Emmanuel Macron est attendu à Madagascar pour le 5e sommet de la Commission de l’Océan Indien (COI). Alors que les tensions avec Antananarivo persistent, cette visite s’annonce stratégique. Emmanuel Dupuy, président de l’IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe), invité par Antoine Colonna décrypte les enjeux : souveraineté française dans l’océan Indien, diplomatie indo-pacifique, avenir des îles Éparses, relations franco-malgaches… Une interview essentielle pour comprendre les défis à venir dans cette région cruciale.
Connu du grand public en tant qu’artiste peintre, Jean Andrianaivo Ravelona est également une figure engagée dans la défense du patrimoine et de la culture. Homme de convictions, élu « Homme de l’année 1997 » par l’organisation ROI, il s’exprime aujourd’hui face à la crise que traverse le pays sous l’angle culturel.
Pourquoi tirez-vous la sonnette d’alarme au sujet de la culture ?
Parce que je ressens une urgence. Depuis des années, je constate une lente mais profonde dégradation de notre culture. Aujourd’hui, cela prend une tournure dramatique. La société est en train de perdre ses repères fondamentaux, son lien à son histoire, à sa terre, à ses valeurs. J’estime que cette crise que nous vivons est avant tout culturelle. Et c’est de là que découlent les tensions sociales, identitaires et même politiques. Pour moi, Madagascar vit une instabilité profonde qui est une « crise d’identité culturelle ».
Vous parlez d’une «crise d’identité culturelle» Que voulez-vous dire par là ? Lire la suite »
L’architecte catalan a été déclaré vénérable par le Pape François ce 14 avril. Union de l’art et de la liturgie, la basilique de la Sagrada Familia, dont Antoni Gaudí est l’architecte, rayonne dans le monde entier et éclaire aussi bien les fidèles que les non-croyants. L’archevêque de Barcelone revient sur la profondeur de l’héritage de cette «louange à Dieu faite de pierre».
La Sagrada Familia, initiée en 1882, encore en construction aujourd’hui.
Alexandra Sirgant – Cité du Vatican
Au lendemain du dimanche des Rameaux, le Pape François a autorisé la publication de décrets reconnaissant les vertus héroïques d’Antoni Gaudí, l’architecte espagnol connu dans le monde entier pour avoir dirigé la construction de la Sagrada Familia à Barcelone, également surnommée «la Bible de pierre». Inspiré par l’ardeur de sa foi chrétienne, l’architecte de Dieu consacrera toute sa vie à l’édification de la basilique catalane, initiée en 1882, et encore en construction aujourd’hui. Antoni Gaudí «a réussi à transformer cette église en une louange à Dieu faite de pierre» avait déclaré le Pape Benoît XVI lors de son voyage apostolique à Barcelone le 7 novembre 2010.
Retour sur l’ampleur de la foi du génie catalan avec le cardinal Juan José Omella, archevêque de Barcelone depuis 2015, qui a reçu la nouvelle avec joie.
Suite à la reconnaissance des vertus héroïques d’Antoni Gaudí, quels sont les éléments fondamentaux de son héritage que vous soulignez, et que signifie cette reconnaissance pour vous en particulier et pour votre Église?
En tant qu’archevêque de Barcelone, mes évêques auxiliaires et l’ensemble de la communauté chrétienne sont très heureux de cette reconnaissance des vertus que le Pape a déclarées aujourd’hui! Mais je pense que c’est aussi une joie pour toute la ville de Barcelone, car Antonio Gaudí est très aimé en tant que personne, et surtout en tant qu’architecte pour la construction de la célèbre et merveilleuse œuvre de la Sagrada Família.
C’est également une joie pour les nombreux disciples de Gaudí dans le monde, qu’ils soient croyants ou non. C’est un homme si admiré, si vénérable et si vénéré, que c’est une joie pour nous tous. D’une certaine manière, nous reconnaissons aujourd’hui les vertus que, en tant que croyant, cet homme a démontrées dans son œuvre d’art. Nous reconnaissons l’œuvre d’art bien sûr, mais l’œuvre d’art accompagnée de cette âme qui est celle d’un saint.
L’objectif d’Antoni Gaudí était de servir Dieu à travers l’architecture. Comment cela s’est-il traduit dans son travail? Lire la suite »
Le premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, avec la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, à Luxembourg, le 14 avril 2025. JOHN THYS / AFP
Les Européens ont organisé, lundi 14 avril, leur premier dialogue politique de haut niveau avec le gouvernement palestinien, deux mois après celui avec Israël. Au-delà de l’aide financière promise, l’Europe peine à peser sur un processus politique.
Blocage de l’aide humanitaire, droit international humanitaire bafoué, occupation par l’armée israélienne d’une partie de la bande de Gaza, multiplications des exactions contre les Palestiniens en Cisjordanie et accélération de la colonisation… Un an et demi après les attaques terroristes du Hamas du 7 octobre 2023 et le début de la riposte militaire israélienne pour détruire l’organisation islamiste, la situation n’est jamais apparue aussi dramatique dans les territoires palestiniens.
Réunis, lundi 14 avril, à Luxembourg, les ministres des affaires étrangères européens ont eu beau déplorer la situation « catastrophique » à Gaza ou en Cisjordanie, pour reprendre le terme d’Annalena Baerbock, la cheffe de la diplomatie allemande, ou « condamner le blocus total de Gaza », comme l’a fait la haute représentante de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas, demandant une nouvelle fois la reprise des négociations pour uncessez-le-feu, l’accès sans entrave de l’aide humanitaire et la libération des otages du Hamas, dans l’ensemble, les Vingt-Sept semblaient largement résignés face à la situation inextricable.
Le Fonds monétaire international (FMI) a accordé à Madagascar un accord au niveau des services (Staff Level Agreement) à l’issue de la deuxième mission de revue du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité de résilience et de durabilité (FRD). L’annonce a été faite le 14 avril 2025 à Antaninarenina, en présence des représentants du gouvernement et de l’institution financière internationale.
Processus de soutien financier du FMI
Cette deuxième mission de revue menée par le FMI avait pour but de vérifier la mise en œuvre des engagements pris par Madagascar en décembre 2024. Le respect de ces critères a permis au pays d’obtenir cet accord technique, considéré comme une étape essentielle dans le processus de soutien financier du FMI. Il ne reste plus que la transmission des documents au Conseil d’administration du Fonds pour validation finale.
Dans le secteur de l’énergie, deux mesures phares ont été annoncées. Un décret sera publié prochainement pour fixer les prix du carburant sur les six prochains mois, afin de maîtriser les fluctuations. Par ailleurs, un plan de redressement de la JIRAMA est en cours d’élaboration. L’objectif est de relancer la performance de la compagnie nationale d’eau et d’électricité de Madagascar et d’en renforcer la gouvernance.
Réformes environnementales
Sur le plan environnemental, deux décrets sont attendus. Le premier, porte sur la création d’un comité interministériel chargé des questions environnementales, qui sera dirigé par le Premier ministre Christian Ntsay. Lire la suite »
Débat : États-Unis / Chine : le bras de fer du siècle ?
avec
– Benjamin BÜRBAUMER, Économiste, maître de conférences à Sciences Po Bordeaux, auteur de « Chine/États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation » aux éditions La Découverte (18.04.24), prix lycéen « Lire l’Économie » 2024 et prix Turgot « Jeune Talent »
– Sebastien JEAN, Professeur au Cnam (Conservatoire National des Arts et Métiers), co-auteur de « La folle histoire de la mondialisation » (ed. Les Arènes avril 2021)
– Caroline PUEL, Journaliste, écrivaine et professeure au lycée Sud Médoc La Boétie – François CHIMITS, Analyste au Mercator Institute for China Studies (MERICS), économiste affilié au Centre d’Études Prospectives et d’Informations Internationales (CEPII)
– Elvire FABRY, Chercheuse senior en Géopolitique du commerce à l’Institut Jacques Delors et rapporteure du groupe de travail sur les relations UE-Chine
«Cette fois, 15.000 sportifs de l’Etat venus de toutes les régions sont attendus à Mahajanga. Ils vont en découdre dans 21 disciplines sportives. Ce sera vraiment une fête sportive », a déclaré le président de l’Asief, Jean Aimé Botosera Andrianarison dit John Love.
C’est déjà l’effervescence. L’Association sportive interministérielle pour l’entretien des fonctionnaires (Asief), sont en plein préparatifs pour les Jeux nationaux, prévus entre les mois de juillet et août dans la ville de Mahajanga. Cette version 2025 risque de drainer la foule avec l’introduction des sports de plage (Beach-volley, du beach soccer et du beach hand) parmi les disciplines sportives à disputer.
Côtés préparatifs, lui et son équipe, dont le secrétaire général Tahina Valohery Andriamiarana, se sont rendus sur place. «Les infrastructures sportives et d’hébergement sont suffisantes pour accueillir les délégations. Le nouveau stade couvert de Mahajanga construit par le président de la République, une fierté locale, accueillera une partie des compétitions», a déclaré John Love.
Dépassement de soi
Les membres de la délégation ont d’ailleurs effectué une visite de courtoisie auprès des autorités locales dans le but de boucler les dossiers et d’obtenir les autorisations nécessaires à l’organisation d’une compétition.
Pour le bon déroulement de la compétition, le président rappelle «qu’il n’y aura plus de mercenariat. Seuls les athlètes venant de leur institution ou de leur ministère respectif, pourront participer à l’événement».
En attendant, John Love encourage les fonctionnaires de l’Etat à pratiquer le sport pour la santé.
Les rebelles du M23 affirment que ni les sanctions ni l’accord sur les minéraux avec Trump ne les arrêteront.
La guerre en République démocratique du Congo entre dans un nouveau chapitre explosif, les rebelles du M23 ayant publié une déclaration glaçante : aucune sanction ni aucun accord minier avec le président américain Donald Trump ne freineront leur campagne. Corneille Nangaa, chef de l’Alliance du fleuve Congo – une coalition qui comprend la faction du M23 soutenue par le Rwanda – l’a clairement exprimé dans une déclaration enflammée, rejetant les manœuvres diplomatiques et promettant que ses combattants poursuivraient leur combat. Nangaa a affirmé avec défi qu’ils se battraient comme des gens qui n’ont rien à perdre, alors que ses rebelles s’emparaient d’une nouvelle ville stratégique dans l’est du Congo.
Ses propos faisaient suite à deux événements majeurs censés modifier l’équilibre de la guerre : l’imposition de sanctions internationales au M23 et le projet d’accord « minerais contre sécurité » entre la RDC et le gouvernement américain. Mais au lieu de battre en retraite, les rebelles ont resserré leur emprise sur un territoire crucial, s’emparant de la ville de Walikale et coupant ainsi les voies d’approvisionnement de l’armée congolaise. Avec une prime faramineuse de 5 millions de dollars sur leur tête offerte par le gouvernement congolais, les rebelles du M23 ne se laissent pas décourager et intensifient leur offensive à un rythme jamais vu depuis leur dernier soulèvement majeur en 2012. Leur résilience soulève une question urgente : le monde restera-t-il les bras croisés alors que l’est du Congo s’enfonce dans le chaos ?
Russian FM Sergey Lavrov has revealed that BRICS is developing an alternative global payment system—one that could rival SWIFT and include non-member nations. Lavrov confirmed Brazil proposed the platform, and Russia’s own financial messaging network is being eyed as a model. The move could shift global financial power away from the West. Will this be the final push for global de-dollarization?
Ny VP-AN sy ny Sekretera Nasionalin’ny TGV sady Governoran’Analamanga no miaka-tsehatra manazava izay mety tsy fantatry ny Olon-tsotra mahatonga ny savorovoro amin’ity tetikasa ity, noho ny tsy fahampian’ny fanazavana sy ny mangarahara.