghdadi

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La diffusion de ce message remet en cause l’hypothèse de sa mort : un enregistrement attribué à Abou Bakr Al Baghdadi a été diffusé ce jeudi, pour la première fois depuis un an. Le chef du groupe Etat Islamique, donné pour mort à plusieurs reprises, appelle les djihadistes acculés en Syrie et en Irak à “résister” face à leurs ennemis. Au mois d’août, un haut responsable de l’armée américaine disait croire le prédicateur encore en vie.

Les Etats-Unis, qui auraient effectué des vérifications, ne remettent pas en cause l’authenticité de ce message audio non daté, relayé par une agence de propagande de l’organisation terroriste. Cette fois, Abou Bakr al-Baghdadi fait référence aux menaces émises par la Corée du Nord, visant le Japon et les Etats-Unis. Il évoque aussi les tensions entre le Kurdistan et la Turquie, alors que la région autonome a voté en faveur de son indépendance ce lundi. Le chef de l’Etat Islamique revient sur la série de revers subis par le groupe djihadiste, à Syrte, en Libye, et plus récemment, en juillet, à Mossoul, la deuxième ville d’Irak. Et appelle ses partisans à prendre pour cible les centres médiatiques des pays qui combattent son groupe.

(Euronews)

Justice: – Magistrats et greffiers de Madagascar annoncent une grève illimitée

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Les syndicats des magistrats et des greffiers font front commun pour bétonner leurs revendications. Ils annoncent une grève illimitée à partir de mercredi.

Une paralysie. C’est ce qui risque d’arriver à l’appareil judiciaire, à en croire ce qui a été dit devant la presse hier, au siège de Cour suprême Anosy.

À l’issue de leur assemblée générale extraordinaire respective, le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), et celui des greffiers de Madagascar, ont annoncé d’une seule voix qu’ils comptent faire une grève illimitée à partir de mercredi.

(… lire l’intégralité de l’article de l’Express)

Parcours de « battantes »: Mireille et Irène Rabenoro

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Nées en 1954 et 1953 ; enseignantes ; AEOM ; MFM (Mireille en est membre fondatrice) ; membres de l’AREMA et du MAREMA (Mouvement étudiant de l’AREMA ; Mireille est vice-présidente du Conseil national des femmes de Madagascar et membre du VMLF (Vondrona Mira Lenta ho an’ny Fampandrosoana) avant son élection à la présidence de la CNIDH (Commission Nationale Indépendante pour les Droits de l’Homme).

Mireille Rabenoro

Mireille Rabenoro est née en 1953, Irène Rabenoro, sa cadette, en 1954. Elles appartiennent à une grande famille malgache : elles sont les filles de Césaire Rabenoro et Georgette Ratsimihara. Césaire Rabenoro fut ambassadeur plénipotentiaire et Ministre du gouvernement malagasy, et président de l’Académie des Arts, des Lettres et des Sciences de Madagascar pendant plusieurs années, jusqu’à sa mort. Georgette était magistrate et terminera sa carrière comme Présidente de Chambre à la Cour suprême et Présidente de la Formation de contrôle de la Cour suprême.

La famille passe trois ans à Londres de 1967 à 1970, où Césaire Rabenoro a été nommé ambassadeur. Les deux sœurs, ainsi que leurs deux frères aînés, vont alors au Lycée français de Londres. En 1970, Césaire Rabenoro est rappelé pour occuper le poste de secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, puis ministre des Mines, de l’Industrie, du Commerce et du Ravitaillement et ministre de la Santé publique et de la Population, poste qu’il occupera jusqu’à la chute de Philibert Tsiranana en 1972.

Irène reprend donc une seconde à Antananarivo et Mireille une terminale, toutes les deux au Lycée Galliéni. Après le bac, Mireille fait une hypokhâgne puis une khâgne à Paris, au lycée Fénelon. En France, elle milite au sein de l’AEOM (Association des Etudiants d’Origine Malgache), ce qui l’a sensibilisée à la cause du parti marxiste Monima (Mouvement National pour l’Indépendance de Madagascar, ou « Madagasikara Otronin’ny Malagasy »), impliqué dans le mouvement de libération nationale dans le sud en 1971, qui fut violemment réprimé. Mireille va rentrer au pays (en juin 1972) pour participer au mouvement des élèves et étudiants qui avait abouti en mai à la chute de Tsiranana et de la 1ère République malgache, ainsi que la réhabilitation du Monima qui avait été interdit depuis 1971.

Pendant la « Révolution de 1972 », autrement dit le « Mai malgache », Mireille et Irène participent très activement à la grève générale initiée par les étudiants et les lycéens. Bien que dans des comités différents, elles s’occupent toutes deux entre autres de la rédaction des tracts. Après l’arrivée au pouvoir du général Ramanantsoa, elles participent également activement à la préparation du congrès national qui doit avoir lieu en septembre 1972. Elles sont toutes deux opposées au référendum lancé par le Général Ramanantsoa pour asseoir son pouvoir. Après le congrès national qui ne fut en fait que l’ombre de ce que désiraient les étudiants – et donc, la fin du mouvement, Mireille reprend des études d’anglais en faculté et Irène passe, en 1973, son bac. Mais l’une et l’autre continuent à militer. Mireille est au parti marxiste MFM (Mpitolona ho an’ny Fanjakan’ny Madinika -Militants pour le pouvoir du Prolétariat), récemment créé et dont elle est membre fondateur, et Irène au ZMM (Zatovo Mpianatra Mitolona – Jeunesse étudiante en lutte), sa branche estudiantine. Les deux sœurs donnent des cours d’alphabétisation aux enfants des quartiers pauvres d’Antananarivo.

Elles font toutes deux l’objet de plusieurs arrestations, avant d’être jugées en 1973 (avec quelque 170 de leurs camarades) pour atteinte à la sureté de l’Etat et condamnées à 6 mois avec sursis. Après le procès, Mireille quitte le MFM alors qu’Irène en devient un des trois coordonnateurs pour Antananarivo. Elle restera au parti jusqu’en juin-juillet 1974, et le quitte sur une affaire personnelle. Les deux sœurs continuent néanmoins leurs études. Mais leur prise de distance par rapport à la politique ne va pas durer. Avec l’arrivée au pouvoir de Didier Ratsiraka, elles se réengagent. Mireille fait partie du groupe des enseignants-chercheurs de l’AREMA (Antoky ny Revolisiona Malagasy – Avant-garde de la Révolution Malgache), le parti créé par Ratsiraka en 1976, et jusqu’en 1992 de l’association des femmes de l’AREMA. Elle siège également dans un des conseils de quartier (les fokontany) mis alors en place par le pouvoir marxiste-léniniste. Après une licence d’anglais, puis une maîtrise en littérature américaine à l’Université de Madagascar, elle repart sur Paris, où elle obtient le Diplôme d’études approfondies en Littérature des Pays anglophones avant de rentrer définitivement et prendre un poste d’enseignante au Département de Langues Vivantes de l’Université de Madagascar qu’elle dirigera de 1978 à 1981, après avoir décroché l’Agrégation d’Anglais en 1979.

Irène de son côté part en France après une licence d’anglais obtenue à l’Université de Madagascar. Elle obtient auprès de l’Université Paris 7 le diplôme de maîtrise de traduction, un Diplôme d’études approfondies en sociolinguistique, puis le doctorat d’Etat ès-Lettres et Sciences humaines. Sa thèse est consacrée au vocabulaire politique malgache de Mai 1972 , avec pour corpus les tracts et les résolutions du congrès national. Elle rentre en 1978 à Madagascar, et obtient un poste d’enseignante d’anglais à l’université. Comme sa sœur, elle adhère au groupe des enseignants-chercheurs de l’AREMA en 1981. Elle donne des cours bénévoles aux étudiants de l’université, devenant de facto encadreur des MAREMA (organisation des étudiants de l’AREMA). Après un mouvement de grève universitaire en 1980-1981, mouvement auquel elle s’oppose vivement, elle est élue responsable de la Filière Anglais à l’université. Plus tard, elle dirige le Centre national d’enseignement de la langue anglaise (CNELA), puis crée la formation doctorale multidisciplinaire de la Faculté des Lettres et Sciences humaines. Après avoir été conseillère technique du président de l’université, elle devient en 2005-2006 vice-présidente de l’université chargée des relations internationales, de la formation et de la recherche. Elle est également, sous la présidence de Marc Ravalomanana, conseillère technique du Premier ministre Jacques Sylla (2006-2007), et chef du projet malgacho-français « Appui au bilinguisme à Madagascar » (2005-2007). Elle est membre à titre personnel du Conseil scientifique de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) de 2006 à 2012. En mai 2007, elle prend les fonctions d’ambassadeur de Madagascar auprès de l’UNESCO et de Représentante personnelle du Président de la République de Madagascar. Elle reste au poste d’ambassadeur jusqu’en décembre 2010. Elle retourne ensuite à l’enseignement puis travaille à l’UNESCO à Addis Abeba puis au siège à Paris.

Mireille est, de 1991 à 1995, Directrice de la Condition de la Femme et de l’Enfance au Ministère de la Population. En 1999, elle soutient un mémoire de maîtrise d’histoire sur Les rôles masculins et féminins dans l’éducation des jeunes à la vie familiale à Antananarivo, de 1945 à 1960, tout en enseignant à l’Ecole Normale Supérieure (ENS – Ampefiloha) de l’Université d’Antananarivo et en continuant dans l’activisme féministe. Elle est responsable du secteur social dans la Cellule de planification, de suivi et d’évaluation du bureau du Premier ministre (Jacques Sylla de 2005 à 2007, Charles Rabemananjara de 2007 à 2009). Elle est vice-présidente du Conseil National des Femmes de Madagascar et de FAWE Madagascar (Forum des Educatrices Africaines), avant d’être élue Présidente de la CNIDH.

Massive russian war games in the Baltic

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Moscou indique que l’opération code Zapad-2017 (« Ouest-2017 ») comptera près de 12 700 soldats pendant une semaine le long de la frontière avec la Lituanie et la Pologne.

Les manœuvres russes, planifiées depuis longtemps, sont montrées du doigt par des pays membres de l’OTAN. Ils y voient une démonstration de force.

Selon le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, la Russie est « de plus en plus agressive ».

En revanche, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a assuré ne pas y voir « de menace imminente contre un allié ». Toutefois, il reproche à l’armée russe son manque de transparence.

La Turquie signe avec la Russie la fourniture de missiles antiaériens

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Le contrat, pour la somme de 2 milliards à 2,5 milliards d’euros, trouble les partenaires occidentaux d’Ankara.
La Turquie a signé avec la Russie un contrat majeur portant sur l’achat de systèmes de défense antiaérienne S-400, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan cité mardi dans les médias turcs. « Les signatures ont été faites pour l’achat de systèmes S-400 à la Russie », a déclaré M. Erdogan cité par plusieurs journaux dont le quotidien Hürriyet, ajoutant: « un acompte a également été versé pour autant que je le sache ». Le président russe Vladimir Poutine « et moi-même sommes déterminés sur cette question », a-t-il poursuivi, s’exprimant à la presse à bord de l’avion qui le ramenait d’une visite au Kazakhstan.

Cet accord d’armement suscite l’inquiétude des alliés de la Turquie au sein de l’Alliance atlantique.

Armements russes pour la Turquie (crédit photo: AFP)

Moscou a également confirmé l’accord: « Le contrat a été signé et on se prépare à le mettre en oeuvre », a déclaré à l’agence de presse russe TASS Vladimir Kojine, conseiller pour la coopération militaire et technique du Kremlin.

M. Kojine a expliqué que « les S-400 sont un des systèmes les plus compliqués, composé d’un ensemble de matériels techniques », d’où un grand nombre de « subtilités » à régler. Un système S-400 comprend plusieurs stations radar ainsi que des missiles de diverses portées et des équipements de maintenance.

Comprendre la crise des Rohingya en Birmanie

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  • D’où viennent les Rohingya ?

Un peu plus d’un million de Rohingya vivent actuellement dans l’Etat d’Arakan, dans le nord-ouest de la Birmanie. Ces musulmans sunnites vivent dans un pays où plus de 90 % des 52 millions d’habitants sont bouddhistes.

Comme le rappelle Le Monde diplomatique, certains historiens considèrent que les Rohingya descendent de commerçants et de soldats arabes, mongols, turcs ou bengalis convertis à l’islam au XVe siècle.

Dans le pays, l’origine même du nom de « Rohingya » est controversée. Les historiens birmans soutiennent que personne n’en avait entendu parler avant les années 1950. Ceux-ci renforcent la position du gouvernement, qui estime que les Rohingya sont arrivés au moment de la colonisation britannique, à la fin du XIXe siècle, et qu’ils sont donc des émigrés illégaux du Bangladesh voisin.

Pourquoi cette crise revient-elle au cœur de l’actualité ?

Le drame humain des Rohingyas en exode massif

(… Lire le dossier du journal « Le Monde »)