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Discours de Donald Trump à l’ONU
Au premier jour de l’Assemblée générale de l’ONU, les chefs d’État prennent tour à tour la parole à l’occasion de la grand-messe diplomatique annuelle, organisée en visioconférence en raison de la crise sanitaire de Covid-19. Face au Covid-19, « nous allons distribuer un vaccin » et « mettre un terme à la pandémie, » promet le président américain Donald Trump, lors de son discours prononcé à l’ONU.
Discours du président chinois Xi Jinping à l’occasion de la 75e Assemblée générale de l’ONU
Le commandant libyen soutenu par la Russie se dit prêt à des pourparlers pour mettre fin à la guerre

LE CAIRE – Le commandant libyen soutenu par la Russie, dont les forces ont subi une série de pertes sur le champ de bataille ces derniers jours, a déclaré samedi qu’il était prêt à arrêter les combats et à entamer des pourparlers pour mettre fin à la guerre civile de son pays riche en pétrole.
Il était peu probable que cette annonce mette fin immédiatement aux combats. Mais il a offert de nouvelles preuves du poids décisif de la Turquie, de l’autre côté de la guerre en Libye, dont l’intervention en faveur du gouvernement soutenu par l’ONU à Tripoli a contrecarré les ambitions de la Russie et changé le cours du conflit.
Le commandant libyen, Khalifa Hifter, a fait une offre de cessez-le-feu au Caire alors qu’il se tenait aux côtés de son allié égyptien, le président Abdel Fattah el-Sisi. L’Égypte, ainsi que la Russie et les Émirats arabes unis, ont investi massivement pour soutenir M. Hifter et s’efforcent maintenant de limiter ses pertes après l’effondrement dramatique de sa campagne de 14 mois pour capturer Tripoli.
L’ampleur et la rapidité des pertes de M. Hifter ont stupéfait les Libyens, et les analystes disent que la retraite marque non seulement la fin de son assaut sur Tripoli, mais qu’elle est susceptible de remodeler le paysage militaire et politique plus large du pays.
« Tous nos points d’appui changent », a déclaré Tarek Megerisi, analyste au Conseil européen des relations étrangères. « On ne sait pas très bien à quoi les choses ressembleront une fois la poussière retombée. Mais c’est Hifter sur les cordes. C’est la première fois que nous le voyons faire un compromis ou une concession depuis son retour en Libye en 2014. »
La Libye, qui possède les plus grandes réserves de pétrole d’Afrique, est plongée dans le chaos depuis l’éviction de son dictateur de longue date, le colonel Mouammar el-Kadhafi, par une coalition soutenue par les États-Unis lors du printemps arabe en 2011. Une éruption de combats entre les factions libyennes en 2014 s’est rapidement transformée en une guerre par procuration régionale alimentée par des puissances étrangères qui ont versé des armes, de l’argent et des mercenaires dans le combat.
Libye : Fayez Al Sarraj dénonce l’inaction de la communauté internationale

«Le monde entier a pu assister à l’escalade des hostilités, aux attaques contre la capitale Tripoli depuis le 4 avril 2019. Et jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas vu d’action de la communauté internationale» : c’est un Fayez Sarraj amer qui s’est exprimé devant le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU à Genève ce lundi. Le chef du Gouvernement d’Union Nationale (GNA), reconnu par les Nations unies a tenu à dénoncer les nombreuses violations des droits de l’Homme qui se poursuivent impunément, selon lui. Sarraj a même qualifié son adversaire, le maréchal Khalifa Haftar, de «criminel de guerre».
Ce dernier a lancé le 4 avril dernier une offensive en direction de la capitale libyenne, avec le soutien de pays comme l’Egypte ou l’Arabie Saoudite. Homme fort de Tripoli, Fayez Al-Sarraj a dénoncé aussi des attaques «aveugles» contre des aéroports ou des hôpitaux, déplorant que ses demandes de commissions d’enquête soient restées lettre morte.
«Nourrir le peuple libyen»
Le chef de la diplomatie libyenne, Mohamed Taha Syala, également présent à Genève a demandé de son côté la reprise des opérations pétrolières dans le pays, bloquées par les pro-Haftar. La communauté internationale doit «ordonner l’ouverture des champs pétrolifères et des ports pour nourrir le peuple libyen» a-t-il souligné.
Dans ce contexte de guerre civile, le projet d’accord de cessez-le feu paraît anecdotique. Il doit être encore validé par les deux parties avant que sa supervision sur le terrain ne soit assurée par les Nations-Unies. Depuis avril dernier les combats dans le pays ont fait plus de 1 000 morts et 140 000 déplacés selon les chiffres de l’ONU.
(vaticannews)
Mahmoud Abbas à l’ONU: « Nous rejetons totalement la proposition israélo-américaine »
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, est venu défendre, mardi, son rejet du plan de paix américain pour le Proche-Orient à l’ONU. Il a qualifié le projet de Donald Trump de « fromage suisse » et a évoqué une situation « d’apartheid ».
Le Royaume-Uni refuse de rétrocéder l’archipel des Chagos à l’île Maurice malgré l’avis de l’ONU et de la Cour internationale de Justice
En mai, l’Assemblée générale de l’ONU avait adopté à une très large majorité une résolution, non contraignante mais à forte valeur politique, donnant six mois à Londres pour procéder à cette rétrocession. Ce délai a pris fin vendredi sans que le Royaume-Uni se conforme à cette résolution, ni à l’avis consultatif formulé en février par la Cour internationale de justice (CIJ) demandant à Londres de mettre fin « dans les plus brefs délais » à son administration des Chagos.

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées en fin de matinée devant la mission diplomatique britannique à Port-Louis, brandissant des banderoles qui proclamaient notamment : « Notre dignité n’est pas à vendre« . « Cette manifestation pacifique vise à montrer le mécontentement des Chagossiens et des Mauriciens face au refus de la Grande-Bretagne de respecter la résolution des Nations unies« , a déclaré Olivier Bancoult, président du Groupe des réfugiés des Chagos. « La Grande-Bretagne devrait avoir honte de violer la Charte des Nations unies (…) dont elle est signataire« , a-t-il poursuivi.
Les Chagos sont au coeur d’un litige vieux de cinq décennies, depuis la décision britannique de séparer en 1965 cet archipel de l’île Maurice et d’y installer une base militaire commune avec les États-Unis, sur l’île principale de Diego Garcia. L’île Maurice a obtenu son indépendance en 1968. Le Royaume-Uni avait expulsé environ 2.000 Chagossiens vers Maurice et les Seychelles pour faire place à la base militaire. Depuis 1975, Maurice a multiplié les procédures judiciaires afin d’obtenir le retour des Chagos dans son giron.
Les Européens à l’ONU demandent l’arrêt de l’offensive turque en Syrie
Erdogan défie la communauté internationale en s’imposant par la force en Syrie
L’action militaire d’Ankara a provoqué un tollé international, plusieurs pays craignant une résurgence de l’EI. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies a eu lieu jeudi.
Les cinq membres européens du Conseil de sécurité de l’ONU ont demandé jeudi à « la Turquie d’arrêter [son] action militaire unilatérale » en Syrie, dans une déclaration à l’issue d’une réunion en urgence à huis clos tenue par cette instance.
A ce stade, France, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni et Pologne n’ont pas réussi à entraîner l’adhésion de l’ensemble de leurs partenaires du Conseil à leur déclaration, selon des diplomates.
Dans leur déclaration, les Européens estiment que l’action militaire turque risque « de favoriser une résurgence de Daech [acronyme arabe de l’EI], qui reste une menace significative pour la sécurité régionale, internationale et européenne ».
Dans une déclaration séparée, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, a affirmé que, si la Turquie, dans ses opérations, ne protégeait pas « les personnes vulnérables » ou « ne garantissait pas que l’EI n’exploitera pas la situation pour se reconstituer », il y « aura[it] des conséquences ». Elle n’a pas précisé lesquelles.
La diplomate américaine a répété la position de Washington, à savoir que le président Donald Trump, en retirant des militaires du nord de la Syrie, n’avait « en aucune manière endossé » l’offensive turque dans ce pays. « La Turquie a la responsabilité de s’assurer que tous les combattants de l’EI arrêtés restent en prison », a aussi déclaré Kelly Craft.
De son côté, Paris a demandé jeudi une « réunion d’urgence » de la coalition internationale sous commandement américain engagée dans la lutte contre l’EI, « parce que le combat contre Daech risque de reprendre », a déclaré le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur France 2.
(Le Monde)
Le PM Christian Ntsay à la 74e Assemblée générale des Nations Unies

Actuellement aux États-Unis, un déplacement qui entre dans le cadre de la 74e Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre, également ministre des Affaires étrangères par intérim, Christian Ntsay, a effectué de nombreuses rencontres. Il a eu entre autres des entrevues avec le président américain, Donald Trump, le président irlandais, Michael Higgins, le directeur général de la FAO, Dongyu, des responsables du « Mercy Ships ».
Chypre: pourparlers pour une difficile réunification de l’île

Les dirigeants du nord de l’île décident en 1983 de créer une République turque de Chypre nord pour entériner le fait accompli. Dans la mesure où l’ONU a condamné plusieurs fois l’occupation turque, elle ne peut accepter ce qui résulte d’une guerre. Cet État n’est reconnu par personne sauf Ankara, encore aujourd’hui. Une position que ne peut tolérer l’ONU selon Joëlle Dalègre: «Le reconnaître reviendrait pour un État à accepter que des frontières puissent changer simplement par l’intervention militaire d’un État sans accord international. Quant aux Chypriotes grecs, le reconnaître serait annuler toute leur lutte depuis 1950.»
Un véritable casse-tête
En 2004, l’ONU avait proposé un plan de réunification, avec un vote par référendum. Il avait été largement approuvé par les Chypriotes turcs (près de 65 %), mais fermement rejeté par les Chypriotes grecs à plus de 75 %. Pour expliquer ce refus, Joëlle Dalègre propose une comparaison à un cas franco-allemand bien connu: «Imaginez qu’en 1900 on ait dit aux Français: “Les Allemands sont gentils, ils vous rendent l’Alsace-Lorraine mais leur armée restera au cas où”…»
Précision du Professeur Raymond Ranjeva sur les Îles Eparses.
Précision du Professeur Raymond Ranjeva sur les Îles Eparses.
ILES MALGACHES
Mise au point

L’article de M. N.Razafilahy « Iles éparses ; Qu’est-ce qu’on en fera ? » publié dans votre édition du 31 mai 2019 p.3 a attiré mon attention compte tenu des erreurs, inexactitudes, manques d’information, interprétations insinuantes…
Par ailleurs la tentation est grande de tenir pour vérité objective la perméabilité à l’esprit des temps, un juriste non un glossateur reste mal à l’aise face à une assimilation de l’état de droit au bureaucratisme ou à la répression ou à l’amalgame intellectuel. Aussi ai-je tenu à rétablir la vérité des faits avec cette mise au point sur la situation.
1° J’ai pris en charge le pilotage du dossier des petites îles depuis juin 1973 avec la note verbale malgache qui prend acte du contentieux territorial opposant les deux Parties sur la question de la souveraineté de ces îles. Cet acte est le première mesure initiatrice du règlement du différend entre la France t Madagascar. Depuis la remise officielle de cet acte, la revendication de restitution de ces îles est sans objet car déjà établie et connue.
2° J’ai présenté et défendu les droits et revendications malgaches sur ces îles devant l’Organisation de l’Unité africaine, les Pays non-alignés, l’Assemblée générale des Nations Unies. Toutes ces institutions ont validé la légitimité des droits de souveraineté malgache.
3°J’ai été l’auteur principal de la résolution de 1979 qui définit avec précision le cadre juridique du règlement au fond du différend territorial pendant :
31* Les îles ont un nom officielle :ILES MALGACHES DE L’OCEAN INDIEN, leur qualification et désignation sous le vocable d’Iles éparses a été répudiée car reflètent une approche obsolète qui relève d’une vision coloniale de ces espaces. Politiquement non correcte dira-t-on aujourd’hui.
32* Les prescriptions créatrices d’obligations juridique pour les deux Parties sont claires : négocier les modalités de retour de ces îles à Madagascar qui en détient les titres de souveraineté.
33* La question du titre de souveraineté étant close, les Parties ont l’obligation de négociaer en respectant les règles de droit y afférentes.
4°) Dans l’avis de 2019 , affaire des Chagos, la Cour internationale de Justice s’est référée à la résolution sur les îles malgaches de 1979 , dont elle a rappelé la portée juridique obligatoire et donc contraignante, pour asseoir les droits de Maurice sur Chagos. La résolution constitue ainsi la charte fondamentale en la matière.
Pour conclure, à la date d’aujourd’hui le volet diplomatie juridique internationale relatif au titre de souveraineté sur ces îles est résolu de manière définitive.
N.D.A. : A l’AGONU de 1979, seuls 8 Etats ont voté contre la résolution introduite par Madagascar.
Le principal contradicteur des thèses malgaches au titre de la France a été M. Gilbert Guillaume que Raymond Ranjeva a rejoint comme collègue à la Cour internationale de Justice.
Raymond Ranjeva
Professeur de l’Université d’Antananarivo ER
Ancien Juge et vice Président de la Cour internationale de Justice