Etats-Unis : la justice bloque l’expulsion de 600 000 Vénézuéliens voulue par l’administration Trump

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Une cour d’appel a considéré, vendredi, que le gouvernement américain ne pouvait pas révoquer le statut légal de protection temporaire accordé à ces migrants en grande partie sous l’administration de Joe Biden.

Un restaurant vénézuélien, où se réunissent de nombreuses personnes de la communauté, à Doral, près de Miami (Floride), le 2 avril 2025. REBECCA BLACKWELL / AP

Quelque 600 000 Vénézuéliens vivant aux Etats-Unis, mais menacés d’expulsions, se sont vus accorder un nouveau sursis, vendredi 29 août, par la justice américaine. En mars, un juge fédéral de Californie avait interdit au gouvernement de Donald Trump d’abolir le statut de protection temporaire (TPS) dont ils bénéficiaient.

Ce jugement de première instance, qui avait évité leur expulsion, a été confirmé, vendredi, par une cour d’appel fédérale alors qu’au mois de mai, la Cour suprême des Etats-Unis avait autorisé provisoirement l’administration Trump à révoquer leur statut, le temps que l’affaire soit examinée en appel.

Le TPS protège d’une expulsion et octroie le droit au travail. Ce statut est accordé aux immigrés dont la sécurité n’est pas assurée s’ils rentrent dans leur pays en raison de conflits, de catastrophes naturelles ou d’autres conditions « extraordinaires ». Il a largement été accordé aux Vénézuéliens sous l’ancien président Joe Biden, Washington considérant le régime du président, Nicolas Maduro, comme autoritaire. Lire la suite »

Sécurité alimentaire – Madagascar reçoit un appui de 9 milliards d’ariary du Japon

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Une aide de 300 millions de yens, soit près de 9 milliards d’ariary, vient renforcer les efforts de Madagascar face à la crise alimentaire.

Copyright Image : © Ambassade Du Japon Madagascar

Un souffle d’espoir pour 48 000 familles

La signature de l’accord s’est tenue hier au bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) à Antananarivo. L’ambassadeur du Japon, ABE Koji, a présidé la cérémonie en présence de représentants du PAM et de membres du gouvernement. Ce financement soutient le Programme d’Assistance Alimentaire 2025 et cible environ 48 000 personnes dans le Grand Sud et le Sud-Est, régions frappées par des sécheresses récurrentes et des cyclones. Le PAM prévoit d’acheter et de distribuer 1 150 tonnes de riz et 173 tonnes de légumineuses. Une partie des commandes passera par des fournisseurs locaux, afin de stimuler les marchés de proximité et de générer des revenus supplémentaires pour les producteurs malgaches.

Un geste diplomatique et solidaire

Dans son discours, l’ambassadeur ABE Koji a réaffirmé l’engagement du Japon à travailler avec le gouvernement malgache, les organisations internationales et les communautés locales pour bâtir une société plus résistante aux catastrophes. Cette initiative reflète la stratégie de coopération de Tokyo en Afrique, qui met l’accent sur la résilience et la sécurité alimentaire. Cette contribution arrive dans un contexte de grande fragilité. Plus de 77 % de la population malgache vit dans une pauvreté extrême. La baisse des financements humanitaires internationaux accentue encore les difficultés. Dans ce cadre, l’aide japonaise joue un rôle vital pour prévenir une aggravation de la situation. Quelques jours avant cette signature, Madagascar avait participé à la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD9), organisée à Yokohama du 20 au 22 août. Le Premier ministre Ntsay Christian y avait représenté le pays. Les échanges avaient mis en avant la sécurité alimentaire, la nutrition et la résilience face au changement climatique.

(source: moov.mg)

Afrique–États-Unis – Les ambassadeurs plaident pour l’Agoa

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À un mois de la fin de l’Agoa, la Mission de l’Union africaine à Washington a tenu une réunion. Diplomates africains, experts américains et acteurs privés y ont participé.

Lantosoa Rakotomalala, ambassadrice de Madagascar aux États-Unis et co-présidente du Sous-Comité Agoa.

Dans la salle de conférence de la Mission de l’Union africaine aux États-Unis, ce 28 août, l’atmosphère était à la fois studieuse et déterminée. Diplomates africains, experts américains et représentants du secteur privé se sont réunis pour un atelier stratégique consacré au renouvellement de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa), programme clé du commerce entre l’Afrique et les États-Unis, dont l’expiration est prévue le 30 septembre 2025. L’objectif est d’élaborer une stratégie commune et de renforcer le plaidoyer afin d’éviter une rupture qui menacerait des millions de dollars d’investissements et des centaines de milliers de moyens de subsistance.

L’ouverture des discussions a été marquée par l’intervention de Lantosoa Rakotomalala, ambassadrice de Madagascar aux États-Unis et co-présidente du Sous-Comité Agoa. Elle a souligné l’urgence : « La fin possible de l’Agoa n’est pas un problème théorique : elle met directement en danger des millions de dollars d’investissements et des centaines de milliers d’emplois en Afrique et aux États-Unis. » Les participants ont mis en avant l’importance d’une action coordonnée pour convaincre le Congrès et l’administration américaine de la nécessité de renouveler ce programme vital.

Actions audacieuses 

Pour Madagascar, l’enjeu est particulièrement tangible. Lire la suite »

Todisoa Andriamampandry : « Collège électoral incomplet pour les sénatoriales »

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Réélu député dans le Vème arrondissement, ancien DG du MEN, ex-Adjoint au maire de la CUA, ancien doyen de la faculté EGS et enseignant-chercheur, Todisoa Andriamampandry a assez d’expérience pour dire qu’il faut au préalable procéder à une réforme électorale préalable avant la tenue des sénatoriales. À son avis, « le respect de la loi et la crédibilité des institutions doivent primer sur les calculs politiques ».

Textes clairs

(©midi-madagasikara.mg)

Le député élu dans le VIème arrondissement de Tana martèle que « les textes sont clairs : il faut d’abord procéder à l’élection des chefs et conseillers régionaux, puis des chefs de province et conseillers provinciaux avant d’organiser les sénatoriales ». Et de faire remarquer que « le cas des chefs de Région, constitue une irrégularité », alerte-t-il. Il appelle ainsi à régulariser les mandats communaux, régionaux et provinciaux, rappelant que plusieurs communes n’ont toujours pas de maires élus.

Manipulations électorales

Le député n’épargne pas la Commission électorale nationale indépendante (CENI), jugée « affaiblie et décrédibilisée » tant au niveau national qu’international. Accusée de « manipulations des résultats », la CENI ne serait plus, selon lui, en mesure de garantir des élections transparentes. D’où la nécessité d’une réforme en profondeur, associant acteurs politiques, société civile et partenaires techniques.

Dialogue politique

Todisoa Andriamampandry insiste sur l’urgence d’un dialogue politique inclusif tout autour d’un code électoral unique, de l’enrôlement biométrique des électeurs, et de la transparence bureau par bureau des résultats. « Il ne suffit pas de critiquer, il faut aussi proposer », déclare-t-il. Faisant écho au mouvement TIM – Firaisankina qui se dit disposé à participer à l’élaboration d’un cadre électoral crédible.

Étape par étape

En somme, l’élu estime que les sénatoriales ne peuvent se tenir sans réforme préalable du système électoral. « Il faut d’abord bâtir les fondations, puis avancer étape par étape », suggère-t-il. En appelant à la tenue d’un dialogue national pour éviter toute décision unilatérale. Pour Todisoa Andriamampandry, la réforme électorale ne se limite pas à une exigence technique : c’est une condition de stabilité politique et de restauration de la confiance des citoyens envers les institutions. « Transparence, biométrie et code électoral unique : voilà les trois priorités », a-t-il conclu.

(source: Nadia R. – Midi M/kara)

Retour des reliques sakalava – Une cérémonie d’hommage national à Antananarivo

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(©laverite.mg)

Le Kabeso du Roi Toera et de ses deux compagnons d’armes feront leur entrée à Madagascar. Cent vingt-huit ans après leur exécution pour avoir refusé la colonisation, les reliques du Roi Toera et de ses deux chefs de guerre reviennent enfin sur la terre malgache. Un moment historique et solennel est attendu le mardi 2 septembre 2025, lorsque se tiendra, dès la matinée, une cérémonie d’hommage national et militaire au mausolée d’Avaratr’Ambohitsaina.

Cet événement revêt une double portée : honorer la mémoire de ces héros de la résistance et restaurer la dignité confisquée à travers l’histoire. Après cette cérémonie dans la Capitale, une grande commémoration se déroulera également dans la Région de Menabe, berceau de la lutte menée par le Roi Toera et ses compagnons. Pour marquer cette étape historique, le ministère de la Communication et de la Culture appelle chaque citoyen à se recueillir, en se tenant debout et tête découverte, lors du passage du cortège funéraire.

Le parcours symbolique traversera, depuis l’aéroport d’Ivato, plusieurs lieux emblématiques d’Antananarivo comme le mausolée, Ambohijatovo, l’Hôtel de ville d’Analakely, Antanimena, Ankorondrano, Iavoloha. Le cortège empruntera ensuite la route du Menabe en passant par Antsirabe, Miandrivazo, Mahabo et le croisement de Morondava pour atteindre sa destination finale : Belo, le 6 septembre. Au-delà de la symbolique nationale, le retour de ces reliques constitue un acte de mémoire collective et une réconciliation avec l’histoire : celle d’un peuple qui reconnaît aujourd’hui le sacrifice de ses enfants tombés pour la liberté.

(source: N.R. – laverite.mg)

Diplomatie: la vice-présidente de la Colombie en visite officielle à Madagascar

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(©madagascar-tribune.com)

La Vice-Présidente de la République de Colombie, Francia Márquez Mina, est arrivée sur le sol malgache dans la nuit du jeudi 28 août 2025. Elle a été accueillie à l’aéroport international d’Ivato par Rasata Rafaravavitafika, ministre des Affaires étrangères, au nom du Président Andry Rajoelina, du Gouvernement et du peuple malgache. Cette visite de travail s’inscrit dans le cadre de la tournée africaine de la Vice-Présidente colombienne et marque une étape importante dans le renforcement des relations bilatérales entre Madagascar et la Colombie.

Les deux pays, bien que situés sur des continents différents, partagent plusieurs valeurs fondamentales, notamment la solidarité, la justice sociale et le développement durable. Cette rencontre diplomatique vise à approfondir ces liens en explorant de nouvelles pistes de coopération dans des domaines stratégique.

Au programme de cette visite figurent des échanges bilatéraux axés sur l’éducation, la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et le développement de l’économie verte. Des initiatives en faveur du rapprochement entre les peuples colombien et malagasy seront également discutées, dans le but de favoriser le dialogue interculturel et la coopération humaine.

Cette visite s’inscrit dans la volonté du gouvernement malgache, sous le leadership du Président Andry Rajoelina, de renforcer l’ouverture diplomatique de Madagascar à l’échelle mondiale. En diversifiant ses partenariats, notamment avec des pays d’Amérique latine comme la Colombie, Madagascar ambitionne de jouer un rôle plus actif dans les dynamiques de coopération internationale.

La présence de la Vice-Présidente colombienne à Antananarivo pourrait ainsi ouvrir la voie à un partenariat sud-sud renforcé, fondé sur des intérêts partagés et une vision commune du développement durable et inclusif

(source: madagascar-tribune.com)

SADC: la société civile appelle à réinvestir dans l’éducation

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Où en est l’éducation en Afrique australe ? La société civile de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’est penchée sur cette question lors de son forum. Elle souligne que les investissements dans l’éducation nationale ont diminué, “non pas par manque de priorité des États membres, mais en raison des politiques d’austérité”. Pourtant, il n’y a pas de développement économique durable sans une jeunesse bien formée. La société civile appelle donc à un investissement intelligent, en repensant la répartition du budget de l’État pour placer l’éducation au cœur des priorités.

(©newsmada.com)

Les jeunes sont l’avenir du pays. Pourtant, dans de nombreux États d’Afrique australe, ce principe reste lettre morte. À l’issue du forum de la société civile de la SADC, ses membres dressent un constat alarmant : l’éducation nationale est insuffisamment soutenue dans plusieurs États membres. Alors que l’objectif est de consacrer au moins 20% du budget national ou environ 6% du PIB à cette priorité, “la majorité des États membres de la SADC reste bien en deçà”, indique la société civile de la SADC. Selon elle, la part du budget de l’éducation dans le budget total est passée de 22% en 2014 à seulement 12% en 2021. “Cette baisse s’explique davantage par la réduction globale des dépenses publiques que par un manque de priorité accordée par le gouvernement à l’éducation”, souligne-t-elle. Par ailleurs, environ 20% des dépenses totales en éducation ont été couvertes par des financements extérieurs.

C’est le cas de la Tanzanie (14,33%), de l’île Maurice (12,19%), des Comores (10,48%) ou encore de l’Angola (10,48%). Madagascar, considéré comme l’un des pays les plus jeunes avec près de 60% de sa population âgée de moins de 25 ans, n’échappe pas à la tendance. Concernant la Grande Île, la part du budget de l’État consacrée à l’éducation s’élevait à environ 15,7% en 2021, avant de diminuer à 13,85% en 2022. Depuis plusieurs années, cette allocation se situe généralement entre 14 et 16% du budget global. Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), l’éducation représentait encore 18 % du budget national en 2017. Entre 2009 et 2013, cette part est toutefois passée de 22% à 12%. Lire la suite »

Pourquoi Donald Trump veut attaquer le milliardaire George Soros et son fils en justice

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George Soros « et son groupe de psychopathes ont causé d’énormes dégâts à notre pays ! », a déclaré le président américain.

AFP George Soros, homme d’affaires et philantrope né en Hongrie, est régulièrement pris pour cible par l’extrême droite américaine.

ÉTATS-UNIS – Il est, depuis plusieurs années, la cible privilégiée de l’extrême droite et des sphères complotistes. Donald Trump a demandé ce mercredi 27 août que le milliardaire philanthrope George Soros et son fils soient poursuivis en justice pour avoir soutenu, selon lui, des manifestations violentes aux États-Unis. Des accusations jugées « scandaleuses et fausses » par la famille.

Ils « devraient être poursuivis en vertu de la loi RICO pour leur soutien aux manifestations violentes, et bien plus encore, partout aux États-Unis d’Amérique », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, faisant référence à une loi fédérale sur les organisations criminelles. George Soros, 95 ans, et « son groupe de psychopathes ont causé d’énormes dégâts à notre pays ! », a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

L’organisation du milliardaire, Open Society Foundations (OSF), a quant à elle condamné les accusations « scandaleuses et fausses » de Donald Trump, dans un communiqué transmis à l’AFP.

Haï par les ultra-conservateurs et cible régulière d’attaques aux relents antisémites, le milliardaire né en Hongrie, a été accusé par ses détracteurs d’avoir financé des manifestations violentes, œuvré à renverser des gouvernements ou fabriqué une crise migratoire en Europe.

Plusieurs milliards versés

En cause : les milliards qu’il a versés par le biais de son organisation Open Society Foundations (OSF) en faveur de réformes de l’économie et de la justice, du droit des minorités et des réfugiés, de la liberté d’expression. Lire la suite »