Société

Audition de Laurent Fabius, Président de la COP21

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Le 27 avril, la mission d’information sur la diplomatie climatique auditionnait Laurent Fabius, président de la COP 21. Interrogé sur le succès de la COP 21 et les avancées majeures établies de l’Accord de Paris en 2015, Laurent Fabius est revenu sur le contexte de l’époque, plus enclin à une action globale en faveur de l’environnement.

L’ancien Premier ministre a également réaffirmé la nécessité d’un multilatéralisme engagé sur les questions climatiques, face aux récents retraits et reculs observés partout dans le monde

L’Inde suffoque sous une vague de chaleur absolument exceptionnelle en avril

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Le pays connaît, de manière très précoce, des journées caniculaires, avec des pics à 45 degrés. L’épisode va durer plusieurs jours en raison d’un dôme de chaleur.

Une semaine que le thermomètre dépasse la barre affolante des 40 degrés. L’Inde est frappée par une vague de chaleur anormale pour un mois de printemps et le mercure a grimpé jusqu’à 45,6 °C dans la ville de Banda, au sud-est de New Delhi, ce mercredi 29 avril, a observé le Service météorologique indien (IMD), cité par la presse locale.

Parmi les autres villes les plus touchées, dans l’État de l’Uttar Pradesh, Orai a enregistré 43,8 °C et Jhansi 42,4 °C, tandis que Fatehgarh et Hamirpur ont toutes deux affiché 42,2 °C. Des pointes à 45 degrés sont encore attendues d’ici la fin de semaine dans le nord du pays.

Ces températures très élevées s’accompagnent de tempêtes de poussière et devraient durer encore dix jours. La faute à un dôme de chaleur, un anticyclone statique qui agit comme un couvercle, emprisonnant les masses d’air chaud près du sol. Résultat : comme dans une cocotte-minute, la chaleur s’accumule et s’intensifie.

« La climatisation est devenue obligatoire »

Les étés ont toujours été très chauds dans la plupart des régions de l’Inde, mais les vagues de chaleur arrivent de plus en plus tôt dans ce pays, le plus peuplé sur Terre, pointe le journal en ligne Reporterre.

Un rapport de 2024 paru dans la prestigieuse revue The Lancet alertait déjà sur les effets du dérèglement climatiques en Inde : les habitants subissent en moyenne 20 jours caniculaires par an, dont près d’un tiers sont directement attribuables au changement climatique. Et les chercheurs mettaient en garde sur une crise sanitaire déjà en cours en raison du dangereux cocktail chaleur et pollution.

Sur la dégradation des conditions de vie justement, un reportage de franceinfo, publié ce mercredi, donne une illustration frappante. Un repasseur de rue à New Dehli dit toute sa souffrance au micro de nos confrères : « Il fait une chaleur excessive. Avec le fer à repasser, c’est devenu très dur. » Dans la même ville, une femme, cloîtrée chez elle, déplore : « La climatisation est devenue obligatoire. Sans elle, je ne pourrais tout simplement pas survivre à une telle chaleur. » D’après l’étude de The Lancet, l’Inde connaît aujourd’hui, par rapport aux années 1990, 366 heures supplémentaires par an durant lesquelles travailler à l’extérieur devient dangereux.

Plusieurs études ont montré qu’il existait un lien étroit entre la fréquence et la gravité des vagues de chaleur en Inde et la survenue d’« El Niño » dans l’océan Pacifique. Or, le phénomène météorologique qui perturbe la circulation atmosphérique mondiale, réchauffe le climat et augmente le risque d’événements extrêmes, s’annonce particulièrement puissant en 2026. L’Inde sera particulièrement affectée, car « El Niño » réduit aussi les précipitations de la mousson, tout en favorisant des températures plus élevées, faisant craindre le pire pour l’agriculture et l’économie indienne. Le tout amplifié par changement climatique qui frappe déjà de plein fouet.

(source: huffingtonpost.fr)

Zohran Mamdani demande à Charles III de rendre un diamant réclamé par l’Inde

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Le maire de New York Zohran Mamdani a appelé mercredi le roi Charles III à «rendre» le diamant Koh-i-Noor, joyau de la couronne obtenu en Inde par l’Empire britannique au XIXe siècle.

Le maire de New York, Zohran Mamdani, salue le roi Charles III à New York, le 29 avril 2026. Samir Hussein / REUTERS

Le maire de New York Zohran Mamdani a appelé mercredi le roi Charles III à «rendre» le diamant Koh-i-Noor, joyau de la couronne obtenu en Inde par l’Empire britannique au XIXe siècle. Interrogé avant de rencontrer le couple royal lors d’une visite au mémorial du 11 septembre, M. Mamdani a déclaré: «Si je devais parler au roi d’autre chose que de ça, je l’encouragerais probablement à rendre le diamant Koh-i-Noor».

Aujourd’hui exposée à la Tour de Londres, la pierre précieuse de 105,6 carats a été cédée à la compagnie britannique des Indes orientales par le royaume du Pendjab en 1849, dans le cadre du traité de paix conclu après la guerre anglo-sikh.

S’il y a peu de doute sur le fait qu’elle a été extraite en Inde, son histoire mélange mythes et faits, mêlant des revendications de plusieurs pays, comme l’Afghanistan, l’Iran et le Pakistan. New Delhi a demandé son retour à plusieurs reprises, sans succès.

«Insulte à notre Roi»

On ignore à ce stade si le maire de New York a pu aborder le sujet directement avec Charles III.

Le débat sur le sujet fait rage au Royaume-Uni, au point que la reine Camilla avait décidé de ne pas le porter lors de son couronnement en 2023. Zia Yusuf, porte-parole du parti anti-immigration Reform UK, en tête des sondages au Royaume-Uni, a qualifié les propos de M. Mamdani d’«insulte à notre Roi».

(source: lefigaro.fr)

À l’Académie pontificale ecclésiastique, Léon XIV exhorte à la paix et à la vérité

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À l’occasion du 325e anniversaire de l’Académie pontificale ecclésiastique, le Souverain pontife a livré un discours poignant sur la mission des diplomates du Saint-Siège. Dans un contexte international marqué par les conflits, Léon XIV a demandé aux futurs représentants pontificaux de «continuer de porter à tous la parole du Christ ressuscité» et d’être des «ponts» et des «canaux», afin que la «grâce qui vient du ciel puisse se frayer un chemin à travers les méandres de l’histoire.»

Augustine Asta – Cité du Vatican

La visite du Pape à l’Académie pontificale ecclésiastique, à l’occasion du jubilé marquant le 325e anniversaire de sa fondation, a suivi un programme structuré en plusieurs étapes. Le Saint-Père a d’abord été accueilli officiellement, avant d’inaugurer une plaque commémorative. Dans la salle des Papes, Léon XIV a ensuite dévoilé un timbre qu’il a signé en personne pour l’occasion, ainsi que le cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin, la présidente du Gouvernorat, sœur Raffaella Petrini et le président de l’Académie, Mgr Salvatore Pennacchio. Après avoir apposé son cachet et signé le Livre d’or, l’évêque de Rome a salué toutes les personnes impliquées dans l’organisation de l’événement, avant de prononcer son discours face aux étudiants dans la chapelle.

«Une histoire de dévouement et de service» 

Il y a quelques années déjà, dans le cadre des rencontres proposées aux étudiants, le Pape était venu dans cette «noble institution», apporter, a-t-il dit, son «témoignage en tant que préfet du dicastère pour les Évêques». «J’ai eu l’occasion de réfléchir à la mission essentielle que remplit l’Alma mater des diplomates pontificaux.», a-t-il affirmé, ce lundi, près d’un an aujourd’hui après le début de son ministère pétrinien «accompagné, a-t-il souligné, par l’engagement assidu de la Secrétairerie d’État et des Représentations pontificales».

Le Pape Léon XIV dévoile la plaque commémorative. (@VATICAN MEDIA)

Former des diplomates, mais d’abord des pasteurs

S’intéressant aux réformes – dont la dernière en date a été voulue par son prédécesseur le Pape François, Léon XIV a insisté sur le fait qu’elles ont en effet «toujours visé à préserver cette caractéristique distinctive et constitutive de l’action de notre diplomatie, appelée chaque jour à prier et à œuvrer ‘‘ut unum sint’’». Le Pape a ensuite souligné que les «changements récents» concernant divers aspects de la formation universitaire et intellectuelle ont donné à l’institution «l’autonomie nécessaire» pour renouveler le programme d’études des disciplines juridiques, historiques, politologiques et économiques, ainsi que celui des langues utilisées dans les relations internationales.

Par ailleurs, il a aussi réaffirmé que la réforme la plus importante est celle d’un «exercice constant de conversion, visant à cultiver» «la proximité, l’écoute attentive, le témoignage, l’approche fraternelle et le dialogue […] conjugués avec l’humilité et la douceur». Ce sont des «vertus qui doivent imprégner tout votre ministère sacerdotal.», a lancé le Souverain pontife. Léon XIV s’est également focalisé sur quelques traits du «prêtre diplomate pontifical», qui, a-t-il- expliqué, «participe au ministère du Successeur de Pierre, accueille et cultive une vocation spéciale au service de la paix, de la vérité et de la justice.»

Messagers de paix dans un monde fracturé  Lire la suite »

Gouvernance de la Transition – La société civile appréhende une “dérive autocratique”

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Des organisations de la société civile et des mouvements de jeunes alertent sur des signaux préoccupants dans la conduite de la transition. Ils dénoncent un recul des libertés.

Les organisations de la société civile et les mouvements de jeunes lors de la lecture de leur communiqué à Ambatonakanga, hier.

Un signal d’alarme. Dans un communiqué intitulé «Appel urgent à une transition concertée, transparente et inclusive et à des réformes des institutions», plusieurs organisations de la société civile (OSC) et des mouvements de jeunes font part de «constats préoccupants» quant à la gouvernance de la refondation de la République.

Ils dénoncent le maintien de « personnes et d’institutions inefficaces », ou encore « le gaspillage de ressources publiques à travers des missions coûteuses », ainsi que «la persistance de l’absence de transparence favorisant la corruption à tous les niveaux». Toutefois, « la plus grave », selon eux, est « le recul de la liberté d’expression et de manifestation et le retour de pratiques d’intimidation, de menaces et d’arrestations arbitraires contre les voix discordantes ou critiques, ainsi que le retour au culte de la personnalité, qui ouvre la porte à des dérives autocratiques ».

Les signataires de la missive « expriment également leur vive inquiétude face à l’absence d’avancées concrètes de la refondation ». Selon eux, « la gouvernance de transition pour la refondation demeure floue, marquée par des tâtonnements, des décisions unilatérales et un manque presque total de transparence ». Ils regrettent que, six mois après la prise de pouvoir par les militaires, « aucune transformation tangible des méthodes de travail ni des institutions en faveur de la bonne gouvernance du pays n’est observée, en dehors de beaux discours peu suivis d’effets ».

Mesures urgentes

Fanambarana iraisan’ny Firaisamonimpirenena sy ny Vondrona ary Fikambanan’ny Tanora

Afin que la gouvernance de la transition aille dans ce qu’ils estiment être le droit chemin, les organisations de la société civile et les mouvements de jeunes ayant adhéré au communiqué publié hier « insistent et appellent à des mesures urgentes ». Elles sont au nombre de sept. En tête de la liste de ces mesures figurent les principales revendications de la Gen Z, qui est redescendue dans la rue au début du mois.

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Ylias Akbaraly (Redland et Thomson Broadcast) : Comment Madagascar peut s’en sortir ?

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Mardi 28 avril, Hedwige Chevrillon a reçu Ylias Akbaraly, PDG de Redland et de Thomson Broadcast, dans l’émission La grande interview sur BFM Business.

Acte de Déstabilisation – Un agent de l’ambassade de France déclaré persona non grata

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Photo prise durant une rencontre entre la ministre N’Diaye et l’ambassadeur Guillois, le 4 avril, à Anosy.

Persona non grata. Une locution latine utilisée en diplomatie pour désigner un ressortissant étranger considéré comme indésirable sur le territoire d’un État. C’est ce que les autorités ont édicté contre « un agent de l’ambassade de France ».

L’information a été rapportée dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, publié hier en milieu de matinée. Une missive qui fait suite à la notification de la décision étatique à Arnaud Guillois, ambassadeur de France, par Alice N’Diaye, cheffe de la diplomatie malgache. Selon cette missive, le diplomate français « a été convoqué ce jour [hier] au ministère des Affaires étrangères. Il lui a été signifié à cette occasion la décision du gouvernement de la Refondation de déclarer persona non grata un agent de l’ambassade de France accrédité à Antananarivo ».

La décision serait prise « en raison d’agissements estimés incompatibles avec son statut, tel qu’il découle des investigations actuellement menées par les autorités compétentes concernant des actes de déstabilisation impliquant des ressortissants malgaches et étrangers». Selon des sources diplomatiques, il s’agirait du colonel Pierre Couve, attaché de sécurité intérieure auprès de l’ambassade française. Une information confirmée également par Le Monde Afrique, dans un article publié sur son site web hier en fin de soirée.

Officier supérieur de la gendarmerie française, le colonel Pierre Couve a pris ses fonctions à la représentation diplomatique sise à Ambatomena en septembre 2022. Son statut de persona non grata l’oblige donc à quitter le pays dans les plus brefs délais. La décision annoncée par le ministère des Affaires étrangères a été prise dans un contexte politique que le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, qualifie lui-même de « période trouble ».

Un précédent

Depuis le début du mois, les révélations et déclarations sur des affaires de tentative d’assassinat du locataire d’Iavoloha et des tentatives de coup d’État défrayent la chronique. Le 17 avril, un conseiller du président de la Refondation a publié sur sa page Facebook que « dix ressortissants français » seraient dans le collimateur des autorités. Ils seraient soupçonnés d’être impliqués dans ces tentatives de déstabilisation.

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Litiges fonciers – Les autorités appellent à l’arbitrage de l’Organe mixte de conception

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Le ministre de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers interviewé par la presse, hier.

Le général Lylison annonce une nouvelle mesure pour résoudre les problèmes fonciers et leurs impacts sur la paix sociale. Selon ses dires, l’État compte mettre à contribution les Organes mixtes de conception (OMC) au niveau des districts pour arbitrer les litiges.

Le ton est ferme. Le général René de Rolland Lylison, ministre de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers, affirme que l’État prendra des « mesures strictes » pour en finir avec les conflits fonciers. À l’entendre, la principale mesure implique un rôle actif des Organes mixtes de conception (OMC) au niveau des districts pour arbitrer les litiges.

« Dans toutes les localités, il existe des conflits sociaux liés aux litiges fonciers. Ce qui relève précisément des missions de l’OMC : rétablir l’ordre public. Toute situation ou infraction générant des troubles à l’ordre public implique l’intervention de l’OMC », avance le membre du gouvernement, en marge de la cérémonie d’ouverture des assises des organisations de la société civile œuvrant dans le secteur foncier, hier. Il ajoute que les décisions issues de l’arbitrage foncier de l’OMC au niveau local feront foi et « seront appliquées sans autre considération ».

Ce sera une grande première, étant donné que jusqu’ici l’arbitrage des conflits fonciers relève de la Justice. « Si les mécanismes juridiques actuels n’ont pas permis de résoudre ces problèmes, il est temps d’explorer d’autres voies. C’est ça aussi la refondation », soutient l’officier général, qui étaye ses arguments en ajoutant: « Il existe des litiges fonciers qui durent depuis 20 ans devant les tribunaux. Certains sont déjà décédés, d’autres ont dépensé toutes leurs ressources, et pourtant les décisions judiciaires ne sont toujours pas rendues. Quel en est encore le sens ? »

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Incendie du Rova d’Ambohidratrimo – Les descendants royaux crient au sacrilège

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Le Rova d’Ambohidratrimo, haut lieu sacré de l’Imerina, a été ravagé par un incendie d’origine criminelle. Plusieurs personnes ont déjà été entendues par les enquêteurs.

Les Trano manaraka ont été balayés par le feu.

À Ambohidratrimo, héritiers royaux, conservateurs et habitants ont appris la nouvelle avec stupeur, tôt hier matin. Le Rova a été incendié dans la nuit, vers 23 heures. « Pour nous, c’est un sacrilège », déclare le doyen Solonavalona Andriamihaja, président de l’association Andrimasinavalona. Le site se situe au sommet de l’une des douze tendrombohitra masina (collines sacrées), ancienne capitale du Marovatana à l’époque des Imerina efatra Toko. Près du hadivory, côté est, gendarmes, policiers et autorités locales attendaient l’arrivée du ministre de la Communication et de la Culture, O’Gascar Fenosoa Mandrindrarivony, accompagné de la cheffe de région d’Analamanga, Clémence Raharinirina. Une route sinueuse, pentue et goudronnée, mais en mauvais état, mène jusqu’au portail métallique principal.

À l’intérieur de l’enceinte, clôturée par un mur de briques et entourée de végétation, une trentaine de personnes, pieds nus, étaient réunies sur une natte. Descendants royaux et gardiens de la tradition échangeaient sur l’incendie et sur la nécessité de restaurer la dignité du site, où le port de chaussures, les vêtements noirs, l’ail et la viande de porc sont proscrits.

Derrière eux se dresse le Tranomasina, tombeau des ancêtres royaux, construit en pierres entassées. Il abritait trois Trano manaraka.

« Je précise bien Trano manaraka et non Trano manara, plus petits et où l’on ne peut pas faire de feu. Les Trano manaraka sont des lieux où les défunts nous accompagnent lorsque nous venons demander une bénédiction. Le premier appartenait à Andriamasinavalona et Ratrimo. Le second était occupé par Nenibe Ramorabe, Rakotomaditra Ravorombato et Ravola. Le troisième par Rambolamasoandro et Rakotobe », explique le prince Andriambeloma.

Il ne reste désormais que des cendres, un tison dégageant encore une fumée blanche et un pilier noirci, seul vestige ayant résisté aux flammes.

Bouteilles de pétrole  Lire la suite »

L’UE mobilise 170 milliards d’Ar pour la formation professionnelle des jeunes

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L’Union européenne a octroyé 170 miliards d’Ar pour améliorer la qualité de la formation professionnelle afin de favoriser l’accès des jeunes à des emplois décents et à être autonome. Ce programme baptisée « Compétences pour tous », vise à renforcer les capacités globales des bénéficiaires, en intégrant des compétences transversales telles que l’entrepreneuriat, la maîtrise des outils numériques ou encore les langues dans leur formation.

Face aux difficultés persistantes d’insertion professionnelle, notamment chez les jeunes, ce projet entend apporter une réponse concrète en rapprochant les centres de formation des besoins réels des entreprises. L’idée est de former pour recruter, en misant sur des filières où la demande en compétences est déjà identifiée.

Le programme travaille avec le secteur privé. Les acteurs économiques ont été sollicités afin de définir les profils recherchés et les métiers en tension. Cette démarche a permis de dégager plusieurs domaines jugés prioritaires pour l’économie malgache, notamment les activités liées aux énergies renouvelables, à l’économie bleue, aux métiers verts et au numérique.

Le programme sera déployé progressivement dans plusieurs régions du pays, avec une phase initiale concentrée sur des zones pilotes, Analamanga, Vakinankaratra, Haute Matsiatra, Diana, Atsinanana et va durer 6 ans. Cette approche doit permettre de tester les mécanismes mis en place avant une éventuelle extension à l’ensemble du territoire. Une attention particulière est portée à l’inclusion, avec des mesures spécifiques pour encourager la participation des jeunes femmes, souvent confrontées à davantage d’obstacles dans l’accès à la formation.

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