Mois: mars 2022

« Ce qui lie Pékin et Moscou, c’est leur priorité stratégique commune : affaiblir un ordre international qu’ils estiment dominé par les Etats-Unis »

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La guerre en Ukraine met en lumière une « nouvelle guerre froide », avec d’un côté Américains et Européens, et de l’autre, la Russie de Vladimir Poutine politiquement appuyée par la Chine de Xi Jinping, observe Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.

Chronique

Retour à un univers bipolaire ? La guerre entre la Russie et l’Ukraine conforterait une division du monde en deux camps. Le « collectif occidental », comme on dit à Moscou, s’oppose au duo Vladimir Poutine – Xi Jinping, chefs de file de la famille des autocrates. Avec, au milieu, le club des puissances émergentes qui se refusent à choisir mais, en l’espèce, pencheraient plutôt du côté de Moscou et Pékin.

Il n’est pas sûr que cette géographie des rapports de force sur la planète survive en l’état à la fin de la guerre russo-ukrainienne. Mais, pour le moment, telle est bien la carte géopolitique de ce qu’on appelle « la nouvelle guerre froide » : d’un côté, les alliés atlantiques, Américains et Européens, et, de l’autre, la Russie de Poutine politiquement appuyée par la Chine de Xi. L’agression contre l’Ukraine soude le camp occidental, celui des démocraties libérales, et elle n’ébranle en rien l’amitié sino-russe, socle du groupe des autocraties.

Les deux camps sont tout proches de l’affrontement sur le théâtre européen – plus qu’ils ne l’ont jamais été durant la première guerre froide, ces années de confrontation entre l’URSS et les Etats-Unis. Une bavure, une erreur de tir ou une provocation dans les jours qui viennent, et le conflit entraîne l’OTAN – dont l’Ukraine n’est pas membre – directement dans les combats. Entre Moscou et Washington, la rupture des relations diplomatiques n’est pas loin. En février encore, la hiérarchie militaire russe gardait le contact avec le Pentagone : cela permet d’éviter le pire. Signe inquiétant : depuis quelques jours, le ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou, et le chef d’état-major, Valéri Guerassimov, ne prendraient plus leurs homologues américains au téléphone.

Peu importe que le propos soit fondé ou non, mais en qualifiant Poutine de « boucher » et de « criminel de guerre », avant de l’exhorter à quitter le pouvoir, Joe Biden a encore accentué la rupture américano-russe. La « nouvelle guerre froide » est aussi dans les mots – même si la fin des combats en Ukraine devra, d’une façon ou d’une autre, passer par un accord entre le Kremlin et la Maison Blanche. Biden conforte tous ceux qui défendent la thèse d’une irréductible hostilité américaine à l’adresse de la Russie. Il a divisé le camp occidental, jusqu’alors uni comme rarement, en amenant l’Allemagne et la France à prendre leurs distances avec un propos qui fleure bon l’époque ou l’Amérique appelait, ici et là, à des « changements de régime ».

Cependant, l’amitié « sans limites » liant les présidents russe et chinois ne se dément pas. La Chine de Xi s’abstient de condamner la guerre de Poutine. Sans un seul couac, la machine de propagande pékinoise reprend l’ensemble de la désinformation concoctée au Kremlin pour justifier l’agression contre l’Ukraine. Xi n’a jamais parlé à Volodymyr Zelensky. La Chine a choisi son camp.

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Aides financières – La Banque mondiale débourse 400 millions de dollars

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Marie-Chantal  Uwanyiligira,  responsable  des  opérations de  la  Banque  mondiale  à  Madagascar

Les pluies de dollars continuent d’inonder Madagascar. La Banque mondiale vient de décaisser 400 millions de dollars pour la connectivité par les routes. Un financement tout à fait approprié dans la situation actuelle du pays.

La Banque mondiale a approuvé le 25 mars dernier un montant total de 400 millions de dollars pour améliorer la connectivité, la résilience et la gestion des routes principales dans certaines zones rurales de Madagascar, notamment dans le Sud. Le projet Connecter Madagascar pour une Crois­sance Inclusive se compose d’un crédit de 200 millions de dollars et d’un don de 200 millions de dollars qui aideront le pays à améliorer l’accès des communautés rurales aux opportunités sociales et économiques. Le projet Connecter Madagascar pour une Croissance Inclusive, ainsi que les projets en cours Appui à la connectivité des trans­- ports et Développement durable du secteur routier de Madagascar, soutiennent la vision du gouvernement de développer le secteur des transports en utilisant une approche intégrée à long terme et multimodale.

« La Banque mondiale a considérablement augmenté ses investissements dans le secteur des transports et de la connectivité au cours des deux dernières années, car nous sommes convaincus qu’une meilleure connectivité des transports est la clé du développement économique et social de Madagascar », a déclaré Marie-Chantal Uwanyiligira, responsable des opérations de la Banque mondiale à Madagascar.

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Présidence de la République : Valéry Ramonjavelo limogé, Pelandroy Espérance nouveau SGP

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Une fois de plus encore, le président Andry Rajoelina a choisi de faire confiance à une femme. 

C’est officiel. Valéry Ramonjavelo n’est plus Secrétaire Général auprès de la Présidence de la République. Le Conseil des ministres d’hier a confirmé son limogeage. Par ailleurs, le même Conseil a déjà nommé un nouveau SGP. Il s’agit de Pelandroy Espérance. Une Magistrate judiciaire qui, selon les informations, n’est pas novice dans la gestion de postes clés au sein de l’Administration publique. D’ailleurs, elle a été membre du Cabinet à la Primature du temps de l’ancien Premier ministre Kolo Roger. Quant à son prédécesseur, le désormais ex-SGP, Valéry Ramonjavelo, on ignore les raisons de son limogeage. A noter que pendant le dernier déplacement du président Andry Rajoelina à Manakara, dans le cadre de la commémoration du 29 mars, il figurait encore dans la délégation présidentielle ayant assisté à la cérémonie. De source concordante, il n’y avait pas de discorde entre lui et le président de la République. Valéry Ramonjavelo aura donc servi pendant un peu plus de trois ans au sein de la Présidence. D’après les informations, il prévoirait de quitter la Grande île pour un nouveau poste à l’étranger. Ici le conditionnel est de rigueur. Son départ n’aurait donc rien à voir avec la politique ni avec son appartenance au parti Malagasy Miara-Miainga. En tout cas, le président Andry Rajoelina a, une fois de plus encore, choisi de faire confiance à une femme. Pelandroy Espérance, qui est originaire de la Région Androy, vient donc renforcer la gente féminine composant l’entourage du locataire d’Iavoloha. Actuellement, le staff du président compte, outre le nouveau SGP, dix directrices contre six directeurs.

Hausse des prix

Des mesures ont également été prises pour contenir les problèmes de la hausse des prix des PPN. Aussi, le Ministère de tutelle a-t-elle reçu l’instruction de convoquer une concertation avec toutes les entités concernées, à savoir les opérateurs, les industriels, les producteurs, les importateurs. L’objectif étant de fixer un plafonnement des prix. Le Conseil des ministres a également décidé que désormais, les voyageurs qui entrent à Madagascar ne sont plus obligés d’observer un confinement à l’hôtel, à l’exception de ceux qui sont testés positifs à la COVID-19. Un test TDR antigénique sera en revanche effectué à l’arrivée et en cas de résultat positif, le passager sera mis en quarantaine pendant 7 jours au minimum. Au niveau du Ministère des Transports, des mesures ont été prises pour assurer la baisse du prix des billets des transports aériens. Parmi ces mesures figurent l’augmentation des fréquences des vols Tana – Paris, l’ouverture de la ligne Tana – Turquie qui sera assuré par la Compagnie Turkish Airlines, l’ouverture des vols La Réunion – Toamasina, La Réunion Nosy-Be et La Réunion – Tana, ainsi que les vols Mayotte – Mahajanga – Tana et Mayotte – Nosy-Be – Antsiranana. Il serait aussi question de la réouverture des vols Tana – Maurice. Actuellement, des négociations sont en cours pour la reprise des vols vers l’Afrique du Sud et vers les autres pays africains par Ethiopian Airlines.

Davis R – Midi M/kara

Le résumé d’Algérie – Cameroun – Foot – Qualif. CM 2022

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Le Cameroun a arraché son billet pour la Coupe du monde grâce à un but de Karl Toko Ekambi au bout d’une incroyable prolongation face à l’Algérie ce mardi (2-1 a.p.).

The women behind Germany’s foreign policy

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Christine Lambrecht, the German defense minister, in Münster, Germany, last month.Fabian Bimmer/Reuters

Olaf Scholz, Germany’s new chancellor, has recently broken with the country’s postwar pacifism, vowing to give the nation the necessary resources and muscle it needs to lead on security matters in Europe. Those responsible for carrying out that change — the biggest foreign policy shift in Germany since World War II — are all women.

Christine Lambrecht, the defense minister, is overseeing a rearmament program of 100 billion euros, about $110 billion. Annalena Baerbock, the foreign minister, is devising Germany’s first national security strategy. And Nancy Faeser, who is in charge of homeland security, is organizing the welcome for hundreds of thousands of Ukrainian refugees.

As war rages in Ukraine, it is the first time that women have filled all three national security positions in Germany, putting them on the front lines of a cultural and strategic revolution in their country. “Security lies in the hands of strong women in this government,” Scholz said when he presented his cabinet to the country in November, the first featuring as many women as men.

Background

Scholz’s conservative predecessor, Angela Merkel, made history when she became the first female chancellor in 2005. Germany’s current foreign and interior ministers are the first women to hold the positions.

(source: nytimes.com)

Erdogan se pose en «parrain» des pourparlers russo-ukrainiens

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Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, prononce un discours, mardi, en ouverture des pourparlers ukraino-russes, qui se déroulent à Istanbul. MURAT CETIN MUHURDAR/AFP

Il a tenu à être là, pour la photo et quelques mots. Recep Tayyip Erdogan, qui effectuait mardi une visite en Ouzbékistan, a pris le temps d’accueillir juste avant son départ les négociateurs russes et ukrainiens réunis pour la première fois sur les rives du Bosphore, au sein même des bureaux de la présidence turque. Devant les caméras, le président turc s’est adressé aux délégations sur un ton qui ressemblait, par moments, à celui d’un coach ou d’un manager. «Je pense que nous sommes entrés dans une phase où des résultats concrets doivent émerger des pourparlers. Le monde entier attend de bonnes nouvelles de votre part», leur a-t-il lancé.

Moins de quatre heures plus tard, les émissaires de Kiev et de Moscou avaient effectivement quelques «bonnes nouvelles» à annoncer. Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinski, a fait état de «discussions substantielles» et assuré que les propositions «claires» de l’Ukraine allaient être «étudiées très prochainement et soumises au président» Vladimir Poutine. Autre signe, côté russe, que les négociations avancent: le vice-ministre de la Défense, Alexandre Fomine, a annoncé que Moscou allait «réduire radicalement (son) activité militaire en direction de Kiev et Tchernihiv», dans le nord du pays, pour «accroître la confiance». Washington s’est montré plus prudent, évoquant plutôt un «repositionnement» des forces russes.

« Je pense que nous sommes entrés dans une phase où des résultats concrets doivent émerger des pourparlers. Le monde entier attend de bonnes nouvelles de votre part »

Recep Tayyip Erdogan

Les propositions de l’Ukraine concernent d’abord sa «neutralité», exigée par Moscou. Les négociateurs ukrainiens ont détaillé un mécanisme semblable à celui que déclenche l’article 5 du traité de l’Otan après l’agression d’un de ses membres. Kiev réclame un «accord international» qui permettrait, en cas d’attaque contre son territoire et d’échec d’une solution diplomatique rapide, à des pays garants de l’aider à se défendre (livraisons d’armes, zone d’exclusion aérienne…) Le négociateur ukrainien David Arakhamia a cité comme garants des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU -États-Unis, Chine, France et Grande-Bretagne – mais aussi l’Allemagne, la Pologne, Israël et la Turquie.

Des effets sur la fragile économie turque

Cette dernière, hôte des discussions, s’est montrée satisfaite. Son chef de la diplomatie, Mevlüt Çavusoglu, a estimé que les pourparlers avaient connu à Istanbul leurs progrès les plus «significatifs» depuis le début de la guerre. Il a dit s’attendre à ce que ses homologues russe et ukrainien s’entretiennent prochainement, dernière étape avant un sommet au niveau présidentiel.

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Fandaharana miompana amin’ny Fitiavan-Tanindrazana – 29 Mars 1947

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Fanjanahana, Fahaleovantena, Fiarahamonina, Faha-iziana, ….

Misehatra: Hemerson Andrianetrazafy, Alexandre Lahiniriko, Haja « Telofangady », Andrianarisoa M. Ankoay « Havotafo ».

Famakafakana ara-tantara: Denis Alexandre Lahiniriko (Mpahay Tantara) sy Monja Fokonontsoa (Mpampianatra-mpikaroka) zanaka vavin’Itompokolahy Monja Jaona

L’invité du jjour: Gascar Fenosoa

Théâtre : La relève en action

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Mbato Ravalison, président du Fmtm, et metteur en scène des Amis du théâtre malagasy.

Dimanche 27 mars, la Journée mondiale du théâtre a été célébrée dans le monde entier. À Tana, c’est à l’Ivokolo Analakely que les amateurs du sixième art se sont retrouvés en présence de la ministre de la Communication et de la Culture. Pour marquer l’occasion, “Les Amis du théâtre malagasy”  du Lycée J.J. Rabearivelo et la Troupe Ilo ont donné vie à deux pièces, « Golgota » et « Tafiotra 47 ». La relève prend dorénavant le chemin de la cour.

La saison s’enchaine le dimanche 3 avril avec la troupe « Fanilon’ny Teatra ». À l’affiche de L’AFT Andavamamba, « Geja » et « Tody ». Deux pièces courtes de 45 minutes. À savoir que cette troupe rassemble des anciens lycéens des Amis du théâtre du Lycée Jean Joseph Rabearivelo. Animés par la passion pour le théâtre, ces  derniers ont continué à poursuivre dans cette voie. Certains ont même choisi de faire des études de théâtre en Allemagne.

Pour rappel, la Journée mondiale du théâtre a plusieurs objectifs. Mis à part le fait d’encourager les échanges internationaux dans le domaine de la connaissance et de la pratique des arts de la scène, l’idée est aussi de sensibiliser l’opinion publique à la prise en considération de la création artistique dans le domaine du développement. Dans la même foulée, partager avec les peuples la vision de l’art et la façon dont il peut contribuer à la compréhension et à la paix entre les peuples entre en ligne de compte. Tout comme stimuler la création et élargir la coopération entre les gens de théâtre.

Zo Toniaina – Midi  M/kara

Dialogue Public-Privé : Un tournant décisif pour l’industrialisation

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Identifier les solutions et s’accorder sur les mesures à appliquer pour lever les freins à l’essor du secteur industriel. Voilà l’objectif de la semaine de l’industrialisation qui a démarré lundi.

Du concret. Que ce soit du côté de l’Etat ou celui du secteur privé, aboutir à des solutions et des mesures concrètes est le but de la semaine de dialogue privé sur l’industrialisation qui se déroule à la Chambre de commerce et de l’industrialisation (CCI), à Antaninarenina. Un événement organisé par le ministère de l’Industrie, du commerce et de la consommation avec l’appui de l’Economic development board of Madagascar (EDBM) et attendu avec impatience par l’ensemble des groupements professionnels.

Comme l’a souligné Edgard Razafindravahy, ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, dans son allocution d’ouverture, les échanges à Antaninarenina sont sans langue de bois. Il ajoute, «si nous organisons ce dialogue, c’est pour concrétiser ce qui y sera décidé». Une manière de souligner que contrairement aux éditions précédentes, il n’est plus question de dialoguer juste pour dialoguer, mais de traduire les décisions en acte. Il n’est plus question de s’attarder sur les problèmes que tous les acteurs du secteur connaissent déjà. Opérateur du secteur privé, Edgard Razafindravahy est bien placé pour apprécier les conditions de travail des entrepreneurs.

Le but est de trouver des solutions pour lever les obstacles au développement de l’industrie à Madagascar. On est allé directement au coeur du problème et en chercher la solution.

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