De son côté, Gali Baharav-Miara a expliqué que le gouvernement cherchait à se placer « au-dessus de la loi », sans subir un contrôle de ses pouvoirs
La présidente de la Cour suprême, la juge Esther Hayut, lors d’une audience sur les recours déposés contre la loi de « récusation » de la coalition, le 3 août 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
En amont de l’approbation d’une motion de « défiance » à l’encontre de la procureure-générale Gali Baharav-Miara lors de la réunion hebdomadaire du cabinet organisée dans la matinée de dimanche, un certain nombre de magistrats de la Cour suprême à la retraite ont diffusé une lettre adressée au gouvernement, le mettant en garde contre cette initiative.
Une copie de ce courrier a été obtenue et diffusée par plusieurs médias israéliens.
« Pendant des décennies, nous avons joué un rôle central dans le maintien de l’État de droit en Israël », commence la missive. « Dans le cadre de ce rôle, nous avons exercé un contrôle judiciaire sur les décisions prises par les procureurs généraux successifs sur diverses questions qui figuraient à l’ordre du jour juridique, dans l’agenda public ».
Les avis juridiques d’un procureur-général sont « destinés à empêcher le gouvernement de prendre des décisions illégales », soulignent les juges à la retraite dans la lettre.
« Le procureur-général remplit ce rôle de manière pratique, professionnelle et il est inconcevable que l’accomplissement de son devoir en tant que fonctionnaire loyal lui soit préjudiciable et conduise à son licenciement », poursuit le courrier.
Il avertit également que le licenciement de Baharav-Miara « mettrait sérieusement en péril le statut de l’État d’Israël en tant qu’État de droit fondé sur une gouvernance et sur une administration saines ».
Parmi les signataires de la missive figurent les anciens présidents à la Cour suprême Esther Hayut, Dorit Beinisch et Aharon Barak, ainsi que l’ex-vice-président Elyakim Rubinstein et Hanan Melcer, ancien magistrat au sein de cette instance. Lire la suite »
L´Egypte présente son plan de 53 milliards de dollars pour Gaza (sans déplacement de la population palestinienne)
Les dirigeants arabes ont convenu de créer un fonds destiné à financer la reconstruction du territoire palestinien, en appelant à une contribution internationale pour accélérer le processus.
Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi (au centre en cravate bleue), et des dirigeants du monde arabe, lors d’un sommet d’urgence consacré à la bande de Gaza, au Caire, le 4 mars 2025. PRESIDENCE EGYPTIENNE / VIA REUTERS
Les dirigeants arabes ont adopté, mardi 4 mars, un plan pour la reconstruction de la bande de Gaza et le retour de l’Autorité palestinienne dans l’enclave. Le projet est présenté comme une alternative au projet de Donald Trump de placer le territoire sous contrôle américain.
Réunis au Caire, les dirigeants des pays de la Ligue arabe ont mis en garde contre les tentatives « odieuses » de déplacement de la population de la bande de Gaza et appelé à unifier les Palestiniens sous le parapluie de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), excluant de fait le Hamas, au pouvoir à Gaza, qui n’en fait pas partie.
Ils ont convenu de créer un fonds destiné à financer la reconstruction de l’enclave, détruite par quinze mois de guerre entre Israël et le Hamas, en appelant à une contribution internationale pour accélérer le processus. La bande de Gaza serait administrée durant une période transitoire par un comité de technocrates palestiniens, avant que l’Autorité palestinienne n’en reprenne le contrôle.
Lors de ce sommet, l’Egypte a présenté un plan d’un montant de 53 milliards de dollars sur cinq ans, une estimation équivalente à celle de l’ONU, pour reconstruire la bande de Gaza. Le président Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré que ce plan garantirait le maintien des 2,4 millions d’habitants dans le territoire, une réponse au projet du président américain qui prévoit leur expulsion vers l’Egypte et la Jordanie pour faire de Gaza la « Riviera du Moyen-Orient ».
Il n’a toutefois pas critiqué le plan de Donald Trump, qui avait soulevé un tollé international, début février. Au contraire, il a affirmé que le président américain était « capable de parvenir à la paix » dans la région.
« Toute tentative odieuse de déplacer le peuple palestinien ou (…) d’annexer une partie des territoires palestiniens occupés plongerait la région dans une nouvelle phase de conflits (…) ce qui constitue une menace claire pour (…) la paix » au Proche-Orient, indique le communiqué final du sommet.
Le Caire cherchera à obtenir pour son plan le soutien des nations musulmanes à l’occasion d’un sommet d’urgence de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), vendredi à Djeddah (Arabie saoudite), afin que ce projet « devienne à la fois un plan arabe et un plan islamique », selon le ministre égyptien des affaires étrangères, Badr Abdelatty.
Le Hamas « salue » le plan arabe
Ce sommet s’est réuni dans un contexte de blocage sur la suite du cessez-le-feu en place depuis le 19 janvier, entre Israël, qui réclame la « démilitarisation totale » de la bande de Gaza, et le Hamas, qui insiste pour y rester. Le mouvement islamiste s’était emparé du pouvoir dans le territoire en 2007, après en avoir chassé l’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas. Lire la suite »
« Ce n’est pas seulement que la Russie et l’Iran n’avaient pas la volonté de venir en aide à Assad après 14 ans. C’est qu’ils en ont été incapables », a dit John Kirby, porte-parole du Conseil national de Sécurité
Le conseiller en communication de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, John Kirby, s’exprimant lors de la conférence de presse quotidienne dans la salle de presse Brady de la Maison Blanche, à Washington, le 1er mars 2024. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
La Maison Blanche a affirmé que le soutien apporté par les États-Unis à Israël et à l’Ukraine a tellement affaibli l’Iran et la Russie qu’ils n’ont pas été en capacité d’empêcher la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie.
« Une grande partie des événements auxquels nous avons assisté en Syrie sont dus au fait que les plus grands soutiens d’Assad – la Russie et l’Iran – sont significativement affaiblis aujourd’hui. Ce qui est directement lié au soutien américain sans faille qui a été apporté à Israël dans sa lutte contre le Hamas et aux efforts livrés pour garantir un cessez-le-feu avec le Hezbollah », a commenté le porte-parole du Conseil national de sécurité, John Kirby, pendant une conférence de presse.
« Et les événements sont aussi absolument dus à notre soutien à l’Ukraine qui a affaibli de manière constante les forces militaires russes, et qui a très certainement amené les Russes à concentrer la plus grand part de leurs efforts de guerre sur cette guerre en Ukraine dont ils ont été à l’origine… [La Russie et l’Iran] sont tous les deux significativement distraits et affaiblis par les efforts déployés au Moyen-Orient et en Europe », a-t-il ajouté.
« Ce n’est pas seulement que la Russie et l’Iran n’avaient pas la volonté de venir en aide à Assad après 14 ans. C’est qu’ils en ont été incapables. Et les États-Unis ont joué un rôle majeur en cela », a poursuivi Kirby.
« Le cessez-le-feu que nous avons négocié entre Israël et le Hezbollah a été un signal fort aux peuples de la région et en Syrie, le signal que le Hezbollah était fini, qu’il était hors-jeu, qu’il n’allait pas venir en aide au Hamas et que l’Iran n’allait pas pouvoir compter sur lui », a-t-il indiqué.
« Nous avons fait preuve de robustesse dans notre soutien au droit à l’autodéfense d’Israël et nous avons avons appuyé ce soutien par des livraisons d’armes et de munitions, ainsi que par des initiatives diplomatiques qui ont joué un rôle réel et qui ont permis d’en arriver là où nous en sommes », a noté Kirby.
La compagnie israélienne Arkia lancera des vols directs entre Tel Aviv et Nosy Be à partir du 4 décembre 2024. Une initiative qui s’inscrit dans la stratégie nationale de relance touristique et qui mobilise de nombreux acteurs.
Afin de préparer l’arrivée des vols directs opérés par Arkia, une réunion s’est tenue au ministère des Transports à Anosy. Cette rencontre a rassemblé les représentants de plusieurs institutions, dont la Douane Malagasy, la Police de l’air et des frontières (PAF), la Gendarmerie, la Santé publique, l’Aviation Civile de Madagascar (ACM), Ravinala Airports, ARTEC, Madagascar Ground Handling (MGH) et Amarante.
L’objectif était de planifier les démarches nécessaires pour obtenir les autorisations et coordonner les aspects techniques. Des mesures ont été prises pour garantir le respect des normes internationales et des réglementations malgaches en matière de sécurité des vols et des passagers. La compagnie Arkia utilisera des Airbus A320, avec une capacité de 200 passagers par vol. Trois rotations sont programmées pour cette année, les 4, 11 et 18 décembre 2024.
Objectifs touristiques ambitieux
Ces vols marquent une nouvelle étape dans la stratégie de Madagascar visant à diversifier ses marchés touristiques. Lire la suite »
Près de cinq mois après les réquisitions du procureur de la CPI Karim Khan contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et les dirigeants du Hamas dans le cadre de la guerre à Gaza, la Cour pénale internationale a suivi ses recommandations en émettant officiellement des mandats d’arrêts contre le leader israélien. Mais pas uniquement.
La CPI a également annoncé ce jeudi 21 novembre qu’elle émettait des mandats d’arrêt contre l’ex-ministre israélien de la défense Yoav Gallant −bien qu’il ne soit plus en poste depuis le 5 novembre − et contre le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif.
La France va-t-elle suivre la CPI ?
Au regard de ses engagements internationaux, et en vertu de son adhésion au Statut de Rome, la France est tenue juridiquement de respecter ce mandat d’arrêt si d’aventure Benjamin Netanyahu posait un pied en France. D’autant que le respect du droit international est un élément central du discours diplomatique de Paris, comme l’a noté sur LCI l’ancien ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin. « La France a déjà répondu. Elle appliquera — et elle l’avait déjà annoncé par la bouche de M. Séjourné — bien évidemment la décision de justice par la Cour pénale internationale », a expliqué l’ancien Premier ministre, soulignant que la France perdrait en crédibilité (particulièrement sur le dossier ukrainien) si elle balayait d’un revers de main le respect des règles internationales.
La plupart des facultés israéliennes ont repris cette semaine, après une année de guerre dont on ne voit pas la fin ; environ 30 % des étudiants ont servi dans les réserves de Tsahal depuis le 7 octobre 2023
Le campus de l’université Ben Gurion du Néguev le premier jour de la rentrée des classes, le 3 novembre 2024. (Crédit : Gavriel Fiske/Times of Israel)
BEER SHEVA – Le campus de l’université Ben Gurion du Néguev était animé dimanche dernier pour la rentrée officielle, avec étudiants et personnel arrivant pour entamer la nouvelle année universitaire. Sous un ciel frais et ensoleillé, les étudiants se sont rassemblés à l’extérieur du centre étudiant Zlotowski, autour de tables représentant divers groupes et organisations, riant et se saluant tout en grignotant du pop-corn gratuit.
Une autre rangée de tables présentait les produits d’artisans et de commerçants locaux, dont un vendeur qui proposait des centaines de vieux vinyles. Tandis que certains parcouraient les stands, une soixantaine de personnes assises sur des poufs dans une zone verte écoutaient attentivement deux parents d’otages parler de leurs efforts pour obtenir la libération de leurs proches et des autres otages toujours détenus à Gaza depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël.
Ce nouveau semestre débute après une année de guerre très éprouvante, sans perspective de fin. Plusieurs étudiants portaient des fusils, signes que, à l’instar de plusieurs milliers d’étudiants des universités israéliennes l’année dernière, ils poursuivent leurs études tout en servant dans les forces de réserve de l’armée israélienne.
La définition de l’antisémitisme figurant dans le texte a soulevé des débats dans une partie du monde académique, culturel et associatif.
Le Bundestag, à Berlin, le 7 novembre 2024. LIESA JOHANNSSEN / REUTERS
En pleine crise politique, les députés allemands ont adopté à une large majorité, jeudi 7 novembre, une résolution contre l’antisémitisme au terme de plus d’un an de débats. Proposé par les groupes parlementaires du SPD (sociaux-démocrates), de la CDU-CSU (conservateurs), du FDP (libéraux) et des Verts dans le sillage de l’attaque commise par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023, ce texte se voulait à l’origine un simple message de soutien déclaratif aux juifs d’Allemagne. Mais il s’est vite enlisé dans des débats portant sur la définition de l’antisémitisme et sur les mesures répressives proposées pour le combattre, ratant au bout du compte en partie son objectif. Prévu pour l’été, puis pour le premier anniversaire du 7-Octobre, il a finalement été conclu à temps pour le 9 novembre, date du grand pogrom antisémite de 1938 connu sous le nom de Nuit de cristal.
Au cœur des discussions figurait la définition de l’antisémitisme proposée par le texte, jugée glissante par une partie du monde académique, culturel et associatif, où l’on craint une entrave à la liberté d’expression concernant l’Etat d’Israël. La résolution s’appuie en effet sur la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) selon laquelle, entre autres, « l’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’Etat d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive. Cependant, critiquer Israël comme on critiquerait tout autre Etat ne peut pas être considéré comme de l’antisémitisme ».
Cette définition fait l’objet de débats au motif qu’elle considère la critique d’Israël comme de l’antisémitisme. « Les définitions ne sont pas des vérités ultimes, mais des instruments de travail », affirme la rectrice du Collège scientifique de Berlin, Barbara Stollberg-Rilinger, qui s’est exprimée dans différents médias depuis un an, notamment après que le Land de Berlin a entrepris de conditionner ses financements à une profession de foi contre l’antisémitisme reprenant cette même définition. Or, à ses yeux, celle-ci est vague, ce qui la rend « incroyablement vulnérable aux abus ». L’accusation d’antisémitisme est « un excellent moyen de réduire au silence et de diffamer les opposants politiques », juge l’historienne.
« L’Etat ne peut pas faire autorité en la matière »
Un groupe de juristes et de chercheurs a tenté de remédier aux lacunes de la résolution du Bundestag en formulant, fin octobre, une série de propositions dans le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung. « La définition exacte de l’antisémitisme et les situations dans lesquelles il se manifeste font l’objet d’une réflexion scientifique et sociale permanente ; l’Etat ne peut pas faire autorité en la matière », soulignent-ils, invitant à utiliser la définition de l’IHRA comme une « orientation » et à plutôt promouvoir le financement «de chaires de recherche sur la Shoah et d’études sur le Proche-Orient ».
Une distribution d’aide humanitaire de l’UNRWA dans la bande de Gaza le 28 septembre 2024. Omar Ashtawy/apaimages/Imago/ABACAPRESS.COM
L’adoption inédite de deux lois entravant les activités de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens met en jeu la vie de centaines de milliers de civils.
La première interdit toutes les activités de l’agence de l’ONU sur le territoire israélien, autrement dit dans la partie orientale de Jérusalem, qu’Israël a annexée. Le deuxième texte va entraver gravement le fonctionnement de l’UNRWA en multipliant les obstacles bureaucratiques et en bloquant, notamment, les transferts de fonds pour assurer les salaires et le paiement des fournitures.
Si cette interdiction est mise en œuvre, «c’est un désastre, notamment en raison de l’impact qu’elle aura probablement sur les opérations humanitaires à Gaza et dans plusieurs parties de la Cisjordanie», occupée par Israël, a déclaré à l’AFP Juliette Touma, la porte-parole de l’UNRWA. Elle rappelle que l’agence est «la principale responsable, (….) notamment en matière d’abris, de nourriture et de soins de santé de base». Des actions essentielles dans l’enclave palestinienne de Gaza, dévastée par plus d’un an de bombardements israéliens, qui ont tué plus de 40.000 Palestiniens, selon le Hamas, dont au moins 223 membres du personnel de l’UNRWA.
Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou multiplie les attaques contre la Finul et l’UNRWA, l’agence pour les réfugiés palestiniens. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a été déclaré persona non grata sur le sol israélien.
Des troupes israéliennes patrouillent près d’une base de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, dans la région de Naqoura, dans le sud du Liban, le 13 octobre 2024. MENAHEM KAHANA/AFP
Le message a le mérite d’être clair. Dimanche 13 octobre, deux chars israéliens ont enfoncé à l’aube le portail d’une base de la Finul, au Liban, et fait irruption, par la force, à l’intérieur d’une enceinte des Nations unies dans un contexte où les tirs israéliens ont déjà blessé cinq casques bleus de la force d’interposition, les jours précédents. Ce nouvel incident ajoute à la pression exercée par Israël pour obtenir le retrait du sud du Liban des forces des Nations unies. Pour forcer le trait, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a enjoint, dans la même journée, aux casques bleus d’évacuer le sud du pays, où son armée est entrée le 1er octobre pour y combattre le Hezbollah. Adressant cette requête musclée au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, déclaré persona non grata en Israël, le 2 octobre, M. Nétanyahou a menacé : « Votre refus d’évacuer les soldats de la Finul les a transformés en otages du Hezbollah. Cela met en danger leur vie comme celle de nos soldats. »
Toujours dans la journée de dimanche, l’armée israélienne a tenté de minimiser la portée de l’événement du matin à l’entrée de la base de la Finul, avançant que l’une de ses unités avait été prise sous le feu du Hezbollah, lors d’une attaque ayant fait une vingtaine de blessés parmi ses soldats, et que l’intrusion d’un char dans l’enceinte de la force des Nations unies relevait d’une manœuvre d’évacuation. Dans la soirée, Stéphane Dujarric, porte-parole d’Antonio Guterres, a rappelé que « les attaques contre des soldats du maintien de la paix sont une atteinte au droit international, y compris au droit humanitaire international. Elles peuvent constituer un crime de guerre ». Quarante pays contributeurs de la Finul ont appelé, dans une déclaration commune, à la protection des casques bleus au Liban.
Cela n’a en rien fait dévier la position israélienne, qui s’inscrit dans une charge plus large contre les Nations unies et les institutions de la justice internationale. Les attaques récurrentes de l’Etat hébreu visent à la fois la légitimité de l’ONU et son organe judiciaire, la Cour internationale de justice, mais aussi celle de la Cour pénale internationale, deux institutions qui mettent en cause des dirigeants israéliens, la manière dont est menée la guerre à Gaza et l’occupation israélienne des territoires palestiniens.