Coopération: la Russie prête à aider Madagascar à sortir de la crise

L’ambassadeur de Russie, Andrey Andreev, a participé aux événements de l’association « Amis de la Russie à Madagascar » ou ARM à Mahajanga, vendredi. Il a tenu une conférence publique durant laquelle il s’est adressé particulièrement aux opérateurs locaux et aux membres de l’ARM. Les relations diplomatiques entre les deux pays restent au stade de l’amitié, aujourd’hui. Au stade de la fraternité.
Les relations entre la Russie et Madagascar restent à ce stade, indique l’ambassadeur de Russie, Andrey Andreev. « Les nombreux projets de développement que nous proposons à l’État malgache demeurent sans réponse. Mais nous entretenons des relations amicales et fraternelles », déclare le diplomate russe, vendredi dans la grande salle Akory Haly, à Mangarivotra, lors d’une conférence publique. Cette action entre dans le cadre de la célébration du cinquantième anniversaire de la coopération entre Madagascar et la Russie. Les événements organisés à Mahajanga par l’association « Amis de la Russie à Madagascar » (ARM) présidée par Richard Rakotonirina, ont été consacrés au Jour de la Victoire sur l’Allemagne nazie en 1945 et surtout aux relations bilatérales entre la Russie et Madagascar. Les participants se sont unanimement prononcés en faveur du renforcement de l’amitié et de la coopération entre les deux pays. La participation du président Andry Rajoelina à la prochaine réunion avec les leaders des pays africains en juillet à Saint-Pétersbourg, est très attendue et vivement souhaitée.
Crise économique
« Nous avons déjà proposé plusieurs projets de développement dans différents secteurs, dont l’agriculture, les infrastructures, le tourisme et l’énergie. Une importation d’engrais vers Madagascar est possible, tandis que les exportations seront aussi envisageables vers la Russie. La Russie a déjà proposé du gaz naturel et du carburant à prix coûtant et moins cher à Madagascar, mais des entraves sont constatées pour empêcher cette coopération. Le pays subit les pressions des pays occidentaux qui sont contre la Russie.
Néanmoins, nous espérons que les relations russo-malgaches se rétablissent. La Fédération de la Russie veut aider Madagascar à retrouver sa souveraineté sur les Iles Éparses par leur restitution. Nous étions les premiers à nous manifester pour aider le pays depuis longtemps dans cette action et ce n’est pas la première fois que nous le faisons. Toutefois, Madagascar doit afficher sa neutralité dans sa position concernant l’Ukraine car on ne sait pas quelle est la position de Madagascar», souligne l’ambassadeur Andrey Andreev. Des accords militaires sont aussi prévus dans le Projet de coopération de la Fédération de la Russie. « La coopération entre les deux pays date de 1972, sous la présidence de Philibert Tsiranana et jusqu’en 1992, du temps de la révolution socialiste. Madagascar a soixante-deux ans d’indépendance, mais il est encore l’avant-dernier pays dans le monde.
La bataille de 1947 n’est pas encore achevée car le pays est encore sous l’emprise d’autres pays. Madagascar est encore sous-développé. La Russie veut aider la Grande ile à sortir de cette crise, mais celle-ci est victime de la désinformation. Les pays occidentaux empêchent le développement à Madagascar. La Fédération de Russie est contre le mariage pour tous, le LGBT, le transgenre et tout ce qui est contre la volonté de Dieu. L’Ukraine est un outil pour déstabiliser la Russie. La seule voie pour sortir de cette crise économique sera la coopération avec la Russie et le groupe financier BRICS. Bientôt, ils vont mettre en place le nouvel ordre mondial (NOM), trois quarts des pays membres de l’ONU, en sont déjà convaincus », annonce Richard Rakotonirina, président de l’ARM.
(source: lexpress.mg)
Famerenan-kasina ny Malagasy : hatsangana ny Antenimieran’ny raiamandreny ara-poko
Natomboka tamin’ny fomba ofisialy, omaly, eny amin’ny Fofikri Ilafy, haharitra efarana ny “Fihaonamben’ny raiamandrenin’ny Malagasy”.
Fivoriambe karakarain’ny fikambanana Laka, tarihin-dRakotondrasoa Noel. Mpiahy izany ny Antenimieran’ny Andrian’Imerina na AAM, miaraka amin’ny Andriambe Randriamahary Hamona. Tanjona ny hananganana ny Antenimieran’ny raiamandreny ara-poko misy eto Madagasikara sy ny fampiraisana ny mpandala na ny mpitahiry ny nentin-drazana.
“Fotoana izao hamerenana ny maha Malagasy am-pahendrena, an-kitsi-po sy am-pitiavana hikatsahana izay hahasoa sy hahatsara azy, hiadanam-pinaritry ny vahoaka amin’izay, sy hiarovana azy amin’ny veriverin’ny vela-pandri-panjanahana maroloko tsy misy fitsaharana”, hoy ny mpitantsoratry ny AAM. Fihaonana sy fikaonandoha, fifampizarana isam-poko. Ireo no mamaritra ity eny Ilafy ity.
Nentanina ho tonga amin’ny fihaonambe ny foko rehetra eto Madagasikara. Anaty fandaharam-potoan’ny dinika ny mombamomba azy ireo, fifanakalozana ny fomba sy kolontsaina eo amin’ireo foko.
Hisy ny fananganana ny Antenimieran’ny foko malagasy misy eto Madagasikara. “Antenaina ihany koa ny hisian’ny fandinihana ny mahakasika ny taom-baovao malagasy ao anatin’izao fihaonamben’ny raiamandrenin’ny Malagasy izao” hoy ny mpitondra tenin’ny AAM.
Manentana ny tomponandraikitry ny foko sy ny zana-poko rehetra mba hiaro sy ho sarotiny amin’ny maha Malagasy, na fomba izany na harena, izy ireo. “Mbola very hasina ny maha-tompon-tanindrazana isika Malagasy, tsy manan-jo amin’ny fananany”, hoy ity mpitondra teny namarana ny resaka ity.
Lin (Mpianatra asa) – newsmada.com
Ces non-alignés qui prennent leurs distances avec Moscou
Le réveil des pays “non-alignés” : “Poutine veut des alliés, il ne veut pas être vu comme isolé, mais finalement il l’est.” Vera Grantseva.
Eli Cohen enterre la hache de guerre avec le chef de la politique étrangère de l’UE
Josep Borrell a rencontré le ministre des Affaires étrangères à Bruxelles alors que Jérusalem cherche à désamorcer les tensions avec l’UE causée par le « parti pris palestinien »

Le ministre des Affaires étrangères, Eli Cohen, et le responsable de la politique étrangère de l’Union européenne (UE), Josep Borrell, se sont rencontrés à Bruxelles mardi, alors que le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu cherche à désamorcer une période de relations tendues avec l’UE.
Bruxelles et Jérusalem ont connu une brève période d’amélioration de leurs relations sous le précédent gouvernement d’union dirigé par les anciens Premiers ministres Yaïr Lapid et Naftali Bennett, mais les relations se sont détériorées après la mise en place de la nouvelle coalition radicale de Netanyahu le 29 décembre, en raison de divergences plus marquées sur la question palestinienne.
Cohen a invité Borrell, un diplomate espagnol, en Israël. Selon le ministre des Affaires étrangères, les deux hommes ont convenu d’organiser à Jérusalem la réunion annuelle du Conseil d’association UE-Israël entre les différents ministres des Affaires étrangères de l’UE et Cohen.
Toutefois, le communiqué de l’UE – qui a été publié en même temps que la déclaration israélienne, autre signe d’accord – indique seulement que Borrell « espère une nouvelle réunion du Conseil d’association cette année ».
Les 27 États membres de l’UE doivent encore approuver la tenue de la réunion du Conseil d’association, mais comme elle a eu lieu l’année dernière, il est peu probable qu’il y ait un retour en arrière.
Borrell a également condamné les récentes attaques à la roquette et les attentats terroristes contre Israël et a réaffirmé le droit d’Israël à se défendre, tout en rappelant à Israël que « toute réponse doit être proportionnée et conforme au droit international ».
Borrell, considéré par Israël comme l’une des personnalités les plus hostiles au sommet des institutions européennes, a insisté sur l’appel lancé par l’UE à Israël pour qu’il mette fin aux « mesures susceptibles d’accroître le niveau de tension déjà élevé et de compromettre la possibilité même d’une paix future juste et durable fondée sur la solution des deux États ».
Il a également souligné l’importance de respecter le statu quo à Jérusalem.
Cohen a déclaré qu’Israël « ouvrait une nouvelle page dans ses relations avec l’UE ».
Il a également exigé que Borrell dénonce clairement le fait que l’Autorité palestinienne (AP) paie des salaires aux terroristes et a demandé que l’UE renouvelle ses sanctions à l’encontre de l’Iran.
Session parlementaire: Christine Razanamahasoa recadre les députés
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« Cette session sera houleuse ». C’est en ces mots que la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, s’est exprimée en ouverture de la session parlementaire ordinaire, hier à Tsimbazaza, devant les membres du gouvernement, le corps diplomatique et les députés. Ces derniers sont appelés à participer activement à chaque réunion et surtout à respecter les dispositions du règlement intérieur.
Dans le contexte actuel qui prévaut dans le pays, comme il fallait s’y attendre, les discours de la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, sont un rappel à l’ordre adressé aux députés. Le message est clair et sans ambiguïté. «Nous sommes en pleine session, ne pas minimiser son importance», déclare-t-elle, notamment à l’endroit des élus qui prennent l’habitude de s’éclipser, juste après la session d’ouverture.
«Rappelez-vous que nous portons une écharpe, veillons alors à respecter les dispositions du règlement intérieur», poursuit-elle. Pour rappel, pas plus d’une trentaine de députés ont fait acte de présence durant les séances plénières de la dernière session ordinaire.
Cependant, la présidente de la Chambre basse s’adresse aussi aux députés transfuges qui ne se conforment pas à la discipline de leur parti ou groupe parlementaire. «On peut toujours faire de la politique mais dans le respect des lois», souligne Christine Razanamahasoa, sans citer des noms.
Mais l’un des députés auquel tout le monde fait allusion, Siteny Randrianasoloniaiko, n’a pas tardé à réagir et à se justifier. D’après lui, il n’aurait pas été élu sous les bannières de l’IRD, mais celui de l’Armada. «Prouvez-moi que je me suis présenté sous les couleurs de l’IRD», scande-t-il. Malgré cela, «Merci à ceux qui militent et se battent sans calcul pour leur propre sécurité et avenir politique, en revendiquant le développement de leur circonscription respective», ironise en quelque sorte, la présidente de la chambre basse.
Rapprochement
Christine Razanamahasoa n’a pas non plus manqué d’interpeller l’Exécutif. «Nous sommes dans le même bateau, faites en sorte de vous entendre avec les députés». Après la motion de censure déposée contre le Gouvernement au mois de décembre sur fond de vives tensions, les relations entre les deux parties, se refroidissent depuis.
Pour Christine Razanamahasoa, la gestion de la nation n’est pas l’affaire d’une seule personne. «Exécutif ! Nous avons besoin de vous, même si les débats et échanges sont houleux et intenses. Gare à ceux qui incitent à la haine et vivent de la rancune», fait-elle savoir. Christine Razanamahasoa estime que la solidarité ne doit pas être à sens unique dans le développement du pays.
Elections
Comme attendu, plusieurs textes devraient être au menu des députés. A citer, la Loi de finances rectificative (LFR) qui va définir le budget pour les élections présidentielles.
«Nous espérons que la Ceni n’ait plus à demander de l’argent pour la préparation des élections», a-t-elle indiqué, bien que les dates n’aient pas encore été entérinées par le gouvernement. Il en est de même pour le Code minier et la loi sur les investissements à Madagascar.
Outre les membres du gouvernement, la cérémonie d’hier a également été marquée par la présence de plusieurs membres du corps diplomatique. «Nous les avons invité pour marquer l’ouverture de l’Assemblée nationale à la diplomatie, au nom de la diplomatie parlementaire», explique la numéro un de la Chambre basse. Le Bureau permanent se réunira dès ce jour pour déterminer l’ordre du jour à présenter en séance plénière demain.
« VUE » de la Haute Ville d’Antananarivo: Parole à Rafolo Andrianaivoarivony

«Je souhaite bonne route et beaucoup de courage à celui/celle ou ceux qui reprendront le flambeau du dossier de la Haute Ville d’autant que les tenants de la République, au niveau du Département de la Culture, ont un nouveau centre d’intérêt: la candidature de l’Église catholique d’Ambodifotatra de Sainte Marie au Patrimoine Mondial à laquelle, personnellement, je ne trouve point de VUE (Valeur Universelle Exceptionnelle)». C’est ainsi que le Professeur concluait sa communication donnée à lire au colloque «Paysage et architecture d’Antananarivo. De la connaissance à la sauvegarde», organisé par la Mention Histoire de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université d’Antananarivo, le 24 avril 2023.
Le Professeur Rafolo Andrianaivoarivony l’avait intitulé «Du projet de proposition d’inscription de la Haute Ville d’Antananarivo sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO» avec le sous-titre «Le processus et les obstacles à surmonter». Surtout les obstacles, qui semblent avoir été méthodiquement mis en oeuvre. Rien que pour le site du Rova d’Antananarivo: la construction d’un amphithéâtre en béton précédée de l’enlèvement des fondations du palais Masoandro (dont la première pierre fut symboliquement posée le 18 avril 1893 par la Reine Ranavalona III) ainsi que la reconstruction en parpaings des palais originellement en bois de Tranovola et de Manampisoa.
À titre de rappel, le Professeur Rafolo Andrianaivoarivony est un enseignant-chercheur d’archéologie et de patrimoine qui conduisit l’inscription de la Colline royale d’Ambohimanga entre 1998 et 2001 et représenta Madagascar au Comité du Patrimoine Mondial de l’UNESCO le temps d’un mandat électif entre 2006 et 2009. Il préside le Comité Malgache du Conseil International des Monuments et Sites (ICOMOS) depuis 2002.
Les matériaux utilisés pour préparer cette contribution sont:
– Les instruments juridiques sur le patrimoine mondial promulgués par l’Unesco : la Convention de 1972 et son « décret d’application » que sont les Orientations devant guider sa mise en œuvre (Guidlines for the Implementation of the Convention en anglais);
– Le registre d’inventaire du patrimoine national de Madagascar de 2018;
– La Liste Indicative de Madagascar de 2017 (Tentative List en anglais), c’est-à-dire la liste des sites présentant une valeur universelle exceptionnelle susceptibles d’être proposés pour l’inscription au patrimoine mondial;
– Divers documents de travail élaborés par le Ministère de la Culture en vue de la réactualisation de la Liste Indicative de Madagascar: Réunion d’orientation de la cellule de coordination du projet (Lundi 16 janvier 2017), Atelier de renforcement de capacités de l’équipe du projet et des directeurs régionaux (17 et 18 janvier 2017), Atelier national sur le projet de réactualisation de la Liste Indicative de Madagascar – Format pour la soumission de la Liste (vendredi 17 novembre 2017);
– Divers comptes-rendus de réunions au Ministère de la Culture sur le projet de proposition d’inscription: 12 octobre 2017, 26 novembre 2019, 03 juin 2020;
– Le dossier de proposition d’inscription de la Colline Royale d’Ambohimanga (23 juin 2000).
I – La Haute Ville d’Antananarivo et son processus d’inscription
Le processus d’inscription d’un bien au patrimoine mondial de l’Unesco est régi par des dispositions strictes imposées par le Comité du Patrimoine Mondial et de son secrétariat qu’est le Centre du Patrimoine Mondial (CPM), un grand service au sein du siège de l’Organisation à Paris. Ces dispositions émanent de l’application des textes réglementaires sur le patrimoine mondial que sont la Convention de 1972 et surtout les Orientations déjà évoquées plus haut. Le projet de proposition de candidature de la Haute Ville d’Antananarivo qui n’est plus un souhait, a débuté du temps de Lalao Ravalomanana, maire de la Capitale. La préparation du dossier, non encore déposé auprès du CPM, est passée par différentes étapes requises par les Orientations et attend d’être finalisée.
La première étape est l’inscription obligatoire au registre du patrimoine national du pays: la Haute Ville d’Antananarivo y figure à travers le Plateau du Rova (l’enclos royal), les Rochers d’Ampamarinana (la falaise, roche tarpéienne lieu de supplice de martyrs chrétiens), les quatre temples commémoratifs, les cathédrales catholique et anglicane, le palais du Premier Ministre, le tribunal de la Reine, le bâtiment du Ministère de la Justice et les édifices d’établissements scolaires historiques d’Ambavahadimitafo et d’Ambodin’Andohalo.
La deuxième étape est l’inscription du bien sur la Liste Indicative du pays: la Haute Ville y fut insérée le 02 février 2016 sous la référence 6078 avec les critères (ii), (v) et (vi) de justification de la valeur universelle exceptionnelle (la VUE), valeur que doit obligatoirement disposer tout bien candidat au patrimoine mondial. Cette inscription a été effectuée par le Ministère de la Culture sur demande d’une structure (qui n’existe plus aujourd’hui) de la Mairie de la Capitale, l’Institut des Métiers de la Ville (IMV), issue d’un partenariat entre la Mairie et la Région Île-de-France (RIF). Il faut dire, en effet, que l’idée de proposer l’inscription de la Haute Ville au patrimoine mondial émanait non pas de la Nation à travers le Département ministériel chargé de la Culture mais de la Mairie via l’IMV.
La troisième étape, la plus longue et la plus ardue est la préparation du dossier de proposition pour l’inscription au patrimoine mondial. Pour la Haute Ville, cette préparation, pilotée par l’IMV et bénéficiant du soutien financier et technique de la RIF, démarrait en 2010 par le lancement du Programme Tourisme et Patrimoine et par l’élaboration d’un projet de calendrier des différentes activités à entreprendre pour aboutir à l’inscription au patrimoine mondial en … juillet 2021 lors de la session du Comité du Patrimoine Mondial en passant par le dépôt du dossier au CPM en janvier 2021. Suite à la crise sanitaire amenée par COVID 19 et à divers autres facteurs, cet échéancier n’a pas pu être respecté.
En février 2013 étaient lancées des études préalables à travers une mission d’identification et d’évaluation. En avril 2015, une mission de délimitation des périmètres exigés par les Orientations fut menée: il faut, en effet et au préalable, bien définir les limites du périmètre, objet de l’inscription demandée et de celles de ce qu’on appelle Zone Tampon qui est un périmètre autour du bien soumis à l’inscription, nécessaire à la surveillance et à la gestion des pressions pouvant affecter les caractéristiques du bien. À l’issue de ladite mission, les deux périmètres de la Haute Ville furent délimités: 80ha pour le périmètre objet de l’inscription incluant la ville historique et 170ha pour la zone tampon. Bien entendu, des plans et des cartes matérialisant visuellement ces périmètres ont été réalisés pour être insérés au dossier de candidature. C’était également à la même époque que fut lancée la première réactualisation de la Liste Indicative de Madagascar pour y inclure la Haute Ville, ce qui fut fait, comme dit plus haut, en février 2016.
Courant 2017 et suite à une assistance internationale financière et technique émanant du CPM, une étude des risques géo-hydrologiques dont les glissements de terrain fréquents durant la saison des pluies fut menée par l’Université de Florence et l’inventaire architectural et urbain de la Haute Ville effectué. Une cartographie détaillée des deux opérations a été réalisée pour étoffer le dossier de candidature.
Aux fins de disposer de données anthropologiques sur les habitants des deux périmètres évoqués, une première phase d’étude socio-économique de la Haute Ville fut menée durant le premier semestre de 2020 (rapport remis au Ministère de la Culture le 03 juin 2020) par l’association Les Amis du Patrimoine de Madagascar, le Cabinet COEF Ressources et l’IRD. Une deuxième phase de cette étude aurait dû débuter en juin-juillet 2020 et devait porter sur des récits de vie des habitants de la Haute Ville. Dame COVID en a décidé autrement.
Si la pandémie et d’autres faits fâcheux sur la Haute Ville n’étaient pas survenus en 2020, les étapes suivantes du dossier de proposition de la Haute Ville auraient été:
– Le bouclage définitif du dossier;
– L’envoi du pré-dossier au CPM, prévu en septembre 2020;
– La tenue d’un séminaire national de restitution du dossier;
– L’envoi et le dépôt officiel du dossier définitif au CPM, prévu en janvier 2021 ;
– Étude du dossier par le CPM puis par ICOMOS pour l’évaluation théorique (pour information, le CPM utilise le concours de deux ONG pour l’évaluation et l’expertise des candidatures à l’inscription: ICOMOS pour les biens culturels et IUCN pour les biens naturels, les deux pour les biens mixtes, à la fois naturels et culturels);
– Évaluation in situ du bien par ICOMOS à l’issue de laquelle l’ONG adressera au Comité du Patrimoine Mondial un avis motivé quant à l’inscription du bien (candidature valable) ou le rejet de la candidature (VUE non attestée) ou le renvoi du dossier à l’Etat-Partie qui a soumis la candidature (dossier à revoir sur certains points non convaincants) ou enfin le différé du dossier qui nécessite un grand travail de recomposition; pour la Haute Ville cette évaluation in situ aurait dû être menée entre février et mars 2021;
– Examen de la candidature du bien par le Comité du Patrimoine Mondial (dont la session est annuelle) sur la base de l’avis d’ICOMOS; le Comité prononcera l’inscription ou lancera une discussion entre les membres si l’avis de l’ONG est pour le renvoi ou candidature différée.
Sans problème, la candidature de la Haute Ville à l’inscription aurait pu être prononcée lors de la session de juillet 2021 du Comité du Patrimoine Mondial. Mais des problèmes sont survenus donnant un grand coup de freins à la préparation du dossier.
II – Les obstacles à surmonter
La pandémie COVID-19 a bien sûr désorganisé les plans de travail et le calendrier mais les difficultés viennent du site de la Haute Ville et des caractéristiques de ses roches, de ses habitants aisés ou dans le besoin et leur comportement, de la politique des édiles et des tenants de la puissance publique.
Commençons par énumérer la liste des risques pouvant hypothéquer le succès du projet d’inscription:
China ‘barring thousands of citizens and foreigners from leaving country’
Analysis of Chinese court records shows eightfold increase in cases mentioning exit bans between 2016 and 2022

China is increasingly barring people, including foreign executives, from leaving the country, according to a report and research.
Scores of Chinese nationals and foreigners have been ensnared by exit bans, according to the report from the rights group Safeguard Defenders, while a Reuters analysis has found an apparent surge in court cases involving such bans in recent years.
Foreign business lobby groups are voicing concern about the trend, calling it a jarring message as the authorities say the country is open for business after three years of tight Covid-19 restrictions.
“Since Xi Jinping took power in 2012, China has expanded the legal landscape for exit bans and increasingly used them, sometimes outside legal justification,” the Safeguard Defenders report says.
The group estimates “tens of thousands” of Chinese citizens are banned from leaving at any one time. It also cites a 2022 academic paper that found 128 cases of foreigners being exit-banned between 1995 and 2019, including 29 Americans and 44 Canadians.
Focus on the exit bans comes as China-US tensions have risen over trade and security disputes and contrasts with China’s message that it is opening up to overseas investment and travel after the isolation of its Covid curbs.
The Reuters analysis of records on exit bans, from China’s supreme court database, shows an eightfold increase in cases mentioning bans between 2016 and 2022.
China last week beefed up its counter-espionage law, allowing exit bans to be imposed on anyone, Chinese or foreign, who is under investigation. Lire la suite »
Tempête bancaire aux États-Unis : First Republic Bank rachetée par JPMorgan
L’accalmie aura été de courte durée pour le secteur bancaire américain. Après la défaillance de deux grandes banques en mars, voici qu’un troisième établissement vient de faire faillite. Il s’agit de la First Republic Bank, qui a été racheté lundi par la première banque américaine, JPMorgan.
Comment expliquer cette faillite ? En quoi consiste l’accord de reprise ? Y a-t-il encore un risque de contagion ? Détails dans l’Info éco du jour.
20.000 combattants russes tués en Ukraine depuis décembre, selon la Maison-Blanche

D’après les États-Unis, la moitié des soldats tués appartenaient au groupe paramilitaire russe Wagner. Ils étaient pour la plupart d’anciens prisonniers.
Les services de renseignement américains estiment que 20.000 combattants russes ont été tués en Ukraine depuis décembre, et 80.000 autres blessés au combat, a dit un porte-parole de la Maison-Blanche lundi 1er mai.
«Depuis décembre, nous estimons que la Russie a compté plus de 100.000 combattants tués ou blessés, dont 20.000 morts au combat», a dit John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, pendant une conférence de presse.
La moitié des soldats tués issus de Wagner
Il a précisé que la moitié des morts appartenaient au groupe militaire privé russe Wagner, et étaient pour la plupart d’anciens prisonniers «jetés dans les combats à Bakhmout (est de l’Ukraine) sans entraînement ni commandement militaire suffisant.» «La conclusion est que l’offensive de la Russie s’est retournée contre elle», a assuré John Kirby.
Il a en revanche refusé de se prononcer sur les pertes subies par l’Ukraine, soutenue par une coalition occidentale animée par les États-Unis. «C’est à eux qu’il appartient d’en parler ou non. Jamais je ne rendrai public quoi que ce soit qui leur complique la tâche. Ils sont les victimes, la Russie est l’agresseur», a-t-il expliqué.
La plupart des combats en Ukraine ces dernières semaines se sont concentrés sur la région orientale du Donbass, en particulier sur la ville de Bakhmout. Les Russes ont très progressivement avancé dans cette cité industrielle largement détruite, qu’ils affirment contrôler à hauteur d’environ 80%.
(source: lefigaro.fr)
François Fillon à l’Assemblée pour s’expliquer sur la Russie
L’ancien Premier Ministre a siégé, un temps, dans deux conseils d’administration de géants russes.

POLITIQUE – Il connaît les lieux, pour les avoir fréquentés plus de trente années durant. L’ancien Premier ministre François Fillon, retiré de la vie politique depuis sa défaite à la présidentielle de 2017, est attendu à l’Assemblée nationale ce mardi 2 mai pour y être auditionné par la commission d’enquête sur les ingérences étrangères.
Lancée à l’initiative du Rassemblement national, cette commission, présidée par le député Jean-Philippe Tanguy, planche depuis plusieurs semaines sur les « ingérences politiques, économiques et financières de puissances étrangères (…) visant à influencer ou corrompre des relais d’opinion, des dirigeants ou des partis politiques français ».
Reconverti dans le privé, François Fillon sera interrogé sur ses liens avec la Russie, lui qui a notamment siégé, un temps, aux conseils d’administration des entreprises russes Sibur (pétrochimie) et Zarubeshneft (hydrocarbures).
Les proximités sulfureuses de Fillon
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