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Le débat – USA: Midterms : un test pour la démocratie ?

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Les Etats-Unis polarisés à 7 jours des élections.

Le 8 novembre, les américains se rendront aux urnes pour les élections de mi-mandat. Cette échéance, près de deux ans après la victoire du démocrate Joe Biden, va être déterminante pour la suite de son mandat, mais aussi pour l’avenir politique de son opposant, l’ancien président républicain, Donald Trump. Les votants pourraient sanctionner le président en place en raison de l’inflation galopante aux Etats-Unis, mais celui-ci va tenter de convaincre en insistant sur le droit à l’avortement. 

Aux Etats-Unis, la crainte d’un accident financier majeur

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Sur les marchés comme dans les établissements financiers, la peur que se produise une crise systémique qui précipiterait le monde dans une sévère récession se fait entendre.

A la Bourse de New York, le 14 octobre 2022. SPENCER PLATT / AFP

Actionnaires et investisseurs n’en peuvent plus du supplice infligé par Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale (Fed), qui augmente lentement et inexorablement ses taux, « coupant la queue du chat par petits bouts », au lieu d’agir fermement, d’un seul coup, avec une hausse majeure.

M. Powell a raison : sa méthode a permis de dégonfler la bulle à la Bourse de New York, sans la faire éclater. Ainsi, depuis le début de 2022, le cours des obligations a reculé de 15 % – une baisse majeure pour des produits de taux —, le S&P 500, de plus de 20 %, et le Nasdaq, l’indice riche en technologie, de près d’un tiers. Un repli en bon ordre, qui n’a pas occasionné d’accident majeur à Wall Street.

Il n’empêche, chacun s’inquiète, estimant qu’à force d’étrangler l’économie, un accident va finir par arriver. Il y a bien sûr les risques géopolitiques majeurs d’une attaque nucléaire russe en Ukraine, d’une invasion chinoise de Taïwan, sujets où la finance ne peut rien. Mais elle scrute aussi dans son jardin les recoins d’où la menace pourrait surgir.

« La profondeur du marché a fortement diminué »

En fait, l’accident est déjà arrivé, avec la crise subie par le Royaume-Uni, qui a conduit la Banque d’Angleterre à intervenir et a provoqué la démission du chancelier de l’Echiquier, Kwasi Kwarteng. Désormais, les hiérarques politiques ne peuvent plus s’endetter n’importe comment et les marchés, gendarmes de l’orthodoxie, sont en passe de reprendre le pouvoir. Brutalement. « Mon expérience dans la vie montre que lorsque vous avez des choses comme ce que nous traversons aujourd’hui, il y a ensuite d’autres surprises », a mis en garde, vendredi 14 octobre, Jamie Dimon, le PDG de la banque JPMorgan.

(source: lemonde.fr)

Les États-Unis demandent un débat sur la Chine à l’ONU

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Drapeau des Nations unies nmann77 / stock.adobe.com

Après la divulgation en août dernier d’un rapport des Nations unies sur de «possibles crimes contre l’humanité» en Chine dans la province du Xinjiang contre la minorité ouïghoure, les États-Unis veulent faire adopter une résolution condamnant la Chine.

Les États-Unis ont demandé lundi 26 septembre un débat au Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans la région chinoise du Xinjiang, où Pékin est accusé de crimes contre l’humanité.

La délégation américaine auprès des Nations unies à Genève a déposé un projet de résolution en ce sens devant le Conseil. Le texte, vu par l’AFP, demande que le débat se tienne à l’occasion de la 52e session du Conseil, l’an prochain.

C’est la première fois de l’histoire du Conseil des droits de l’homme, créé en 2006, qu’un projet de résolution vise la Chine. Le texte, vu par l’AFP, demande que le débat sur le Xinjiang se tienne à l’occasion de la 52e session du Conseil, qui doit se dérouler au premier trimestre de 2023. Le projet de résolution a été déposé avec le soutien du Royaume-Uni, du Canada, de la Suède, du Danemark, de la Finlande, de l’Islande et de la Norvège.  Lire la suite »

Taïwan : la Chine annonce la prolongation de ses exercices militaires autour de l’île, en dépit des critiques internationales

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Les manœuvres militaires lancées après la visite de Nancy Pelosi, les plus grandes jamais effectuées autour de Taïwan, devaient prendre fin dimanche. L’armée chinoise n’a pas précisé où se déroulaient les nouveaux exercices, ni s’ils étaient « à tir réel ».

Un homme lit un article de journal concernant les manœuvres militaires autour de Taïwan, à Pékin, le 8 août 2022. NOEL CELIS / AFP

Les manœuvres devaient s’achever dimanche, mais l’armée chinoise a annoncé lundi 8 août, qu’elle poursuivait ses exercices militaires près de Taïwan. « L’Armée populaire de libération (…) continue de mener des exercices pratiques interarmées dans l’espace maritime et aérien autour de Taïwan, en se concentrant sur des opérations conjointes anti-sous-marins et d’assaut en mer », a précisé le commandement du théâtre d’opération est. Il n’a pas précisé dans quelles zones se déroulent ces manœuvres, ni si elles sont « à tir réel ».

La Chine avait fait savoir qu’elle comptait effectuer de nouveaux exercices « à tir réel » jusqu’au 15 août dans la mer Jaune, qui sépare la Chine de la péninsule Coréenne.

L’armée chinoise proche du littoral taïwanais

Pékin a lancé les plus grandes manœuvres jamais effectuées autour de l’île après la visite à Taipei de la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, jeudi. L’armée chinoise a envoyé avions de chasse, navires de guerre, drones et missiles balistiques dans ce que les analystes considèrent comme une simulation de blocus et d’invasion de l’île.

Le ministère de la défense taïwanais a dénombré dimanche soixante-six avions et quatorze navires opérant dans le détroit qui sépare la Chine continentale de Taïwan, dont vingt-deux ont traversé la ligne médiane qui coupe en deux cet espace maritime.

Pour prouver à quel point elle s’était approchée des côtes taïwanaises, l’armée chinoise a diffusé ce week-end une photo prise selon elle à partir d’un de ses navires de guerre, où l’on voit un bâtiment de la marine taïwanaise à quelques centaines de mètres seulement. Ce cliché pourrait être le plus proche du littoral taïwanais jamais pris par les forces de Chine continentale. La Chine a aussi envoyé un drone survoler l’île taïwanaise de Kinmen, située à une dizaine de kilomètres de la ville chinoise de Xiamen, obligeant l’armée taïwanaise à tirer des fusées éclairantes, selon les autorités locales.

Le ministère des transports taïwanais avait signalé dimanche midi le retour à la normale de six des sept « zones temporaires de danger » que la Chine avait demandé aux compagnies aériennes d’éviter. « Les vols et les navigations concernés peuvent reprendre progressivement », avait-il précisé.

« Disproportion totale » selon les Etats-Unis
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Discours de Pierre De Gaulle à l’ambassade de Russie, Réception donnée le 12 juin 2022

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Crise ukrainienne : Le petit-fils du général De Gaulle dénonce la responsabilité des Etats-Unis et le rôle funeste de l’OTAN

Le 14 juin, l’ambassade de Russie en France a organisé une réception officielle à l’occasion de la Journée de la Russie. L’événement a réuni de nombreux invités parmi lesquels figuraient des diplomates étrangers, des personnalités culturelles ou encore des représentants d’associations de compatriotes. Au nombre des intervenants, le petit-fils du général de Gaulle a exprimé son attachement à l’amitié franco-russe, déplorant les multiples facteurs qui, selon lui, pourraient la détériorer.

Libye : Washington appelle au «déblocage immédiat» des sites pétroliers

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Se disant «profondément préoccupés» par le blocage de sites pétroliers en Libye en raison du conflit politique qui oppose les deux gouvernements rivaux de l’Est et de l’Ouest, les Etats-Unis ont appelé hier mercredi à y mettre fin «immédiatement».

«Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par la poursuite de la fermeture (de sites pétroliers, NDLR) qui prive les Libyens de revenus conséquents et contribue à la hausse des prix, entraînant des pannes d’électricité, des problèmes d’approvisionnement en eau et des pénuries de carburant», a affirmé l’ambassade américaine à Tripoli dans un communiqué. Les dirigeants libyens «doivent réaliser que ce blocage nuit à tous les Libyens et qu’il a des répercussions sur l’économie mondiale», a ajouté la représentation diplomatique, les appelant à y «mettre fin immédiatement».

600.000 barils/jour de pertes

La Libye, en proie à une crise politique des plus aiguës en raison de luttes féroces pour le contrôle du pouvoir entre les clans de l’Est sous la férule du maréchal Khalifa Haftar, et celui del’Ouest conduit  par le Premier ministre contesté, Abdelhamid Dbeibah, connaît depuis mi-avril des fermetures forcées de sites de production pétroliers, orchestrées par des groupes armés proches du premier camp, des pertes de quelque 600.000 barils par jour, au moment où le marché est fortement perturbé par la guerre en Ukraine.

Washington a maintes fois «conseillé» la mise en place d’un «mécanisme financier provisoire» pour gérer les revenus pétroliers et «empêcher le détournement de fonds à des fins politiques», a rappelé l’ambassade. Les derniers blocages sont survenus après l’annonce du transfert par la Compagnie nationale de pétrole (NOC) de huit milliards de dollars de revenus pétroliers aux caisses du gouvernement de Tripoli, suscitant l’ire du camp de l’Est.

Notant que ce transfert a été effectué sans tenir compte des procédures en place, l’ambassade a toutefois qualifié les blocages qui ont suivi de «réponse précipitée qui porte atteinte au peuple libyen et sape la confiance internationale en la Libye en tant qu’acteur responsable dans l’économie globale».

M.E./Agences

Pakistan : des milliers de manifestants réunis en soutien à l’ex-Premier ministre Imran Khan

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Jeudi 21 avril, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Lahore, au Pakistan, à l’appel de l’ex-Premier ministre Imran Khan, renversé par une motion de censure le 10 avril. Il souhaite poursuivre les manifestations contre le nouveau gouvernement, même si son personnage ne fait pas l’unanimité.


Shehbaz Sharif élu Premier ministre après la chute d’Imran Khan

L’alliance entre Israël et des pays arabes, un message fort à l’Iran (Lapid)

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L’alliance entre Israël et des pays arabes envoie un message fort à l’Iran, a déclaré lundi le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid à l’issue d’une rencontre inédite dans le sud israélien: Etats-Unis, Bahrein, Emirats Arabes Unis, Israël, Maroc, Egypte.

Nucléaire iranien : la Russie a reçu les garanties qu’elle voulait des Etats-Unis

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Moscou a obtenu la garantie que les sanctions à cause de l’Ukraine ne concerneraient pas sa coopération avec Téhéran, semblant lever un obstacle à la relance des négociations.

Poignée de main entre le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, à droite, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, après une conférence de presse conjointe à l’issue de leurs entretiens à Moscou, en Russie, le 15 mars 2022. (Crédit : Service de presse du ministère russe des Affaires étrangères via AP)

La Russie a assuré mardi avoir reçu de Washington la garantie que les sanctions la visant à cause de l’Ukraine ne concerneraient pas sa coopération avec Téhéran, semblant lever un obstacle à la relance de l’accord sur le nucléaire iranien.

« Nous avons obtenu des garanties écrites. Elles ont été incluses dans les accords de relance du Plan d’action global commun sur le programme nucléaire iranien », a déclaré Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, aux côtés de son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian.

Selon lui, la future coopération nucléaire russo-iranienne est assurée, « en particulier en ce qui concerne sa figure de proue, la centrale nucléaire de Bouchehr ».

La Russie avait été accusée de vouloir faire dérailler les négociations sur le nucléaire iranien après avoir réclamé le 5 mars des garanties américaines que sa coopération future avec l’Iran dans le domaine du nucléaire civil ne serait pas affectée par les sanctions adoptées à cause de l’offensive russe contre l’Ukraine.

Un policier marche devant le Palais Coburg de Vienne, où se déroulent les négociations nucléaires à huis clos avec l’Iran, le 27 décembre 2021. (Crédit : ALEX HALADA / AFP)